Article 1 Le document-cadre intitulé « Orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des continuités écologiques », annexé au présent décret, est adopté. Article 3 La ministre de la transition écologique et solidaire et la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sont chargées, chacune en ce qui la concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Article LEGIARTI000039647552 ANNEXES ANNEXE DU DÉCRET PORTANT MODIFICATION DES ORIENTATIONS NATIONALES POUR LA PRÉSERVATION ET LA REMISE EN BON ÉTAT DES CONTINUITÉS ÉCOLOGIQUES DOCUMENT-CADRE ORIENTATIONS NATIONALES POUR LA PRÉSERVATION ET LA REMISE EN BON ÉTAT DES CONTINUITÉS ÉCOLOGIQUES Article L. 371-2 du code de l'environnement Table des matières Partie 1 - Choix stratégiques de nature à contribuer à la préservation et à la remise en bon état des continuités écologiques
(1): Azuré du Serpolet (Maculinea arion) Vertébrés - Amphibiens : Rainette verte (Hyla arborea), Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus), Triton crêté (Triturus cristatus), Triton marbré (Triturus marmoratus) - Mammifères : Campagnol amphibie (Arvicola sapidus), Castor d'Europe (Castor fiber), Loutre d'Europe (Lutra lutra), Putois d'Europe (Mustela putorius), Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale) - Oiseaux : Bouvreuil pivoine (Pyrrhula pyrrhula), Chevêche d'Athéna (Athene noctua), Fauvette pitchou (Sylvia undata), Gobemouche gris (Muscicapa striata), Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), Linotte mélodieuse (Carduelis cannabina), Locustelle luscinioide (Locustella luscinioides), Pic cendré (Picus canus), Pipit farlouse (Anthus pratensis), Pouillot de Bonelli (Phylloscopus bonelli), Pouillot siffleur (Phylloscopus sibilatrix), Tarier des prés (Saxicola rubetra) - Reptiles : Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus), Vipère aspic (Vipera aspis), Vipère péliade (Vipera berus) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur : Invertébrés - Odonates : Agrion blanchâtre (Platycnemis latipes), Agrion bleuissant (Coenagrion caerulescens), Agrion à fer de lance (Coenagrion hastulatum), Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), Caloptéryx hémorroïdal (Calopteryx haemorrhoidalis), Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata), Cordulégastre à front jaune (Cordulegaster boltonii immaculifrons), Cordulie alpestre (Somatochlora alpestris), Leste à grands ptérostigmas (Lestes macrostigma) - Orthoptères : Arcyptère bariolée (Arcyptera fusca), Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda), Courtilière provençale (Gryllotalpa septemdecimchromosomica), Criquet des adrets (Chorthippus apricarius apricarius), Criquet des dunes (Calephorus compressicornis), Criquet des grouettes (Omocestus petraeus), Criquet jacasseur (Chorthippus scalaris), Criquet des torrents (Epacromius tergestinus ponticus), Criquet tricolore (Paracinema tricolor bisignata), Decticelle des ruisseaux (Metrioptera fedtschenkoi azami), Decticelle des sables (Platycleis sabulosa), Decticelle à serpe (Platycleis falx laticauda), Magicienne dentelée (Saga pedo), Grillon écailleux (Mogoplistes brunneus), Grillon maritime (Pseudomogoplistes squamiger), Oedipode framboisine (Acrotylus fischeri), Oedipode occitane (Oedipoda charpentieri), Oedipode stridulante (Psophus stridulus stridulus), Sténobothre alpin (Stenobothrus rubicundulus), Sténobothre bourdonneur (Stenobothrus nigromaculatus nigromaculatus), Tridactyle panaché (Xya variegata), Truxale méditerranéenne (Acrida ungarica mediterranea) - Rhopalocères : Azuré du Baguenaudier (Iolana iolas), Azuré des Mouillères (Maculinea alcon), Azuré de la Sanguisorbe (Maculinea teleius), Azuré du Serpolet (Maculinea arion), Damier du Chèvrefeuille (Euphydryas intermedia wolfensbergeri), Diane (Zerynthia polyxena), Hespérie de la Ballote (Carcharodus baeticus), Faux-Cuivré smaragdin (Tomares ballus), Nacré des Balkans (Boloria graeca tendensis), Nacré de la Filipendule (Brenthis hecate), Sablé de la Luzerne (Polyommatus dolus dolus), Sablé provençal (Polyommatus ripartii), Semi-Apollon (Parnassius mnemosyne mnemosyne) Vertébrés - Amphibiens : Crapaud calamite (Bufo calamita), Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus), Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata) - Mammifères : Bouqetin des Alpes (Capra ibex), Castor d'Europe (Castor fiber), Cerf élaphe (Cervus elaphe), Chamois (Rupicapra rupicapra), Crossope de Miller (Neomys anomalus), Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), Lièvre variable (Lepus timidus), Lynx boreal (Lynx lynx), Marmotte des Alpes (Marmota marmota), Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii), Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), Murin de Capaccini (Myotis capaccinii), Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) - Oiseaux : Alouette calandre (Melanocorypha calandra), Alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla), Alouette lulu (Lullula arobrea), Bruant ortolan (Emberiza hortulana), Bruant des roseaux wytherbyi (Emberiza schoeniclus wytherbyi), Chevêche d'Athéna (Athene noctua), Chouette chevêchette (Glaucidium passerinum), Chouette de Tengmalm (Aegolius, funereus), Cisticole des joncs (Cisticola juncidis), Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), Fauvette à lunettes (Sylvia conspicillata), Fauvette orphée (Sylvia hortensis), Fauvette passerinette (Sylvia cantillans), Fauvette pitchou (Sylvia undata), Gélinotte des bois (Tetrastes bonasia), Lagopède alpin ssp helveticus (Lagopus muta helveticus), Lusciniole à moustaches (Acrocephalus melanopogon), Moineau soulcie (Petronia petronia), Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis), Pie-grièche à poitrine rose (Lanius minor), Pipit rousseline (Anthus campestris), Tarier des prés (Saxicola rubetra), Tétras lyre (Lyurus tetrix), Traquet motteux (Oenanthe oenanthe), Traquet oreillard (Oenanthe hispanica), Venturon montagnard (Carduelis citrinella) - Reptiles : Cistude d'Europe (Emys orbicularis), Couleuvre d'Esculape (Zamenis longissimus), Couleuvre vipérine (Natrix maura), Lézard ocellé (Timon lepidus), Psammodrome d'Edwards (Psammodromus hispanicus), Seps strié (Chalcides striatus) Article LEGIARTI000039647558 ANNEXE 2 LISTE D'HABITATS NATURELS DE LA DIRECTIVE NO 92/43/CEE DU CONSEIL DU 21 MAI 1992 JUGÉS SENSIBLES À LA FRAGMENTATION DONT LA PRÉSERVATION EST UN ENJEU POUR LA COHÉRENCE NATIONALE DE LA TRAME VERTE ET BLEUE Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Article LEGIARTI000039647560 ANNEXE 3 DESCRIPTION DES CONTINUITÉS ÉCOLOGIQUES D'IMPORTANCE NATIONALE POUR LA COHÉRENCE NATIONALE DE LA TRAME VERTE ET BLEUE Description des continuités écologiques d'importance nationale des milieux boisés Numéro Nom Description Forêt de montagne 1 Chaîne pyrénéenne / 2 Massif Central 3 Arc alpin, Jura, Vosges Forêt de plaine 4 Liaison chaîne pyrénéenne/Massif Central partant du Massif d'Albères Cette continuité permet de relier par la plaine les deux grands massifs montagneux que sont le Massif Central et les Pyrénées. Cette continuité aurait plutôt une tendance fraiche à froide, caractérisée par des espèces comme Ribes alpinum L. ou Sambucus racemosa L. 5 Axes domaines méditerranéen / atlantique passant par le Causse de Gramat Deux axes se dégagent pour remonter depuis le Sud vers la façade atlantique. Ces deux continuités se rejoignent au niveau des Causses de Gramat, massif de grande qualité écologique. Continuité sans doute plutôt thermophile, mise en évidence par l'Erable de Montpellier ou le Chêne pubescent. 6 Axe partant du littoral atlantique et se scindant en plusieurs branches vers la Normandie, le Centre, la Bourgogne et la Franche-Comté Grand axe partant du littoral atlantique et s'enfonçant dans l'intérieur des terres selon différentes branches. Ces continuités seront particulièrement intéressantes pour des espèces atlantiques et subatlantiques (ex : Osmunda regalis). La branche la plus au Sud passe par le massif de Loches et se poursuit vers la Sologne. La branche Nord rejoint la continuité 14 au Sud de la Basse-Normandie. La branche située entre les deux longe Orléans par le Nord (Loire) puis traverse le Nord de l'Yonne pour former un croissant dans la partie Est de la Champagne-Ardenne. Cette continuité atteint ainsi la continuité 14 dans le Nord des Ardennes. En Champagne-Ardenne, cette continuité de milieux fermés plutôt acidophiles traverse le pays d'Othe, la Champagne humide, les Crêtes préardennaises puis les Ardennes primaires. 