JURITEXT000030417705 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/30/41/77/JURITEXT000030417705.xml ARRET Cour d'appel de Nîmes, 26 mars 2015, 14/03271 2015-03-26 Cour d'appel de Nîmes Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours 14/03271 CHAMBRE CIVILE NIMES ARRÊT No R. G : 14/ 03271 AMH/ CM JUGE DE L'EXECUTION DE NIMES 27 juin 2014 RG : 14/ 02457 X... C/ Y... COUR D'APPEL DE NÎMES CHAMBRE CIVILE 1ère Chambre A ARRÊT DU 26 MARS 2015 APPELANTE : Madame France X... née le 22 Septembre 1961 à DAKAR... 30000 NIMES Représentée par Me Julien DUMAS LAIROLLE de la SCP NOUGIER & DUMAS-LAIROLLE, Plaidant/ Postulant, avocat au barreau de NIMES INTIMÉ : Monsieur Thierry Y... ... 30913 NIMES CEDEX Représenté par Me Jean-michel DIVISIA de la SCP COULOMB DIVISIA CHIARINI, Plaidant/ Postulant, avocat au barreau de NIMES Affaire fixée en application des dispositions de l'article 905 du code de procédure civile COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS : Mme Anne-Marie HEBRARD, Conseiller, a entendu les plaidoiries en application de l'article 786 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la Cour lors de son délibéré. COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ : M. André JACQUOT, Président Mme Anne-Marie HEBRARD, Conseiller Mme Florence GIORDANA-TREGUIER, Conseiller GREFFIER : Mme Carole MAILLET, Greffier, lors des débats et du prononcé de la décision. DÉBATS : à l'audience publique du 29 Janvier 2015, où l'affaire a été mise en délibéré au 26 Mars 2015 ; Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel ; ARRÊT : Arrêt contradictoire, prononcé et signé par M. André JACQUOT, Président, publiquement, le 26 Mars 2015, par mise à disposition au greffe de la Cour. * * * EXPOSÉ DU LITIGE Agissant en vertu d'un arrêt de la cour d'appel de Nîmes du 16 mai 2014, Maître Thierry Y... a pratiqué le 16 mai 2014 une saisie attribution entre les mains de la SA CIC Lyonnaise de banque-agence Courbet à Nîmes aux fins de parvenir au recouvrement de la somme de 15 008, 74 ¿ qui lui est due par Mme France X.... Sur assignation en nullité et subsidiairement, en mainlevée de cette saisie et octroi de délais de paiement formée par Mme France X..., le juge de l'exécution du tribunal de grande instance de Nîmes a, par jugement du 27 juin 2014, rejeté les demandes de Mme France X..., dit n'y avoir lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile et condamné Mme France X... aux dépens. Le 30 juin 2014, Mme France X... a relevé appel de cette décision. Dans ses dernières conclusions du 28 janvier 2015 auxquelles il est expressément référé pour plus ample exposé de ses moyens et prétentions, l'appelante sollicite la cour, au visa des articles R 211-1 du code des procédures civiles d'exécution et 1244-1 du code civil, de réformer le jugement entrepris, d'annuler la saisie attribution du 16 mai 2004, subsidiairement, d'en ordonner la mainlevée, de lui accorder les plus larges délais de paiement et de condamner M. Thierry Y... au paiement ainsi qu'à lui à payer la somme de 2 000 ¿ sur le fondement des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile. Dans ses écritures en réplique du 6 janvier 2015 auxquelles il est également explicitement renvoyé, M. Thierry Y... conclut à la confirmation du jugement entrepris en ce qu'il a rejeté intégralement les demandes de Mme X..., en tout état de cause, au rejet de toute demande de délai et à la condamnation de Mme France X... aux dépens d'appel ainsi qu'à lui payer la somme de 2000 ¿ sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile. SUR CE La recevabilité de l'appel de Mme France X... n'est pas contestée par M. Thierry Y... et aucune pièce de la procédure ne fait apparaître une cause d'irrecevabilité que la cour se devrait de relever d'office. Sur la nullité de la saisie Il résulte des dispositions de l'article R. 211 ¿ 1 du code des procédures civiles d'exécution que l'acte de saisie attribution diligentée doit contenir, à peine de nullité, l'énonciation du titre exécutoire en vertu duquel la saisie est pratiquée. La preuve du caractère exécutoire du titre par une mention portée à l'acte de saisie constitue donc ainsi que l'a considéré le premier juge, une exigence non prévue par la loi. Par ailleurs, il ne peut être sérieusement contesté le caractère exécutoire de plein droit, nonobstant appel, de l'arrêt de la cour d'appel de Nîmes du 3 avril 2014, arrêt qui au surplus a été signifié par acte d'avocat par le RPVA le 7 avril 2014 à la SCP Rey Galtier, avocat constitué de Mme France X... et par acte d'huissier du 6 mai 2014 à Mme France X..., la signification ayant été faite en l'étude de l'huissier après certification du domicile de sa destinataire. Mme France X... ne peut donc qu'être déboutée de sa demande en nullité de la saisie attribution pratiquée le 16 mai
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.