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Arrêté du 20 octobre 2014 relatif aux études en vue du certificat de capacité d'orthoptiste

Article 1 Le certificat de capacité d'orthoptiste sanctionne trois années d'études après le baccalauréat, il comprend six semestres de formation validés par l'obtention de 180 crédits européens. Article 2 Le nombre d'étudiants admis en première année d'étude en vue du certificat de capacité d'orthoptiste est fixé par un arrêté annuel conjoint du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de l'enseignement supérieur. Article 3 Les études conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste sont organisées par les universités habilitées, par arrêté conjoint du ministre chargé de l'enseignement supérieur et du ministre en charge de la santé. La formation dispensée fait l'objet d'une évaluation périodique en vue du renouvellement de l'habilitation à délivrer le certificat de capacité d'orthoptiste. Article 4 Peuvent présenter leur candidature en vue d'une admission dans les études conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste les candidats justifiant : - soit du baccalauréat ; - soit du diplôme d'accès aux études universitaires ; - soit d'un diplôme français ou étranger admis en dispense ou équivalence du baccalauréat en application de la réglementation nationale ; - soit d'une qualification ou d'une expérience jugées suffisantes, conformément aux dispositions de l'article L. 613-5 du code de l'éducation. Article 5 La candidature à l'admission aux études conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste est soumise à l'acquittement de droits dont le montant est fixé par un arrêté conjoint du ministre en charge du budget et du ministre en charge de l'enseignement supérieur. Article 6 Conformément à l’article 2 de l’arrêté du 15 mai 2020, les dispositions du deuxième alinéa du III, relatives à l'entretien, ne s'appliquent pas au titre de l'année universitaire 2020-

  1. Au titre de l'année universitaire 2020-2021, la commission d'examen des vœux formée au sein de chaque établissement ou au sein du regroupement examine les dossiers selon les modalités définies aux articles D. 612-1-13 et D. 612-1-14 du code de l'éducation. Après examen des dossiers de candidature, la commission d'examen des vœux ordonne les candidatures retenues et établit une liste de candidats admis. Article 7 Les étudiants admis produisent, au plus tard le premier jour de la rentrée, un certificat établi par un médecin agréé attestant que l'étudiant ne présente pas de contre-indication physique et psychologique à l'exercice de la profession d'orthoptiste. Un report de scolarité d'un an peut-être accordé sur demande écrite de l'étudiant dûment justifiée. Article 8 Les étudiants prennent une inscription au début de chaque année universitaire. Nul ne peut être autorisé à poursuivre la formation conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste s'il n'a validé sa formation dans un délai équivalent à deux fois la durée de la maquette du diplôme. Aucune de ces années d'études ne peut donner lieu à plus de deux inscriptions. Article 9 I. - La formation a pour objectif : 1° L'acquisition des connaissances scientifiques et techniques indispensables à la maîtrise des savoirs et des savoir-faire nécessaires à l'exercice de la profession d'orthoptiste ; 2° L'approche fondamentale de l'être humain, la recherche du maintien de la santé ou la prise en charge du patient, par des connaissances en santé publique ; 3° L'acquisition des connaissances de pathologie et de physiopathologie nécessaires à la pratique de l'orthoptie ; 4° L'apprentissage du raisonnement clinique et de l'intervention thérapeutique ; 5° L'acquisition des compétences génériques nécessaires à la communication de l'orthoptiste avec le patient et son entourage, à sa coopération avec les membres de l'équipe soignante pluriprofessionnelle, à sa réflexivité et à son respect des règles de l'éthique et de la déontologie ; 6° Une formation à la démarche scientifique rendue nécessaire par la progression rapide des connaissances qui est la conséquence directe des progrès de la recherche, faisant évoluer régulièrement les pratiques professionnelles. L'apport théorique est complété par des activités de raisonnement clinique et des activités d'apprentissage pratique en milieu clinique permettant à l'étudiant de construire les compétences nécessaires à l'exercice du métier d'orthoptiste. Trois principes régissent l'acquisition de ces connaissances : - la non-exhaustivité : la progression très rapide des connaissances impose des choix et conduit à rejeter toute idée d'exhaustivité. L'enjeu est d'acquérir des concepts qui permettront à l'étudiant de disposer, au cours de sa vie professionnelle, d'outils pour faire évoluer ses savoirs et ses savoir-faire ; - la participation active de l'étudiant : chaque fois que cela est possible, l'acquisition des connaissances est envisagée au travers de la participation active de l'étudiant sous forme de travaux dirigés, d'exposés, d'approches par problèmes, de stages, pour lesquels un tutorat et une évaluation adaptée sont mis en place ; - l'interdisciplinarité : les professions de santé s'appuient sur de nombreux champs disciplinaires. L'apprentissage de l'interdisciplinarité prépare à la collaboration entre futurs professionnels de la santé. Elle s'établit autour de la mise en place d'unités d'enseignement faisant appel à l'intégration de différentes disciplines autour de l'étude de situations cliniques clés ou de problèmes de santé. II. - L'enseignement comprend : 1° Un tronc commun ; 2° Un parcours