JURITEXT000019439035 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/43/90/JURITEXT000019439035.xml ARRET Cour d'appel de Toulouse, 27 juin 2008, 07/2882 2008-06-27 Cour d'appel de Toulouse 07/2882 CT0036 Conseil de prud'hommes de Toulouse 2007-05-04 TOULOUSE 27 / 06 / 2008 ARRÊT No No RG : 07 / 02882 MH / HH Décision déférée du 04 Mai 2007- Conseil de Prud'hommes de TOULOUSE-06 / 368 Patrick SIRVEN Michel A... C / SARL LES TERRAINS DU LAC INFIRMATION REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS *** COUR D'APPEL DE TOULOUSE 4ème Chambre Section 2- Chambre sociale *** ARRÊT DU VINGT SEPT JUIN DEUX MILLE HUIT *** APPELANT (S) Monsieur Michel A...... Apt 31 31500 TOULOUSE représenté par la SELARL DE FIRMAS- MAMY- SICARD, avocats au barreau de TOULOUSE INTIME (S) SARL LES TERRAINS DU LAC 4 rue du cagire 31120 PINSAGUEL représentée par Me Clara VERMOT, avocat au barreau de TOULOUSE COMPOSITION DE LA COUR L'affaire a été débattue le 15 Mai 2008, en audience publique, devant la Cour composée de : P. de CHARETTE, président M. P. PELLARIN, conseiller M. HUYETTE, conseiller qui en ont délibéré. Greffier, lors des débats : D. FOLTYN- NIDECKER ARRET :- CONTRADICTOIRE- prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de procédure civile- signé par P. de CHARETTE, président, et par D. FOLTYN- NIDECKER, greffier de chambre. Monsieur A...a le 1er avril 1998 signé un contrat de travail avec Monsieur BINCOLETTO (en nom personnel), pour un poste de VRP, le contrat précisant que l'emploi consiste en la « prospection de terrains constructibles et la représentation de tous travaux de construction ou de restauration de maisons individuelles au nom et pour le compte de Monsieur BINCOLETTO ». Il a été licencié le 15 mai 2002 pour insuffisance de résultats, la procédure judiciaire engagée s'étant terminée par un arrêt en date du 17 novembre 2005 de la cour d'appel qui a dit le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse. En février 2006 Monsieur A...a saisi le Conseil de prud'hommes afin de faire reconnaître l'existence d'un contrat de travail le liant à la Sarl SOCOMAS devenue LES TERRAINS DU LAC, de faire juger la rupture de ce second contrat imputable à cette société, et d'obtenir diverses sommes en conséquence. Par jugement du 4 mai 2007, le Conseil a rejeté toutes les demandes. Devant la Cour, Monsieur A..., qui a repris oralement ses conclusions écrites, soutient qu'il a de fait consacré la majeure partie de son temps à la recherche foncière pour la Sarl TERRAINS DU LAC, lotisseur, gérée par Monsieur BINCOLETTO, qu'il n'a jamais reçu aucune rémunération en contrepartie, qu'il existait une confusion entre les deux sociétés gérées par ce dernier, que l'existence d'un contrat de travail doit être reconnue, qu'il a droit à un rappel de salaire, soit une rémunération fixe correspondant à un demi salaire (521 euros par mois soit au total 25. 008 euros) plus des commissions de 2 % sur les ventes réalisées, soit 30. 113, 91 euros, que son contrat ayant été irrégulièrement rompu, il peut réclamer des dommages- intérêts (6. 890, 24 euros), une indemnité compensatrice de préavis (3. 445, 11 euros), les congés payés afférents, une indemnité de licenciement (746, 45 euros). La société TERRAINS DU LAC, qui a également repris oralement ses conclusions écrites, répond que rien ne démontre l'existence d'un contrat de travail, que les mandats ponctuels de signature d'acte notarié ne peuvent être assimilés à un mandat de recherche foncière, que le contrat de VRP de Monsieur A...pour Monsieur BINCOLETTO était déjà à plein temps, qu'il a seulement été autorisé à utiliser ses moyens matériels, que les conditions de versement de commissions ne sont pas réunies. Elle conclut à la confirmation du jugement. MOTIFS DE LA DÉCISION 1 : Les relations de travail * A l'appui de ses allégations, Monsieur A...produit notamment une lettre à en- tête de la société SOCOMAS, datée du 29 juillet 1998, adressée à Monsieur Landes (agent immobilier), dans laquelle Monsieur BINCOLETTO écrit : « Suite à nos différents entretiens avec mon collaborateur, Monsieur Michel A...et moi- même, agissant en qualité de gérant de la Sarl SOCOMAS, j'ai le plaisir de vous confirmer notre intention d'acheter ce terrain aux conditions ci- après (..). » A la suite de ce courrier, Monsieur Landes a répond dans une lettre du 14 septembre 1998 adressée à la « société SOCOMAS » et en y écrivant « à l'attention de Mrs BINCOLETTO et A...». Dans son attestation, Monsieur Capin indique avoir reçu à son domicile Monsieur A...comme « responsable commercial de la Sarl SOCOMAS ». En avril 2000, Monsieur A..., dans des courriers a en- tête de SOCOMAS, a négocié avec une étude notariale l'achat de plusieurs terrains. Au cours du premier trimestre 2001, un architecte chargé d'étudier les possibilités de créer un lotissement à Frouzins
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.