JURITEXT000033641761 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/33/64/17/JURITEXT000033641761.xml ARRET Cour d'appel de Paris, 16 décembre 2016, 15/07672 2016-12-16 Cour d'appel de Paris Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée 15/07672 Pôle 4- Chambre 1 PARIS Grosses délivréesRÉPUBLIQUE FRANÇAISE aux parties le : AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE PARIS Pôle 4- Chambre 1 ARRÊT DU 16 DÉCEMBRE 2016 (no, 6 pages) Numéro d'inscription au répertoire général : 15/ 07672 Décision déférée à la Cour : Jugement du 04 Mars 2015- Tribunal de Grande Instance de PARIS-RG no 14/ 01327 APPELANTE SARL AUTEUIL INVESTISSEMENT agissant en la personne de son représentant légal domicilié audit siège en cette qualité ayant son siège au 14, rue Avaulée-92240 MALAKOFF Représentée par Me Yves DELAUNAY, avocat au barreau de PARIS, toque : B1155 Assistée sur l'audience par Me Paul RIQUIER de la SCP RIQUIER-POIRIER, avocat au barreau de VERSAILLES, toque : T 179 INTIMÉES SCI RESIDENCE DES CASCADES Société Civile Immobilière, inscrite au RCS de Paris sous le no784 605 719, dont le siège social est 59 rue Desnouettes 75015 Paris, en dissolution depuis le 2 juillet 2009, représentée par Maître Pascal X..., Administrateur Judiciaire, dont l'Etude est sise Tour Maine Montparnasse, ... 75015 PARIS, désigné en qualité de Liquidateur de la SCI RESIDENCE DES CASCADES suivant ordonnance de référé rendue le 2 juillet 2009 par le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris ayant son siège au c/ o Maître Pascal X..., Administrateur Judiciaire, Tour Maine Montparnasse, ...-75015 PARIS Représentée par Me Frédérique ETEVENARD, avocat au barreau de PARIS, toque : K0065 Assistée sur l'audience par Me Stéphane DUMAINE-MARTIN, avocat au barreau de PARIS, toque : D0062 SCI KOD 1 Agissant poursuites et diligences en la personne de son gérant domicilié en cette qualité audit siège ayant son siège au 18 rue Bassano-75116 PARIS Représentée par Me Bernard CADIOT, avocat au barreau de PARIS, toque : L0061 Assistée sur l'audience par Me Aurélie HATTAB TAYET, avocat au barreau de PARIS COMPOSITION DE LA COUR : En application des dispositions des articles 786 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 23 Novembre 2016, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposé, devant Mme Christine BARBEROT, Conseillère, chargée du rapport. Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, composée de : Madame Dominique DOS REIS, Présidente Madame Christine BARBEROT, Conseillère Monsieur Fabrice VERT, Conseiller qui en ont délibéré Greffier lors des débats : Monsieur Christophe DECAIX ARRÊT : CONTRADICTOIRE -rendu par mise à disposition au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile. - signé par Madame Dominique DOS REIS, Présidente, et par Monsieur Christophe DECAIX, greffier auquel la minute de la décision à été remise par le magistrat signataire. * * * Par acte authentique du 28 avril 2010, la SCI Résidence des cascades, en liquidation amiable, représentée par son liquidateur, M. Pascal X..., a promis de vendre à la SARL Auteuil investissement, qui s'était réservé la faculté d'acquérir, le lot no 1 de l'état de division d'un ensemble immobilier en copropriété sis 54 à 58 rue des Cascades et 357 à 359 rue des Pyrénées à Paris 20e arrondissement, au prix de 7 230 096 €. Cette promesse unilatérale de vente, dont la durée expirait au 30 juillet 2010, était soumise à la condition suspensive que les titulaires du droit de préemption urbain n'exerçassent pas leur droit sur le bien, avec cette précision que la promesse retrouverait son efficacité si la préemption s'avérait entachée de nullité. Le 2 juillet 2010, la ville de Paris a exercé son droit de préemption sur l'immeuble au prix de 5 000 000 €. Le 28 juillet 2010, le bénéficiaire a levé l'option. Par jugement du 3 novembre 2011, le Tribunal administratif de Paris, saisi, tant par le promettant que le bénéficiaire, aux fins d'annulation de la décision de préemption, a rejeté ces recours. Par arrêt du 18 octobre 2012, la Cour administrative d'appel de Paris a rejeté la requête de la société Auteuil