JURITEXT000019366875 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/36/68/JURITEXT000019366875.xml ARRET Cour d'appel de Paris, 11 mars 2008, 06/09769 2008-03-11 Cour d'appel de Paris 4 06/09769 CT0138 Conseil de prud'hommes de Meaux 2006-02-14 PARIS RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE PARIS 22ème Chambre B ARRET DU 11 Mars 2008 (no , pages) Numéro d'inscription au répertoire général : S 06/09769 Décision déférée à la Cour : jugement rendu le 14 Février 2006 par le conseil de prud'hommes de MEAUX RG no 03/01203 APPELANTE SNC GESMIN 5 rue Rosa Luxembourg Boite Postale 289 ERAGNY 95617 CERGY PONTOISE CEDEX représentée par Me Denis ANDRIEU (FIDAL), avocat au barreau de BORDEAUX INTIMÉE Mademoiselle Marie Françoise X... ... 77260 SAINTE AULDE représentée par Me Nathalie BAUDIN VERVAECKE (SELARL BAUDIN VERVAECKE), avocat au barreau de MEAUX COMPOSITION DE LA COUR : En application des dispositions de l'article 945-1 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 22 Janvier 2008, en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant Madame Brigitte BOITAUD, Présidente et Monsieur Philippe LABRÉGÈRE, Conseiller, chargés d'instruire l'affaire. Ces magistrats ont rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de: Madame Brigitte BOITAUD, Présidente Monsieur Philippe LABRÉGÈRE, Conseiller Monsieur Daniel FONTANAUD, Conseiller Greffière : Mademoiselle Ingrid JOHANSSON, lors des débats ARRET : - contradictoire - prononcé publiquement par Madame Brigitte BOITAUD, Présidente - signé par Madame Brigitte BOITAUD, présidente et par Mademoiselle Ingrid JOHANSSON, greffière présente lors du prononcé. Exposé des faits et de la procédure Mlle Marie-Françoise X..., engagée par la société SNC GESMIN à compter du 3 août 2002, en qualité d'assistante, au dernier salaire mensuel brut de 1254 euros, a saisi le Conseil de Prud'Hommes le 17 octobre 2003 pour demander la résiliation du contrat de travail et la condamnation de l'employeur à lui verser diverses sommes à titre de rappel de salaire et d'indemnités de rupture. Par jugement du 14 février 2006, le Conseil de prud'hommes de MEAUX a fixé la rupture du contrat de travail de Mademoiselle Marie-Françoise X... au 14 février 2006 et a condamné la société GESMIN au paiement de sommes à titre de l'indemnité compensatrice de préavis, congés payés, dommages et intérêts pour rupture abusive, dommages et intérêts pour préjudice financier, dommages et intérêts pour préjudice moral et a ordonné à la société GESMIN de remettre à Mlle X... un certificat de travail, d'une attestation ASSEDIC et bulletins de paie conformes sous astreinte. La société GESMIN en a relevé appel. Il est expressément fait référence au jugement pour l'exposé des faits et de la procédure. * * * Discussion Sur la demande de résiliation judiciaire Argumentation de Mlle X... Mlle X... fait valoir que l'employeur a une obligation de garantir la santé mentale et physique de ses salariés en considération de l'article L 230-2 du code du travail et que son employeur n'a pas respecté la législation en lui imposant le même travail que celui de ses collègues malgré les avis médicaux et son statut de travailleur handicapé. Elle soutient qu'il s'agit d'un manquement contractuel de la société à son encontre. Elle expose qu'elle apporte la preuve de ce que l'employeur lui faisait exécuter le même travail qu'à ses collègues sans tenir compte des considérations médicales et estime que son état de santé s'est aggravé tout au long de l'exécution du contrat de travail car le poste qu'elle occupait était incompatible avec son état. Elle soutient qu'il existe un lien de causalité entre le travail et l'aggravation de son état de santé et que, au surplus, elle a subi un harcèlement moral. Position de la Cour La résiliation judiciaire sollicitée par le salarié est prononcée aux torts de l'employeur et produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse lorsque les manquements de l'employeur sont établis et d'une gravité suffisante. En l'espèce, il est constant que Mlle X... a été engagée par la SNC GESMIN le 3 août 2002, en premier lieu sur la base de deux contrats de travail à durée déterminée successifs puis sur la base d'un contrat de travail à durée indéterminée à compter du 1er octobre 2002 et qu'elle a été victime d'un accident du travail ce jour là et absente jusqu'au 28 octobre
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.