personnalisé au cours duquel l'étudiant pourra choisir : - d'approfondir ou de compléter ses connaissances dans un domaine de l'orthoptie ; - d'approfondir ou de compléter ses connaissances dans un domaine particulier autre que l'orthoptie. Ce parcours personnalisé comprend des unités d'enseignement librement choisies parmi les formations dispensées à l'université. Des parcours types peuvent être proposés par la composante assurant la formation en orthoptie. Article 10 Les enseignements conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste comprennent des enseignements théoriques, dirigés, méthodologiques, appliqués et pratiques, l'accomplissement de stages et une soutenance orale basée sur un travail de fin d'études. Les enseignements sont organisés par discipline et en partie de façon intégrée, sous forme d'unités d'enseignement articulées entre elles en cohérence avec les objectifs de la formation et les compétences à acquérir. Ils comprennent les unités d'enseignement du tronc commun et des unités d'enseignement librement choisies par l'étudiant. La mutualisation des enseignements entre les filières peut être mise en place. Leur organisation est définie par les instances de l'université, après avis de la composante dispensant la formation. Article 11 Se reporter aux conditions d'application prévues à l'article 6 de l'arrêté du 10 novembre 2022 (NOR : SPRH2220195A). Article 12 Le contenu des enseignements de la formation conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste ainsi que les recommandations pédagogiques qui s'y rapportent sont développés dans le référentiel de formation prévu à l'annexe III du présent arrêté. Article 13 La composante assurant la formation en orthoptie élabore un projet pédagogique et veille à l'articulation entre les enseignements théoriques, pratiques et les stages en vue de l'acquisition des compétences professionnelles décrites à l'annexe II du présent arrêté Article 14 Les stages prévus au cours de la formation conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste ainsi que leur contenu sont précisés dans le cahier des charges des stages prévu en annexe V du présent arrêté. Article 15 Les stages font l'objet d'une convention entre le directeur de la composante assurant la formation en orthoptie et le responsable de la structure accueillant le stagiaire. Ces conventions précisent les modalités d'organisation, d'encadrement et de déroulement des stages ainsi que les conditions d'assurance et de réparation des éventuels dommages causés par le stagiaire ou subis par lui durant le stage. Durant ses stages, l'étudiant est placé sous la responsabilité directe d'un maître de stage orthoptiste, chargé de son encadrement au quotidien. Il acquiert alors progressivement les compétences professionnelles et l'autonomie nécessaire dans l'exercice du métier. Article 16 Un carnet de stage identifie les objectifs pédagogiques transversaux et spécifiques de chaque stage. Il permet le suivi de la progression de l'étudiant et son évaluation ; celle-ci porte notamment sur des activités adaptées aux compétences transversales et spécifiques à acquérir. Article 17 Les étudiants en orthoptie sont soumis, au cours de leurs stages, au règlement intérieur de la structure d'accueil et sont informés de leurs obligations de présence par le responsable de celle-ci. Article 18 La validation des stages est prononcée par le directeur de la composante assurant la formation, qui tient compte de l'avis du maître de stage consigné dans le carnet de stage. L'absence de validation d'un ou de plusieurs stages au titre d'une année donnée entraîne le redoublement de l'étudiant s'il ne peut les rattraper. Article 19 Les modalités d'évaluation sont arrêtées dans les conditions prévues au premier alinéa de l'article 10, notamment en ce qui concerne l'acquisition, la compensation et la capitalisation des unités d'enseignement. Les modalités d'évaluation permettent de vérifier l'acquisition de l'ensemble des connaissances et des compétences constitutives du diplôme. Les aptitudes et l'acquisition des connaissances et des compétences sont appréciées soit par un contrôle continu et régulier soit par un examen terminal, soit par ces deux modes de contrôle combinés. Une session de rattrapage intervient dans un délai qui ne peut être inférieur à deux semaines après la publication des résultats semestriels. Dans le respect du délai fixé à l'article L. 613-1 du code de l'éducation, les établissements publient les modalités d'évaluation en précisant le nombre des épreuves, leur nature, leur durée, leur coefficient ainsi que la répartition éventuelle entre le contrôle continu et le contrôle terminal et la place respective des épreuves écrites, orales, pratiques et cliniques. Le président de l'université nomme le président et les membres des jurys d'examen. Article 20 Après accord du responsable pédagogique et sous réserve d'une cohérence pédagogique avec le déroulement de la formation, un étudiant peut effectuer une période d'études à l'étranger dans la limite de un semestre au cours des six semestres de formation conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste. La période d'études, validée par l'établissement étranger, permet à l'étudiant d'acquérir les crédits européens correspondants. Article 21 Au cours du dernier semestre, les étudiants présentent oralement un travail de fin d'études sous la responsabilité du directeur pédagogique, désigné par le directeur de la composante assurant la formation en orthoptie. Ce travail est élaboré et évalué selon les modalités définies dans l'annexe III du présent arrêté. Article 22 