7 Axe longeant le Nord-Ouest du Massif Central. En se mêlant au 9, il se prolonge ensuite jusqu'à la Lorraine Longe le Massif Central au Nord-Ouest (répartition de Hordelymus europaeus (L.) Harz), rejoint la Sologne puis remonte jusqu'à la Lorraine en passant par la Bourgogne et la Champagne-Ardenne. En Champagne-Ardenne, cette continuité de milieux fermés et plutôt calcicoles traverse le Sud du département de l'Aube (Barrois aubois) jusqu'au Barrois haut marnais. 8 Continuités méditerranéennes reliant des massifs importants (Maures, Lubéron, Sainte-Baume) à l'arc alpin Plusieurs espèces comme Rumex scutatus L. ou Hordelymus europaeus (L.) Harz montrent une certaine continuité depuis l'extrême Sud vers l'arc alpin. Plusieurs massifs de grande qualité écologique s'y retrouvent comme le massif des Maures (maquis), le Lubéron (garrigue) ou la Sainte-Baume (garrigue). 9 Axe partant du massif de Païolive au Sud-Est du Massif central pour remonter vers l'Ouest, jusqu'à la Sologne Cette grande continuité traverse des massifs comme Marcenat et la forêt de Tronçais. Elle remonte jusqu'à la Sologne et constitue une connexion Nord/Sud entre les deux branches de la continuité 6 longeant la Sologne. 10 Partant du Sud-Ouest du Massif central, cette continuité forestière remonte la vallée du Rhône puis la vallée de la Moselle jusqu'à la frontière allemande Partant du massif de Païolive, cette continuité remonte par l'Ouest de Lyon puis de Dijon pour rejoindre la Vallée de la Moselle et la frontière allemande. Continuité mise en évidence par des espèces comme le Gaillet odorant ou la Cardamine à sept folioles et également par l'Orge des bois pour la partie Moselle. Un axe secondaire remonte Sud-Est/Nord-Ouest vers la continuité numéro
- 11 Connexion [Massif central - Jura]. Cette continuité est très importante car elle permet de relier deux grands massifs que sont le Massif Central (continuité 9) et le Jura (continuité 3). Cette continuité passe par les Monts du Lyonnais, le Nord de Lyon puis suit une succession de massifs boisés jusqu'au Jura. 12 Axe depuis le Jura jusqu'à l'Ouest de Rouen. Cette continuité part du massif du Jura et rejoint le Sud-Ouest de Rouen. Elle passe par des massifs forestiers tels que la forêt de Châtillon, le Massif de Fontainebleau et Rambouillet, tous de très grande qualité écologique. 13 Partant de l'Ouest de Besançon, cette continuité rejoint la frontière belge au niveau de la Meuse Cette continuité permet de relier le massif du Jura (Ouest de Besançon) à la frontière belge par la vallée de la Meuse. Cette continuité forestière ne repose pas nécessairement sur une homogénéité des aspects pédologiques mais peut s'avérer pertinente pour des espèces boréo-arctiques. 14 Cet axe relie le Sud de la Basse-Normandie à la frontière belge au niveau de la Meuse en passant par le Nord de l'Île-de-France et la forêt de Compiègne. Continuité reliant le Sud de la Basse-Normandie à la frontière belge au niveau de la Pointe de Givet. Une série de massifs forestiers de grande importance très contigus peuvent être relevés comme la forêt de Compiègne, la forêt de Laigue et le massif de Saint-Gobain. La continuité se révèle en revanche ensuite davantage à restaurer si l'on souhaite effectivement rejoindre les forêts des Ardennes mais cette liaison s'avère pertinente pour des enjeux transfrontaliers. 15 Cet axe relie les continuités 7 et 14 en longeant l'Ouest de la Champagne-Ardenne, au niveau de la Cuesta d'Île-de-France. Cette continuité part du massif de Marçonnat, massif de grande importance écologique puis remonte au Nord jusqu'à rejoindre la continuité 14 à l'est de la forêt de Compiègne. Elle traverse ainsi la Cuesta de l'Île-de-France en limite Ouest de la Champagne-Ardenne. 16 Axe transversal permettant de relier les continuités 12 et 13 par les massifs de l'Arc boisé d'Ile-de-France et la Brie francilienne et champenoise. Axe permettant de relier transversalement les continuités 12 et 13 en croisant les continuités 15 et
- Partant de l'Ouest du Massif de Fontainebleau, cet axe rejoint les massifs de l'Arc boisé d'Île-de-France (Forêt de Sénart, Forêt de Notre-Dame, Forêt d'Arminvilliers, …). Son trajet suit ensuite globalement le lit de la Marne à travers des massifs composant la Brie boisée de Seine-et-Marne (Forêt de la Choqueuse, Vallée du Petit Morin) et de l'Aisne (la Grande forêt, Bois des Condés). L'axe poursuit ensuite à travers la Brie champenoise reliant ainsi les marges de la cuesta d'Ile-de-France (continuité 15) avec la Champagne crayeuse marnaise (continuité 6) grâce à des chênaies pubescentes disséminées au sein de la plaine. Enfin, l'axe se poursuit en Lorraine jusqu'à la continuité
- 17 Continuité partant du Nord-Ouest de l'Île-de-France et remontant jusqu'en Nord-Pas-de-Calais par la limite Île-de-France/Haute-Normandie puis en traversant Amiens Cette continuité est sans doute à tendance plutôt fraiche à froide. Mise en évidence par des espèces comme Actaea spicata L. ou Sambucus racemosa L.. 18 Continuité longeant la frontière franco-belge Cette continuité longe la frontière entre France et Belgique en passant par des massifs tels que Thiérache, l'Avesnois ou Mormal. Description des continuités écologiques d'importance nationale des milieux ouverts frais à froids Numéro Nom Description Continuités de grands massifs montagneux 1 Massif des Pyrénées / 2 Massif Central 3 Massifs des Alpes, du Jura et des Vosges Continuités hors grands massifs montagneux 4 Continuité reliant la chaîne des Pyrénées au Massif Central, se scindant en deux Des espèces comme Aster alpinus L., Laserpitium latifolium L. ou Gentiana lutea L., caractéristiques des milieux frais ou froid, montrent une certaine continuité entre le Massif central et la Chaîne pyrénéenne. 5 Continuité reliant les Alpes au Massif Central à laquelle se raccroche une branche partant du Nord de Marseille La répartition de Laserpitium latifolium L. indique que le Nord de Marseille est rattaché à une continuité remontant vers le Nord et qui participe également d'une liaison entre le Massif Central et les Alpes. 6 Continuité reliant les Alpes au Massif Central au Sud de Lyon Des espèces comme Gentiana lutea L. ou Antennaria dioica (L.) Gaertn. dégagent une deuxième liaison entre le Massif Central et les Alpes, plus au Nord que la continuité
- 7 Continuité longeant les contreforts du Massif Central dans sa partie Nord puis rejoignant la vallée de Germigny Le Sud et le Nord de Poitiers apparaissent comme participant d'une même continuité reliée au Nord du Massif Central. Cette continuité suit ensuite les contreforts du Massif Central pour remonter par la vallée de Germigny. 8 Continuité dans le prolongement de la continuité 7 passant par la vallée du Loing, Puisaye et Pays fort. Elle atteint le Nord de la Champagne-Ardenne en traversant l'Est de l'Île-de-France Dans le prolongement de la continuité 7, cet axe suit la vallée du Loing pour arriver en Île-de-France. Il rejoint ensuite la frontière franco-belge en suivant la limite Champagne-Ardenne/Picardie (Laserpitium latifolium L.). 9 Continuité traversant la Champagne-Ardenne du Sud au Nord La répartition de Gentiana lutea L. montre une zone refuge relativement au Nord de Dijon. La continuité 9 part de cette zone et rejoint la continuité 8 plus au Nord. La continuité 9 est également rejointe au Nord de Dijon par une branche provenant du Massif central. 10 Continuité partant de l'Est de la région Centre et remontant jusqu'à la frontière belge par la limite Champagne-Ardenne/Lorraine Cet axe s'inscrit globalement dans le prolongement de la continuité 7 qui se scinde en 8 et
- La continuité 10 remonte jusqu'à la frontière belge par la Champagne-Ardenne et la Lorraine, mise notamment en évidence par la répartition de Laserpitium latifolium L.. 11 Continuité partant du Massif central au Sud de la Bourgogne et allant jusqu'à la frontière allemande en longeant l'Ouest de Dijon, le Sud Champagne-Ardenne et rejoignant la vallée de la Moselle La continuité 11 prend naissance au Nord-Est du Massif central. Elle remonte ensuite jusqu'à la frontière allemande par l'Ouest de Dijon puis par la vallée de la Moselle. Description des continuités écologiques d'importance nationale des milieux ouverts thermophiles Numéro Nom Description Continuités du bassin méditerranéen 1 Passage [domaine méditerranéen Espagne] - [domaine méditerranéen France] Passage d'espèces à répartition ibéro-méditerranéennes comme Zerynthia rumina (Linnaeus, 1758) parmi les rhopalocères. Passage également des espèces à répartition eurasiatique et eurosibérienne en limite d'aire dans la péninsule ibérique comme Thécla betulae (Linnaeus, 1758). 2 Arc méditerranéen Bastion actuel des espèces à tendance thermophile de milieux ouverts. 3 Passage [domaine méditerranéen Italie] - [domaine méditerranéen France] Passage des espèces à répartition italo-méditerranéenne comme : Zerynthia polyxena (Denis & Schiffermüller, 1775) ou comme Gegenes pumilio (Hoffmannsegg, 1804). Les connexions des habitats de la zone du littoral entre France et Italie sont très importantes pour de nombreuses espèces dont certaines très menacées comme Carabus alysidotus Illiger,
