JURITEXT000019580675 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/19/58/06/JURITEXT000019580675.xml ARRET Cour d'appel de Bordeaux, 3 juillet 2008, 07/02190 2008-07-03 Cour d'appel de Bordeaux 07/02190 CHAMBRE_SOCIALE conseil de prud'hommes d'Angouleme 2007-04-13 BESANCON ARRET RENDU PAR LA COUR D'APPEL DE BORDEAUX ---------------------------------------------- PP Le : 03 Juillet 2008 CHAMBRE SOCIALE-SECTION B PRUD'HOMMES No de rôle : 07 / 2190 Monsieur David X... c / Société LABORATOIRES FUJIFILM prise en la personne de son représentant légal Nature de la décision : AU FOND Notifié par LRAR le : LRAR non parvenue pour adresse actuelle inconnue à : La possibilité reste ouverte à la partie intéressée de procéder par voie de signification (acte d'huissier) Certifié par le Greffier en Chef Grosse délivrée le : à : Prononcé publiquement par mise à disposition au Greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Nouveau Code de Procédure Civile, Le 03 Juillet 2008 Par Monsieur Benoît FRIZON DE LAMOTTE, Président, en présence de Madame Chantal TAMISIER, Greffier, La COUR D'APPEL de BORDEAUX, CHAMBRE SOCIALE SECTION B, a, dans l'affaire opposant : Monsieur David X..., demeurant ... Représenté par la SCP LEGIER, LOZIER, GERVAIS DE LAFOND & ROCHEFORT, avocats au barreau de LA CHARENTE, Appelant d'un jugement (R. G. F05 / 262) rendu le 13 avril 2007 par le Conseil de Prud'hommes d'ANGOULÊME, Section Industrie, suivant déclaration d'appel en date du 24 avril 2007, à : Société LABORATOIRES FUJIFILM prise en la personne de son représentant légal domicilié en cette qualité au siège social, BP 34-16 rue Etienne Jules Marey-78391 BOIS D'ARCY CEDEX, Représentée par Maître Claire BOUSCATEL loco Maître Philippe BIARD, avocats au barreau de PARIS, Intimée, rendu l'arrêt contradictoire suivant après que la cause ait été débattue en audience publique le 28 Mai 2008, devant : Monsieur Benoit FRIZON DE LAMOTTE, Président, Monsieur Eric VEYSSIERE, Conseiller, Monsieur Jean-François GRAVIE-PLANDE, Conseiller, Patricia PUYO, Adjoint Administratif faisant fonction de Greffier, et qu'il en ait été délibéré par les Magistrats du Siège ci-dessus désignés. *** FAITS, PROCEDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES La SA LABORATOIRES FUJI FILM (la S. A.) a, par contrat écrit du 07 juin 1993 engagé par Monsieur X... " sur le site du MINILABS ANGOULÊME en qualité d'opérateur (y compris tous les travaux de préparation et de finition du travail se rattachant au service) ", ce minilabs étant installé dans le magasin AUCHAN LA COURONNE. Par lettre du 14 avril 2005, la S. A. a notifié à Monsieur X... son licenciement économique pour les motifs suivants : < <... Notre société rencontre actuellement des difficultés économiques. Ces difficultés vous ont été rappelées dans le courrier que nous vous avons adressé par LRAR du 8 mars dernier dans le Plan de sauvegarde de l'emploi dont nous vous adressons, agrafée au présent courrier, la version définitive du 28 février 2005 (voir chapitre I : rappel du contexte économique et chapitre II : conséquence de cette réorganisation sur l'emploi). Dans ce contexte et afin de sauvegarder la compétitivité de notre société, cette dernière est contrainte de procéder à une réorganisation de ses laboratoires : fermeture des laboratoires de TINGUEUX et de ST QUENTIN FALLAVIER et suppressions de postes au sein des laboratoires de BOIS D'ARCY, BOULBON, VILLENEUVE D'ASCQ et de la Division Minilabs Le nombre de suppressions de postes de travail de votre division Minilabs ainsi que le nombre de suppressions de postes de travail de votre structure et de votre catégorie auxquels l'entreprise doit procéder est détaillé dans le Plan de sauvegarde de l'emploi agrafé au présent courrier (voir chapitre II : conséquences de cette réorganisation sur l'emploi). Les critères de l'ordre de licenciement ne vous désignant pas comme prioritaire (au licenciement) et ayant malheureusement constaté que vous avez refusé l'ensemble des propositions de mobilité et de reclassement qui vous avaient été faites par LRAR du 8 mars dernier, nous avons le regret de vous licencier pour motif économique. Nous ne disposons pas en effet à ce jour de nouveaux postes de reclassement à vous proposer. La première présentation de la présente lettre de licenciement marque le point de départ du préavis de deux mois... > >. Le 17 mars 2005, Monsieur X..., alors en congé parental pour une durée de 3 ans, avait, par écrit, en effet, refusé toutes les propositions de reclassement. Le 21 décembre 2005, Monsieur X... a saisi le Conseil de prud'hommes d'ANGOULÊME d'une demande tendant à la condamnation de la S. A. à lui payer différentes indemnités en suite de la rupture de son contrat de travail qu'il estimait illicite, l'activité de la S. A. ayant été poursuivie par AUCHAN. Par jugement du 13 avril 2007, le Conseil de Prud'hommes a débouté Monsieur X... de ses demandes. Monsieur X... a régulièrement interjeté appel de cette décision ; par conclusions écrites et développées à l'audience, il demande à la cour de : < <...- infirmer la décision rendue le 13 avril 2007 par le Conseil de prud'hommes d'ANGOULÊME,- et statuant à nouveau, dire et juger que les dispositions de l'article L. 122-12 alinéa 2o du Code du Travail ont vocation à s'appliquer,- dire et juger que la S. A. LABORATOIRES FUJI FILM a illégalement rompu le contrat de travail de Monsieur David X...- débouter la S. A. LABORATOIRES FUJI FILM de toutes ses demandes, fins et conclusions,- condamner la S. A. LABORATOIRES FUJI FILM à payer à Monsieur Serge X... la somme de
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.