Un certificat de compétences cliniques est organisé au cours du dernier semestre de formation. Ce certificat est destiné à valider les compétences cliniques acquises durant la formation. Il fait l'objet d'une session de rattrapage. Article 23 Le certificat de capacité d'orthoptiste est délivré aux étudiants ayant : - validé l'ensemble des enseignements et des stages correspondant au référentiel de formation ; - obtenu le certificat de compétences cliniques ; et, - présenté avec succès leur travail de fin d'études. Le « certificat de capacité d'orthoptiste » est accompagné de l'annexe descriptive au diplôme dite « supplément au diplôme ». Article 24 Les dispositions du présent arrêté sont applicables aux étudiants autorisés à s'inscrire en première année des études conduisant au certificat de capacité d'orthoptiste à compter de l'année universitaire 2014-
  2. Elles se substituent à celles de l'arrêté du 16 décembre 1966 modifié relatif au programme d'enseignement et modalités des examens en vue du certificat de capacité d'aide-orthoptiste lors de l'année universitaire 2014-2015 en ce qui concerne la première année des études en orthoptie, lors de l'année universitaire 2015-2016 en ce qui concerne la deuxième année, lors de l'année universitaire 2016-2017 en ce qui concerne la troisième année. Article 25 Les candidats autorisés à s'inscrire en première année des études d'orthoptie au titre de l'année 2014-2015 passent les épreuves de sélection établies conformément à l'article 4 de l'arrêté modifié du 16 décembre 1966 relatif au programme d'enseignement et modalités des examens en vue du certificat de capacité d'aide-orthoptiste. Article 26 A titre transitoire, les étudiants qui redoublent ou qui ont interrompu une formation suivie selon le programme défini par l'arrêté modifié du 16 décembre 1966 relatif au programme d'enseignement et modalités des examens en vue du certificat de capacité d'aide-orthoptiste voient leur situation examinée par l'équipe pédagogique. Celle-ci propose au directeur de la composante assurant la formation en orthoptie des modalités d'intégration de ces étudiants dans le régime d'études fixé par le présent arrêté. Article 27 L'arrêté modifié du 16 décembre 1966 relatif au programme d'enseignement et modalités des examens en vue du certificat de capacité d'aide-orthoptiste est abrogé à compter de la rentrée 2016-
  3. Article 28 La directrice générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle est chargée de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française et au Bulletin officiel de l'enseignement supérieur et de la recherche. Article Annexe I CERTIFICAT DE CAPACITÉ D'ORTHOPTISTE RÉFÉRENTIEL D'ACTIVITÉS Les référentiels d'activités et de compétences du métier d'orthoptiste ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet, un référentiel n'a pas vocation à déterminer des responsabilités. Il s'agit de décrire les activités du métier puis les compétences. Celles-ci sont rédigées en termes de capacités devant être maîtrisées par les professionnels et attestées par l'obtention du certificat de capacité d'orthoptiste. Cette description s'inscrit dans la réglementation figurant au code de la santé publique (CSP). Préambule Le présent référentiel constitue une liste la plus exhaustive possible de l'ensemble des activités mises en œuvre par les orthoptistes sans préjuger du niveau de compétences nécessaire à leur réalisation. Celui-ci sera précisé dans le référentiel de compétences. Définition de l'orthoptie : L'orthoptie (du grec ortho : droit et opsie : vision ou œil) est une profession paramédicale dont l'exercice est réglementé par le code de la santé publique : " L'orthoptie consiste en des actes d'exploration, de rééducation et de réadaptation de la vision utilisant éventuellement des appareils et destinés à traiter les anomalies fonctionnelles de la vision " (décret n° 2007-1671 du 27 novembre 2007, art. R. 4342-1). L'orthoptie concerne toutes les altérations de la vision fonctionnelle sur les plans moteur, sensoriel et fonctionnel. L'examen orthoptique est à la base de l'évaluation des capacités visuelles en fonction des plaintes décrites, de la pathologie, de l'âge du patient et de ses besoins propres en rapport avec ses activités. Sur le plan législatif et réglementaire : L'exercice du métier d'orthoptiste est réglementé par l'article R. 4342-2 du code de la santé publique et il respecte le champ d'intervention des autres professions réglementées : " Sur prescription médicale, l'orthoptiste établit un bilan qui comprend le diagnostic orthoptique, l'objectif et le plan de soins proposé. Ce bilan, accompagné du choix des actes et des techniques appropriées, est communiqué et proposé au médecin prescripteur. L'orthoptiste informe le médecin prescripteur de l'éventuelle adaptation du traitement en fonction de l'évolution et de l'état de santé de la personne et lui adresse, à l'issue de la dernière séance, une fiche retraçant l'évolution du traitement orthoptique. " Conditions d'exercice du métier : L'orthoptiste peut exercer en tant que libéral, en tant que salarié ou dans le cadre d'une activité mixte. Il intervient dans différents lieux : -l'ensemble des lieux dans lesquels se trouvent les patients (cabinet médical, cabinet paramédical, maisons de santé pluridisciplinaires, lieux de vie, domicile, établissements scolaires, crèches, haltes-garderies …) ; -les établissements de santé, médico-sociaux, lieux d'accueil dans le cadre des projets thérapeutiques et/ ou de dépistage élaborés au sein de ces établissements (établissements d'accueil des personnes handicapées, des personnes