JURITEXT000031517126 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/31/51/71/JURITEXT000031517126.xml ARRET Cour d'appel de Rennes, 10 novembre 2015, 15/03796 2015-11-10 Cour d'appel de Rennes Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours 15/03796 6ème Chambre B RENNES COUR D'APPEL DE RENNES ARRÊT DU 10 NOVEMBRE 2015 6ème Chambre B ARRÊT No 664 R. G : 15/ 03796 M. Pierre X... C/ Mme Clémence Y... veuve Z... M. Michel Z... Mme Maryvonne Z... épouse A... Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ : Monsieur Jean-Luc BUCKEL, Président, Monsieur Pierre FONTAINE, Conseiller, Mme Françoise ROQUES, Conseiller, magistrats délégués à la protection des majeurs, GREFFIER : Madame Catherine DEAN, lors des débats et lors du prononcé MINISTERE PUBLIC : Monsieur François TOURET DE COUCY substitut général, lequel a pris des réquisitions, DÉBATS : En chambre du Conseil du 06 Octobre 2015 devant Monsieur Jean-Luc BUCKEL, magistrat délégué à la protection des majeurs, tenant seul l'audience, sans opposition des parties, et qui a rendu compte au délibéré collégial ARRÊT : Contradictoire, prononcé hors la présence du public le 10 Novembre 2015 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats. **** ENTRE APPELANT : Monsieur Pierre X...... 29900 CONCARNEAU comparant ET : Madame Clémence Y... veuve Z..., majeure protégée... 29140 MELGVEN Monsieur Michel Z...... 29290 LANRIVOARE comparant assisté de Me KERDILES KAYA, Avocat Madame Maryvonne Z... épouse A... ... 85800 ST GILLES CROIX DE VIE comparante assistée de Me KERDILES KAYA, avocat Par décision rendue le 16 mai 2007, le juge des tutelles du Tribunal d'instance de Quimperlé plaçait Madame Clémence Y... veuve Z..., née le 8 décembre 1921, sous le régime de la curatelle renforcée et désignait, en qualité de curateur, son fils, Monsieur Michel Z.... Par jugement de révision du 22 mars 2011, le juge des tutelles du Tribunal d'instance de Quimper maintenait la personne protégée sous le régime de la curatelle renforcée pour une durée de 180 mois, ainsi que son fils en qualité de curateur, et nommait Madame Maryvonne Z... épouse A... comme subrogée curatrice. Par nouvelle décision du 23 avril 2013, le juge des tutelles du Tribunal d'instance de Quimper transformait la curatelle renforcée en tutelle pour une durée de 60 mois, Monsieur Michel Z... étant nommé aux fonctions de tuteur et Madame Maryvonne Z... épouse A... à celles de subrogée tutrice de Madame Clémence Y... veuve Z.... Le droit de vote ce cette dernière était supprimé. Par cinq requêtes du 15 mai 2013, le tuteur de la majeure protégée sollicitait l'autorisation de vendre divers biens immobiliers appartenant à Madame Clémence Y... veuve Z.... Le juge des tutelles du Tribunal d'instance de Quimper et, après dessaisissement à son profit, celui du Tribunal d'instance de Brest, par ordonnances des 15 mai 2013 et 20 septembre 2013, accordaient l'autorisation de procéder aux transactions sollicitées. Par requête du 31 mars 2014, reçue au greffe du Tribunal d'instance de Brest le 7 avril 2014, Monsieur Pierre X... demandait au juge des tutelles de destituer le tuteur de ses fonctions pour improbité et inconduite notoire. Il invoquait, pour ce faire, des malversations familiales commises en ce qui concernait les biens immobiliers devenus la propriété de la majeure protégée, ainsi que diverses turpitudes qu'il imputait directement au tuteur. Le juge des tutelles saisi de la procédure faisait effectuer une enquête sociale par l'Association Tutélaire du Ponant dont le rapport, déposé le 4 août 2014, faisait litière des griefs allégués par le requérant à l'encontre du tuteur. Mais surtout, par ordonnance du 20 janvier 2015, estimant que Monsieur Pierre X... ne justifiait d'aucun lien de parenté ou d'alliance par rapport à la majeure protégée, ni de liens étroits ou stables avec celle-ci, le juge des tutelles du Tribunal d'instance de Brest déclarait sa requête irrecevable, faute d'intérêt à agir. Cette décision était notifiée à Monsieur Pierre X... par lettre recommandée avec demande d'avis de réception du 20 janvier 2015 dont il signait l'accusé de réception le 3 février
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.