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Arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d'études spécialisées et fixant la liste

Article 1

Les étudiants ayant accédé au troisième cycle des études de médecine à compter de l'année universitaire 2017-2018 s'inscrivent à l'un des diplômes d'études spécialisées (DES) dont la liste est fixée en annexe I du présent arrêté. Les diplômes d'études spécialisées ouvrent droit à la qualification de spécialiste correspondant à l'intitulé du diplôme. Chaque diplôme d'études spécialisées fait l'objet d'une maquette de formation, annexée au présent arrêté, qui comprend, notamment, la durée de la formation, le programme des enseignements, la durée et la nature des stages à accomplir, ainsi que les compétences et les connaissances spécifiques à acquérir qui s'ajoutent à celles, de base, prévues aux articles 2 à 4 du présent arrêté. Ces maquettes font l'objet d'une évaluation périodique dans le cadre des articles 65 et 66 de l'arrêté du 12 avril 2017 susvisé. Les lieux de stage avec encadrement universitaire mentionnés dans les maquettes de formation sont des lieux de stage agréés, situés dans un centre hospitalier universitaire ou au sein d'une structure liée par convention avec un tel établissement et dans lesquels exerce au moins un personnel médical et scientifique relevant des catégories prévues au 1° de l'article 1 du décret du 24 février 1984 susvisé. Les services agréés des hôpitaux des armées sont considérés comme des lieux de stage avec encadrement universitaire lorsqu'au moins un professeur agrégé du Val-de-Grâce y exerce. Les diplômes d'études spécialisées dont les premiers semestres de formation sont communs sont appelés co-DES. Ils donnent lieu à la délivrance de diplômes distincts. Article 2 Lors de la phase 1 dite phase socle, l'étudiant acquiert des connaissances de base spécifiques à la spécialité suivie et construit un premier niveau socle des compétences nécessaires à l'exercice de la profession. A l'issue de la phase socle : 1° l'étudiant inscrit dans une spécialité médicale ou chirurgicale est capable : - de recueillir des informations auprès du patient, notamment son consentement ; - d'analyser, de poser un diagnostic et de prendre en charge un patient dans sa globalité, en prenant notamment en compte les principales données épidémiologiques ; - d'intégrer les déterminants de santé, y compris les aspects psychosociaux, culturels et spirituels dans sa pratique ; - d'intégrer le concept d'exposome et les facteurs environnementaux pouvant avoir un impact sur la santé dont la violence ; - de prescrire puis d'interpréter les résultats des examens complémentaires et explorations fonctionnelles adaptés, en particulier les actes invasifs, dont il connait les risques et bénéfices ; - de comprendre un compte-rendu opératoire et de faire une analyse critique des données ; - de prescrire un traitement médicamenteux adapté, en prenant en compte le risque iatrogène et l'antibiorésistance ; - d'apprécier les risques ; - de faire une présentation concise et précise de l'état global d'un patient ; - de dispenser aux patients une éducation thérapeutique adaptée et pratique ; - d'organiser la sortie d'un patient admis aux urgences ou hospitalisé ; - de rédiger un compte-rendu d'hospitalisation et connaître la notion de codage ; - de gérer simultanément plusieurs patients ; - de prendre en compte les bonnes pratiques de la spécialité ; L'étudiant est également capable : - de gérer les principales urgences médicales simples ; en identifiant les urgences vitales et fonctionnelles et en étant capable de réaliser des manœuvres de ressuscitation ; - de suivre et de mettre en œuvre des politiques de santé publique, notamment dans le cadre de l'hygiène, de la vaccination, de l'éducation à la santé sexuelle et reproductive ; - d'appliquer les principes de qualité et sécurité des soins en identifiant les principaux risques pouvant survenir tout au long du parcours du patient en menant une réflexion sur les procédures et d'identifier et de déclarer un événement indésirable ; - d'intégrer la problématique du handicap dans sa pratique ; - de gérer son stress et d'appliquer les principes de confidentialité et de secret professionnel ; - de connaître ses limites ; - d'effectuer une recherche documentaire, une lecture critique d'article et d'organiser le recueil des données d'une étude. L'étudiant connait les grands principes d'usage des systèmes d'information comportant le traitement de données de santé et les principaux usages du numérique en santé. 2° L'étudiant inscrit dans une spécialité chirurgicale ou dans une spécialité ayant une composante interventionnelle connait, en outre : - les principales voies d'abord en chirurgie ou en interventionnel ; - les règles de fonctionnement d'un bloc opératoire ou d'une salle d'intervention ; - la gestuelle chirurgicale ou interventionnelle de base ; - les principaux dispositifs médicaux utilisés dans sa spécialité. Il est capable : - d'analyser un bilan pré opératoire, de poser l'indication d'un acte chirurgical ou interventionnel simple ; - de réaliser certains actes simples, y compris les principales incisions et leur fermeture de la spécialité dans laquelle il est inscrit ; - d'effectuer certains temps opératoires des interventions qui doivent être maîtrisées à l'issue de la phase d'approfondissement. 3° L'étudiant inscrit dans la spécialité de biologie médicale est capable : - de pratiquer les actes les plus courants de la spécialité ; - de participer à la prévention, au diagnostic et au suivi des principales affections ; - de participer aux stratégies décisionnelles prophylactiques et thérapeutiques ; - de gérer les prescriptions et maîtriser le degré d'urgence d'une demande d'examens biologiques ; - d'appliquer les dispositions réglementaires, et notamment les exigences spécifiques pour l'accréditation des laboratoires de Biologie Médicale selon la norme NF EN ISO 15 189 ; - de réaliser et conserver des prélèvements garantissant la sécurité du patient et la qualité des échantillons à analyser ; - d'utiliser les différents milieux biologiques, en appliquant les règles d'hygiène en vigueur ; - de mettre en œuvre les techniques et les principes de base des appareillages les plus couramment utilisés et les critères de choix des systèmes analytiques appropriés ; - d'appréhender les conséquences des délais de réponse sur les prises de décision médicale. Article 3 Au cours de la phase 2 dite phase d'approfondissement, l'étudiant approfondit les connaissances et les compétences acquises lors de la phase socle nécessaires à l'exercice de la spécialité. 1° A l'issue de la phase d'approfondissement, l'étudiant inscrit dans une spécialité médicale ou chirurgicale dispose des compétences cliniques et comportementales lui permettant : - de faire le diagnostic des pathologies courantes de la spécialité ; - d'assurer la prise en charge diagnostique et thérapeutique d'un patient à l'aide d'arbres décisionnels et de prendre en charge certaines complications ; - de maîtriser les dispositifs médicaux spécifiques à la spécialité. A ce titre, il est capable : - de pratiquer dans leur totalité les actes les plus courants de la spécialité qu'il poursuit ou certains de ceux qui relèvent d'une urgence vitale ; - de s'assurer de la compréhension de l'information transmise et de transmettre des informations à ses collègues dans le cadre de la continuité des soins ; - d'effectuer le tri, dans le cadre des compétences acquises en phase socle sur la gestion des urgences médicales, en cas d'afflux massif de malades ou de blessés ; - de participer à la gestion des situations sanitaires exceptionnelles ; - d'informer un patient sur un protocole de recherche ; - d'évaluer les méthodologies et critiquer les conclusions d'études cliniques ; - de participer à la rédaction d'un protocole de recherche clinique ; - de présenter les résultats d'un travail de recherche ; - de participer à la rédaction d'un article scientifique ; - de produire, mettre en partage ou échanger des données de santé de manière dématérialisée, dans le respect du cadre juridique applicable. Il connait également : - le cadre médico-légal et médico-social de la pratique médicale ; - les différents types d'exercice et de prise en charge de la médecine, notamment l'ambulatoire et l'hospitalisation à domicile ; - les principes de la sécurité des soins et les différents types de vigilance ; Il participe activement aux démarches de qualité et de sécurité des soins mises en place dans les différents services ou structures où il est en stage. 2° En outre l'étudiant inscrit dans une spécialité chirurgicale ou dans une spécialité ayant une composante interventionnelle, est capable : - de rédiger et de coder un compte-rendu opératoire ou interventionnel ; - d'effectuer certains temps opératoires des interventions à accomplir au cours de la phase de consolidation. Article 4 Au cours de la phase 3 dite phase de consolidation, l'étudiant consolide l'ensemble des connaissances et compétences professionnelles acquises lors des deux premières phases et nécessaires à l'exercice de la spécialité. Il prépare également son insertion professionnelle. A l'issue de la phase 3 : I. - L'étudiant inscrit en troisième cycle : 1° maîtrise l'ensemble des connaissances professionnelles nécessaires à l'exercice de la spécialité suivie ainsi que les connaissances transversales suivantes : - le coût des ressources utilisées, le rôle d'une commission médicale d'établissement, d'une agence régionale de santé et de la haute autorité de santé ; - l'organisation et la réglementation de l'exercice professionnel. 2° maîtrise l'ensemble des compétences et savoir-faire nécessaires à l'exercice de la spécialité, et à ce titre, il : - prend en charge des patients et donne des avis spécialisés ; - peut réaliser les consultations de patients de la spécialité ainsi que les consultations d'annonce ; - diagnostique et traite l'ensemble des pathologies de la spécialité qui ne relèvent pas des maladies rares ou des centres de référence ; - participe au travail en équipe pluridisciplinaire ; - peut assurer les gardes ou les astreintes de la spécialité ; - sait gérer les contraintes de temps ; - propose une médecine personnalisée. 3° maîtrise : - la prévention des risques liés aux soins et la gestion des événements indésirables ; - le management d'équipe, d'une unité de soins ou la gestion d'un cabinet libéral en fonction de son projet professionnel ; - les différents modes de tarification des activités ainsi que les principes de l'assurance individuelle, de la médecine agréée et de l'assurance maladie. 4° est capable de : - déclarer un événement porteur de risque ; - participer à l'évaluation des pratiques professionnelles, à l'élaboration des analyses multidisciplinaires de survenue d'événements indésirables pour éviter leur récidive, notamment par sa participation à des revue de mortalité et de morbidité, et à des audits cliniques ; - participer à l'accompagnement des étudiants de deuxième cycle accueillis au sein de l'équipe où il accomplit sa formation en stage ; - utiliser les systèmes d'information comportant des données de santé dans le respect du cadre juridique. 5° s'implique dans les activités académiques et est capable de : - formuler la question d'un sujet de recherche ; - identifier les objectifs primaires et secondaires et la méthodologie pour y répondre ; - analyser les résultats, élaborer et en proposer une interprétation. II. - En outre, selon son cursus initial, l'étudiant inscrit dans la spécialité de biologie médicale : - réalise les consultations de patients de la spécialité ainsi que les consultations d'annonce pour les étudiants issus de la filière médicale ; - réalise des consultations de conseil des patients pour les étudiants issus du concours de l'internat en pharmacie. Article 5 L'utilisation de méthodes pédagogiques innovantes dans le cadre d'une approche par compétences et adaptées aux caractéristiques des étudiants concernés est encouragée. Sont notamment privilégiés : - l'enseignement à distance asynchrone utilisant des modalités différées d'apprentissage ; d'évaluation et d'échange d'information ; - l'apprentissage mixte, dans une modalité de classe inversée ; - les méthodes de simulation en santé comprenant des techniques de simulation organiques, synthétiques ou électroniques, ou relationnelles ; - l'apprentissage en contexte professionnel réel sur la base de séances de débriefing avec rétroaction ; - les groupes d'échanges de pratiques et de confrontation-débat. Article 6 Conformément au 2° de l'article 4 de l'arrêté du 29 avril 2022 (NOR : ESRS2212441A), les dispositions de l'arrêté précité s'appliquent en vue de l'ouverture de la formation spécialisée transversale Innovation et recherche en sciences biologiques et pharmaceutiques pour la rentrée universitaire 2023. Conformément à l'article 2 de l'arrêté du 3 août 2023 (NOR : SPRH2317786A), la maquette modifiée du diplôme d'études spécialisées de médecine générale est applicable à l'ensemble des étudiants débutant la première année de la phase socle de ce diplôme d'études spécialisées à compter de la rentrée universitaire 2023. Article 8 Le directeur général de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle, le directeur général de l'offre de soins et le directeur central du service de santé des armées sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Article 1

La liste des diplômes d'études spécialisées qui peuvent être acquis dans le cadre du troisième cycle des études de médecine est fixée comme suit : I. - Diplômes d'études spécialisées de la discipline chirurgicale : - chirurgie maxillo-faciale ; - chirurgie orale ; - chirurgie orthopédique et traumatologique ; - chirurgie pédiatrique ; - chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ; - chirurgie thoracique et cardiovasculaire ; - chirurgie vasculaire ; - chirurgie viscérale et digestive ; - gynécologie obstétrique ; - neurochirurgie ; - ophtalmologie ; - oto-rhino-laryngologie - chirurgie cervico-faciale ; - urologie. II. - Diplômes d'études spécialisées de la discipline médicale : - allergologie (co-DES) ; - anatomie et cytologie pathologiques ; - anesthésie-réanimation (co-DES) ; - dermatologie et vénéréologie ; - endocrinologie-diabétologie-nutrition ; - génétique médicale ; - gériatrie ; - gynécologie medicale ; - hématologie ; - hépato-gastro-enterologie ; - maladies infectieuses et tropicales (co-DES) ; - médecine cardiovasculaire (co-DES) ; - médecine d'urgence ; - médecine et santé au travail ; - médecine générale ; - médecine intensive-réanimation (co-DES) ; - médecine interne et immunologie clinique (co-DES) ; - médecine légale et expertises médicales ; - médecine nucléaire ; - médecine physique et de réadaptation ; - médecine vasculaire (co-DES) ; - néphrologie ; - neurologie ; - oncologie ; - pédiatrie ; - pneumologie ; - psychiatrie ; - radiologie et imagerie médicale ; - rhumatologie ; - santé publique. III. - Diplôme d'études spécialisées de la discipline biologique : - biologie médicale.