- Continuités dont la tendance plutôt calcicole est identifiable 4 Couloir rhodanien remontant jusqu'à l'Allemagne Le couloir rhodanien est un fort axe de transit de faune eurosibérienne vers le domaine méditerranéen. Mais c'est aussi un axe de remontée vers le Nord d'une faune méditerranéenne, notamment celle liée à des pelouses sur substrat calcaire. Il existe à l'Est du Rhône sur les contreforts du Massif-Central un chapelet d'ilots calcaires (plateau des Gras, plateau de Rompon, montagne de Crussol, corniches calcaire entre Tournon et Valence, Côte de Vial, Côte de Panel) qui permet une liaison entre les plateaux calcaires du Sud de l'Ardèche et les Monts du Lyonnais. La dynamique fluviale du Rhône avait son rôle dans cette liaison avec la formation de terrasses alluviales calcaires plus ou moins pérennes. Cet axe permet d'expliquer par exemple la présence d'Euchloe tagis dans le Camp de la Valbonne dans l'Ain. L'axe se poursuit vers le Nord le long de la Saône avec les côtes mâconnaises et chalonnaises ainsi que les côtes de Beaune et de Dijon qui ouvrent la route de cette faune à affinités méditerranéennes vers l'Est du Basin Parisien. Enfin, l'axe se poursuit jusqu'à la frontière française. En Champagne-Ardenne, cette continuité traverse du Sud au Nord le département de la Haute-Marne (du Plateau de Langres au Barrois haut marnais). Vient ensuite le passage, au niveau des côtes de la Moselle, entre la France, le Luxembourg et l'Allemagne. 5 Liaison calcaire domaine méditerranéen - domaine atlantique La répartition de certaines espèces comme l'Astragale de Montpellier ou le Lin suffrutescent montre un axe calcaire important et direct entre le domaine méditerranéen et le domaine atlantique sans contournement de la Montagne noire. 6 Axe de la Limagne Des espèces végétales comme Linum tenuifolium, Helianthemum apenninum ou Tuberaria guttata permettent de faire ressortir la grande plaine de la Limagne. Du fait de sa configuration topographique, cette plaine est caractérisée par un climat relativement sec et chaud dans un contexte montagneux. Elle constitue à ce titre une continuité thermophile de grande importance. 7 Axe pré-Alpes et Alpes calcaires se poursuivant vers le Nord sur le Jura Les habitats sur substrats calcaires renferment de nombreuses espèces caractéristiques des milieux thermophiles et xérophiles de moyenne altitude. La plupart de ces espèces ont des caractéristiques steppiques. La chaine des massifs (pré-Alpes de Castellane, pré-Alpes de Digne, Baronnies, Diois, Vercors, Chartreuse, Bauges, Bornes, Chablais) permet à certaines espèces à fortes affinités méditerranéennes d'atteindre la Suisse. Les coteaux bien exposés en adret dans certaines vallées ont un rôle majeur pour le transit de cette faune. Cet axe est aussi le siège d'un important endémisme lié aux Alpes méridionales calcaires : Papilio alexanor Esper, 1800, Zygaena brisae vesubianna Le Charles, 1933, deux espèces protégées en France. Cet axe pré-Alpes et Alpes calcaires se poursuit ensuite vers le Nord sur la chaîne du Jura, ce qui permet à certaines espèces comme Cupido osiris (Meigen, 1829) d'atteindre le Jura Suisse et le Sud de l'Allemagne. 8 Axe Ouest-Est au Nord du Massif central (Poitou => Champagne-Ardenne) Certaines espèces végétales comme Linum tenuifolium, Helianthemum apenninum ou Limodorum abortivum permettent de faire ressortir une continuité écologique thermophile à tendance plutôt calcicole, longeant tout le Nord du Massif central depuis le Sud de Poitiers jusqu'au Nord de Dijon. Cette continuité traverse donc entre autres le Sud du département de l'Aube : le Barrois aubois (Barséquanais et Barsuraubois, succession de plateaux d'âges jurassique supérieur (Oxfordien, Kimméridgien-Tithonien)) et le Barrois haut marnais. De par leur situation méridionale et leur configuration, les pelouses du Barséquanais bien que généralement peu étendues et fortement fragmentées, sont encore parmi les plus vastes de la région Champagne-Ardenne. Deux espèces thermophiles calcicoles, Teucrium montanum et Linum tenuifolium caractérisent particulièrement bien cette continuité. 9 Vallée du Doubs (Vallée du Rhône => plaine alsacienne puis Nord de l'Allemagne) Poursuivant l'axe du couloir rhodanien vers le Nord-Est, cette continuité suit la vallée du Doubs. Cette vallée permet la liaison de l'axe de la vallée du Rhône avec la plaine alsacienne puis le Nord de l'Allemagne. 10 Arc de la Seine jusqu'au Rhin par Île-de-France, Picardie, Champagne-Ardenne et Lorraine Certaines espèces comme Linum tenuifolium et Limodorum abortivum permettent de dégager une continuité écologique thermophile à tendance plutôt calcicole depuis le Nord-Ouest de l'Île-de-France jusqu'au Sud-Ouest de Strasbourg. Par exemple, en Champagne-Ardenne, cette continuité traverse le centre du département des Ardennes d'Est en Ouest, au sein d'une région naturelle caractérisée par un relief accentué (succession de cuestas) : les Crêtes pré-Ardennaises. On y observe un ensemble de pelouses, fragmentées et éloignées, principalement localisées en revers des cuestas sur des affleurements de calcaires du jurassique. 11 Passage du littoral entre la France et la Belgique Connexions importantes entre France et Belgique pour certaines espèces menacées comme Carabus nitens Linnaeus, 1758 dont les dernières stations connues dans le Nord de la France semblent avoir disparue. 12 Piémont calcaire Pyrénéen Cet axe permet à des espèces orophiles méditerranéennes sur substrat calcaire d'atteindre les Pyrénées-Atlantiques comme Carcharodus lavatherae (Esper, 1783). 13 Continuité Bourgogne-Picardie Continuité partant de l'Yonne et allant jusqu'à la limite Picardie/Champagne-Ardenne. En Champagne-Ardenne, cette continuité décrit un croissant du Nord du département de l'Aube (Champagne crayeuse méridionale) au Sud du département des Ardennes (Champagne crayeuse septentrionale) en s'appuyant sur plusieurs entités structurantes tels que les camps de Mailly (Aube/Marne), Mourmelon-Suippes (Marne) et Sissonne (Aisne), bien mis en évidence par des espèces végétales comme Teucrium montanum et Linum tenuifolium. 14 Liaison France-Belgique Pelouses calcaires de la pointe de Givet (Ardennes). Ces pelouses, ou « tiennes », sont en continuité avec un ensemble de pelouses belges localisées dans la vallée du Viroin (entre Vaucelles et Frasnes), en vallée de Meuse et de la Lesse. Continuités dont la tendance calcicole/calcifuge n'est pas clairement identifiable 15 Passage [Région cantabrique Espagne]-[Sud-Ouest de la France] Zone de passage entre les cantabriques et le Sud-Ouest de la France pour certaines espèces comme Heteropterus morpheus (Pallas, 1771). C'est aussi une zone de passage pour certains taxons endémiques localisés dans la région cantabrique et le Sud-Ouest de la France (Arethusa arethusana dentata (Staudinger, 1871) par exemple). 16 Littoral atlantique depuis le Pays Basque jusqu'à la Bretagne Certaines espèces végétales comme Honckenya peploides (L.) Ehrh., Glaux maritima L. ou Cochlearia danica L. montrent une répartition étalée sur tout le littoral atlantique depuis le Pays-Basque jusqu'à la Bretagne et parfois même au-delà. 17 Axe Chaîne pyrénéenne/Littoral atlantique Des espèces comme Tuberaria guttata (L.) Fourr. ou Erica scoparia L. permettent de dégager une continuité à tendance plutôt calcifuge et qui relie la chaîne des Pyrénées au littoral atlantique. Des espèces à tendance plutôt calcicole sont également présentes comme Pallenis spinosa (L.) Cass. ou des espèces indifférentes au substrat comme Helichrysum stoechas (L.) Moench ou Bituminaria bituminosa (L.) C.H.Stirt. 