JURITEXT000032641619 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/32/64/16/JURITEXT000032641619.xml ORDONNANCE Cour d'appel de Rennes, 24 mai 2016, 16/01030 2016-05-24 Cour d'appel de Rennes Renvoi à la mise en état 16/01030 6ème Chambre A RENNES COUR D'APPEL DE RENNES ORDONNANCE MISE EN ETAT DU 24 MAI 2016 6ème Chambre A ORDONNANCE No 131 R. G : 16/ 01030 M. Christian X... C/ Mme Liliana Y... épouse X... Renvoi à la mise en état Le vingt quatre Mai deux mille seize, par mise à disposition au Greffe, Madame Aurélie GUEROULT, Magistrat de la mise en état de la 6ème Chambre A, Assistée de Xavier LE COLLEN, faisant fonction de Greffier, Statuant dans la procédure opposant : DEMANDEUR A L'INCIDENT : Monsieur Christian X...... 44500 LA BAULE Représenté par Me Eléonore LAIGRE de la SELARL LAIGRE & ASSOCIES, Postulant, avocat au barreau de NANTES Représenté par Me Caroline MECARY, Plaidant, avocat au barreau de PARIS INTIME à DÉFENDEUR A L'INCIDENT : Madame Liliana Y... épouse X......... 44350 GUERANDE Représentée par Me Dominique LE COULS-BOUVET de la SCP SCP PHILIPPE COLLEU DOMINIQUE LE COULS-BOUVET, Postulant, avocat au barreau de RENNES Représentée par Me Catherine MORVANT-VILLATTE de la SELAFA VILLATTE ET ASSOCIES, Plaidant, avocat au barreau de NANTES APPELANTE A rendu l'ordonnance suivante : I-EXPOSE DU LITIGE Monsieur Christina X... et madame Liliana Y... se sont mariés le 28 juin 2010, sans contrat de mariage préalable. Aucun enfant n'est issu de leur union. Sur requête déposée le 30 mars 2012 par M. X..., par ordonnance de non conciliation en date du 24 septembre 2014, le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a notamment :- attribué la jouissance du domicile conjugal à l'épouse, à titre gratuit,- fixé à 2500 € par mois la pension alimentaire due par M. X... à Mme Y... au titre du devoir de secours. M. X... a interjeté appel de cette décision. Par arrêt du 3 décembre 2013, la cour d'appel de Rennes a réformé l'ordonnance déférée et notamment :- dit qu'à compter du présent arrêt, la jouissance du domicile conjugal est attribué à Mme Y... à titre onéreux,- fixé à 3000 € par mois la pension alimentaire due par M. X... à son épouse au titre du devoir de secours. Par jugement du 14 décembre 2015, le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Saint-Nazaire a principalement :- prononcé le divorce des époux aux torts exclusifs de M. X...,- ordonné la liquidation et le partage des intérêts patrimoniaux des époux,- dit que M. X... devra verser à Mme Y... : * un capital de 40 000 € à titre de prestation compensatoire * 2500 € sur le fondement de l'article 266 du code civil *1000 € sur le fondement de l'article 1382 du code civil *2500 € sur le fondement de l'article 700 du CPC.- condamné M. X... aux dépens. Par déclaration reçue au greffe le 4 février 2016 M. X... a interjeté appel de cette décision. Par conclusions d'incident du 14 mars 2016, M. X... a saisi le conseiller de la mise en état et sollicite termes de ses dernières conclusions de :- débouter Mme Y... de toutes ses demandes,- fixer le montant de la pension alimentaire due au titre du devoir de secours à la somme de 500 € par mois,- condamner Mme Y... aux dépens de l'incident qui pourront être recouvrés conformément aux dispositions de l'article 699 du code de procédure civile. Mme Y... sollicite quant à elle du conseiller la mise en état aux termes de ses dernières conclusions de :- débouter M. X... de toutes ses demandes,- condamner M. X... au versement de la somme de 3000 € au titre de l'article 700 du CPC, outre aux dépens de l'incident. Pour un plus ample exposé des faits, de la procédure ainsi que des prétentions et moyens des parties la cour se réfère aux énonciations de la décision déférée et aux dernières écritures régulièrement signifiées en date : - du 26 avril 2016 pour M. X... demandeur à l'incident-du 25 avril 2016 pour Mme Y... défenderesse à l'incident II-MOTIFS DE LA DECISION Par application de l'article 771 4o du code de procédure civile, auquel renvoie l'article 907 alinéa 1er, le conseiller de la mise en état est jusqu'à son dessaisissement, seul compétent pour ordonner toutes autres mesures provisoires, mêmes conservatoires, à l'exception des saisies conservatoires et des hypothèques et nantissements provisoires ainsi que modifier ou compléter, en cas de survenance d'un fait nouveau, les mesures qui auraient été ordonnées. Pour fixer la pension alimentaire à la somme de 3000 €, la cour d'appel de Rennes a retenu dans son arrêt du 3 décembre 2013 que M. X... avait perçu mensuellement en 2011, 1640 € de pensions de retraite et 7511 € de revenus industriels et commerciaux au titre de son activité de commerce de chaussures et de créateur et en 2012, 1896 € de pensions de retraite et un bénéfice de 4395 € au titre de son activité commerciale. Mme Y... percevait 516, 60 € au titre d'indemnités journalières. M. X... soutient principalement que les revenus de l'activité commerciale ont considérablement diminué, que son entreprise est sur le point de déposer le bilan qu'il a dû contracter trois prêts personnels en 2011 et 2016 pour faire face au paiement de la pension. La situation financière des parties se présente de la façon suivante : Madame Y... : en invalidité, occupe le domicile conjugal à titre onéreux. Ressources :-5526 € de prestations versées par l'assurance maladie en 2015, soit 460 € par mois. Charges : Elle expose les charges de la vie courante Monsieur X... : Mme Y... rappelle et produit une analyse des revenus de M. X... et du bilan comptable établi par la Strego pour l'année 2011-2012 par un expert comptable honoraire, qui déclarait avoir constaté des éléments étonnants soit un bénéfice 2012 en diminution de 50 % par rapport à 2011, avec pourtant une augmentation de 3 % du chiffre d'affaires, un coût des achats auprès des fournisseurs habituels en augmentation de 25 %, un solde de la caisse boutique au 30 juin 2012 identique à celui du 30 juin 2011, et qui rappelait que la compagne de M. X... également commerçante dans la galerie du Casino de la Baule vendait notamment les mêmes articles provenant des mêmes fournisseurs ; il s'interrogeait sur d'éventuels transferts de marchandises entre les deux magasins qui pourraient expliquer l'augmentation de 25 % du prix des achats. Il peut être remarqué que cet expert comptable honoraire, sans plus de précision sur ce titre, explique qu'il déduit de la lecture des bilans une augmentation du prix des achats de marchandises. Il ne précise cependant pas comment il parvient à distinguer, à travers une simple variation du montant des achats de marchandises figurant au bilan, s'il s'agissait d'achats d'une même quantité de marchandises à un prix supérieur ou de l'achat de marchandises à un même prix unitaire mais en plus grandes quantités. Selon son avis d'imposition sur les revenus 2014, M. X... a perçu 225 € de salaires et assimilés,
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.