Article 2

Conformément à l'article 5 de l’arrêté du 3 mars 2022 (NOR : SSAH2209486A), ces dispositions sont applicables à compter de la rentrée universitaire 2022.

Article 3

Conformément à l'article 8 de l’arrêté du 3 mars 2022 (NOR : SSAH2200243A), ces dispositions sont applicables à compter de la rentrée universitaire 2022. Article Annexe II - I. Maquette 1 Conformément à l’article à l’article 5 de l’arrêté du 15 avril 2022 (NOR : SSAH2209486A), ces dispositions sont applicables à compter de la rentrée universitaire 2022. Article Annexe II - I. Maquette 2 DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE CHIRURGIE ORALE 1. Organisation générale 1.1. Objectifs généraux de la formation : Former un spécialiste en chirurgie orale. 1.2. Durée totale du DES : 8 semestres dont au moins 6 dans la spécialité (3 en médecine et 3 en odontologie). 1.3. Intitulé des options proposées au sein du DES : Néant 1.4. Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) : Dans le cadre de son projet professionnel, et au regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut candidater à une formation spécialisée transversale (FST), notamment : Sommeil. Douleur. Expertise médical - préjudice corporel. 2. Phase socle 2.1. Durée : 2 semestres. 2.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 4 de l'annexe II de l'arrêté du 18 octobre 2017 fixant la réglementation applicable à la formation commune à la médecine et à l'odontologie délivrée dans le cadre du diplôme d'études spécialisées de chirurgie orale et modifiant l'arrêté du 31 mars 2011 fixant la liste des formations qualifiantes et la réglementation des diplômes d'études spécialisées en odontologie : - e-learning (enseignement en autonomie) ; - exercices de simulations techniques et comportementales (enseignement supervisé) ; - séminaires interrégionaux ou nationaux (enseignements transversaux et mise en application des connaissances). Connaissances de base dans la spécialité à acquérir : I. - Les connaissances hors stage et en stage spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont en particulier axées sur : - l'anatomie radiologique et chirurgicale ; - la prise en charge des principales urgences, la gestion des principales complications postopératoire. II. - Connaissances complémentaires à acquérir : 1. Connaissances complémentaires en odontologie pour les étudiants du 3e cycle des études de médecine. Objectifs : acquérir les notions odontologiques nécessaires à la prise en charge d'un patient. UE 1A : bases de la chirurgie orale. Anatomie, physiologie, histologie et embryologie oro-dento-maxillaire, anatomie maxillo-faciale, bactériologie de la cavité buccale. Bases cliniques en chirurgie orale et médecine bucco-dentaire. 2. Connaissances complémentaires en médecine pour les étudiants de 3e cycle des études en odontologie. Objectifs: connaître les notions médicales nécessaires à la prise en charge du patient. UE 1B : séméiologie. - urgences. - séméiologie : digestive, endocrinienne, hématologique, immunologique, infectieuse, neurologique, psychiatrique, respiratoire, cardio-vasculaire, etc. ; - urgences : urgences traumatologiques, cardio-respiratoires, neurologiques, infectieuses, allergiques, etc. III. - Connaissances de la spécialité de chirurgie orale : 2 unités d'enseignement de la spécialité organisées sous la responsabilité des enseignants des sous-sections 55-03 et 57-02 du Conseil national des universités pour les disciplines de santé. UE 7 : avulsions : simples, complexes, de racines, de dents incluses, enclavées. Prise en charge des patients à risque. UE 8 : urgences médicales, traumatiques et infectieuses. Sédation. Connaissances transversales à acquérir : Outre les connaissances transversales de l'article 1er de l'annexe II du présent arrêté, les connaissances transversales portent notamment sur : - les règles et l'évaluation d'un essai clinique ; - la prévention et le traitement des complications postopératoires d'un opéré ; - la réhabilitation et les soins palliatifs ; - la gestuelle de base au bloc opératoire et les dispositifs médicaux en chirurgie ; - la représentation et la réalité du métier de chirurgien, la gestion du stress. 2.3. Compétences à acquérir Compétences génériques et transversales à acquérir : Outre les compétences à approfondir issues du deuxième cycle, listées à l'article 1er de l'annexe II du présent arrêté, les compétences génériques sont principalement cliniques, techniques et comportementales. Compétences spécifiques à la spécialité à acquérir : Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont notamment : A. - Cliniques : faire une présentation concise et précise de l'état clinique global d'un patient ; organiser la prise en charge des urgences chirurgicales ; prendre en charge les urgences habituelles de la spécialité (fracture alvéolo-dentaire, hémorragie buccale post-extractionnelle, cellulite d'origine dentaire à expression orale…) ; prendre en charge les complications simples d'un patient opéré. B. - Techniques : maîtriser les gestes chirurgicaux de base détaillés sur la plateforme numérique de la spécialité (parage, suture, anesthésie locale, avulsion simple…) comprendre le fonctionnement des dispositifs médicaux utilisés en chirurgie orale; savoir suturer les voies d'abord et effectuer un temps au moins d'interventions qui doivent être maîtrisées au cours de la phase d'approfondissement. C. - Comportementales : identifier les responsabilités individuelles et savoir communiquer au sein d'une équipe ; gérer son temps et hiérarchiser les urgences ; s'adapter à une situation concrète ; identifier un conflit ; avoir des notions sur le métier de chirurgien et ses conséquences (risque, responsabilité, fatigue, stress…). 2.4. Stages Stages à réaliser : 2 stages : - 1 stage dans un lieu avec encadrement universitaire agréé à titre principal en chirurgie orale. Il est conseillé d'effectuer ce stage dans un service appartenant au CHU de rattachement ; - 1 stage dans un lieu agréé à titre principal ou complémentaire en chirurgie orale. Ce stage peut être remplacé par un stage libre prévu en phase d'approfondissement. Le stage libre est effectué dans les conditions prévues aux articles 15 et 29 du présent arrêté et au 4e alinéa du 3.4 de la maquette. Critères d'agrément des stages de niveau I dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 10 du décret du 10 août 2011 relatif à la commission d'interrégion du troisième cycle long des études odontologiques et aux modalités d'agrément des stages, la commission d'interrégion prend en compte : - le recrutement de patients couvrant les pathologies les plus fréquentes de la spécialité, y compris les urgences ; - le niveau d'encadrement permettant la mise en application de la formation hors stage (diagnostiques, prescriptions d'examens complémentaires et de médicaments, gestes techniques) et l'initiation à la recherche. 2.5. Evaluation Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - connaissances hors stage : autoévaluation à l'aide des questions qui suivent les cours mis en ligne sur la plateforme numérique (e-évaluation) ; - connaissances complémentaires: examen interrégional ; - connaissances en stage : En stage : portefeuille numérique, saisi par l'étudiant et certifié par le maitre de stage, contenant les actes opératoires auquel l'étudiant a participé ou qu'il a réalisés. Hors stage : bilan, certifié par le coordonnateur interrégional, de l'activité réalisée en centres de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par un formulaire standardisé couvrant 5 domaines (professionnalisme, autonomie et responsabilité, agilité et adaptation psychomotrice, connaissances cliniques et leurs mises en œuvre, implication dans les activités académiques) et une conclusion permettant d'orienter le contrat de formation ; - entretien individuel entre l'étudiant, le coordonnateur interrégional et un praticien d'une autre discipline permettant de s'assurer de sa capacité à poursuivre un cursus chirurgical ; - utilisation des connaissances : présentation de cas cliniques et de questions théoriques lors de séminaires interrégionaux ou réunions de services. 2.6. Modalités de validation de la phase et de mise en place du plan de formation : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : Validation des stages, des connaissances et des compétences. 3. Phase d'approfondissement 3.1. Durée : 4 semestres. 3.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 4 de l'annexe II de l'arrêté du 18 octobre 2017. - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires nationaux ou interrégionaux ; - participation à au moins un congrès annuel de la spécialité. Connaissances à acquérir : I. - Connaissances hors stage et en stage détaillées dans la plateforme numérique de la spécialité, en particulier : - la prise en charge des urgences hémorragiques orales, infectieuses à expression orale, traumatologiques orales de la spécialité ; - le dialogue anesthésiste-chirurgien ; la coopération chirurgien-anatomopathologiste ; - le fonctionnement des institutions et les parcours des patients ; - l'utilisation des dispositifs médicaux nécessaires à l'exercice de la chirurgie orale. II. - Connaissances complémentaires : 1. Connaissances complémentaires en odontologie pour les étudiants du 3e cycle des études de médecine. Objectifs : acquérir les notions odontologiques nécessaires à la prise en charge d'un patient. UE 2A : odontologie conservatrice-endodontie. Les différentes maladies de la dent et de la pulpe ; l'imagerie ; les matériaux et techniques de restauration ; les urgences odontologiques sur dent vivante ou infectée (enfant-adulte) ; les attelles et contentions d'urgence. UE 3A : parodontologie. Les pathologies parodontales. UE 4A : prothèses adjointes et conjointes. Caractéristiques des pertes de substances dentaires, édentements et moyens de réhabilitation ; les relations entre les différents types de prothèses (adjointes, conjointes, complexes et implanto-portées) ; les étapes de réalisation des dispositifs médicaux prothétiques simples ; les notions d'esthétique. UE 5A : orthodontie-occlusodontie. Développement et croissance cranio-faciale ; phénomènes de dentition et morphogenèse des arcades dentaires ; occlusion ; dysfonctions et parafonctions ; anatomie et sémiologie radiologique cranio-faciale ; céphalométrie ; thérapeutiques interceptives. UE 6A : implantologie. Examen clinique, radiologique et biologique ; indications et contre-indications de la chirurgie implantaire ; étapes et techniques de la mise en place chirurgicale des dispositifs implantaires ; prothèses et implants prise en charge des complications et maintenance. 2- Connaissances complémentaires en médecine pour les étudiants de 3e cycle des études en odontologie. Objectifs : connaître les notions médicales nécessaires à la prise en charge du patient. UE 2B : cardiologie - endocrinologie - hépato-gastro-entérologie : - cardiologie : pathologies cardiaques congénitales et acquises et pathologie vasculaire, etc. ; - endocrinologie-gastro-entérologie : diabète et autres endocrinopathies ; pathologies œsogastriques, hépatologie, etc. UE 3B : thérapeutique - neurologie - psychiatrie : - thérapeutique : thérapeutiques médicales et incidences sur la prise en charge du patient en chirurgie orale ; - neurologie-psychiatrie : accidents vasculaires cérébraux, céphalées, épilepsie, maladie de Parkinson, troubles de l'humeur, psychoses, addictions, etc. UE 4B : infectiologie - ORL - ophtalmologie : - infectiologie : grands mécanismes immuno-pathologiques et principales affections mettant en jeu la réaction inflammatoire, allergique, dysimmunitaire ou fibrosante ; malades immunodéprimés, infections cutanéo-muqueuses ; maladies sexuellement transmissibles, etc. ; - oto-rhino-laryngologie - ophtalmologie : angines, infections naso-sinusiennes et otologiques, dysphagies, épistaxis, troubles aigus de la parole, dysphonies, glaucome. UE 5B : médecine interne - gérontologie - pédiatrie : - médecine interne : réactions inflammatoires, allergies, pathologies auto-immunes, pathologies articulaires, transplantations d'organes ; - gérontologie : vieillissement humain normal et pathologique et aspects spécifiques des maladies de la personne âgée ; ostéoporose, arthrose, déficits neuro-sensoriels, troubles psychiatriques. Troubles du métabolisme phospho-calcique et endocrinien ; - pédiatrie : développement humain ; croissance et maturation normales et pathologiques. UE 6B : cancérologie et hématologie : - cancérologie générale et hématologie : diagnostic et traitements des cancers ; hémopathies et lymphopathies. III. - Connaissances de la spécialité de chirurgie orale : 7 unités d'enseignement de la spécialité organisées sous la responsabilité des enseignants des sous-sections 55-03 et 57-02 du Conseil national des universités pour les disciplines de santé : UE 9 : Inclusions surnuméraires, ectopiques, transplantations. Chirurgie du péri-apex et des kystes des maxillaires odontogènes ou non odontogènes. UE 10 : pathologie de la muqueuse buccale. Communications bucco-sinusiennes (CBS) et bucco-nasales (CBN). UE 11 : chirurgie préprothétique et implantaire. UE 12 : douleurs oro-faciales et pathologies de l'appareil manducateur. UE 13 : pathologie tumorale bénigne - cancérologie : facteurs de risque, diagnostic, principe et surveillance des traitements. UE 14 : pathologie salivaire. UE 15 : prise en charge orthodontico-chirurgicale et orthognathique. 