18 [Domaine méditerranéen] => [Domaine atlantique] jusqu'à la Bretagne On observe pour certaines espèces comme Euchloe tagis (Hübner, 1804) un contournement de la Montagne noire par le Minervois et les causses de Castres. Ensuite, les coteaux calcaires de l'Albigeois et les causses du Quercy (notamment les causses de Gramat) permettent un contact avec les coteaux calcaires de la vallée de la Dordogne. La vallée de la Dronne permet le contact avec les formations calcaires du Poitou-Charentes. La continuité se poursuit ensuite jusqu'à l'Ouest de Rennes, mise en évidence par des espèces de pelouses et de landes comme Tuberaria guttata (L.) Fourr. ou Erica scoparia L. 19 Littoral atlantique => Basse Normandie Certaines continuités permettent de relier l'intérieur des terres avec la façade littorale atlantique. La continuité mise en évidence ici s'étend jusqu'à la Basse-Normandie, avec présence d'espèces comme Tuberaria guttata (L.) Fourr. 20 Littoral atlantique (Loire) => Massif central (Creuse et Cher) Partant de l'embouchure de la Loire, cette continuité va jusqu'au Massif central où elle se sépare en deux axes, au niveau de la Creuse à l'Ouest et du Cher à l'Est. 21 Seuil du Poitou permettant le passage vers le Bassin Parisien Dans la poursuite de la continuité 18, le seuil du Poitou permet le passage vers l'Ouest du Bassin Parisien où il rejoint la vallée de l'Essonne. Exemple d'espèce : Pieris mannii (Mayer, 1851). 22 Massif central (Confluence Loire/Allier) => Normandie (Vallée de l'Eure) Partant de la confluence Loire/Allier, cette continuité remonte vers le Nord jusqu'à la Normandie par la vallée de l'Eure. 23 Sud de l'Île-de-France => Ouest de Rouen. Des espèces comme Tuberaria guttata (L.) Fourr. ou Erica scoparia L. permettent de dégager une continuité à tendance plutôt calcifuge depuis le Sud de l'Île-de-France jusqu'à l'Ouest de Rouen. Description des continuités écologiques bocagères d'importance nationale Numéro Nom Description 1 Bocage breton : de Quimper à Angers et de Brest à Laval. Un réseau relativement dense de haies se dégage ainsi à l'ouest de la péninsule bretonne. Deux continuités Est/Ouest se détachent ensuite : - de Quimper à Angers, en parcourant la Bretagne par le Sud parallèlement au littoral ; - de Brest à Laval en parcourant la Bretagne par le Nord parallèlement au littoral. Une fourche reliant ces deux continuités dans le sens Sud/Nord, contournant Rennes par l'Ouest et par l'Est est également visible. 2 Axe bocager depuis le Cotentin jusqu'au Massif Central. Cette continuité part de la Basse-Normandie puis descend ensuite vers le Sud entre Laval et le Mans et traverse ainsi les paysages bocagers des Pays-de-la-Loire. La continuité poursuit ensuite à nouveau vers le Sud et arrive en Poitou-Charentes. La région Poitou-Charentes compte deux secteurs bocagers qui peuvent permettre une certaine continuité jusqu'au Massif Central : le Bressuirais au Nord-Ouest de la région et le Montmorillonnais au Sud-Est de la région. Le système bocager du Nord-Ouest de Poitou-Charentes prolonge également le bocage vendéen. La continuité 2 se caractérise ainsi par l'existence d'une « branche » en provenance de l'embouchure de la Loire qui rejoint le Bressuirais. 3 Axe bocager depuis la Sarthe jusqu'à la Belgique. Cette continuité contourne tout d'abord la ville du Mans par le Sud et par l'Est, traversant ainsi le bocage sarthois. La continuité 3 remonte ensuite la Basse-Normandie par le bocage du Pays d'Auge. La continuité rejoint ensuite le Pays de Bray situé au Nord-Est de Rouen. La continuité 3 poursuit ensuite en Nord-Pas-de-Calais où sont présents certains paysages de bocages relictuels. La continuité 3 poursuit ainsi vers le Boulonnais d'une part et à travers la Flandre intérieure d'autre part en créant de cette façon un lien avec la Belgique. 4 Axe bocager depuis l'embouchure de la Loire jusqu'à l'Ouest d'Agen. La continuité 4 traverse tout d'abord l'Ouest de la Vendée puis poursuit ensuite en Gironde, contourne l'agglomération de Bordeaux par l'Est puis suit les rives Sud de la Garonne. La continuité 4 rejoint ainsi la continuité 7 à l'Ouest d'Agen. 5 Axe bocager des piémonts pyrénéens jusqu'au Rhône. Les piémonts pyrénéens forment ainsi une continuité bocagère parallèle à la chaîne pyrénéenne. Cette continuité 5 semble se poursuivre au-delà des piémonts pyrénéens en traversant le Languedoc jusqu'au Rhône. 6 Complexe bocager du Massif Central et de sa périphérie. Le Massif central et sa périphérie constituent un complexe bocager important en France. On peut distinguer tout d'abord un réseau « central » formé par un ensemble de secteurs bocagers en Auvergne et en Limousin. On note par exemple le Bourbonnais ou encore les Monts de la Marche. Enfin, dans le sud du Massif central, d'autres secteurs bocagers sont importants et débutent les axes bocagers du Sud-Ouest décrits en
- Deux ensembles de bocage peuvent par ailleurs être rattachés à ce complexe bocager du Massif central : le bocage bourguignon et le bocage berrichon. 7 Axes bocagers du Sud-Ouest entre Massif Central et Pyrénées. Le Sud Ouest de la France renferme quelques zones de bocages non négligeables et qui permettent d'identifier certaines continuités bocagères entre les Pyrénées et le Massif central : - à l'approche des reliefs que forment le Massif Central et les Pyrénées où les terrains se plissent ; - entre Massif Central et Pyrénées ou des systèmes bocagers ont également pu être mis en place notamment pour réguler les crues des cours d'eau en provenance de ces montagnes. 8 Secteurs bocagers de l'Est de la France. Dans l'Est de la France, le bocage n'est pas absent même s'il ne constitue pas toujours un paysage particulièrement emblématique de ces régions. Un maillage bocager relictuel peut ainsi se dégager et former un ensemble cohérent de continuités bocagères. Dans les Alpes, les secteurs bocagers sont essentiellement concentrés dans le sillon alpin méridional et dans la moyenne vallée de la Durance. Il faut également noter la vallée du Champsaur, correspondant à la haute vallée du Drac reliant Grenoble à Gap. Vers le Nord, cet ensemble de continuités bocagères de l'Est de la France remonte vers le Pays de Bresse. Après le bocage bressan, une continuité bocagère part vers l'Est de la Franche-Comté en suivant les premiers plateaux du Jura. En Franche-Comté, des zones bocagères peuvent également être présentes dans la basse vallée du Doubs. 9 Axe bocager de Dijon jusqu'à la Thiérache. Cette continuité part du bocage bourguignon décrit dans le complexe bocager du Massif central et de sa périphérie (n° 6) et va jusqu'à l'Avesnois puis la Thiérache et rejoint ainsi la Belgique. Entre ces deux extrémités, cette continuité bocagère traverse le Sud-Est de la Champagne-Ardenne ainsi que le Sud et l'Ouest de la Lorraine. Description des voies de migration pour l'avifaune d'importance nationale Numéro Nom de la voie Description Sites de migration et d'hivernage importants (RNN, ZPS, …) Exemples d'espèces à titre indicatif et non exhaustif 1 et décrochés 1' Littoral atlantique, traversée de la Bretagne puis de la Manche jusqu'à l'Angleterre. Prénuptial : Arrivée des oiseaux par la péninsule ibérique puis remontée jusqu'à l'Angleterre par la façade atlantique et la traversée de la Manche. Certains oiseaux coupent directement à travers l'intérieur des terres (matérialisé par les voies 1'), par exemple au niveau du Delta de la Gironde ou de l'embouchure de la Loire mais d'autres décrochés sont possibles aussi. Postnuptial : Retour des oiseaux d'Europe du Nord par la Manche longeant ensuite la façade atlantique pour rejoindre la péninsule ibérique. Estuaire de la Loire (Pays de la Loire) RNN Marais de Mullembourg (Pays-de-la-loire) RNN St Denis du Payré (Pays-de-la-Loire) Pointe de l'Aiguillon (Pays-de-la-Loire) RNN Lilleau des Niges (Poitou Charentes) RNN Moeze-Oléron (Poitou Charentes) Estuaire de la Gironde / Pointe de Grave (Aquitaine) Cap Ferret (Aquitaine) Limicoles (bécasseaux, grand gravelot, chevaliers, avocette, barge rousse), oiseaux marins, certains passereaux 2 Littoral breton comme crochet de l'axe majeur