âgées, des enfants et jeunes enfants, médecine du travail, centres de médecine préventive …) ; -les centres de réadaptation … Dans le cadre de la réalisation du bilan, l'orthoptiste explore systématiquement les trois axes du bilan orthoptique, orientés selon le contexte général, les besoins et les caractéristiques du patient : -axe sensoriel ; -axe moteur ; -axe fonctionnel. Différents bilans orthoptiques sont réalisés : -bilan de la vision binoculaire ; -bilan des déséquilibres oculomoteurs : strabisme, paralysie oculomotrice, nystagmus … ; -bilan de l'amblyopie ; -bilan de dépistage des anomalies visuelles. Des bilans orthoptiques spécifiques peuvent être réalisés en fonction de la problématique du patient et notamment : -bilan de basse vision et bilan malvoyance ; -bilan dans le cadre de troubles proprioceptifs et somesthésiques ; -bilan dans le cadre de troubles neurovisuels ; -bilan évolutif dans le cadre du suivi des répercussions oculaires des pathologies chroniques ou du développement … Il participe au bilan ophtalmologique à la demande du médecin : acuité visuelle, réfraction, pression intra-oculaire, explorations fonctionnelles et manipulation de lentilles de contact... Les bilans réalisés par l'orthoptiste peuvent se concevoir dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire. L'orthoptiste coopère étroitement avec le médecin ophtalmologiste ou tout autre médecin prescripteur et lui propose les projets thérapeutiques personnalisés qu'il conçoit. A tout moment, le médecin prescripteur peut intervenir, en concertation avec l'orthoptiste, pour demander une modification du protocole thérapeutique ou interrompre le traitement. Dans le cadre du bilan orthoptique et si celui-ci n'a pas été demandé par un ophtalmologiste, l'orthoptiste propose au patient (ou si le patient le demande) de lui faire une copie de ses conclusions. Il participe également à des projets d'adaptation à la scolarisation pour les enfants, en lien avec l'éducation nationale, et entretient à ce titre des relations avec tous les professionnels de santé et avec le corps enseignant (professeurs des écoles, enseignants référents …) et les établissements spécialisés (éducateurs spécialisés, soignants …). L'orthoptiste adapte son intervention aux patients qui éprouvent des difficultés à exprimer leurs gênes visuelles ou à répondre aux questions posées. L'attention nécessitée par l'intervention en orthoptie sous-entend une prise en charge individuelle de chaque patient, afin d'être en capacité de l'observer tout au long du bilan, de la rééducation ou réadaptation et des examens d'exploration fonctionnelle. Définition du métier : L'orthoptiste dépiste, évalue, rééduque, réadapte et explore les troubles de la vision, du nourrisson à la personne âgée. Il participe à la prévention des risques et incapacités potentiels. Il adresse le patient selon nécessité pour un examen ophtalmologique. Il intervient sur prescription médicale indiquant la nature de l'examen demandé. Il pratique des bilans orthoptiques aboutissant ou non à une rééducation orthoptique. Il effectue également des actes d'exploration fonctionnelle, en présence ou non d'un ophtalmologiste ou d'un médecin selon le type d'examens. Son intervention permet de fournir au prescripteur une aide au diagnostic médical ou une explication aux dysfonctionnements ressentis par le patient et à leurs répercussions sur la vie quotidienne. A l'issue du bilan orthoptique, l'orthoptiste aide le patient à mieux comprendre ses troubles et à mieux cerner ses possibilités visuelles : il adresse au médecin prescripteur le résultat du bilan en vue d'une adaptation du suivi du patient. Ses interventions en rééducation et réadaptation visent à maintenir, restaurer et réadapter la fonction visuelle et la vision fonctionnelle du patient et à lui permettre de conserver ou de développer son potentiel visuel, moteur, sensoriel, cognitif et social. L'orthoptiste évalue l'intégrité, les limitations, les dysfonctionnements, les déficiences de la fonction visuelle et/ ou de la vision fonctionnelle pouvant entraîner ou non un handicap. Il contribue au développement ou au maintien de l'autonomie du patient. Pour cela l'orthoptiste coopère avec son patient, en présence ou non de son entourage, le médecin ou l'équipe médicale à l'origine de la demande du bilan orthoptique. Dans le cas d'une malvoyance ou de troubles neurovisuels, la rééducation orthoptique a pour objectif l'adaptation du patient à son déficit. La complexité de l'atteinte, la précocité du diagnostic et les pathologies associées dictent la nécessité de la prise en charge et la durée de l'intervention. Activités :
  4. Réalisation de bilans en vue du diagnostic orthoptique et réalisation d'explorations fonctionnelles.
  5. Réalisation de soins, de traitements orthoptiques individuels et d'actes techniques.
  6. Prévention et dépistage des troubles visuels.
  7. Education thérapeutique dans le domaine de l'orthoptie auprès du patient et de son entourage.
  8. Organisation et coordination des activités.
  9. Gestion des ressources.
  10. Veille professionnelle et évolution des pratiques professionnelles.
  11. Réalisation de travaux de recherches en orthoptie.
  12. Formation et information des professionnels et futurs professionnels. Activités détaillées :

(1)
  1. Réalisation de bilans en vue du diagnostic orthoptique et réalisation d'explorations fonctionnelles. 1.
  2. Accueil du patient et/ ou de son entourage : -présentation de l'orthoptiste ; -information du patient et/ ou de son entourage et/ ou des accompagnants sur les modalités de passation du bilan orthoptique. 1.
