JURITEXT000038440506 JURI texte/juri/judi/JURI/TEXT/00/00/38/44/05/JURITEXT000038440506.xml ARRET Cour d'appel de Rennes, 29 avril 2019, 18/068031 2019-04-29 Cour d'appel de Rennes Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée 18/068031 CH RENNES Contestations Honoraires ORDONNANCE No71 No RG 18/06803 - No Portalis DBVL-V-B7C-PHNY M. M... I...SARL JADE BOWLING C/ Mme T... A...SARL HJPC DEVELOPPEMENTM. Q... G...SARL LBC LOISIRS Copie exécutoire délivréele : à : RÉPUBLIQUE FRANÇAISEAU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS COUR D'APPEL DE RENNES ORDONNANCE DE TAXEDU 29 AVRIL 2019 Monsieur Fabrice ADAM, Premier Président de chambre,délégué par ordonnance de Monsieur le Premier Président, GREFFIER : M. Bruno GENDROT, lors des débats et lors du prononcé DÉBATS : A l'audience publique du 25 Mars 2019 ORDONNANCE : Réputé contradictoire,prononcée à l'audience publique du 29 Avril 2019, par mise à disposition de l'ordonnance au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ; **** ENTRE : Monsieur M... I...[...][...] représenté par Me Vincent SEQUEVAL, avocat au barreau de NANTES substitué par Me Luc BOURGES, avocat au barreau de RENNES SARL JADE BOWLING[...][...][...] représentée par Me Vincent SEQUEVAL, avocat au barreau de NANTES substitué par Me Luc BOURGES, avocat au barreau de RENNES ET : Madame T... A... , expertCabinet equilibre[...] comparante en personne SARL HJPC DEVELOPPEMENT[...] non comparante Monsieur Q... G...[...] non comparant SARL LBC LOISIRS[...] non comparante *** FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES : La société Jade Bowling, constituée entre la société HJPC Développement, la société LBC Loisirs et Monsieur Q... G..., exploite à [...] un bowling dans un local appartenant à la société TG Immobilière, mis à sa disposition dans le cadre d'un bail commercial. Suivant acte du 20 septembre 2013, la société HJPC Développement, la société LBC Loisirs et Monsieur Q... G... ont cédé à Monsieur M... I... leurs parts dans le capital de la société Jade Bowling. Une garantie d'actif et de passif a été stipulée à l'acte de cession. Le 22 décembre 2014, la bailleresse a délivré au preneur un commandement de payer la somme de 82719,11 euros lui rappelant la clause résolutoire insérée au contrat de bail et son intention de s'en prévaloir. Par ordonnance du 13 octobre 2015, le juge des référés du tribunal de grande instance de Saint Nazaire a condamné la société Jade Bowling au payement d'un arriéré de loyers de 51997,25 euros et lui a octroyé deux ans de délais de payement. Les parties n'ayant pu s'accorder sur la désignation de l'expert comptable prévu par l'acte de cession pour mettre en jeu la garantie de passif, Monsieur I... et la société Jade Bowling ont saisi le juge des référés du tribunal de commerce de Saint Nazaire qui, par ordonnance du 4 avril 2017 rendue au contradictoire de la société HJPC Développement, de la société LBC Loisirs et de Monsieur G..., a commis Madame T... A... en qualité d'expert avec la mission de «rédiger un rapport sur les points litigieux qui lui seront soumis, notamment sur la réalité ou le montant de la diminution ou de l'augmentation des montants portés à la connaissance de Monsieur M... I... lors de la cession de parts sociales dont le compromis a été signé en juillet 2013 avec signature de l'acte le 20 septembre 2013». La consignation à valoir sur la rémunération de l'expert, mise à la charge de la société Jade Bowling, a été fixée à la somme de 2000 euros. Un délai expirant le 11 août 2017 a été imparti à l'expert pour déposer son rapport. L'expert a déposé son rapport le 12 septembre 2018 et a sollicité la taxation de ses frais et honoraires à la somme de 5880 euros. Par ordonnance du 17 septembre 2018, le juge chargé du contrôle des mesures d'instruction a fixé le montant de la rémunération de l'expert à la somme de 5880 euros, a autorisé l'expert à se faire remettre par le greffe la somme de 2000 euros et a ordonné à la société Jade Bowling de verser directement à l'expert la somme de 3880 euros. Par lettre recommandée adressée le 16 octobre 2018, Monsieur I... et la société Jade Bowling ont formé un recours contre cette ordonnance. Messieurs I... et G... n'ayant pas retiré leurs convocations, l'expert les a faits assigner par acte des 21 et 22 février 2019. À l'appui de leurs recours auquel ils se sont expressément référés lors de l'audience, Monsieur I... et la société Jade Bowling soutiennent que leur recours est recevable puisque dirigée contre toutes les parties au litige principal et contre l'expert. Ils précisent que copie du recours a été adressée à l'ensemble et que si Madame A... ne l'a pas reçue, c'est qu'elle a déménagé sans faire suivre son courrier. Ils rappellent que les parties avaient convenu d'un partage par moitié des frais et sollicitent que la décision soit modifiée en ce sens, point sur lequel les défendeurs s'en remettent à l'appréciation de la cour.Sur la rémunération du technicien, ils font valoir que l'expert n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour déposer son rapport. Ils contestent la qualité du travail fourni et s'étonnent qu'une seconde réunion n'ait pas été organisée. Ils ajoutent que l'expert a obtenu une ordonnance condamnant l'ancien comptable à remettre des pièces (15 février 2018), décision que l'expert n'a pas mise à exécution. La société HJPC Développement, la société LBC Loisirs et Monsieur G... ont adressé à la cour des écritures indiquant qu'ils ne contestent pas le rapport mais ne se sont ni présentés ni faits représenter pour les soutenir. Madame A... précise qu'elle a eu beaucoup de mal à obtenir les pièces des parties et a été contrainte de solliciter des délais supplémentaires pour déposer son rapport, délais que le juge chargé du contrôle des expertises lui a accordés.Elle ajoute que contrairement à ce qui est soutenu, Monsieur O... lui a adressé les éléments nécessaires raison pour laquelle elle n'a pas eu besoin de mettre en œuvre une procédure pour les obtenir.Elle sollicite la confirmation de l'ordonnance quant à son montant et s'en remet à justice quant au(
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.