- Passage pré et postnuptial de certaines espèces nichant en Europe de l'Est longeant le littoral breton sans couper par les terres. RNN Baie de Saint Brieux (Bretagne) Ouessant (Bretagne) Sémaphore de Brignogan (Bretagne) Baie d'Audierne (Bretagne) RNN Marais de Séné (Bretagne) Le Phragmite aquatique (migrateur transsaharien) qui effectue une migration en boucle entre l'Afrique où il hiverne et l'Europe de l'Est où il niche (Pologne, Biélorussie). La France possède un rôle majeur dans la conservation de cette espèce puisqu'elle accueille de nos jours la totalité ou presque de la population mondiale en halte migratoire post-nuptiale sur le littoral Manche/Atlantique. 3 Poursuite de l'axe 1 le long du littoral de la Manche puis vers le Nord de l'Europe. Prénuptial : arrivée des oiseaux depuis l'axe 1 ou 2 et allant vers l'Europe de l'Est ou du Nord. Postnuptial : retour des oiseaux en provenance d'Europe de l'Est ou du Nord et venant hiverner en France en Espagne ou en Afrique. Falaises de Carolles (Basse-Normandie) RNN Domaine Beauguillot (Basse-Normandie) Phare de Gatteville (Basse-Normandie) Estuaire de la Seine / Cap de la Hève (Haute-Normandie) Baie de Somme (Picardie) Cap Gris-nez (Nord-pas-de-Calais) RNN Platier d'Oye Digue du Clipon (Nord-Pas-de-Calais) Limicoles, oiseaux marins, certains passereaux, oie cendrée, bernache cravant 4 Axe Nord-Ouest => nord-est reliant l'embouchure de la Loire à la Belgique. En prénuptial : dans la même logique que les décrochés 1', certains oiseaux ne poursuivent pas la continuité 1 et coupent à l'intérieur des terres au niveau de l'embouchure de la Loire pour emprunter cette voie les conduisant directement vers la Belgique. Les oiseaux passent ainsi par le Nord de la région Centre, l'Île-de-France puis la Picardie pour rejoindre les Ardennes. Le cours de l'Oise joue ainsi un rôle très important comme d'autres cours d'eau (l'Aisne notamment mais aussi la Marne). Certains oiseaux peuvent également commencer à longer la Loire par la continuité 5 puis prendre la continuité 4 avant Orléans, en suivant des sites ZPS comme la Petite Beauce et les Forêts du Perche. En postnuptial, cette voie peut également être empruntée par les oiseaux de retour de l'Europe du Nord et rejoignant la façade atlantique. Forêts du Perche, Massif de Rambouillet, Vallée de l'Oise, Forêt Picarde Petite Beauce, Vallée de la Conie Balbuzard pêcheur, milans, busards Oiseaux d'eau, limicoles Certains passereaux Oie cendrée en migration retour 5 Cours de la Loire jusqu'à Orléans rejoignant ensuite le cours de la Seine. En prénuptial : certains oiseaux quittent la continuité 1 au niveau de l'embouchure de la Loire puis longent la Loire vers l'intérieur des terres. Au niveau d'Orléans, ils peuvent bifurquer vers l'Île-de-France pour rejoindre le cours de la Seine qu'ils remontent à travers la Bassée jusqu'en Champagne-Ardenne. Ces oiseaux peuvent ainsi rejoindre rapidement la continuité 13 puis la frontière allemande et le reste de l'Europe. En postnuptial, cette voie peut également être empruntée par les oiseaux de retour de l'Europe du Nord et rejoignant la façade atlantique. Cours de la Loire entre l'embouchure et Orléans avec sites à proximité (Lac du Rillé, Etang de l'Arche, …), Forêt d'Orléans, Fontainebleau, la Bassée francilienne et auboise. Balbuzard pêcheur, bondrée apivore, milans Oiseaux d'eau, sterne pierregarin, sterne naine Cigogne noire 6 Axe reliant la péninsule ibérique et la frontière franco-allemande, par la Méditerranée, le couloir rhodanien et les contreforts du Jura. En prénuptial : axe majeur de migration depuis la péninsule ibérique jusqu'au Nord et à l'Est de l'Europe, en empruntant la vallée du Rhône puis la Saône pour rejoindre ensuite l'Alsace et la frontière franco-allemande. En postnuptial : retour des oiseaux depuis l'Europe du Nord et de l'Est en direction de la péninsule ibérique et de l'Afrique. Delta du Rhône (Camargue) Col de l'Escrinet (Rhône Alpes) Col du Baracuchet (Rhône Alpes) Col du Plafond (Lorraine) RNN Île du Rhorschollen (Alsace) Très nombreux passereaux (hirondelles, pinson, martinet, tarins, étourneaux, alouettes, …) Pigeon ramier Rapaces (buses, busards, …) Cigogne blanche et noire, grues cendrées en trajet prénuptial Certains oiseaux d'eau (canards, foulques, grands cormorans, sarcelle d'hiver) 7 Décroché de la continuité 6 par le bassin lémanique En prénuptial : certains oiseaux bifurquent en direction du Lac Léman pour poursuivre vers l'Europe de l'Est ou remonter vers l'Europe du Nord en retrouvant la voie
- Les Conches (Rhône-Alpes) Pont de Roide (Franche Comté) Voire au sud du lac Léman : Le Hucel et le fort de l'Ecluse (Rhône Alpes) Rapaces (buses, milan noir, bondrée apivore, …) Passereaux (hirondelles, pinsons, alouettes, grives, …). 8 Voie secondaire à la continuité 6 rejoignant directement le Nord. En prénuptial : certains oiseaux peuvent rejoindre directement le Nord en poursuivant de manière rectiligne la continuité
- Ils peuvent ainsi entre autres suivre le cours de la Meuse. En postnuptial, cette continuité est sans doute également empruntée par des oiseaux de retour d'Europe du Nord, comme voie secondaire à l'axe majeur
- ZPS Bassigny, vallée de la Meuse, Forêt de Spincourt, plaine de Jarny - Mars-la-Tour Balbuzard pêcheur, cigogne blanche, cigogne noire, busards, bondrée, oiseaux d'eau, grue cendrée, pie-grièche écorcheur 9 Voie en provenance de Méditerranée et de la Corse En prénuptial : arrivée des oiseaux en provenance d'Afrique par la Méditerranée. Certains oiseaux traversent directement la mer ou passent par la Corse. Le Cap Corse joue alors un rôle extrêmement important comme point de départ vers la France et l'Italie. En postnuptial : retour vers l'Afrique à travers la Méditerranée directement ou par passage par la Corse. Fort de la Revère (PACA) Corse et Cap Corse en particulier Pigeon ramier Rapaces (faucon d'Eléonore, circaète Jean-le-Blanc, bondrée apivore) Passereaux (pinson, hirondelle des fenêtres, …) Martinet pâle et martinet à ventre blanc Guêpier d'Europe Hérons (Héron pourpré, Blongios nain, …) 10 Littoral méditerranéen reliant l'Espagne à l'Italie. En migration aller : certains oiseaux peuvent longer le littoral méditerranéen depuis l'Espagne jusqu'à la Camargue pour rejoindre l'axe
- De même certains oiseaux peuvent continuer après la Camargue pour rejoindre le reste de l'Europe par l'Italie. En migration retour : certains oiseaux peuvent préférer longer le littoral sans couper à travers la Méditerranée. Gruissan (Languedoc-Roussillon) Leucate (Languedoc-Roussillon) Rapaces (bondrées apivores, milan noir, busard des roseaux, faucon crécerelle, …) Cigogne blanche Passereaux (martinets noirs et pâles, hirondelles, fringilles, …) 11 Axe depuis les Pyrénées orientales jusqu'à Orléans. Cet axe permet de relier les Pyrénées orientales et Orléans via le cours de la Loire. En prénuptial, un certain nombre d'espèces n'emprunte en effet pas la continuité 6 et suit plutôt le cours de la Loire pour remonter vers le Nord de la France. En postnuptial, cet axe peut également être emprunté par différentes espèces comme parcours secondaire à la continuité
- Cet axe secondaire est relié à des axes majeurs. Certaines espèces peuvent ainsi récupérer/venir de l'axe majeur 6 par différentes liaisons. D'autres espèces en revanche peuvent suivre la Loire jusqu'à la continuité 5 et la poursuivre jusqu'à l'embouchure. Certaines espèces peuvent aussi récupérer le Val de Loire par le Val d'Allier et donc arriver par l'axe
- Chapelets de sites ZPS au niveau des Pyrénées Orientales et jusqu'à l'Auvergne (Minervois, Corbières, Cévennes, Gorge du Tarn, …) Gorges de la Loire, Vallée de la Loire, Vallée de la Loire et de l'Allier Nombreux rapaces (balbuzard pêcheur, bondrée apivore, milans, busards, vautours, faucons, …) Oiseaux d'eau (chevaliers, bécasseaux, combattant, guifette, vanneau, sarcelles, …) Passereaux (fauvette pitchou, pie-grièche écorcheur, bruant ortolan, pipit rousseline, …) 12 Axe Pyrénées orientales - Delta de la Gironde. La Garonne constitue un corridor fluvial important pour la migration de l'avifaune à l'instar des autres grands cours d'eau comme le Rhône ou la Loire. Sa position lui permet de jouer le rôle de liaison entre le domaine méditerranéen et le domaine atlantique. En migration prénuptial : certains oiseaux peuvent arriver par l'Est de la péninsule ibérique et rejoindre la façade atlantique en suivant le cours de la Garonne. De la même façon en migration retour certains oiseaux peuvent suivre la Garonne afin de rejoindre la péninsule ibérique depuis la façade atlantique. ZPS des Pyrénées orientales, chevelu hydrographique de petit cours d'eau jusqu'à la Garonne (notamment Hers vif, Lèze, Ariège, …) Cours de la Garonne 13 Axe Europe du Nord/France. Arrivée des oiseaux en migration postnuptial depuis l'Europe du Nord en redescente vers l'Europe du Sud et l'Afrique. Ces oiseaux peuvent ensuite se répartir dans les différentes voies de migration identifiées : 14, 15 et