  3. Consultation de données concernant la situation du patient : -recueil des données personnelles et administratives du patient : prescription médicale, lettre du médecin, données partagées dans le cadre d'un réseau de soins, données permettant le traitement administratif du dossier … ; -prise de connaissance d'informations personnalisées : données d'examens médicaux ou paramédicaux, prises en charge et traitements en cours, adaptations en place … ; -recueil d'informations complémentaires auprès des professionnels de santé qui suivent déjà le patient : examens effectués, diagnostics posés, prises en charge et traitements en cours ou à venir afin de compléter le dossier individuel personnalisé. 1.
  4. Recueil d'informations concernant le patient et/ ou son entourage : -recueil d'informations sur la plainte, les difficultés ressenties par le patient et/ ou son entourage, la manière de s'y adapter ; -recueil d'informations sur les centres d'intérêt du patient, ses activités, ses habitudes de vie, son environnement ; -recueil d'information sur les attentes du patient et/ ou de son entourage et/ ou des accompagnants. 1.
  5. Examen du patient : -observation du patient ; -réalisation de mesures ; -relevé de données ; -mise en situations, tests. 1.
  6. Réalisation d'explorations fonctionnelles sur prescription médicale
(2): -réalisation d'actes de périmétrie, campimétrie, d'étude de la sensibilité aux contrastes et de la vision nocturne, d'exploration du sens chromatique, de rétinographie non mydriatique ; -réalisation, sous contrôle médical, d'examens réalisés dans le cadre de rétinographie mydriatique et d'électrophysiologie oculaire ; -réalisation, sous contrôle d'un médecin ophtalmologiste, de pachymétries, de tonométries sans contact, de tomographies par cohérence optique, de topographies cornéennes, d'angiographies rétiniennes
(3), de biométries oculaires préopératoires sans contact, d'évaluation des aberrations oculaires, des propriétés biomécaniques oculaires, microscopies spéculaires, d'explorations sans contact de la tête du nerf optique et des fibres nerveuses. 1.
  1. Réalisation de bilans orthoptiques. Réalisation d'évaluations et/ ou de mesures dans le champ de l'axe sensoriel : -acuité visuelle, recherche d'une amblyopie éventuelle et/ ou de tout déséquilibre s'y rapportant ; -étude objective de la fixation ; -vision des contrastes ; -réfraction ; -accommodation ; -vision binoculaire, bi-oculaire : étude quantitative et qualitative des capacités fusionnelles, étude des unions bi-oculaires ; -troubles neurosensoriels : la neutralisation, la diplopie ; -vision stéréoscopique ; -champ visuel par confrontation ; -vision des couleurs par appariement. Réalisation d'évaluations et/ ou de mesures dans le champ de l'axe moteur : -déséquilibre oculomoteur ; -mesure de la déviation des axes oculaires ; -statique oculaire, étude de la fixation ; -motricité conjuguée : poursuite, saccades, mouvement oculo-céphalique, réflexe vestibulo-oculaire ; -mouvements de vergence (convergence-divergence) ; -motilité ; -œil correspondant à la main préférentielle ; -œil dominant, directeur ou préféré ; -œil fixateur (en cas de strabisme). Etude de l'efficience et de l'efficacité visuelle dans le cadre de l'axe fonctionnel du bilan : -dans le domaine de la communication non verbale en émission, en désignation et en réception ; -dans la saisie de l'information : temps de reconnaissance visuelle, cohérence intermodale, analyses perceptives (forme, couleur, mouvements, orientation, position relative, dimensions, discrimination figure-fond, structuration spatiale …), stratégies motrices, cognitives et visuelles (repérage d'indices visuels, exploration visuelle, anticipation visuelle, lecture, écriture) ; -dans la réalisation de tâches : localisation visuelle, coordination perceptivo-motrice, organisation du geste, lecture, graphisme et/ ou écriture (scription, progression, coordination). 1.
  2. Réalisation de bilans spécifiques : -réalisation de bilan basse vision ; -réalisation de bilan malvoyance ; -réalisation de bilan orthoptique dans le cadre d'un trouble postural ; -réalisation de bilan dans le cadre d'un trouble proprioceptif ; -réalisation de bilan dans le cadre des troubles neurovisuels ; -réalisation de bilan d'évaluation de la fonction visuelle chez le très jeune enfant ; -réalisation de bilan dans le cadre du suivi des répercussions oculaires des pathologies chroniques ou du développement … ; -réalisation de bilan de dépistage des anomalies visuelles ; -réalisation de bilan spécifique en vue de la délivrance de certificats d'aptitude
(4)… ; -réalisation de bilan spécifique dans le cadre de la chirurgie réfractive. 1.
