JURITEXT000036353600 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/36/35/36/JURITEXT000036353600.xml ARRET Cour d'appel de Poitiers, 21 décembre 2017, 17/001112 2017-12-21 Cour d'appel de Poitiers Suspend l'exécution provisoire 17/001112 06 POITIERS Ordonnance n° 115 ---------------------------21 Décembre 2017---------------------------RG no17/00111---------------------------Grégory X...C/Marie-Laetitia Y... ès qualité de Mandataire liquidateur à la liquidation judiciaire de Monsieur Grégory X...--------------------------- R E P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE POITIERS ORDONNANCE DU PREMIER PRÉSIDENT RÉFÉRÉ Rendue publiquement le vingt et un décembre deux mille dix sept par M. Thierry HANOUËT, premier président de la cour d'appel de Poitiers, assisté de Mme Inès BELLIN, greffier, Dans l'affaire qui a été examinée en audience publique le seize novembre deux mille dix sept, mise en délibéré au vingt et un décembre deux mille dix sept. ENTRE : Monsieur Grégory X......86530 NAINTRÉ Représentant : Me Frédéric CUIF de la SA DESCARTES AVOCATS, avocat au barreau de POITIERS DEMANDEUR en référé , D'UNE PART, ET : Madame Marie-Laetitia Y... ès qualité de Mandataire liquidateur à la liquidation judiciaire de Monsieur Grégory X..., ..., en vertu d'un jugement de liquidation judiciaire rendu par le tribunal de commerce de Poitiers le 4 octobre 2017....86280 SAINT BENOIT Comparante en personne DEFENDEUR en référé , D'AUTRE PART, Par acte d'huissier délivré le 2 novembre 2017, Monsieur Grégory X... a fait assigner en référé devant le premier président de la cour d'appel Maître Marie-Laetitia Y..., en sa qualité de liquidateur à la liquidation judiciaire de Monsieur Grégory X..., afin d'obtenir, sur le fondement de l'article R.661-1 du code de commerce, la suspension de l'exécution provisoire du jugement du tribunal de commerce de Poitiers du 4 octobre 2017 qui a, notamment, prononcé sa liquidation judiciaire. À l'audience du 16 novembre 2017, Monsieur Grégory X..., par son conseil, a maintenu sa demande initiale en expliquant qu'il justifiait de moyens suffisamment sérieux de réformation pour obtenir la suspension de l'exécution provisoire, par application de l'article R.661-1 du code de commerce. Il expose qu'il exerçait une activité artisanale, qu'à la suite de la résiliation de son contrat d'assurance son comptable lui a conseillé de déposer une déclaration de cessation des paiements au tribunal de commerce, ce qui a été fait le 18 septembre 2017, que le 4 octobre 2017 le tribunal de commerce a prononcé sa liquidation judiciaire immédiate, que ses dettes professionnelles sont peu importantes mais que les opérations de liquidation portent sur l'intégralité de son patrimoine personnel ce qui le place dans une situation catastrophique alors qu'il est en capacité de parvenir à une clôture de la procédure collective par extinction du passif, compte tenu de ses ressources. Maître Marie-Laetitia Y... en sa qualité de liquidateur à la liquidation judiciaire de Monsieur Grégory X..., ne s'oppose pas à la demande. Elle souligne que le débiteur ne s'est pas rendu compte de la portée de la procédure collective à l'égard de son patrimoine personnel. MOTIFS : En matière de procédures collectives, l'article R.661-1 du code de commerce, modifié par décret no2014-736 du 30 juin 2014, dispose que "les jugements et ordonnances rendus en matière de mandat ad hoc, de conciliation, de sauvegarde, de redressement judiciaire, de rétablissement professionnel et de liquidation judiciaire sont exécutoires de plein droit à titre provisoire. Toutefois, ne sont pas exécutoires de plein droit à titre provisoire les jugements et ordonnances rendus en application des articles L. 622-8, L. 626-22, du premier alinéa de l'article L. 642-20-1, de l'article L. 651-2, des articles L. 663-1 à L. 663-4 ainsi que les décisions prises sur le fondement de l'article L. 663-1-1 et les jugements qui prononcent la faillite personnelle ou l'interdiction prévue à l'article L. 653-
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.