- Certains oiseaux peuvent également bifurquer par la continuité 8 en suivant le cours de la Meuse pour rejoindre le couloir rhodanien (continuité 6). En migration prénuptiale, cette voie peut également être utilisée pour rejoindre l'Europe du Nord. Embouchure de la Meuse, Lac du Der, Forêt des Trois-fontaines Oie cendrée Hérons (butor étoilé, blongios nain, héron pourpré, …) Oiseaux d'eau (canards, chevaliers, marouette ponctuée, fuligules, harles, …) Hirondelle de rivage Sterne pierregarin, mouette pygmée Rapaces (busards des roseaux, bondrée apivore, pygargue, …) 14 et décroché 14' Axe Nord-Est/Sud-Ouest passant par le sud du Massif central. Voie essentiellement utilisée en migration retour depuis l'Europe du Nord et de l'Est vers la péninsule ibérique et passant par le Sud du Massif central. Certains oiseaux peuvent bifurquer pour rejoindre le couloir rhodanien (matérialisé par le décroche 14') mais aussi pour emprunter la voie
- En prénuptial, ces axes peuvent être empruntés par certains oiseaux effectuant des migrations plus diffuses (divers canards, chevaliers, …) Lac du Der (Champagne-Ardenne) RNN Forêt d'Orient (Champagne-Ardenne) RNN Val d'Allier (Auvergne) et globalement le cours du Val d'Allier Montagne de la Serre (Auvergne) Prat de Bouc (Auvergne) Col du Soulor (Midi-Pyrénées) Cigogne noire Grue cendrée Passereaux (alouettes des champs, pipits, bergeronettes, hirondelles, pinson des arbres, …) Pigeon ramier Rapaces (balbuzard pêcheur, milan noir, milan royal, bondrée apivore…) Grands rapaces pyrénéens (Gypaète barbu, Vautour fauve, …) 15 Axe Nord-Est/Sud-Ouest passant par le centre du Massif-central. Même si les deux axes majeurs identifiés à ce jour sont plutôt le Nord et le Sud du Massif central (axes 14 et 16), un certain nombre d'oiseaux passe néanmoins par le centre du Massif central, matérialisé par cet axe 15 pour effectuer leur migration postnuptiale depuis le Nord-Est de la France jusqu'aux Pyrénées. Etang d'Armagnac (Midi-Pyrénées, Aquitaine) Etang des landes (Limousin) Plateau des Millevaches (Limousin) RNN Saint Mesmin (Poitou Charentes) Cigogne noire et cigogne blanche Aigrette garzette et grand aigrette Bihoreau gris, pluvier doré, chevalier guignette, … Grue cendrée Merle à plastron, guêpier d'Europe, pie-grièche à tête rousse, torcol fourmilier Rapaces (Faucon hobereau, faucon émerillon, …) 16 Axe Nord-Est/Sud-Ouest passant par le nord du Massif-central. Voie essentiellement utilisée en migration retour depuis l'Europe du Nord et de l'Est vers la péninsule ibérique et contournant le Massif central par le Nord En prénuptial, ces axes peuvent être empruntés par certains oiseaux effectuant des migrations plus diffuses (divers canards, chevaliers, …) Certains oiseaux peuvent également bifurquer vers le littoral atlantique par la voie 5, en suivant la Seine et/ou la Loire. Il faut noter par ailleurs que les voies 14, 15, 16 et même 1 sont en liaison à flanc des Pyrénées atlantiques, notamment en migration postnuptiale. Un certain nombre d'oiseaux parviennent en effet jusqu'aux Pyrénées par l'une ou l'autre des voies puis longent la chaîne pyrénéenne jusqu'à trouver des cols franchissables en fonction de l'atitude et des courants de masses d'air favorables. Lac du Der (Champagne-Ardenne) Etangs de la Brenne (Centre) Etangs de Sologne (Centre) Polygone de tir de Bourges RNN Val de Loire (Centre) Col d'Organbidexka (Aquitaine) Voie privilégiée de la Grue cendrée qui emprunte un trajet retour nord/sud bien défini depuis les Ardennes jusqu'aux Pyrénées en longeant le Massif central par le nord. Cigognes blanche et noire De nombreux rapaces utilisent également cette voie (bondrée apivore, milan noir, milan royal) Pigeon ramier et pigeon colombin Certains passereaux (hirondelles rustiques, pipit farlouse, linotte mélodieuse) Description d'enjeux de continuité écologique des cours d'eau au titre des poissons migrateurs amphihalins Bassin hydrographique Pour plus de précisions sur les enjeux de continuité écologique de ces cours d'eau, se référer aux documents de bassin. Adour Garonne Axes : - Dordogne, Corrèze - Garonne, Aveyron, Viaur, Tarn - Adour, Nive et Gaves Autres secteurs prioritaires Anguille : - Affluents de l'Adour, Nive, Côtiers basques, Courants landais, Gaves - Affluents de la Garonne et de la Dordogne, Charente, Seudre, Leyre Medoc et Estuaire Artois Picardie Axe : - Escaut Autres secteurs prioritaires Anguille : - L'Aa, Hem, Côtiers du Boulonnais, Authie, Canche, Somme Loire Bretagne Axes : - Loire, Allier, Arroux - Loire, Creuse, Gartempe, Vienne Autres secteurs prioritaires Anguille : - Bassins Vilaine, sud-Bretagne, nord-Bretagne et du Couesnon - Affluents de la Loire, Côtiers vendéens, Sèvre Niortaise Rhin Meuse Axes : - Meuse - Rhin - Moselle - Ill, Bruche Autres secteurs prioritaires Anguille : - Affluents du Rhin et Ill Rhône Méditerranée Corse Axe : - Rhône Autres secteurs prioritaires Anguille : - Affluents du Rhône, Côtiers méditerranéens - Corse Seine Normandie Axe : - Seine, Oise, Marne, Yonne Autres secteurs prioritaires Anguille : - Affluents de la Seine, Côtiers normands Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page Article LEGIARTI000039647562 ANNEXE 4 PRESCRIPTIONS POUR L'ATLAS CARTOGRAPHIQUE DU SCHÉMA RÉGIONAL DE COHÉRENCE ÉCOLOGIQUE Éléments minimum à représenter et typologie Éléments de la Trame verte et bleue Autres éléments Cartographie des éléments de la TVB au 1/100 000e - Réservoirs de biodiversité - Corridors - Cours d'eau : une seule catégorie : cours d'eau ou canaux classés ou importants pour la biodiversité. - Espaces de mobilité - Zones urbanisées - Infrastructures linéaires de transports principales - Points/zones de conflit - Obstacle sur les cours d'eau retenus: Représentation des ouvrages identifiés comme obstacles à la continuité longitudinale du cours d'eau dans le Référentiel national des Obstacles à l'Écoulement (ROE) Fond cartographique ou éléments « hors continuité » - éléments de repérage à partir par exemple des référentiels Scan 1000 ou de la BD Topo ; - linéaire du reste du réseau hydrographique (référentiel : BD Carthage) Éléments minimum à représenter et typologie Éléments de la Trame verte et bleue Autres éléments Cartographie des objectifs assignés aux éléments de la Trame verte et bleue au 1/100 000e - Réservoirs de biodiversité : distinction : À préserver /à remettre en bon état - Corridors : distinction : À préserver /à remettre en bon état - Cours d'eau : distinction : À préserver /à restaurer et distinction pour chaque catégorie des cours d'eau et tronçons classés et des cours d'eau, tronçons, canaux non classés - Espaces de mobilité - Zones urbanisées - Infrastructures linéaires de transports principales - Points/zones de conflit - Obstacle sur les cours d'eau retenus : Représentation des ouvrages identifiés comme obstacles à la continuité longitudinale du cours d'eau dans le Référentiel national des Obstacles à l'Écoulement (ROE) - Fond cartographique ou éléments « hors continuité » : - éléments de repérage à partir par exemple des référentiels Scan 1000 ou de la BD Topo ; - linéaire du reste du réseau hydrographique (référentiel : BD Carthage) Éléments minimum à représenter et typologie Éléments de la Trame verte et bleue Autres éléments Cartographie des actions prioritaires du plan d'action du schéma régional de cohérence écologique - Réservoirs de biodiversité, corridors, cours d'eau pour lesquels des actions prioritaires sont prévues - Autres réservoirs de biodiversité et corridors (pour repérage) - Cours d'eau avec distinction relative à l'existence d'une démarche de bassin versant ou d'une maîtrise d'ouvrage suivante : - Cours d'eau à enjeu de continuité inclus dans une démarche engagée : au sens existence d'une démarche de planification et d'une structure porteuse adaptée pour engager des actions de restauration nécessaires à l'échelle d'un bassin versant (SAGE, contrat de rivière, PNR) ou existence d'une maîtrise d'ouvrage ; - Cours d'eau à enjeu de continuité pour lesquels une démarche est nécessaire. - Espace de mobilité avec le qualificatif « à délimiter par une étude » - Infrastructures linéaires de transports et points/zones de conflit pour lesquels des actions-prioritaires sont prévues - Autres infrastructures linéaires de transports et points/zones de conflit (pour repérage) Article LEGIARTI000039647564 Partie a) du document-cadre prévu à l'article L. 371-2 du code de l'environnement : « Une présentation des choix stratégiques de nature à contribuer à la préservation et à la remise en bon état des continuités écologiques ».
- La Trame verte et bleue : définitions 1.