  1. Réalisation et présentation du diagnostic orthoptique : -formalisation des conclusions du bilan sensoriel ; -formalisation des conclusions du bilan moteur ; -formalisation des conclusions du bilan fonctionnel ; -croisement des données des différents axes du bilan orthoptique ; -mise en relation avec la plainte et/ ou le motif du bilan orthoptique ; -formulation d'éléments de synthèse ; -conclusions du bilan faisant apparaître la problématique, les évolutions possibles, les examens complémentaires nécessaires et la possibilité ou non de prise en charge en orthoptie et la nécessité de faire appel à d'autres compétences. Le bilan sera adressé à l'ophtalmologiste et/ ou au médecin prescripteur.
  2. Réalisation de soins, de traitements orthoptiques individuels et d'actes techniques. 2.
  3. Préparation des outils nécessaires à l'intervention orthoptique : -étude et actualisation du dossier orthoptique ; -recherche des différents supports à utiliser lors de la séance ; -préparation du matériel et des conditions spécifiques et nécessaires à la rééducation, l'adaptation et/ ou la réadaptation orthoptique du patient ; -préparation des aménagements nécessaires à l'accueil du patient et au bon déroulement de sa prise en charge ; -présentation au patient du matériel ou des supports spécifiques qui vont être utilisés. 2.
  4. Réalisation de l'intervention orthoptique auprès du patient : -rééducation des troubles et des déséquilibres binoculaires ; -rééducation des strabismes ; -rééducation des paralysies oculo-motrices ; -rééducation de l'amblyopie ; -rééducation des déficits fonctionnels de la vision ; -rééducation dans le cadre des troubles neuro-ophtalmologiques et neurovisuels ; -rééducation dans le cadre d'un trouble postural ; -rééducation dans le cadre d'un trouble proprioceptif ; -rééducation dans le cadre de la basse vision ; -rééducation dans le cadre de la malvoyance ; -réalisation d'actions visant aux compensations (optique et non optique) et à l'adaptation du patient aux conséquences de son déficit ; -entretien avec le patient sur le déroulement de cette intervention, sur sa compréhension, sur son observance et sur son ressenti. 2.
  5. Réalisation d'actes techniques : -pose, dépose et manipulation de lentilles.
  6. Prévention et dépistage des troubles visuels. 3.
  7. Information et conseil dans un cadre individuel, professionnel, collectif : -information et conseil visant à la prévention ; -information et conseil en matière d'ergonomie visuelle. 3.
  8. Information et conseils en matière d'hygiène et d'observance en contactologie. 3.
  9. Réalisation d'actions de dépistage : -réalisation de tests de dépistage auprès des enfants, dans un cadre individuel ou collectif, en âge préscolaire et scolaire ; -réalisation de tests de dépistage en milieu professionnel (médecine du travail) ; -réalisation de tests de dépistage en centre d'hygiène et de médecine préventive ; -réalisation de tests de dépistage spécifiques à différentes populations susceptibles de présenter des troubles visuels liés à leur activité, à leur âge et/ ou à une pathologie générale et/ ou ophtalmologique ; -réalisation et utilisation de documents d'information.
  10. Education thérapeutique dans le domaine de l'orthoptie auprès du patient et de son entourage. -informations du patient sur la possibilité de bénéficier d'une action d'éducation thérapeutique ; -formulation, avec le patient, de la stratégie à mettre en œuvre ; -réalisation d'un programme personnalisé d'éducation spécifique au patient visant à expliquer le traitement proposé par le médecin, à comprendre sa finalité et à vérifier son bon déroulement ; -réalisation de séquences pédagogiques individuelles ou collectives ; -réalisation de séances de coordination pluriprofessionnelles afin d'obtenir un partenariat entre le patient, son entourage, si le patient est dépendant ou avec son accord, et l'équipe soignante pluridisciplinaire ; -mise en œuvre de séquences de réajustement en fonction de l'évaluation des acquis pédagogiques obtenus ; -réalisation de synthèses consignées dans un dossier commun.
  11. Organisation et coordination des activités. 5.
  12. Préparation et organisation des soins et traitements orthoptiques : -explication des dysfonctionnements, des incapacités, des déficits visuels au patient ; -proposition d'une prise en charge et explication de ses objectifs et modalités ; -recherche de l'adhésion du patient quant à la prise en charge ultérieure proposée ; -explications au patient afin de lui permettre de s'approprier, dans la vie courante, les nouveaux outils et/ ou les nouvelles adaptations proposés et mis en œuvre ; -information sur les modalités de prise en charge par les caisses d'assurance-maladie du bilan et des séances ultérieures (coût et remboursement) ; -information sur les spécificités de la prise en charge multiple (autres rééducateurs) ; -intégration du compte rendu du bilan orthoptique dans le dossier personnalisé du patient. 5.