investissement en annulation du jugement. Par arrêt du 4 juillet 2013, la Cour d'appel de Paris, sur appel d'une décision du juge de l'expropriation, a fixé le prix du bien à la somme de 7 899 125 €. Le 20 septembre 2013, la ville de Paris a renoncé à la préemption. Le 11 décembre 2013, la société Auteuil investissement a assigné la société Résidence des cascades en vente forcée. La SCI Kod 1, qui envisageait d'acquérir l'immeuble, est intervenue volontairement à l'instance. Le 30 novembre 2015, la société Résidence des cascades a vendu le bien à la régie immobilière de la ville de Paris au prix de 8 050 000 €. C'est dans ces conditions que, par jugement du 4 mars 2015, le Tribunal de grande instance de Paris a : - reçu l'intervention volontaire de la société Kod 1,- constaté que la promesse de vente était caduque,- débouté la société Auteuil investissement de toutes ses demandes,- condamné la société Auteuil investissement à payer à la société Résidence des cascades, représentée par son liquidateur, la somme de 20 000 € à titre de dommages-intérêts pour procédure abusive,- condamné la société Auteuil investissement aux dépens,- condamné la société Auteuil investissement à payer à chacune des sociétés Résidences des cascades et Kod 1 la somme de 3 000 € en vertu de l'article 700 du Code de procédure civile. Par dernières conclusions du 26 octobre 2016, la société Auteuil investissement, appelante, demande à la Cour de : - enjoindre aux sociétés Auteuil investissement et Kod 1 de communiquer le " protocole " transactionnel intervenu entre elles les 27 et 31 juillet 2015, annexé à l'acte de vente conclu entre la société Résidence des cascades et la régie immobilière de la ville de Paris le 30 novembre 2015, sous astreinte de 1 000 € par jour de retard à compter du prononcé de la décision à intervenir,- dire, sur le fondement de l'article R. 213-21 du Code de l'urbanisme, la préemption de la ville de Paris frappée de nullité,- dire que la promesse de vente du 28 avril 2010 doit produire tous ses effets,- débouter les sociétés Auteuil investissement et Kod 1 de l'ensemble de leurs demandes,- condamner la société Auteuil investissement, représentée par son liquidateur, à lui restituer la somme de 20 000 € de dommages-intérêts qu'elle lui a versée au titre de l'exécution provisoire,- condamner in solidum les sociétés Auteuil investissement et Kod 1 à lui payer la somme de 100 000 € de dommages-intérêts et celle de 25 000 € en vertu de l'article 700 du Code de procédure civile, dépens en sus. Par dernières conclusions du 10 novembre 2016, la société Résidence des cascades, représentée par son liquidateur, M. Pascal X..., prie la Cour de : - vu les articles 1134, 1154, 1383 du Code civil, L. 213-8 du Code de l'urbanisme, 32-1 et 564 du Code de procédure civile,- déclarer la juridiction judiciaire incompétente au profit de la juridiction administrative pour connaître de la demande de la société Auteuil investissement visant à voir déclarer la décision de préemption entachée de nullité,- à défaut déclarer la société Auteuil investissement irrecevable en cette demande,- rejeter toutes les demandes de la société Auteuil investissement au titre de ses conclusions d'incident,- confirmer le jugement entrepris sauf en ce qu'il a condamné la société Auteuil investissement à lui payer la somme de 20 000 € de dommages-intérêts pour procédure abusive, et statuant à nouveau, la condamner à lui payer la somme de 200 000 € de dommages-intérêts pour procédure abusive,- condamner la société Auteuil investissement à lui payer en appel, la somme de 20 000 € en vertu de l'article 700 du Code de procédure civile, dépens en sus. Par dernières conclusions du 7 septembre 2015, la société Kod 1 demande à la Cour de : - vu les articles 1134 et 1589 du Code civil :- confirmer le jugement entrepris en toutes ses dispositions,- condamner la société Auteuil investissement à lui payer la somme de 20 000 € pour procédure abusive et celle de 5 000 € au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, dépens en sus. La clôture a été prononcée le 10 novembre
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