- Des continuités écologiques identifiées sur un territoire La Trame verte et bleue, réseau écologique formé de continuités écologiques terrestres et aquatiques (identifiées par les documents de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs groupements auxquels des dispositions législatives reconnaissent la compétence d'identifier, de délimiter ou de localiser ces continuités), est un outil d'aménagement durable du territoire qui contribue à enrayer la perte de biodiversité, à maintenir et à restaurer ses capacités d'évolution et à préserver les services rendus, en prenant en compte les activités humaines. La Trame verte et bleue contribue à l'état de conservation favorable des habitats naturels et des espèces et au bon état écologique des masses d'eau. Elle doit permettre d'assurer la fonctionnalité des habitats ainsi que le cycle de vie, les déplacements et la capacité d'adaptation des espèces animales et végétales. Les continuités écologiques constitutives de la Trame verte et bleue comprennent deux types d'éléments : des « réservoirs de biodiversité » et des « corridors écologiques ». La Trame verte et bleue s'étend jusqu'à la laisse de basse mer et, dans les estuaires, à la limite transversale de la mer. Une composante terrestre et une composante aquatique Aux termes du II de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, la trame verte, composante terrestre de la Trame, comprend : - tout ou partie des espaces protégés au titre du livre III et du titre Ier du livre IV du code de l'environnement, et les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité ; - les corridors écologiques constitués des espaces naturels ou semi-naturels ainsi que des formations végétales linéaires ou ponctuelles, permettant de relier les espaces mentionnés à l'alinéa précédent ; - les surfaces en couvert végétal permanent mentionnées au I de l'article L. 211-14 du code de l'environnement. Aux termes du III de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, la trame bleue, composante aquatique et humide de la Trame, comprend : - les cours d'eau, parties de cours d'eau ou canaux classés par arrêté préfectoral de bassin pris en application des 1° et 2° du I de l'article L. 214-17 du code de l'environnement ; - tout ou partie des zones humides dont la préservation ou la remise en bon état contribue à la réalisation des objectifs de qualité et de quantité des eaux que fixent les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux et notamment les zones humides d'intérêt environnemental particulier mentionnées à l'article L. 211-3 du code de l'environnement ; - des compléments à ces deux premiers éléments identifiés comme importants pour la préservation de la biodiversité. La composante aquatique de la Trame verte et bleue doit être appréciée selon plusieurs dimensions : - continuité longitudinale des cours d'eau ; - continuité latérale entre les cours d'eau et leurs milieux annexes ou connexes hydrauliques, et entre différents milieux humides. La Trame verte et bleue forme un tout, les liens entre les milieux terrestres et aquatiques étant d'une importance majeure pour la biodiversité et le fonctionnement de la Trame. Les réservoirs de biodiversité Les réservoirs de biodiversité sont des espaces dans lesquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non menacée, est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, repos) et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement, en ayant notamment une taille suffisante. Ce sont des espaces pouvant abriter des noyaux de populations d'espèces à partir desquels les individus se dispersent, ou susceptibles de permettre l'accueil de nouvelles populations d'espèces. Les réservoirs de biodiversité recouvrent : - les espaces naturels importants pour la préservation de la biodiversité mentionnés au 1° du II de l'article L. 371-1 du code de l'environnement ; - tout ou partie des espaces protégés au titre des dispositions du livre III et du titre Ier du livre IV du code de l'environnement ; - tout ou partie des cours d'eau et canaux mentionnés au 1° et au 3° du III de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, qui constituent à la fois des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques ; - tout ou partie des zones humides mentionnées au 2° et au 3° du III de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, qui peuvent jouer le rôle soit de réservoirs de biodiversité, soit de corridors écologiques, soit les deux à la fois. Les corridors écologiques Les corridors écologiques sont constitués d'espaces naturels ou semi-naturels et de formations végétales linéaires ou ponctuelles. Ils assurent des connexions entre des réservoirs de biodiversité, offrant aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l'accomplissement de leur cycle de vie. Les corridors écologiques comprennent notamment : - les couvertures végétales permanentes le long des cours d'eau mentionnées au 3° du II de l'article L. 371-1 du code de l'environnement ; - tout ou partie des cours d'eau et canaux mentionnés au 1° et au 3° du III de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, qui constituent à la fois des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques ; - tout ou partie des zones humides mentionnées au 2° et au 3° du III de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, qui peuvent jouer le rôle soit de réservoirs de biodiversité, soit de corridors écologiques, soit les deux à la fois. Les corridors écologiques peuvent prendre plusieurs formes et n'impliquent pas nécessairement une continuité physique ou des espaces contigus. On distingue ainsi trois types de corridors écologiques : - les corridors linéaires (haies, chemins et bords de chemins, ripisylves, bandes enherbées le long des cours d'eau…) ; - les corridors discontinus (ponctuation d'espaces-relais ou d'îlots-refuges, mares permanentes ou temporaires, bosquets…) ; - les corridors paysagers (mosaïque de structures paysagères variées). Cependant, certains réservoirs de biodiversité peuvent faire partie de la Trame verte et bleue sans avoir vocation à être reliés entre eux si l'isolement naturel de ces espaces s'avère pertinent pour la conservation de la biodiversité compte tenu du fonctionnement des écosystèmes, pour limiter la dispersion d'espèces, notamment d'espèces exotiques envahissantes, ou pour limiter la propagation de maladies animales et végétales. 1.
- Un réseau écologique fonctionnel La Trame verte et bleue d'un territoire constitue par elle-même un réseau écologique dont la fonctionnalité repose sur la préservation ou la remise en bon état des continuités écologiques qui le composent. La préservation des continuités écologiques vise au moins le maintien de leur fonctionnalité. La remise en bon état des continuités écologiques vise le rétablissement ou l'amélioration de leur fonctionnalité. La fonctionnalité des continuités écologiques s'apprécie notamment au regard : - de la diversité et la structure des milieux qui leur sont nécessaires et de leur niveau de fragmentation ; - des interactions entre milieux, entre espèces et entre espèces et milieux ; - de la densité nécessaire (en particulier de corridors écologiques) à l'échelle du territoire concerné. La fonctionnalité de la Trame verte et bleue sur un territoire sera confortée par la qualité écologique des espaces situés en dehors des réservoirs de biodiversité ou des corridors écologiques, leur perméabilité au déplacement des espèces et leur contribution au fonctionnement écologique global du territoire. La remise en bon état des continuités écologiques repose sur l'amélioration de l'état de conservation des milieux les constituant et sur la réduction de leur fragmentation et notamment par la résorption des obstacles. Un obstacle aux continuités écologiques est un élément d'origine anthropique ou une partie de territoire anthropisé qui a pour conséquence de fragmenter les habitats et de limiter ou de rendre impossible son franchissement par certaines espèces. Il peut être ponctuel, linéaire ou surfacique et de diverses natures (infrastructure, barrage, milieux dégradés, paysages simplifiés, sols artificialisés ou anthropisés, pollution lumineuse, chimique, sonore, etc.).
- La Trame verte et bleue : objectifs La Trame verte et bleue a pour objectif de contribuer à la préservation et à la remise en bon état des continuités écologiques afin d'enrayer la perte de biodiversité. Elle vise à favoriser la libre expression des capacités adaptatives des espèces et des écosystèmes, en prenant en compte les effets positifs des activités humaines, en identifiant les continuités écologiques nécessitant d'être remises en bon état et en supprimant les obstacles aux continuités écologiques préjudiciables à la biodiversité ou en limitant leurs effets. La Trame verte et bleue doit permettre d'appréhender chaque territoire dans une échelle plus large, d'identifier et favoriser la solidarité entre territoires et, afin de répondre aux objectifs qui lui ont été assignés par les dispositions du I de l'article L. 371-1 du code de l'environnement, elle doit également permettre : - de conserver et d'améliorer la qualité écologique des milieux et de garantir la libre circulation des espèces de faune et de flore sauvages : - en identifiant, préservant et remettant en bon état les réservoirs de biodiversité et en les reliant par des corridors écologiques, selon la biologie, les exigences écologiques et les capacités de dispersion des différentes espèces, afin de faciliter notamment les échanges génétiques nécessaires à la survie de ces espèces ; - en empêchant le cloisonnement des populations d'espèces, en diminuant la fragmentation et la vulnérabilité des habitats naturels et habitats d'espèces, et en évitant la diminution des surfaces d'habitats et l'augmentation des distances qui les séparent, par un maillage suffisamment dense et connecté ; - en intégrant les différents sites, notamment les sites de transit utilisés par les espèces migratrices ainsi que leurs axes migratoires, en vérifiant qu'ils restent ou redeviennent accessibles ; - en contribuant à diminuer les effets négatifs de la fragmentation, notamment en réduisant la mortalité non naturelle de nombreuses espèces animales, en particulier celle liée aux infrastructures linéaires ; - en contribuant à atteindre les objectifs fixés par les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux sur le bon état écologique ou le bon potentiel écologique des eaux de surface ; - en préservant ou restaurant la dynamique et la continuité écologique des cours d'eau, notamment en étudiant, en concertation avec les autres usagers, l'aménagement ou l'effacement sur les cours d'eau des obstacles les plus problématiques pour la migration des poissons et en préservant ou restaurant les espaces de bon fonctionnement des cours d'eau ; - en veillant à la préservation et à la restauration des milieux humides et notamment à la poursuite d'actions coordonnées en leur faveur en relation avec les politiques nationales mises en œuvre dans ce domaine et en prenant en compte les enjeux hydrauliques associés ; - en garantissant les interactions entre les milieux terrestres, aquatiques et marins et en maintenant la diversité et les surfaces des milieux naturels côtiers, notamment les mangroves, les deltas, les estuaires et les milieux dunaires en préservant leurs fonctionnalités naturelles ; - en intégrant, dans le contexte