  13. Planification des soins et traitements orthoptiques : -formalisation du nombre de séances programmées par patient avec cotation suivant l'acte effectué (nomenclature) ; -planification des rendez-vous avec le patient pour sa prise en charge individuelle et spécifique ; -réalisation d'un planning quotidien, hebdomadaire ou mensuel permettant de répondre à la demande de consultations au cabinet, à domicile ou dans un autre établissement ; -gestion des appels téléphoniques et prise de rendez-vous permettant le bon déroulement de l'activité orthoptique dans le respect de la législation (temps imparti pour les différents actes) ; -coordination de l'emploi du temps avec les autres professionnels dans le cadre d'un cabinet multipraticiens ou d'une prise en charge pluridisciplinaire. 5.
  14. Compte rendu final et transmissions des données portant sur les interventions réalisées : -rédaction du compte rendu du bilan orthoptique, comprenant le diagnostic, l'objectif et le plan de soin, fixés entre le patient et l'orthoptiste, à l'ophtalmologiste et/ ou au médecin prescripteur et, à la demande du patient, à d'autres médecins concernés et aux professionnels de santé l'entourant ; -rédaction de la fiche de traitement orthoptique retraçant l'évolution du traitement ; -réalisation de documents accompagnant les demandes de compensation, d'aides matérielles et financières ; -réalisation des documents administratifs nécessaires à la demande d'accord préalable après la réalisation du bilan ; -mise à jour et archivage des dossiers patients ; -télétransmission des actes réalisés dans les délais légaux ; -réalisation d'une feuille de soin papier, si nécessaire ; -réalisation d'attestation de présence à la demande des patients. 5.
  15. Enregistrement et suivi des données à visée de traçabilité : -enregistrement et transmission de données spécifiques à la gestion des risques et aux procédures de vigilance sanitaire (matério-vigilance …) ; -enregistrement des données (actes informations...) transmission et vérification de la traçabilité ; -echanges avec les secteurs de suivi de la gestion des risques (CLIN, CHSCT, AFSSAPS …). 5.
  16. Coordination des activités et suivi des parcours de soins et des plans d'intervention : -rencontre et/ ou échange avec les autres professionnels de santé en charge du patient dans le cadre de la coordination interprofessionnelle ; -rencontre avec les autres personnes impliquées dans le suivi du patient, transmission et échange d'informations dans le cadre de la pluridisciplinarité ; -participation à la formalisation de projets de réinsertion, de projets socioprofessionnels et scolaires en fonction du degré du handicap du patient et de ses projets personnels ; -participation dans les réunions de concertation des organismes sociaux et professionnels (commissions, réunions...) ; -réunions de coordination interprofessionnelle autour du patient, dans le respect du secret professionnel ; -information des professionnels éducatifs concernés par le patient (projet personnalisé scolaire...), avec son consentement ; -réunion concernant les réseaux de soins ou de santé ; -coordination et transmission aux médecins concernés, éventuellement par télémédecine. 5.
  17. Coordination pluridisciplinaire des activités de dépistage : -coordination avec les médecins concernés et les autres professionnels de santé ; -planification de sessions de dépistage suivant les pathologies ; -coordination et transmission à l'ophtalmologiste et/ ou au médecin prescripteur éventuellement par télémédecine.
  18. Gestion des ressources. 6.
  19. Relations humaines : -relations et concertation avec les associés, les collaborateurs ou les remplaçants, les salariés... ; -gestion d'autres personnels (secrétariat, entretien …) ; -coordination avec les autres professionnels du cabinet pour une bonne pratique professionnelle et une bonne qualité du travail orthoptique dans toutes ses composantes. 6.
  20. Gestion administrative et comptable de l'activité : -gestion du cabinet ; -gestion administrative des salariés (entretien, secrétariat …) ; -suivi des envois et des retours des actes télétransmis aux caisses d'assurance maladie ; -relance des impayés ; -saisie des écritures comptables ; -remise des bordereaux de chèques à l'encaissement ; -rapprochement bancaire ; -classement des factures, des courriers bancaires, des dossiers... et leur archivage ; -tenue des journaux de comptabilité, ventilation des dépenses et des recettes ; -correspondance et/ ou rendez-vous avec des prestataires de services (comptable, association de gestion agréée, conseil juridique, huissier, assurances diverses...) ; -opérations de fin de gestion : balance, correspondance fiscale, tableaux d'amortissement... ; -gestion d'un budget, prévision des investissements ; -gestion des rétrocessions d'honoraires et autres aspects financiers avec le collaborateur ou le remplaçant. 6.
  21. Gestion des ressources matérielles : -contrôle du bon état du mobilier mis à la disposition des patients dans l'ensemble des locaux ; -contrôle du bon état du matériel utilisé lors des séances d'orthoptie ; -entretien du local selon les règles d'hygiène et de sécurité ; -affichage de dispositifs réglementaires obligatoires ; -vérifications journalières de la propreté du local ; -vérification de l'accessibilité du local ; -veille technique et technologique sur le matériel professionnel ; -achat et approvisionnement des outils matériels, des fournitures bureautiques, des fournitures d'entretien du local, des documentations mises à la disposition des patients ; -achat du matériel informatique ; -achat des logiciels ; -mise à jour et suivi de ces derniers ; -gestion, suivi et rangement des stocks du matériel nécessaire à l'intervention orthoptique, de l'outillage et des fournitures de bureau.