3.3. Compétences : Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées à l'article 2 de l'annexe II de l'arrêté du 18 octobre 2017. Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : diagnostiquer et prendre en charge les pathologies courantes ainsi que les complications postopératoires de la spécialité ; comprendre les enjeux de santé publique et identifier les patients à risque ; évaluer les bénéfices et risques des procédures diagnostiques et thérapeutiques de la spécialité ; organiser le parcours des patients et rédiger des comptes rendus opératoires et d'hospitalisation. B. - Techniques : utiliser les dispositifs médicaux de la spécialité ; identifier et traiter une complication peropératoire ; effectuer dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes détaillées sur la plateforme numérique de la spécialité (Avulsions, Chirurgie du péri-apex et des kystes des maxillaires, Chirurgie alvéolaire à visée orthodontique, Traitement des traumatismes alvéolo-dentaires, Techniques de réduction et de contention des fractures alvéolaires et/ou basilaire unifocale, accessibles par voie endo-buccale, Révision des plaies endo-buccales, Techniques d'hémostase, Techniques de drainage intra-oral des cellulites, ablation de séquestre osseux, de suture, Communications bucco-sinusiennes (CBS) et bucco-nasales (CBN), Chirurgie implantaire et pré implantaire (prélèvement osseux intra-buccal), Chirurgie pré-prothétique (tissus mous et durs) et une partie des interventions qui doivent être maîtrisées au cours de la phase de consolidation. C. - Comportementales : transmettre et recevoir des informations dans le cadre de la continuité des soins ; présenter les résultats d'un travail de recherche ; connaître les conséquences personnelles du stress et les moyens de s'en prémunir ; porter un jugement critique sur ses connaissances, ses compétences, ses pratiques et assumer des responsabilités ; reconnaître et déclarer un événement indésirable, comprendre l'intérêt d'identifier des défaillances structurelles et organisationnelles, faire des propositions de changement d'organisation. 3.4. Stages : Stages de niveau II à réaliser dans la spécialité : - 2 stages au moins dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en Chirurgie Orale dont l'un au moins dans un service appartenant au CHU de rattachement ; - 2 stages libres. Ces stages peuvent revêtir la forme de stage mixte ou couplé, Si un stage libre a déjà été réalisé au cours de la phase socle, un seul stage libre peut être réalisé au cours de la phase d'approfondissement. Conformément aux articles 15, 26 et 29, les étudiants issus de la filière odontologique peuvent effectuer des stages libres ou couplés au sein d'un lieu de stage agréé au titre d'une spécialité du troisième cycle des études de médecine et bénéficiant d'un agrément complémentaire en chirurgie orale. Ces stages figurent sur une liste de terrains de stage mis au choix des étudiants issus du troisième cycle long des études odontologiques. Il est recommandé d'effectuer les stages libres au cours de la phase d'approfondissement. Il est recommandé qu'au moins l'un de ces stages soit accompli en dehors de l'interrégion d'affectation. Ces stages permettent à l'étudiant d'acquérir une formation dans chacune des 11 composantes de la spécialité (Avulsions, Chirurgie du péri-apex et des kystes des maxillaires, Patients ayant subi ou devant subir une irradiation cervico-faciale, Pathologie et/ou thérapeutique intercurrente, Chirurgie alvéolaire à visée orthodontique, Traumatismes alvéolo-dentaires, Fracture isolée unifocale des bases maxillaires ou mandibulaires, Urgences chirurgicales Orales, Communications bucco-sinusiennes (CBS) et bucco-nasales (CBN), Chirurgie implantaire et pré implantaire (prélèvement osseux intra-buccal), Chirurgie pré-prothétique (tissus mous et durs). Stages à réaliser dans d'autres spécialités : aucun. Critères d'agrément des stages de niveau II dans la spécialité : La commission d'agrément prend en compte : - les stages spécialisés (Avulsions, Chirurgie du péri-apex et des kystes des maxillaires, Patients ayant subi ou devant subir une irradiation cervico-faciale, Pathologies et/ou thérapeutique intercurrente, Chirurgie alvéolaire à visée orthodontique, Traumatismes alvéolo-dentaires, Fracture isolée unifocale des bases maxillaires ou mandibulaires, Urgences chirurgicales Orales, Communications bucco-sinusiennes (CBS) et bucco-nasales (CBN), Chirurgie implantaire et pré implantaire (prélèvement osseux intra-buccal), Chirurgie pré-prothétique (tissus mous et durs) sont définis par un nombre d'actes traceurs accessible sur la plateforme numérique du collège de la spécialité ; - le niveau d'encadrement qui doit permettre d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase et la préparation de la thèse d'exercice. 3.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - contrôle continu ; - auto-évaluation par la plateforme numérique d'e-learning ; - activité en centre de simulation) ; - examen national pour les connaissances complémentaires niveau II : un examen écrit national portant sur le programme et/ou par un contrôle continu, par un jury est composé d'enseignants titulaires des sous-sections 55-03 et 57-02 du Conseil national des universités pour les disciplines de santé à part égales. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des actes réalisés, activité en centre de simulation, présentation de cas cliniques ; - entretien annuel entre l'étudiant et le coordonnateur interrégional. 3.6. Modalités de validation de la phase : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - validation du parcours de l'étudiant ; - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre des interventions que l'étudiant doit avoir réalisées, exercices de simulation, formulaires d'évaluation) ; - validation des unités d'enseignements complémentaires en odontologie et en médecine ; - soutenance de la thèse d'exercice pour les étudiants en troisième cycle des études de médecine et d'odontologie et les internes des hôpitaux des armées. 4. Phase de consolidation 4.1. Durée : 2 semestres. 4.2. Enseignements hors stages en lien avec la préparation à l'exercice professionnel (gestion de cabinet…) : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie. Nature des enseignements : En application de l'article 4 de l'annexe II de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires ; - auto-apprentissage permettant à l'étudiant de s'inscrire dans une dynamique d'actualisation des compétences (accréditation, développement professionnel continu [DPC]). Connaissances et compétences à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 3 de l'annexe II de l'arrêté du 18 octobre 2017. Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité. 4.3. Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 3 de l'annexe II de l'arrêté du 18 octobre 2017. Elles permettent à l'étudiant d'acquérir une autonomie dans toutes les composantes du métier (prise en charge médico-chirurgicale des patients, maîtrise des actes techniques, travail en équipe uni et pluridisciplinaire, réalisation des tâches administratives, auto-évaluation) et de contribuer à l'amélioration de la prise en charge territoriale des pathologies couvertes par la spécialité (notions de seuils d'activité, activité de recours). Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : assurer une consultation de patients de la spécialité, une consultation d'annonce, une garde d'urgence, la prise en charge clinique d'un secteur d'hospitalisation ; diagnostiquer et traiter les pathologies de la spécialité qui ne relèvent pas des maladies rares ou de centres de référence ; anticiper et traiter les complications postopératoires ; connaître le coût des ressources utilisées, l'organisation et la règlementation de l'exercice professionnel. B. - Techniques, notamment : maîtriser l'utilisation des dispositifs médicaux de la spécialité ; effectuer dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes ou qui relèvent d'une urgence. Maîtriser totalement le plan de traitement et la réalisation technique d'une réhabilitation orale sur les plans implantaire, pré-implantaire, pré-prothétique, alvéolaire à visée orthodontique. C. - Comportementales : proposer une médecine personnalisée ; proposer une solution et savoir l'évaluer devant une situation inhabituelle ; gérer un conflit ; prévenir les risques et identifier les causes systémiques d'un événement indésirable ; travailler en équipe / assurer un leadership en situation de crise ; participer à une démarche d'autoévaluation / accréditation / formation médicale continue ; formuler la question d'un sujet de recherche, identifier les objectifs primaires et secondaires et la méthodologie pour y répondre ; réaliser un enseignement théorique et pratique, une analyse critique de la littérature, une réunion de morbi-mortalité. 4.4. Stages : Nombre et durée des stages de niveau III : Deux stages dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie orale ou deux stages d'un semestre lorsque l'acquisition par l'étudiant des compétences de la spécialité le justifie, l'un dans un lieu agréé à titre principal en chirurgie orale et l'autre dans un lieu agréé à titre principal ou complémentaire en chirurgie orale. Critères d'agrément des stages de niveau III : En sus des dispositions de l'article 10 du décret du 10 août 2011 relatif à la commission d'interrégion du troisième cycle long des études odontologiques et aux modalités d'agrément des stages, la commission d'interrégion, la commission d'interrégion prend en compte le niveau d'encadrement qui doit permettre d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase. 4.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - validation de l'enseignement théorique (e-learning, e-évaluation) ; - validation des exercices de simulation ; - validation des UE de la spécialité par un examen oral interrégional : la présentation de cas cliniques traités par l'étudiant ;un exposé sur un sujet parmi les thèmes proposés par l'enseignant coordonnateur. Le jury est composé d'enseignants titulaires des sous-sections 55-03 et 57-02 du conseil national des universités pour les disciplines médicales, odontologiques à part égales. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des interventions réalisées ; - entretien annuel avec le coordonnateur interrégional. Certification européenne : La certification européenne est encouragée. 4.6. Modalités de validation de la phase de consolidation : Conformément à l'article 32 de l'arrêté du 18 octobre 2017 : - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre prédéfini des interventions que l'étudiant doit avoir réalisé, exercices de simulation, formulaires d'évaluation) ; - validation des unités d'enseignements de la spécialité par un examen oral interrégional - Présentation d'un mémoire sous la forme de la publication (ou acceptation) d'un article dans une revue référencée. Article Annexe II - I. Maquette 3 DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE 1. Organisation générale 1.1. Objectifs généraux de la formation : Former un spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique. 1.2. Durée totale du DES : 12 semestres dont au moins 8 dans la spécialité (dont au moins 5 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire tel que défini à l'article 1er du présent arrêté) et au moins 3 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire. 1.3. Intitulé des options proposées au sein du DES : Néant. 1.4 Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) indicatives : Dans le cadre de son projet professionnel, et en regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut candidater à une formation spécialisée transversale (FST), notamment : - chirurgie de la main ; - chirurgie en situation de guerre ou de catastrophe ; - médecine du sport. 2. Phase socle 2.1. Durée : 2 semestres. 2.