insulaire, les enjeux liés à l'endémisme des écosystèmes et aux possibilités de déplacement des espèces ainsi qu'à la préservation et à la restauration des zones de basse altitude et des ravines ; - en préservant de la pollution lumineuse les continuités écologiques ; - en remettant en bon état, dans la mesure du possible, les milieux dégradés participant ou susceptibles de participer au bon fonctionnement des continuités écologiques ; - d'accompagner les évolutions du climat en permettant à une majorité d'espèces et d'habitats de s'adapter aux variations climatiques : - en garantissant la présence de nouvelles zones d'accueil de qualité permettant d'anticiper le déplacement des aires de répartition de nombreuses espèces et de leurs habitats ainsi que des habitats naturels et semi-naturels, du fait du changement climatique, notamment le déplacement vers le Nord ou en altitude ; - en privilégiant dans la mesure du possible le recul stratégique des activités et notamment des infrastructures par rapport au littoral afin d'améliorer la fonctionnalité des écosystèmes littoraux et de favoriser leur adaptabilité face à l'élévation du niveau des mers ; - en préservant des populations d'une espèce en limite d'aire de répartition et en favorisant notamment les stations récentes où les populations sont en croissance ; - en veillant à ce que les aménagements et opérations motivés par la transition énergétique restent compatibles avec la préservation des continuités écologiques (ex : hydroélectricité, éolien, bois énergie, etc.) ; - en favorisant dès que cela est possible l'utilisation de solutions fondées sur la nature dans le cadre des aménagements nécessaires notamment à la prévention des risques. - d'assurer la fourniture des services écologiques : - en garantissant la fourniture, de manière directe, indirecte, voire diffuse, des ressources et des services écologiques indispensables aux acteurs présents sur le territoire ; - en conservant et en améliorant la qualité et la diversité des paysages dont les structures assurent la perméabilité des espaces et en améliorant le cadre de vie ; - en conservant et en améliorant la qualité et la diversité des sols afin notamment de maintenir ou restaurer les déplacements des espèces qui y sont inféodées ; - en promouvant et en favorisant un usage durable des continuités écologiques ; - de favoriser des activités durables, notamment agricoles et forestières : - en conservant, en développant ou en améliorant les activités et les modes de gestion qui ont permis de préserver ou ont favorisé la biodiversité, la fonctionnalité des habitats et la perméabilité des milieux pour le déplacement des espèces ; - en évitant de porter atteinte à la Trame verte et bleue par des modes de gestion défavorables aux milieux considérés ; - en évitant l'abandon des terres agricoles et la spécialisation des territoires conduisant à un appauvrissement de la biodiversité et de ses aménités ainsi qu'à une homogénéisation et à une banalisation des paysages ; - en favorisant le maintien et le développement d'une activité agricole diversifiée contribuant à la diversité et à la qualité des paysages, et attentive au maintien ou au rétablissement de mosaïques des milieux ouverts et des divers habitats associés, notamment des prairies naturelles, des pelouses sèches, des bocages, des bosquets, des mares et des milieux humides ; - en favorisant une gestion des forêts garantissant un bon état de conservation aux espèces et habitats qui y sont attachés, impliquant notamment la diversité des essences autochtones et des types de peuplements forestiers, le maintien des milieux ouverts existants au sein des massifs forestiers, une gestion des milieux humides préservant leur qualité et le maintien ou la création de continuités entre les espaces boisés ; - en préservant et en remettant en bon état la qualité, la diversité et la biodiversité des sols par des méthodes agricoles et sylvicoles adaptées, notamment agroécologiques ; - en favorisant les démarches prenant en compte les enjeux de biodiversité dans les activités de sport, de loisirs et de tourisme ; - de maîtriser l'urbanisation et l'implantation des infrastructures et d'améliorer la perméabilité des infrastructures existantes : - en évitant que l'aménagement du territoire, les projets d'infrastructures linéaires et l'urbanisation ne conduisent à la destruction, la dégradation ou la fragmentation de milieux naturels, ou à la banalisation des espaces et des paysages ; - en cherchant à améliorer la perméabilité des infrastructures existantes et en évitant de porter atteinte à des continuités écologiques dans le cadre des opérations de densification du réseau de transport, par l'élargissement de voies de communication existantes et la construction de nouveaux tronçons ; - en favorisant une organisation intelligente et économe de l'espace, impliquant de lutter contre l'étalement urbain et la consommation d'espace ; - en favorisant les modalités d'entretien favorables à la biodiversité et la fonctionnalité écologique des dépendances vertes ; - en intégrant des problématiques connexes à l'urbanisation, notamment les pollutions lumineuse et sonore, la qualité des sols et la gestion durable de la ressource en eau.
- La Trame verte et bleue : dix grandes lignes directrices pour sa mise en œuvre 3.
- La Trame verte et bleue contribue à stopper la perte de biodiversité et à restaurer et maintenir ses capacités d'évolution La Trame verte et bleue doit préserver et favoriser le déplacement des espèces, l'accomplissement de leur cycle de vie, la fonctionnalité des habitats et milieux naturels favorisant ainsi les capacités de libre évolution de la biodiversité. La préservation et la remise en bon état des continuités écologiques constitutives de la Trame verte et bleue constituent un objectif prioritaire des politiques, stratégies ou plans d'action nationaux, régionaux ou locaux de la biodiversité. La démarche Trame verte et bleue constitue une opportunité de mettre en synergie, à l'échelle d'un territoire, diverses politiques publiques en faveur de la biodiversité, notamment les déclinaisons de la stratégie nationale de création d'aires protégées terrestres métropolitaines et des plans nationaux d'action pour la conservation ou le rétablissement des espèces, définis à l'article L. 414-9 du code de l'environnement, sans pour autant s'y substituer. 3.
- La Trame verte et bleue est un outil d'aménagement durable des territoires La conservation de la biodiversité suppose une gestion globale du territoire, alliant des actions qui ciblent des espèces, des habitats ou des espaces précis au sein d'un territoire et des actions plus génériques, qui peuvent concerner l'ensemble du territoire. Pour contribuer à la préservation et la remise en bon état de la biodiversité, la démarche Trame verte et bleue constitue un des piliers du projet d'aménagement durable du territoire, qui doit intégrer de ce fait la remise en bon état des milieux dégradés. La démarche Trame verte et bleue doit permettre d'inscrire les décisions d'aménagement du territoire (projets, documents en particulier de planification, etc.) dans une logique de cohérence écologique, intégrant à la fois les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques. 3.
- La Trame verte et bleue tient compte des activités humaines et intègre les enjeux socio-économiques La démarche Trame verte et bleue implique notamment d'identifier les activités humaines contribuant à préserver ou à rétablir des dynamiques favorables à la biodiversité, de mieux comprendre les causes des dynamiques défavorables à la biodiversité. Elle doit prévoir un dispositif d'accompagnement des activités humaines au service des continuités écologiques et de la qualité des milieux, supports de ces continuités. Ce dispositif favorise les services rendus par les écosystèmes fonctionnels et la solidarité écologique. La mise en œuvre de la Trame verte et bleue prend en compte les atouts et les fragilités des territoires, permettant ainsi de préserver au mieux leur équilibre et leurs potentialités économiques et sociales dans une logique de développement durable. A cette fin, les interactions entre continuités écologiques et activités humaines seront notamment analysées. L'appréciation des services rendus par les écosystèmes tant au niveau local que plus globalement, peut renforcer la compréhension et l'acceptabilité de la Trame verte et bleue par l'ensemble des acteurs des territoires, plus encore dans un contexte de changement climatique. Elle renforce également la légitimité de la mise en œuvre d'opérations de remise en bon état de continuités écologiques. Les actions qui ont pour objet d'améliorer les paysages afin de rendre plus agréable le cadre de vie des habitants peuvent également servir la biodiversité en intégrant dans leur conception et leur réalisation le souci de la préservation et la restauration des continuités écologiques 3.
- La Trame verte et bleue respecte le principe de subsidiarité et s'appuie sur une gouvernance partagée, à l'échelle des territoires La mise en œuvre de la démarche Trame verte et bleue s'effectue dans le respect du principe de subsidiarité. Le cadre fixé au niveau national à travers les présentes orientations laisse aux acteurs des territoires leur marge d'appréciation et d'initiative. Sous réserve de tenir compte des travaux réalisés au niveau supérieur, chaque niveau d'approche de la Trame verte et bleue a sa légitimité et peut s'intéresser à des questions nouvelles liées plus directement au territoire concerné, aux connaissances disponibles ainsi qu'à celles à acquérir tout en prenant en compte la vision des acteurs de ce territoire. Dans le même esprit, les démarches entreprises au niveau régional ou infra-régional sont utiles pour alimenter les travaux des niveaux supérieurs. La mise en place, à toutes les échelles territoriales, d'une gouvernance partagée est essentielle à la pleine réussite de la trame verte et bleue. Elle se justifie notamment en matière d'aménagement durable du territoire, domaine dans lequel il est souvent nécessaire de négocier et de décider entre différentes solutions possibles présentant à la fois des avantages et des inconvénients à pondérer. Les choix opérés doivent s'inscrire avant tout dans une logique d'évitement en examinant les différentes solutions alternatives et en retenant la moins préjudiciable, puis de « réduire » les impacts négatifs qui n'auraient pu être évités et, enfin, de « compenser » les impacts négatifs résiduels. 3.
- La Trame verte et bleue s'appuie sur des enjeux de cohérence nationale Afin de garantir la cohérence nationale de la Trame verte et bleue, l'objectif de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques dépassant les échelons territoriaux et les découpages administratifs, quatre enjeux de cohérence ont été identifiés et précisés dans le guide méthodologique (Partie 2 du présent document). Ils visent des enjeux relatifs à : - certains espaces protégés ou inventoriés ; - certaines espèces ; - certains habitats ; - des continuités écologiques d'importance nationale. Ces enjeux de cohérence ne sont pas hiérarchisés entre eux et peuvent, en tout ou partie, se recouvrir. Ils peuvent constituer des aides à l'identification de la Trame verte et bleue pour les acteurs locaux. En tout état de cause, la prise en compte de ces enjeux devra être démontrée s'agissant du schéma régional de cohére