o = =--- ARRÊT DU 27 SEPTEMBRE 2012 --- = =
o = =--- Le vingt sept Septembre deux mille douze la Chambre civile de la cour d'appel de LIMOGES a rendu l'arrêt dont la teneur suit par la mise à disposition du public au greffe : ENTRE : Séverine X...de nationalité Française, née le 20 Juin 1976 à USSEL
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= =--- Selon avis de fixation du Conseiller de la Mise en Etat, l'affaire a été appelée à l'audience du 23 Mai 2012 pour plaidoirie avec arrêt rendu le 27 juin
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= =--- LA COUR--- = =
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= =--- FAITS et PROCÉDURE Par contrat du 1er janvier 2006, M. André Z...a adonné à bail à M. Daniel Y...et à Mme Séverine X...une maison d'habitation située à .... Le 11 septembre 2007, M. Z...a fait délivrer à ses locataires un commandement de payer visant la clause résolutoire pour une somme de 5 065, 04 euros. Par acte du 3 janvier 2008, M. Z...a assigné ses locataires devant le tribunal d'instance d'Ussel pour obtenir leur expulsion et le paiement des loyers. Par jugement du 13 juin 2008, confirmé par arrêt de la cour d'appel du 24 juin 2010, le tribunal d'instance a : - condamné les locataires à payer à M. Z...la somme de 3 567, 05 euros,- suspendu l'application de la clause résolutoire pendant 24 mois,- ordonné une expertise confiée à M. Jean B...afin notamment de déterminer la décence du logement et le montant des travaux effectués. Par ordonnance du 18 février 2011, le juge des référés du tribunal d'instance de Tulle a condamné, sous astreinte, tant le bailleur que les locataires à réaliser ou faire réaliser des travaux d'électricité. Par jugement du 29 août 2011, le tribunal d'instance de Tulle a notamment : - fixé à la date du 1er janvier 2006 la prise d'effet du bail,- prononcé la résiliation de ce bail,- ordonné, en conséquence, la libération des lieux sous astreinte,- f ixé à 8 738, 58 euros l'arriéré de loyers dû par les locataires pour la période du 1er décembre 2007 au 1er juillet 2011,- fixé à 10 520 euros le coût des travaux dû par M. Z...à ses locataires, - ordonné la compensation entre ces créances réciproques et condamné, en conséquence, M. Z...à payer 1 781, 42 euros à ses locataires,- condamné M. Z...à payer 6 000 euros de dommages-intérêts à ses locataires en réparation de leur préjudice de jouissance. Les locataires ont relevé appel de ce jugement. MOYENS et PRÉTENTIONS Les locataires demandent : - de porter à 30 000 euros la réparation de leur préjudice de jouissance,- de condamner leur bailleur à leur rembourser la somme de 9 194 euros représentant les dépenses exposées pour son compte avant l'entrée dans les lieux, ainsi que 1 300 euros au titre des dépenses d'eau,- de fixer à 28 000 euros le montant des sommes qui leur sont dues par le bailleur à la date de leur départ des lieux,- de prononcer la résiliation du bail aux torts du bailleur. Assigné à sa personne, M. Z...n'a pas conclu. MOTIFS Attendu que les appelants ne formulent aucune critique à l'encontre des chefs de décision :- fixant au 1er janvier 2006 la date de prise d'effet du bail,- prononçant la résiliation de ce contrat,- ordonnant la libération des lieux. Attendu que les appelants, qui ne contestent pas la validité du bail, limitent leur appel aux chefs de décision statuant :- sur leur dette de loyer,- sur l'évaluation de leur trouble de jouissance,- sur l'évaluation de leur créance à l'égard de leur bailleur au titre des travaux qu'ils ont réalisés. Attendu que le bail signé par les parties porte la date du 1er janvier 2006 ; que ce contrat stipule un loyer mensuel de 560 euros mais il comporte une " clause de travaux " selon laquelle le locataire exécutera " tous travaux, sol, plafond, plomberie, maçonnerie, clôture, électricité, sauf tableau électrique et chauffage restant le domaine du propriétaire, de même que charpente, couverture, fenêtre restant à la charge du propriétaire en conséquence de quoi le loyer sera minoré de 280 euros pendant 108 mois " ; que ce bail renvoie expressément à un avenant portant la même date du 1er janvier 2006 qui chiffre, d'un commun accord, le coût des travaux à 30 240 euros, soit 108 mois de loyers minorés, " le tout faisant l'objet d'un remboursement en cas de départ prématuré de M. Y...ou de Mlle X..., annexé sur les mois de loyers occupés " ; que l'état des lieux dressé le 1er janvier 2006 rappelle expressément l'accord intervenu entre les parties sur la réalisation de travaux par les locataires et leur imputation sur les loyers ; que le 28 décembre 2006, les parties ont signé un document intitulé " constat des travaux " qui constate que les travaux stipulés dans le bail et son avenant ont été réalisés et qui donne reçu pour le paiement des loyers des 12 mois de l'année
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= =--- PAR CES MOTIFS --- = =
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= =--- LA COUR, Statuant par arrêt réputé contradictoire, mis à disposition au greffe, en dernier ressort et après en avoir délibéré conformément à la loi ; CONFIRME le jugement rendu par le tribunal d'instance de Tulle le 29 août 2011, sauf en ses dispositions fixant à la somme de 10 520 euros la dette de M. André Z...à l'égard de M. Daniel Y...et de Mme Séverine X...au titre des travaux effectués dans les lieux loués et condamnant, après compensation, M. André Z...à payer à M. Daniel Y...et à Mme Séverine X...la somme de 1 781, 42 euros ; Statuant à nouveau de ces chefs, FIXE à la somme de 28 000 euros la dette de M. André Z...à l'égard de M. Daniel Y...et de Mme Séverine X...au titre des travaux effectués dans les lieux loués ; CONDAMNE, après compensation avec sa créance de loyers, M. André Z...à payer à M. Daniel Y...et à Mme Séverine X...la somme de 19 261, 42 euros ; REJETTE la demande de M. Daniel Y...et de Mme Séverine X...tendant à obtenir le remboursement de la somme de 1 300 euros au titre de la consommation d'eau ; FAIT masse des dépens et DIT que ceux-ci seront partagés par moitié entre les appelants et l'intimé et qu'ils seront recouvrés conformément aux dispositions sur l'aide juridictionnelle. LE GREFFIER, LE CONSEILLER, Elysabeth AZEVEDO. Gérard SOURY. EN L'EMPECHEMENT LEGITIME DU PRESIDENT, CET ARRET A ETE SIGNE PAR MONSIEUR LE CONSEILLER SOURY, MAGISTRAT QUI A SIEGE A L'AUDIENCE DE PLAIDOIRIE ET PARTICIPE AU DELIBERE.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.