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning (enseignement en autonomie) ; - exercices de simulations, techniques et comportementales (enseignement supervisé) ; - séminaires régionaux et nationaux (enseignements transversaux et mise en application des connaissances). Connaissances de base dans la spécialité à acquérir : Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et en particulier axées sur : - l'anatomie radiologique approfondie et chirurgicale ; - la biomécanique ; - les biomatériaux et dispositifs médicaux implantables ; - la gestion des principales urgences et complications post-opératoires. Connaissances transversales à acquérir : Elles sont listées dans l'article 2 du présent arrêté. et sont en particulier axées sur : - la qualité et la sécurité des soins, la règlementation concernant les actes invasifs, les règles de fonctionnement d'un bloc opératoire, la radioprotection ; - l'information au patient ; - la pertinence des prescriptions ; - les règles et l'évaluation d'un essai clinique ; - la prévention et le traitement des complications postopératoires d'un opéré ; - la réhabilitation et les soins palliatifs ; - la représentation et la réalité du métier de chirurgien ; - la gestion du stress ; - la formation complémentaire à la langue anglaise. 2.3. Compétences à acquérir : Compétences génériques et transversales à acquérir : Outre les compétences à approfondir issues du deuxième cycle et celles listées à l'article 12 du présent arrêté, elles sont principalement : A. - Techniques et notamment : - prendre en charge les principales urgences des autres spécialités chirurgicales ; - maîtriser les gestes chirurgicaux de base (incision, parage, suture, principes de dissection, maniements des principaux instruments chirurgicaux génériques), le drainage du site opératoire, l'occlusion et la gestion des cicatrices ; - plastique : parer et suturer une plaie de la face, réaliser une greffe de peau mince, traiter les dermo-hypodermites non nécrosantes (cellulite et abcès) et nécrosantes (fasciites et gangrène gazeuse), prendre en charge une morsure animale ; - vasculaire : prendre en charge une plaie vasculaire des membres, une ischémie des membres ; - urologie : mettre en place un cathéter suspubien et prendre en charge dans les 12 premières heures les infections urinaires associées aux soins ; - viscérale et digestive : mettre en place une sonde gastrique, évacuer un fécalome. B. - Comportementales et notamment : - communiquer avec des patients difficiles ; - mener à leur terme et rendre compte des tâches qui lui ont été demandées ; - utiliser les ressources humaines, organisationnelles et pédagogiques permettant d'améliorer la prise en charge des patients ; comprendre comment les erreurs ou les événements indésirables surviennent et présenter ou participer à l'élaboration d'une réunion de morbi-mortalité. Compétences spécifiques à la spécialité à acquérir : Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont notamment : A. - Cliniques et notamment : - reconnaître et décrire l'état clinique global d'un patient ; - comprendre et organiser la prise en charge notamment des principales urgences et complication post-opératoires de la spécialité. B. - Techniques et notamment : - avoir validé au laboratoire les principales voies d'abord des membres sur sujets anatomiques et l'interventionnel simple en simulation sur maquettes ou numérique (arthroscopie) ; - installer un patient sur table opératoire ; - avoir vu et éventuellement réalisé " aidé " tout ou partie d'interventions urgentes (non hyperspécialisées) de traumatologie et d'interventions simples d'orthopédie. C. - Comportementales et notamment : - identifier les responsabilités individuelles ; - s'adapter à une situation concrète ; - identifier un conflit ; - avoir des notions sur le métier de chirurgien et ses conséquences (risque, responsabilité, fatigue, stress…). 2.4. Stages : Stages à réaliser : - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie orthopédique et traumatologique ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal soit dans la spécialité soit dans l'une des autres spécialités de la discipline chirurgicale et, à titre complémentaire, en chirurgie orthopédique et traumatologique. L'un de ces stages est accompli dans un lieu avec encadrement universitaire. Critères d'agrément des stages de niveau 1 dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le recrutement de patients couvrant toutes les pathologies courantes et de toutes les urgences de la spécialité ; - les critères d'encadrement du CNU de la spécialité (2 membres formateurs certifiés par le Collège français de la spécialité) ; - la présence d'un encadrement permettant l'accès immédiat à la simulation, la mise en application de la formation hors-stage (diagnostiques, prescriptions d'examens complémentaires et de médicaments, gestes techniques), une supervision directe des prescriptions et l'initiation à la recherche. 2.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - connaissances théoriques : autoévaluation à l'aide des questions des cours mis en ligne sur la plateforme d'enseignement à distance de la spécialité (e-évaluation) ; - connaissances pratiques : En stage : portefeuille numérique, saisi par l'étudiant et certifié par le maître de stage, contenant les actes opératoires auquel l'étudiant a participé ou qu'il a réalisés. Hors stage : portefeuille numérique, saisi par l'étudiant et certifié par le coordonnateur local, de l'activité réalisée en centres de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par un formulaire standardisé couvrant 5 domaines (professionnalisme, autonomie et responsabilité, agilité et adaptation psychomotrice, connaissances cliniques et leurs mises en œuvre, implication dans les activités académiques) et une conclusion permettant d'orienter le contrat de formation ; - analyse du portefeuille numérique des interventions réalisées ; - utilisation des connaissances : présentation de cas cliniques lors de séminaires régionaux ou interrégionaux ; - entretien individuel entre l'étudiant, le coordonnateur local et éventuellement un praticien d'une autre discipline sur la capacité à poursuivre un cursus chirurgical dans ou hors de la spécialité. 2.6. Modalités de validation de la phase et de mise en place du plan de formation : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des stages, des connaissances et des compétences ; - analyse de l'entretien individuel mentionné ci-dessus ; - entretien avec la commission locale de coordination de la spécialité permettant l'organisation de la phase d'approfondissement en particulier en termes de stages et de préparation de la thèse d'exercice. 3. Phase d'approfondissement 3.1. Durée : 6 semestres. 3.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires nationaux ou régionaux ; - participation à au moins un congrès annuel de la spécialité. Connaissances à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les connaissances théoriques et pratiques spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité, en particulier : - la prise en charge des urgences ainsi que des pathologies électives bénignes et cancéreuses courantes de la spécialité ; - les dialogues et coopérations chirurgien/ anesthésiste/anatomopathologiste/infectiologue/radiologue ; - le fonctionnement des institutions et les parcours des patients ; - l'utilisation des dispositifs médicaux de la spécialité comme les générateurs et l'optimisation des doses de rayon X, les endoscopes et les sources de lumière froide, les appareils d'échographie peropératoire, les bistouris électriques ainsi que les appareils de thermofusion ou à énergies avancées. 3.3. Compétences : Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : prendre en charge les pathologies courantes, urgentes ou non urgentes ainsi que les complications des pathologies courantes ; comprendre les enjeux de santé publique et identifier les patients à risque ; évaluer les bénéfices et risques des procédures diagnostiques et thérapeutiques et les exposer aux patients. B. - Techniques : utiliser les dispositifs médicaux de la spécialité ; effectuer sous supervision et dans leur totalité, les interventions les plus courantes de la spécialité et une partie des interventions qui doivent être maîtrisées au cours de la phase de consolidation. C. - Comportementales : transmettre et recevoir des informations dans le cadre de la continuité des soins ; présenter les résultats d'un travail de recherche ; connaître les conséquences personnelles du stress et les moyens de s'en prémunir ;porter un jugement critique sur ses connaissances, ses compétences, ses pratiques et assumer des responsabilités ; reconnaître et déclarer un événement indésirable, comprendre l'intérêt d'identifier des défaillances structurelles et organisationnelles, faire des propositions de changement d'organisation. 3.4. Stages : Stages à réaliser : - 3 stages dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie orthopédique et traumatologique ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie pédiatrique et agréé à titre complémentaire en chirurgie orthopédique et traumatologique ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie vasculaire ou neurochirurgie ou chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique et agréé à titre complémentaire en chirurgie orthopédique et traumatologique ; - 1 stage libre. Il est recommandé qu'au moins l'un de ces stages soit accompli en dehors de la subdivision de rattachement. Critères d'agrément : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine la commission d'agrément prend en compte : - le recrutement de patients couvrant toutes les pathologies courantes et de toutes les urgences de la spécialité ; - les critères d'encadrement du CNU de la spécialité (2 membres formateurs certifiés par le Collège français de la spécialité) ; - la présence d'un encadrement permettant d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase et la préparation de la thèse d'exercice. 3.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - contrôle continu ; - auto-évaluation sur la plateforme numérique d'e-learning ; - activité en centre de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des actes réalisés, y compris l'activité en centre de simulation ; - présentation de cas cliniques ; - entretien annuel entre l'étudiant et le coordonnateur local. 3.6. Modalités de validation de la phase : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation du parcours de l'étudiant ; - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre des interventions que l'étudiant doit avoir réalisées, exercices de simulation, formulaires d'évaluation) ; - validation des connaissances théoriques par questions à choix multiples. 4. Phase de consolidation 4.1. Durée : 2 ans. 4.2. Enseignements hors stages en lien avec la préparation à l'exercice professionnel (gestion de cabinet…) : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie. Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires ; - auto-apprentissage permettant à l'étudiant de s'inscrire dans une dynamique d'actualisation des compétences (accréditation, développement professionnel continu [DPC]). Connaissances et compétences à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité. 4.3. Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Elles permettent à l'étudiant d'acquérir une autonomie dans toutes les composantes du métier (prise en charge médico-chirurgicale des patients, maîtrise des actes techniques, travail en équipe uni et pluridisciplinaire, réalisation des tâches administratives, auto-évaluation) et de contribuer à l'amélioration de la prise en charge territoriale des pathologies couvertes par la spécialité (notions de seuils d'activité, activité de recours). Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques et notamment : assurer une consultation de patients de la spécialité, une garde d'urgence y compris le triage en cas d'afflux massif de blessés et la prise en charge des traumatismes par armes de guerre, la prise en charge clinique d'un secteur d'hospitalisation ; anticiper et traiter les complications postopératoires. B. - Techniques. C. - Comportementales et notamment : proposer une solution et savoir l'évaluer devant une situation inhabituelle ; assurer un leadership en situation de crise ; animer une réunion de concertation pluridisciplinaire d'oncologie et organiser des circuits de recours ; participer à une démarche d'autoévaluation / accréditation / développement professionnel continu ; réaliser un enseignement théorique et pratique. 4.4. Nombre et durée des stages : 2 stages d'une durée de 1 an, accomplis soit : - dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie orthopédique et traumatologique ; - sous la forme d'un stage couplé dans des lieux hospitaliers agréés à titre principal en chirurgie orthopédique et traumatologique. L'un des deux stages mentionnés au premier alinéa peut être remplacé par un stage libre d'une durée de 1 an à titre exceptionnel pour répondre au projet professionnel de l'étudiant et après accord du coordonnateur local. L'un de ces stages est accompli dans un lieu avec encadrement universitaire. Critères d'agrément des stages : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine la commission d'agrément prend en compte : - le recrutement de toutes les pathologies courantes et de toutes les urgences de la spécialité ; - les critères d'encadrement du CNU de la spécialité (2 membres formateurs certifiés par le Collège français de la spécialité) ; - Le niveau d'encadrement permettant d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase. 4.