JURITEXT000036697291 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/36/69/72/JURITEXT000036697291.xml ARRET Cour d'appel de Caen, 6 mars 2018, 18/005691 2018-03-06 Cour d'appel de Caen Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours 18/005691 18 CAEN COUR D'APPEL de CAEN Juridiction du Premier PrésidentContentieux des personnes hospitalisées sans leur consentement. ORDONNANCE DU 06 Mars 2018 CONTRÔLE DE PLEIN DROIT DE L'HOSPITALISATION No RG 18/00569 -No MINUTE : 18/10 Appel de l'ordonnance rendue le 26 Février 2018par le Juge des libertés et de la détention d'ALENÇON APPELANT : LE PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE DE ALENÇON PARTIES INTERVENANTES : - M. X... Y... demeurant [...] Non comparant représenté par Maître Anne-Sophie HIBON,Avocat au barreau de Caen, commis d'office, à l'audience de ce jour - Monsieur le Directeur du CPO d'[...] Non comparant - Madame le Préfet de l'[...] Non comparant LE MINISTÈRE PUBLIC : En la personne de Madame Marie BESSE, avocat général auquel l'affaire a été régulièrement communiquée, Devant Nous, Agnès QUANTIN, présidente de chambre, déléguée par ordonnance du premier président en date du 20 décembre 2017, assistée de Ghislaine LEPELLEY, greffière DÉBATS à l'audience publique du 06 Mars 2018; Les parties comparantes ayant été avisées à l'issue des débats que l'ordonnance sera prononcée le même jour et leur sera immédiatement notifiée ; ORDONNANCE prononcée publiquement le 06 Mars 2018 et signée par Agnès QUANTIN, présidente de chambre, déléguée par le premier président, et Ghislaine LEPELLEY, greffière ; Nous, Agnès QUANTIN, magistrat délégué, Vu les articles L. 3211 –1 et suivants, R. 3211 – 1 et suivants du code de la santé publique et R. 91, R. 93 (-2o), R. 93-2 et R. 117 (-9o) du code de procédure pénale ; Vu l'ordonnance du 26 Février 2018 du Juge des libertés et de la détention d'ALENÇON qui a prononcé la levée de l'hospitalisation complète de X... Y..., hospitalisé d'office à la demande du Préfet de l'[...] au CPO d'[...] depuis le 7 août 2017; Vu la notification de cette ordonnance le 26 février 2018 à 15H20 au Ministère Public, à la personne hospitalisée et aux parties ; Vu l'appel de cette ordonnance interjeté par le Ministère Public le 26 Février 2018à 16H05 et la requête ; Vu l'ordonnance du 26 février 2018 rendue par le Premier Président de la Cour d'Appel de Caen ou son délégué ne donnant pas un effet suspensif à l'appel du Procureur de la République ; Vu la notification de cette ordonnance le 26 février 2018 ; Vu les avis adressés le 28 février 2018 aux parties et au ministère public les informant de la tenue de l'audience le 06 Mars 2018; Vu les pièces du dossier ; Vu l'avis écrit de Madame le Procureur Général ; Les parties comparantes ou représentées et leurs avocats ayant été entendus et la personne hospitalisée ou son avocat ayant eu la parole en dernier ; DÉCISION : X... Y... a fait l'objet d'un arrêté en date du 7 août 2017 de Madame la Préfète de l'[...] ordonnant son admission en soins psychiatriques sous la forme d'une hospitalisation complète au centre psychothérapeutique de l'[...] (CPO) d'[...] . Cette décision avait été prise au vu des conclusions de l'examen réalisé le 7 août 2017 par le docteur B..., expert psychiatre , requis pour examiner Monsieur Y... alors placé en garde à vue pour le non respect d'une assignation à résidence prononcée par le ministre de l'intérieur dans le cadre de l'état d'urgence et pour non respect de l'obligation de présentation périodique aux services de police. Le docteur B... notait que le mis en cause présentait des troubles mentaux: discours incohérent, pensée hermétique, thématique manichéenne, tendance à l'exaltation, fond de sthénicité, anosognosie, troubles mentaux nécessitant des soins et compromettant la sûreté des personnes et portant atteinte de façon grave à l'ordre public de telle sorte que son état mental justifiait d'une admission en soins psychiatriques sur décision d'un représentant de l'Etat. Le psychiatre qui examinait Monsieur Y... le 8 août 2017 notait que le patient présentait une décompensation psychotique suite à une vraisemblable rupture de traitement. Il présentait un trouble du contenu de la pensée, des distorsions du jugement; les thèmes de persécution étaient sous forme de menace ou de machination, un sentiment de persécution mobilisant l'hypersthénie et l'agressivité.L'entretien révélait une discordance volitionnelle, affective et comportementale ainsi que des traits de personnalité paranoïaque.Il concluait à la nécessité du maintien de la mesure . La mesure était maintenue par arrêté préfectoral du 10 août 2017 au vu d'un certificat médical d'un psychiatre du même jour qui notait un patient dans la provocation verbale avec un discours incohérent, mais avec une certaine logique dans le cadre de son activité délirante. Il persistait des troubles du contenu de la pensée avec des distorsions graves du jugement, des interprétations. Il exprimait des idées délirantes à thématique de persécution avec une forte adhésion à un mécanisme intuitif, interprétatif et imaginatif. Il existait des bizarreries du comportement ainsi qu'un risque d'hétéro-agressivité. Par décision du 17 août 2017, le juge des libertés et de la détention ordonnait la poursuite de lamesure . La mesure était maintenue par arrêtés du 6 septembre 2017 et du 5 décembre
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.