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation de l'enseignement théorique (e-learning, e-évaluation) ; - validation des exercices de simulation (livret de simulation). Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des interventions réalisées ; - entretien annuel avec le coordonnateur local. Certification européenne : La certification européenne est encouragée (EBOT: European Board of Orthopaedy Traumatology). 4.6. Modalités de validation de la phase de consolidation : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, portfolio numérique, exercices de simulation, formulaires d'évaluation). Le nombre de chaque intervention que l'étudiant doit avoir réalisées au terme de son cursus figure sur la plateforme numérique du collège de la spécialité ; - entretien avec la commission locale de coordination de la spécialité ; - acceptation ou publication d'un article dans une revue à comité de lecture ; - examen final national sur dossiers cliniques dont les critères sont dérivés des normes docimologiques européennes de la spécialité (EBOT). Article Annexe II - I. Maquette 4 DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES EN CHIRURGIE PÉDIATRIQUE 1. Organisation générale 1.1. Objectifs généraux de la formation : Former un spécialiste de premier et de second recours en chirurgie pédiatrique. 1.2. Durée totale du DES : 12 semestres dont : - au moins 8 dans la spécialité ; - au moins 6 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire tel que défini à l'article 1er du présent arrêté ; - au moins 2 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire. 1.3. Intitulé des options précoces proposées au sein du DES : - chirurgie viscérale pédiatrique ; - orthopédie pédiatrique. 1.4. Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) indicatives : Dans le cadre de son projet professionnel, et au regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut candidater à une formation spécialisée transversale (FST). 2. Phase socle 2.1. Durée : 2 semestres. 2.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices de simulations techniques et comportementales ; - séminaires nationaux ou régionaux. Connaissances de base dans la spécialité à acquérir : Les connaissances théoriques et pratiques spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont en particulier axées sur les urgences non traumatiques et la traumatologie générale. Connaissances transversales à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 2 du présent arrêté et sont en particulier axées sur : - les urgences chirurgicales des autres spécialités ; - l'anesthésie-réanimation périopératoire pédiatrique ; - les bases de la pédiatrie médicale, de l'imagerie et de la communication. 2.3. Compétences à acquérir Compétences génériques et transversales à acquérir : Elles sont listées dans l'article 2 du présent arrêté. Compétences spécifiques à la spécialité à acquérir : Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité. Elles sont d'ordre clinique, technique, transversal et comportemental : A. - Cliniques : faire une présentation concise et précise de l'état clinique global d'un patient en situation de crise ; organiser la prise en charge des urgences chirurgicales ; prendre en charge les urgences habituelles de la spécialité; prendre en charge les complications simples d'un patient opéré. B. - Techniques : maîtriser les gestes chirurgicaux de base (parage, suture, anesthésie locale, sondage urinaire, drainage thoracique, pose de garrot…) ; comprendre le fonctionnement des dispositifs médicaux utilisés en chirurgie. En chirurgie pédiatrique : - viscérale : réduction d'une hernie inguinale par taxis ; Drainage thoracique chez l'enfant ; Exploration chirurgicale d'une bourse aigue ; - orthopédique : réaliser les immobilisations courantes et les tractions chez l'enfant ; Installation d'un polytraumatisé pédiatrique. C. - Comportementales : identifier les responsabilités individuelles et communiquer au sein d'une équipe ; gérer son temps et hiérarchiser les urgences ; s'adapter à une situation concrète ; identifier un conflit ; avoir des notions sur le métier de chirurgien et ses conséquences (risque, responsabilité, fatigue, stress…). 2.4 Stages : Stages à réaliser : - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie pédiatrique et ayant en activité correspondant à l'option vers laquelle l'étudiant envisage de s'orienter ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal dans une autre spécialité de la discipline chirurgicale et agréé à titre complémentaire en chirurgie pédiatrique. Critères d'agrément des stages de niveau I dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le ratio activité/encadrement ainsi que les capacités d'enseignement et d'initiation à une activité scientifique sur site ; - le fait que le responsable du lieu de stage est un ancien chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux, titulaire de la qualification ou du DESC de chirurgie Infantile et membre titulaire ou associé du Collège national hospitalier et universitaire de chirurgie pédiatrique ; - le fait que le lieu de stage comporte au moins deux chirurgiens pédiatres qualifiés ; - la fréquence et la gravité des pathologies prises en charge ; - l'organisation de réunions au minimum hebdomadaires de discussion de dossiers ; - un programme d'enseignement théorique diffusé en début de stage ; - l'organisation de réunions périodiques de morbidité-mortalité. 2.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - connaissances théoriques : autoévaluation, certifiée par le coordonnateur local à l'aide des questions qui suivent les cours mis en ligne sur la plateforme numérique (e-enseignement et e-évaluation) ; - connaissances pratiques : En stage : portefeuille numérique saisi par l'étudiant et certifié par le maître de stage, contenant les actes opératoires auquel l'étudiant a participé ou qu'il a réalisés. Hors stage : bilan, certifié par le coordonnateur local, de l'activité réalisée en centres de simulation. Utilisation des connaissances : présentation de cas cliniques lors de séminaires régionaux ou interrégionaux. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par un formulaire standardisé ; - évaluation de l'acquisition des gestes techniques de base ; - portfolio avec relevé des actes réalisés ; - entretien individuel entre l'étudiant, le coordonnateur local et un praticien d'une autre discipline permettant de s'assurer de sa capacité à poursuivre un cursus chirurgical. 2.6. Modalités de validation de la phase et de mise en place du plan de formation : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des stages, des connaissances et des compétences ; - analyse de l'entretien individuel mentionné ci-dessus ; - entretien avec la commission locale ou régionale de coordination de la spécialité permettant l'organisation de la phase d'approfondissement en particulier en termes de stages. 3. Phase d'approfondissement 3.1. Durée : 6 semestres. 3.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - séminaires interrégionaux de simulation ; - séminaires nationaux d'enseignement ; - participation à un congrès annuel de la spécialité. Connaissances à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les connaissances théoriques et pratiques spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité, en particulier : (

  1. i)quelle que soit l'option précoce : - la vie embryonnaire et fœtale ; - la croissance et le développement ; - l'oncologie pédiatrique ; - le handicap ; - l'imagerie et l'électrophysiologie ; - les voies d'abord et la réanimation ; - la chirurgie ambulatoire ; - la chirurgie plastique ; - les plaintes et les réclamations en chirurgie pédiatrique ; (
  2. ii)pour l'option précoce chirurgie viscérale : - les traumatismes viscéraux ; - les pathologies de la tête et du cou, du thorax, de la paroi abdominale, du tube digestif et des organes pleins, de l'appareil urogénital ; (iii) pour l'option précoce chirurgie orthopédique : - les sciences fondamentales des tissus, la croissance, les biomatériaux, la marche ; - les fractures et les plaies des membres ; - les paralysies obstétricales ; - la pathologie orthopédique générale, bénigne et tumorale ; - les pathologies du membre supérieur, du membre inférieur et du rachis. 3.3. Compétences : Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont en particulier axées sur les domaines cliniques, techniques, comportementaux : - utiliser les dispositifs médicaux de la spécialité ; - identifier et traiter une complication peropératoire ; - effectuer dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes et une partie des interventions qui doivent être maîtrisées au cours de la phase de consolidation. 3.4. Stages : - 2 stages dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie pédiatrique et bénéficiant d'un agrément fonctionnel pour l'option choisie par l'étudiant ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie pédiatrique et bénéficiant d'un agrément fonctionnel pour l'option non choisie par l'étudiant ; - 1 stage libre. Option chirurgie viscérale pédiatrique : - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie viscérale et digestive et à titre complémentaire en chirurgie pédiatrique ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en urologie et à titre complémentaire en chirurgie pédiatrique. Lorsque l'un des stages mentionnés au deux précédents alinéas est accompli au cours de la phase socle, il est remplacé par un stage libre. Option orthopédie pédiatrique : - 2 stages dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie orthopédique et traumatologique. Lorsque l'un des stages mentionnés à l'alinéa précédent est accompli au cours de la phase socle, il est remplacé par un stage libre. Critères d'agrément des stages de niveau II dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le ratio activité/encadrement ainsi que les capacités d'enseignement et d'initiation à une activité scientifique sur site ; - le fait que le responsable du lieu de stage est un ancien chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux, titulaire de la qualification ou du DESC de chirurgie Infantile et membre titulaire ou associé du Collège national hospitalier et universitaire de chirurgie pédiatrique ; - le fait que le lieu de stage comporte au moins deux chirurgiens pédiatres qualifiés ; - la fréquence et la gravité des pathologies prises en charge ; - l'organisation de réunions au minimum hebdomadaires de discussion de dossiers ; - un programme d'enseignement théorique diffusé en début de stage ; - l'organisation de réunions périodiques de morbidité-mortalité. 3.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - contrôle continu ; - auto-évaluation sur la plateforme numérique d'e-learning ; - activité en centre de simulation ; - présentation de cas cliniques. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - portefeuille numérique des actes réalisés, activité en centre de simulation ; - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre des interventions que l'étudiant doit avoir réalisées, exercices de simulation, formulaires d'évaluation) ; - entretien annuel entre l'étudiant et le coordonnateur local ou le référent du DES de chirurgie pédiatrique, dont un compte rendu sera rédigé, archivé et transmis à l'étudiant et au coordonnateur local le cas échéant. 3.6. Modalités de validation de la phase : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - contrôle continu des connaissances et des compétences ; - validation du parcours de l'étudiant ; - validation d'un examen informatisé sur la plateforme numérique du collège de la spécialité. 4. Phase de consolidation 4.1. Durée : 2 ans. 4.2. Enseignements hors stages : en lien avec la préparation à l'exercice professionnel (gestion de cabinet…) Volume horaire : : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie. Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - séminaires interrégionaux de simulation ; - séminaires nationaux d'enseignement ; - participation à un congrès annuel de la spécialité. 4.3. Connaissances et compétences à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité. 4.4. Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Elles permettent à l'étudiant d'acquérir une autonomie dans toutes les composantes du métier (prise en charge médico-chirurgicale des patients, maîtrise des actes techniques, travail en équipe uni et pluridisciplinaire, réalisation des tâches administratives, auto-évaluation) et de contribuer à l'amélioration de la prise en charge territoriale des pathologies couvertes par la spécialité (notions de seuils d'activité, activité de recours). Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : assurer une consultation de patients de la spécialité, une consultation d'annonce, une garde d'urgence ou une astreinte de la spécialité, la prise en charge clinique d'un secteur d'hospitalisation ; diagnostiquer et traiter les pathologies de la spécialité qui ne relèvent pas des maladies rares ou de centres de référence ; anticiper et traiter les complications postopératoires ; connaître le coût des ressources utilisées, l'organisation et la règlementation de l'exercice professionnel. B. - Techniques : maîtriser l'utilisation des dispositifs médicaux de la spécialité ; effectuer dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes ou qui relèvent d'une urgence vitale. C. - Comportementales : proposer une médecine personnalisée ; proposer une solution et savoir l'évaluer devant une situation inhabituelle ; gérer un conflit ; prévenir les risques et identifier les causes systémiques d'un événement indésirable ; travailler en équipe / assurer un leadership en situation de crise ; participer à une démarche d'autoévaluation / accréditation / formation médicale continue ; formuler la question d'un sujet de recherche, identifier les objectifs primaires et secondaires et la méthodologie pour y répondre ; réaliser un enseignement théorique et pratique, une analyse critique de la littérature, une réunion de morbi-mortalité. 4.5. Stages : Nombre et durée des stages de niveau III : 2 stages de un an, accomplis soit : - en lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie pédiatrique et bénéficiant d'un agrément fonctionnel pour l'option choisie par l'étudiant ; - sous la forme d'un stage couplé dans deux lieux hospitaliers agréés à titre principal en chirurgie pédiatrique et ayant en activité correspondant à l'option choisie par l'étudiant. Le deuxième stage peut également être accompli sous la forme d'un stage mixte dans deux lieux agréés à titre principal en chirurgie pédiatrique et ayant en activité correspondant à l'option choisie par l'étudiant. Critères d'agrément des stages de niveau III : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le ratio activité/encadrement ainsi que les capacités d'enseignement et d'initiation à une activité scientifique sur site ; - le fait que le responsable du lieu de stage est un ancien chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux, titulaire de la qualification ou du DESC de chirurgie Infantile, et membre titulaire ou associé du Collège national hospitalier et universitaire de chirurgie pédiatrique ; - le fait que le lieu de stage comporte au moins deux chirurgiens pédiatres qualifiés ; - la fréquence et la gravité des pathologies prises en charge ; - l'organisation de réunions au minimum hebdomadaires de discussion de dossiers ; - un programme d'enseignement théorique diffusé en début de stage ; - l'organisation de réunions périodiques de morbidité-mortalité. 4.6. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation de l'enseignement théorique (e-learning, e-évaluation) ; - validation des exercices de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des interventions réalisées ; - entretien annuel avec le coordonnateur local. Obtention d'une certification européenne : La certification européenne est encouragée. 4.7. Modalités de validation de la phase : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - épreuve régionale organisée annuellement. Le coordonnateur régional organise l'épreuve et réunit le jury constitué du coordonnateur régional, des coordonnateurs locaux de l'option. L'épreuve régionale comporte : - une épreuve de dossiers : deux dossiers cliniques sont soumis au candidat : l'un d'orthopédie-traumatologie infantile, l'autre de chirurgie viscérale infantile. Le dossier le plus complexe correspond à l'option orthopédique ou viscérale de l'intéressé ; - présentation d'un mémoire original. Il peut s'agir d'un article soumis ou accepté de niveau national ou international, signé en premier ; - validation du portefeuille numérique y compris les interventions que l'étudiant doit avoir réalisées ; - titres, travaux et projet professionnel. Article Annexe II - I. Maquette 5 DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE CHIRURGIE PLASTIQUE, RECONSTRUCTRICE ET ESTHÉTIQUE 1. Organisation générale 1.1. Objectifs généraux de la formation : Former un spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. 1.2. Durée totale du DES : 12 semestres dont : - au moins 8 dans la spécialité ; - au moins 5 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire tel que défini à l'article 1er du présent arrêté ; - au moins 2 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire. 1.3. Intitulé des options proposées au sein du DES : Néant. 1.4. Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) indicatives : Dans le cadre de son projet professionnel, et au regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut candidater à une formation spécialisée transversale (FST), notamment : - chirurgie de la main. 2. Phase socle 2.1. Durée : 2 semestres. 2.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - enseignement en autonomie notamment par e-learning ; - exercices de simulations, techniques et comportementales (enseignement supervisé) ; - séminaires régionaux ou nationaux (enseignements transversaux et mise en application des connaissances). Connaissances de base dans la spécialité à acquérir : Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et en particulier axées sur : - l'anatomie chirurgicale ; - les notions de cicatrisation ; - la prise en charge des principales urgences ; - la gestion des principales complications postopératoires. Connaissances transversales à acquérir : Elles sont listées dans l'article 2 du présent arrêté et portent en particulier sur : - les spécificités de la chirurgie esthétique ; - la prévention et le traitement des complications postopératoires d'un opéré ; - la réhabilitation et la rééducation ; - la gestuelle de base au bloc opératoire- la représentation et la réalité du métier de chirurgien ; - la gestion du stress. 2.3. Compétences à acquérir : Compétences génériques et transversales à acquérir : Outre les compétences à approfondir issues du deuxième cycle et celles listées à l'article 2 du présent arrêté, elles sont principalement : A. - Techniques et notamment : - maîtrise des techniques de suture ; - techniques de greffe de peau ; - conduite de la cicatrisation. B. - Comportementales, et notamment : - communiquer avec des patients difficiles ou des familles difficiles ; - mener à leur terme et rendre compte des tâches qui lui ont été demandées ; - connaître les limites de sa compétence ; - utiliser les ressources humaines, organisationnelles et pédagogiques permettant d'améliorer la prise en charge des patients ; - comprendre comment les erreurs ou les événements indésirables surviennent. Compétences spécifiques à la spécialité à acquérir : Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont notamment : A. - Cliniques, et notamment : - prendre en charge les urgences habituelles de la spécialité (infections des parties molles, brûlures, plaies…) ; - prendre en charge les complications simples d'un patient opéré (hématome, reprise de lambeau, troubles de cicatrisation, infection, accidents thromboemboliques, épanchement…). B. - Techniques, et notamment : - réaliser une greffe de peau. C. - Comportementales, et notamment : - identifier les responsabilités individuelles ; - s'adapter à une situation concrète ; - identifier un conflit ; - avoir des notions sur le métier de chirurgien et ses conséquences (risque, responsabilité, fatigue, stress…). 2.4. Stages : Stages à réaliser : - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre complémentaire en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique et à titre principal en chirurgie viscérale et digestive ou en chirurgie pédiatrique ou en chirurgie vasculaire ou en urologie ou en chirurgie orthopédique et traumatologique ; L'un de ces stages est accompli dans un lieu avec encadrement universitaire. Critères d'agrément des stages de niveau I dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le recrutement de patients couvrant les pathologies les plus fréquentes de la spécialité, y compris les urgences ; - le niveau d'encadrement permettant la mise en application de la formation hors stage (diagnostics, prescriptions d'examens complémentaires et de médicaments, gestes techniques) et l'initiation à la recherche. 2.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - connaissances théoriques : autoévaluation à l'aide des questions qui suivent les cours mis en ligne sur la plateforme numérique (e-évaluation) ; - connaissances pratiques : En stage : portefeuille numérique, saisi par l'étudiant et certifié par le maitre de stage, contenant les actes opératoires auquel l'étudiant a participé ou qu'il a réalisés. Hors stage : bilan, certifié par le coordonnateur local, de l'activité réalisée en centres de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par un formulaire standardisé couvrant 5 domaines (professionnalisme, autonomie et responsabilité, agilité et adaptation psychomotrice, connaissances cliniques et leurs mises en œuvre, implication dans les activités académiques) et une conclusion permettant d'orienter le contrat de formation ; - utilisation des connaissances : présentation de cas cliniques lors de séminaires régionaux ou interrégionaux ; - entretien individuel entre l'étudiant le coordonnateur local, un praticien d'une autre discipline permettant de s'assurer de sa capacité à poursuivre un cursus chirurgical. 2.6. Modalités de validation de la phase et de mise en place du plan de formation : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des stages, des connaissances et des compétences ; - analyse de l'entretien individuel ; - entretien avec la commission locale permettant l'organisation de la phase d'approfondissement en particulier en termes de stages et préparation de la thèse d'exercice. 3. Phase d'approfondissement 3.1. Durée : 6 semestres. 3.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires nationaux ou régionaux ; - participation à au moins un congrès annuel de la spécialité. Connaissances à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les connaissances théoriques et pratiques spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité, en particulier : - la prise en charge des urgences ainsi que des pathologies électives bénignes et cancéreuses courantes de la spécialité ; - le dialogue anesthésiste-chirurgien ; la coopération chirurgien-anatomopathologiste ; - l'utilisation des dispositifs médicaux de la spécialité comme les implants mammaires, les prothèses d'expansion, les pansements, les substituts dermiques, les bistouris électriques. 3.3. Compétences : Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : identifier les patients à risque. B. - Techniques : utiliser les dispositifs médicaux de la spécialité ; - identifier et traiter une complication peropératoire ; - effectuer dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes comme : exérèse-greffe, plasties courantes des parties molles (Z, trident, lambeau de rotation..), excision de tissus nécrotiques et des brûlures profondes, lambeaux pédiculés, réduction mammaire, dermolipectomie abdominale, cure d'oreilles décollées, liposuccion, greffe de graisse autologue. C. - Comportementales 3.4. Stages : Stages à réaliser dans d'autres spécialités : - 3 stages dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ; - 2 stages dans un lieu hospitalier agréé à titre complémentaire en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique et à titre principal en oto-rhino-laryngologie-chirurgie cervico-faciale ou en chirurgie maxillo-faciale ou en chirurgie orthopédique et traumatologique ou en chirurgie vasculaire ou en chirurgie pédiatrique ou en chirurgie viscérale et digestive ou dans un lieu hospitalier agréé en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ayant une activité de sénologie ou de centre de brûlés ; - 1 stage libre. Critères d'agrément des stages de niveau II dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte la présence d'un encadrement permettant d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase et la préparation de la thèse d'exercice. 3.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - contrôle continu ; - auto-évaluation sur la plateforme numérique d'e-learning ; - activité en centre de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe en centre de simulation ; - portefeuille numérique des actes réalisés, activité en centre de simulation, présentation de cas cliniques ; - entretien annuel entre l'étudiant et le coordonnateur local. 3.6. Modalités de validation de la phase : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation du parcours de l'étudiant ; - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre d'intervention réalisées par l'étudiant, exercices de simulation, formulaires d'évaluation). 4. Phase de consolidation 4.1. Durée : 2 ans. 4.2. Enseignements hors stages en lien avec la préparation à l'exercice professionnel (gestion de cabinet…) : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie. Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires ; - auto-apprentissage permettant à l'étudiant de s'inscrire dans une dynamique d'actualisation des compétences (accréditation, développement professionnel continu [DPC]). Connaissances et compétences à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité. 4.3. Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Elles permettent à l'étudiant d'acquérir une autonomie dans toutes les composantes du métier (prise en charge médico-chirurgicale des patients, maîtrise des actes techniques, travail en équipe uni et pluridisciplinaire, réalisation des tâches administratives, auto-évaluation) et de contribuer à l'amélioration de la prise en charge territoriale des pathologies couvertes par la spécialité (notions de seuils d'activité, activité de recours). Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques, et notamment : assurer une consultation de patients de la spécialité, une consultation d'annonce, une garde ou astreinte d'urgence, la prise en charge clinique d'un secteur d'hospitalisation ;anticiper et traiter les complications postopératoires. B. - Techniques, et notamment : effectuer dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes comme lambeaux pédiculés, reconstruction mammaire, reconstruction faciale, expansion cutanée, rhinoplastie, chirurgie du rajeunissement, chirurgie de la silhouette, couverture des escarres, microchirurgie…) et éventuellement plus spécialisées comme lambeaux micro-chirurgicaux. C. - Comportementales et notamment : proposer une solution et savoir l'évaluer devant une situation inhabituelle assurer un leadership en situation de crise ; animer une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) d'oncologie et organiser des circuits de recours ; participer à une démarche d'autoévaluation / accréditation / formation médicale continue; réaliser un enseignement théorique et pratique. 4.4. Stages : Nombre et durée des stages de niveau III : - 2 stages d'une durée de 1 an dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. L'un de ces stages est accompli dans un lieu avec encadrement universitaire. L'un des deux stages mentionnés à l'alinéa précédent, peut être remplacé par un stage libre d'une durée de 1 an à titre exceptionnel pour répondre au projet professionnel de l'étudiant et après accord du coordonnateur local. Critères d'agrément des stages de niveau III : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte la présence d'un encadrement permettant d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase. 4.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation de l'enseignement théorique (e-learning, e-évaluation) ; - validation des exercices de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe en centre de simulation ; - portefeuille numérique des interventions réalisées ; - entretien annuel avec le coordonnateur local. Certification européenne : La certification européenne et l'obtention de l'examen du Board Européen de la spécialité sont recommandées. 4.6. Modalités de validation de la phase de consolidation : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre d'interventions réalisées par l'étudiant, exercices de simulation, formulaires d'évaluation) ; - entretien avec la commission locale de la spécialité ; - publication d'au moins un article dans une revue à comité de lecture (ou article soumis et accepté) ; - présentation et obtention de l'examen final national de la spécialité (étude du dossier, épreuve écrite incluant une question sur chacun des modules, épreuve orale d'analyse de cas clinique), en présence des coordonnateurs régionaux. Article Annexe II - I. Maquette 6 DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE CHIRURGIE THORACIQUE ET CARDIO-VASCULAIRE 1. Organisation générale 1.1. Objectifs généraux de la formation : Former un spécialiste en chirurgie thoracique et cardiovasculaire. 1.2. Durée totale du DES : 12 semestres dont : - au moins 8 dans la spécialité ; - au moins 8 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire tel que défini à l'article 1er du présent arrêté ; - au moins 1 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire. 1.3. Intitulé des options proposées au sein du DES : Néant. 1.4. Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) indicatives : Dans le cadre de son projet professionnel, et au regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut candidater à une formation spécialisée transversale (FST), notamment : - chirurgie en situation de guerre ou de catastrophe. 2. Phase socle 2.1. Durée : 2 semestres. 2.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning (enseignement en autonomie) ; - exercices de simulations, techniques et comportementales (enseignement supervisé) ; - séminaires régionaux (enseignements transversaux et mise en application des connaissances) et nationaux. Connaissances de base dans la spécialité à acquérir : Elles sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité, en particulier axées sur : - l'anatomie radiologique, échographique et chirurgicale ; - la prise en charge des principales urgences ; - la gestion des principales complications postopératoires. Connaissances transversales à acquérir : Elles sont listées dans l'article 2 du présent arrêté et sont en particulier axées sur : - la règlementation concernant les actes invasifs ; - les règles de fonctionnement d'un bloc opératoire ; - l'information au patient, la notion de bénéfice risque, la pertinence des prescriptions ; - les règles et l'évaluation d'un essai clinique ; - la prévention et le traitement des complications postopératoires d'un opéré ; - la réhabilitation et les soins palliatifs ; - la gestuelle de base au bloc opératoire et les dispositifs médicaux en chirurgie ; - la représentation et la réalité du métier de chirurgien, la gestion du stress. 2.3. Compétences à acquérir : Compétences génériques et transversales à acquérir : Outre les compétences à approfondir issues du deuxième cycle et celles listées à l'article 2 du présent arrêté, elles sont principalement : A. - Techniques et notamment : savoir prendre en charge les principales urgences des autres spécialités chirurgicales : - vasculaire : initier une prise en charge pour une plaie vasculaire ou une ischémie des membres ; - ORL : faire un tamponnement nasal pour épistaxis, faire une trachéotomie d'urgence, drainer un hématome cervical compressif ; - urologie : savoir mettre en place un cathéter suspubien et prendre en charge dans les 12 premières heures les infections urinaires associées aux soins, une crise de colique néphrétique, une rétention aigue d'urine ; - viscérale et digestive : savoir mettre en place une sonde gastrique, évacuer un fécalome, réaliser une colostomie. B. - Comportementales et notamment : - communiquer avec des patients difficiles ; - mener à leur terme et rendre compte des tâches qui lui ont été demandées ; - informer un patient et transmettre des connaissances à son entourage (étudiants de 2e cycle, personnel non médical…) ; - reconnaître et analyser les problèmes éthiques ; - connaître les limites de sa compétence ; - utiliser les ressources humaines, organisationnelles et pédagogiques permettant d'améliorer la prise en charge des patients ; - comprendre comment les erreurs ou les événements indésirables surviennent ; - présenter ou participer à l'élaboration d'une réunion de morbidité mortalité. Compétences spécifiques à la spécialité à acquérir : Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont notamment : A. - Cliniques et notamment : faire une présentation concise et précise de l'état clinique global d'un patient en situation de crise ; organiser la prise en charge des urgences chirurgicales ; reconnaître et initier la prise en charge des urgences habituelles de la spécialité; prendre en charge les complications simples d'un patient opéré. B. - Techniques et notamment : maîtriser les gestes chirurgicaux de base (parage, suture, anesthésie locale, sondage urinaire, drainage thoracique, pose de garrot…) ; comprendre le fonctionnement des dispositifs médicaux utilisés en chirurgie ; savoir ouvrir et fermer une thoracotomie et effectuer un temps au moins d'interventions qui doivent être maîtrisées au cours de la phase d'approfondissement. C. - Comportementales et notamment : - identifier les responsabilités individuelles et communiquer au sein d'une équipe ; - gérer son temps et hiérarchiser les urgences ; - s'adapter à une situation concrète ; savoir identifier un conflit ; - avoir des notions sur le métier de chirurgien et ses conséquences (risque, responsabilité, fatigue, stress…). 2.4. Stages : Stages à réaliser : - 1 stage dans un lieu hospitalier avec encadrement universitaire agréé à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal soit dans la spécialité soit dans l'une des autres spécialités de la discipline chirurgicale et à titre complémentaire en chirurgie thoracique et cardiovasculaire. Critères d'agrément des stages de niveau I dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - la fréquence et la gravité des pathologies prises en charge y compris les urgences ; - l'organisation pluridisciplinaire de leur prise en charge avec réunions de concertation et réunions de morbi-mortalité formalisées ; - la capacité d'encadrement (au moins deux chirurgiens de la spécialité) et d'initiation à la recherche. 2.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - connaissances théoriques : autoévaluation à l'aide des questions qui suivent les cours mis en ligne sur la plateforme numérique (e-évaluation) ; - connaissances pratiques : En stage : portefeuille numérique, saisi par l'étudiant et certifié par le maître de stage, contenant les actes opératoires auxquels l'étudiant a participé ou qu'il a réalisés. Hors stage : bilan, certifié par le coordonnateur local, de l'activité réalisée en centres de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par un formulaire standardisé couvrant 5 domaines (professionnalisme, autonomie et responsabilité, agilité et adaptation psychomotrice, connaissances cliniques et leurs mises en œuvre, implication dans les activités académiques) et une conclusion permettant d'orienter le contrat de formation ; - analyse du portefeuille numérique des actes réalisés ; - utilisation des connaissances : présentation de cas cliniques lors de séminaires régionaux ; - entretien individuel entre l'étudiant et le coordonnateur local avec participation de tout ou partie des membres des commissions de coordination locale et régionale à la demande de l'un ou de l'autre. 2.6. Modalités de validation de la phase et de mise en place du plan de formation : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des stages, des connaissances et des compétences ; - analyse de l'entretien individuel mentionné ci-dessus ; - entretien avec la commission locale de coordination de la spécialité permettant l'organisation de la phase d'approfondissement en particulier en termes de stages et de la préparation de la thèse d'exercice. 3. Phase d'approfondissement 3.1. Durée : 6 semestres. 3.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en autonomie et une demi-journée en supervision (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires nationaux ou régionaux ; - participation à au moins un congrès annuel de la spécialité. Connaissances à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les connaissances théoriques et pratiques spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et décomposée en modules dont certains sont nécessaires pour tous et d'autres optionnels selon le cursus de l'étudiant orienté vers une activité thoracique, vasculaire ou cardiaque (adulte ou congénital et pédiatrique). Ces connaissances spécifiques portent notamment sur l'utilisation des dispositifs médicaux (y compris les générateurs et l'optimisation des doses de rayon X, les endoscopes et les sources de lumière froide, les appareils d'échographie peropératoire, les bistouris électriques ainsi que les appareils de traitements anti-arythmiques …). 3.3. Compétences : Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 3 du présent arrêté. Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : diagnostiquer et prendre en charge les pathologies courantes ainsi que les complications postopératoires de la spécialité ; comprendre les enjeux de santé publique et identifier les patients à risque ; évaluer les bénéfices et risques des procédures diagnostiques et thérapeutiques de la spécialité ; organiser le parcours des patients et rédiger des comptes rendus opératoires et d'hospitalisation. B. - Techniques : utiliser les dispositifs médicaux de la spécialité ; identifier et traiter une complication peropératoire ; maîtriser au moins 10 des situations décrites comme correspondant à cette phase dans la plateforme numérique de la spécialité (par exemple : remplacement valvulaire aortique dans les situations techniques simples; patient porteur d'une tumeur d'un champ pulmonaire; patient porteur d'une artériopathie des membres inférieurs au stade de la claudication intermittente…/…). C. - Comportementales : transmettre et recevoir des informations dans le cadre de la continuité des soins ; présenter les résultats d'un travail de recherche ; connaître les conséquences personnelles du stress et les moyens de s'en prémunir ; porter un jugement critique sur ses connaissances, ses compétences, ses pratiques et assumer des responsabilités ; reconnaître et déclarer un événement indésirable, comprendre l'intérêt d'identifier des défaillances structurelles et organisationnelles, faire des propositions de changement d'organisation. 3.4. Stages : - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire, de préférence dans un lieu ayant une activité en chirurgie thoracique ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire, de préférence accompli dans un lieu ayant une activité en chirurgie cardiaque adulte ; - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire, de préférence accompli dans un lieu ayant une activité en chirurgie vasculaire. Les 3 stages mentionnés aux alinéas précédents ne sont pas tous accomplis dans le même lieu hospitalier. Il est recommandé qu'au moins l'un de ces trois stages soit accompli en dehors de la subdivision de rattachement. - 1 stage dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en médecine cardiovasculaire, en médecine vasculaire, en pneumologie, en anesthésie-réanimation, en médecine intensive-réanimation, en chirurgie vasculaire ou en radiologie et imagerie médicale et à titre complémentaire en chirurgie thoracique et cardiovasculaire ; - 2 stages libres accomplis en fonction du projet professionnel en accord avec le coordonnateur local. Si le projet professionnel de l'étudiant s'oriente vers la chirurgie cardiaque adulte, l'un des stages libres est remplacé par un stage accompli dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire ayant une activité en chirurgie cardiaque congénitale et pédiatrique. Il est recommandé qu'au moins l'un de ces trois stages soit accompli en dehors de la subdivision de rattachement. Critères d'agrément des stages de niveau II dans la spécialité : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le recrutement de patients couvrant les pathologies les plus fréquentes de la spécialité, y compris les urgences, dont la gestion est faite en équipe avec réunions de concertation formalisées, avec une activité supérieure à un seuil de 400 interventions majeures. Les réunions de morbi-mortalité doivent être formalisées et le lieu de stage doit participer aux bases de données de la spécialité ; - l'encadrement (présence d'au moins deux chirurgiens de la spécialité) doit permettre d'atteindre les objectifs pédagogiques de cette phase et la préparation de la thèse d'exercice. 3.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - contrôle continu (au cours des séminaires régionaux et nationaux) ; - auto-évaluation sur la plateforme numérique d'e-learning. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des actes réalisés, activité en centre de simulation, présentation de cas cliniques ; - validation par le maître de stage, sur le portefeuille numérique de l'étudiant, de la maîtrise des situations correspondant à cette phase décrites dans la plateforme numérique du collège de la spécialité ; - entretien individuel entre l'étudiant et le coordonnateur local, avec participation de tout ou partie des membres des commissions de coordination locale et régionale à la demande de l'un ou de l'autre. 3.6. Modalités de validation de la phase : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation du parcours de l'étudiant ; - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, nombre des interventions que l'étudiant doit avoir réalisées, exercices de simulation, formulaires d'évaluation). 4. Phase de consolidation 4.1. Durée : 2 ans. 4.2. Enseignements hors stages en lien avec la préparation à l'exercice professionnel (gestion de cabinet…) : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie. Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning ; - exercices en centres de simulation ; - séminaires ; - auto-apprentissage permettant à l'étudiant de s'inscrire dans une dynamique d'actualisation des compétences (accréditation, développement professionnel continu [DPC]). Connaissances et compétences à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité. 4.3. Compétences à acquérir : Les compétences génériques sont listées dans l'article 4 du présent arrêté. Elles permettent à l'étudiant d'acquérir une autonomie dans toutes les composantes du métier (prise en charge médico-chirurgicale des patients, maîtrise des actes techniques, travail en équipe uni et pluridisciplinaire, réalisation des tâches administratives, auto-évaluation) et de contribuer à l'amélioration de la prise en charge territoriale des pathologies couvertes par la spécialité (notions de seuils d'activité, activité de recours). Les compétences spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et sont : A. - Cliniques : assurer une consultation de patients de la spécialité, une consultation d'annonce, une garde d'urgence (y compris le triage en cas d'afflux massif de blessés et la prise en charge des traumatismes par armes de guerre pour ceux inscrit dans la FST) , la prise en charge clinique d'un secteur d'hospitalisation ; diagnostiquer et traiter les pathologies de la spécialité qui ne relèvent pas des maladies rares ou de centres de référence ; anticiper et traiter les complications postopératoires ; connaître le coût des ressources utilisées, l'organisation et la règlementation de l'exercice professionnel. B. - Techniques : maîtriser l'utilisation des dispositifs médicaux de la spécialité ; savoir effectuer en autonomie dans leur totalité les interventions de la spécialité les plus courantes et/ou qui relèvent d'une urgence vitale. Parmi toutes les situations décrites comme correspondant à cette phase sur la plateforme numérique de la spécialité, , l'étudiant devra être apte à faire face à au moins 10 (ex: Prise en charge d'un patient porteur d'une pathologie valvulaire aortique associée à une anomalie de l'aorte ascendante, Patient porteur d'une tumeur d'un champ pulmonaire y compris dans les situations complexes (patient fragile, tumeur T4, etc), Patient porteur d'un anévrysme de l'aorte thoracique descendante (chirurgie ouverte ou endoluminale)). C. - Comportementales : être à même de proposer une médecine personnalisée ; proposer une solution et savoir l'évaluer devant une situation inhabituelle ; savoir gérer un conflit ; savoir prévenir les risques et identifier les causes systémiques d'un événement indésirable ; travailler en équipe / assurer un leadership en situation de crise ; animer une réunion de concertation pluridisicplinaire d'oncologie et organiser des circuits de recours ; participer à une démarche d'autoévaluation / accréditation / formation médicale continue ; formuler la question d'un sujet de recherche, identifier les objectifs primaires et secondaires et la méthodologie pour y répondre ; réaliser un enseignement théorique et pratique, une analyse critique de la littérature, une réunion de morbi-mortalité. 4.4. Stages : Nombre et durée des stages de niveau III : 2 stages de un an accomplis soit : - dans un lieu hospitalier agréé à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire ; - sous la forme d'un stage couplé dans des lieux hospitaliers agréés à titre principal en chirurgie thoracique et cardiovasculaire. L'un de ces stages est accompli dans un lieu avec encadrement universitaire. Critères d'agrément des stages de niveau III : En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte : - le recrutement de patients couvrant les pathologies les plus fréquentes de la spécialité, y compris les urgences, dont la gestion est faite en équipe avec réunions de concertation formalisées, avec une activité supérieure à un seuil de 400 interventions majeures ; - une activité de recherche formalisée. 4.5. Evaluation : Modalités de l'évaluation des connaissances : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation de l'enseignement théorique (e-learning, e-évaluation) ; - validation des exercices de simulation. Modalités de l'évaluation des compétences : Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - évaluation, par le maître de stage, au terme de chacun des stages, par formulaire standardisé ; - évaluation, par le responsable du centre de simulation de l'apprentissage technique individuel et de l'apprentissage du travail en équipe ; - portefeuille numérique des interventions réalisées ; - validation par le maître de stage, sur le portefeuille numérique de l'étudiant, de la maîtrise des situations correspondant à cette phase décrites dans la plateforme numérique du collège de la spécialité ; - entretien individuel entre l'étudiant et le coordonnateur local, avec participation de tout ou partie des membres des commissions de coordination locale et régionale à la demande de l'un ou de l'autre. Certification européenne : La certification européenne est encouragée. 4.6. Modalités de validation de la phase de consolidation : Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine : - validation des objectifs pédagogiques de connaissances et de compétences (e-learning, portfolio numérique, exercices de simulation, formulaires d'évaluation). Le nombre de chaque intervention que l'étudiant doit avoir réalisé au terme de son cursus figure sur la plateforme numérique du collège de la spécialité ; - entretien avec la commission locale ou régionale de coordination de la spécialité ; - soumission d'au moins un article dans une revue à comité de lecture et présentation orale d'un travail de recherche. Article Annexe II - I. Maquette 7 Conformément au I de l’article 8 de l’arrêté du 3 mars 2022 (NOR : SSAH2200243A), ces dispositions sont applicables à compter de la rentrée universitaire 2022. Article Annexe II - I. Maquette 8 DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE CHIRURGIE VISCÉRALE ET DIGESTIVE 1. Organisation générale 1.1. Objectifs généraux de la formation : Former un spécialiste en chirurgie viscérale et digestive. 1.2. Durée totale du DES : 12 semestres dont au moins 8 dans la spécialité (dont au moins 5 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire tel que défini à l'article 1er du présent arrêté) et au moins 3 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire. 1.3. Intitulé des options proposées au sein du DES : Endoscopie chirurgicale. 1.4. Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) indicatives : Dans le cadre de son projet professionnel, et au regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut être conduit à candidater à une formation spécialisée transversale (FST), notamment : - chirurgie en situation de guerre ou de catastrophe ; - nutrition appliquée. 2. Phase socle 2.1. Durée : 2 semestres. 2.2. Enseignements hors stages : Volume horaire : 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique). Nature des enseignements : En application de l'article 5 du présent arrêté : - e-learning (enseignement en autonomie) ; - exercices de simulations techniques et comportementales (enseignement supervisé) ; - séminaires régionaux (enseignements transversaux et mise en application des connaissances). Connaissances de base dans la spécialité à acquérir : Les connaissances spécifiques sont détaillées dans la plateforme numérique du collège de la spécialité et en particulier axées sur : - l'anatomie radiologique et chirurgicale ; - la prise en charge des principales urgences ; - la gestion des principales complications postopératoires. Connaissances transversales à acquérir : Les connaissances transversales sont listées dans l'article 2 du présent arrêté et sont en particulier axées sur : - la prévention et le traitement des complications postopératoires d'un opéré ; - la réhabilitation et les soins palliatifs ; - la gestuelle de base au bloc opératoire et les dispositifs médicaux en chirurgie ; - la représentation et la réalité du métier de chirurgien, la gestion du stress ; - la formation complémentaire à la langue anglaise. 2.3. Compétences à acquérir :

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