  22. Veille professionnelle et évolution des pratiques professionnelles. 7.
  23. Actualisation de connaissances et documentation professionnelle : -veille professionnelle et réglementaire (consultation de sites, lecture d'écrits, rencontres …) ; -lecture de revues et de publications scientifiques ; -constitution et alimentation d'une base d'informations sur la profession (recommandations de bonnes pratiques, évolution juridique...) ; -lecture d'ouvrages professionnels ; -recherche des bases de données professionnelles et réglementaires et des centres de documentation existants dans le domaine de l'orthoptique et de la santé. 7.
  24. Participation à des congrès, des colloques, des séminaires interprofessionnels, réseaux professionnel... 7.
  25. Suivi d'actions de formation professionnelle continue : -planification et participation à des actions de formation et d'actualisation de ses connaissances, échanges en ligne … ; -suivi d'actions et de programmes de formation ; -suivi périodique des résultats des actions de formation. 7.
  26. Suivi de formations universitaires (diplômes universitaires, modules de formation …). 7.
  27. Communications, interventions dans le domaine de l'orthoptie. 7.
  28. Développement professionnel continu (DPC).
  29. Réalisation de travaux de recherches en orthoptie. 8.
  30. Réalisation d'études et de recherches : -recueil de données sur les recherches existantes ; -accompagnement de travaux professionnels de recherche ; -mise en place de moyens statistiques ; -réalisation de publication à usage de ses pairs et/ ou d'autres professionnels de santé ; -coopération aux protocoles ou aux procédures en rapport avec des essais thérapeutiques ; -réalisation d'études, notamment visant à alimenter des recherches. 8.
  31. Production de documents professionnels : -réalisation de publications à usage de ses pairs et/ ou d'autres professionnels, notamment dans le cadre de dossiers concernant l'organisation de la santé (évaluation, dépistage, pratique …) ; -rédaction d'études et de travaux de recherche résultant de protocoles de recherche auxquels l'orthoptiste a participé ; -rédaction de règles ou de procédures ; -apport d'éléments dans le cadre de l'élaboration de recommandations de bonnes pratiques ou dans le cadre de l'évaluation de pratiques professionnelles ; -formalisation de pratiques professionnelles.
  32. Formation et information des professionnels et des futurs professionnels. 9.
  33. Enseignement : -formation initiale : révision, réactualisation et uniformisation de l'enseignement dispensé dans les unités de formation et de recherche de médecine ; -formalisation de séquences de formation ; -réalisation de séances de suivi pédagogique ; -délivrance de connaissances, d'informations et de conseils sur la pratique professionnelle ; -réalisation de supports pédagogiques (cours, évaluation …). 9.
  34. Tutorat et encadrement des stagiaires en cours de formation : -accueil, accompagnement et contrôle de la progression de l'apprentissage ; -rédaction de documents de présentation du service et des activités proposées ; -rédaction d'un projet ou d'un protocole d'encadrement ; -réalisation d'actions de mise en situation professionnelle ; -présentation d'exemples cliniques, démonstration de gestes ou d'interventions, dans un but pédagogique ; -suivi des étudiants dans leur processus d'apprentissage (observation des étudiants, entretiens …) ; -réalisation d'actions d'évaluation ; -correction de travaux et participation à des jurys ; -contrôle du niveau d'acquisition des connaissances et des compétences ; -accompagnement du projet professionnel de l'étudiant ; -rédaction des documents d'évaluation et de suivi du parcours de l'étudiant ; -construction de sujets ou de modalités d'évaluation des étudiants. 9.
  35. Formation destinée à des professionnels ou futurs professionnels : -conseil, formation et information au sein de l'équipe de travail ; -réalisation de séances de formation ou d'information collective auprès des professionnels ; -réalisation de supports et documents pédagogiques à usage des professionnels ; -actions de vérification des connaissances acquises.
(1)Les activités décrites sont celles qui sont le plus souvent réalisées, elles ne sont pas exhaustives, elles correspondent à l'état de la réflexion au jour de leur production et peuvent se voir modifier dans un cadre à définir.
(2)Dans le cadre des articles R. 4342-6, R. 4342-7 et R. 4342-8 du code de la santé publique.
(3)Hors injection, qui doit être effectuée par un professionnel de santé habilité.
(4)Dans le cadre des règlements en vigueur. Article Annexe II RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES DU CERTIFICAT DE CAPACITÉ D'ORTHOPTISTE Compétences
  1. Evaluer l'état sensoriel, moteur et fonctionnel au cours du bilan de la fonction visuelle et élaborer un diagnostic orthoptique.
  2. Conduire une démarche de dépistage et d'explorations de la fonction visuelle.
  3. Concevoir et conduire un projet individualisé de traitements orthoptiques.
  4. Conseiller et accompagner l'adaptation aux lentilles de contact, aux aides optiques ou non optiques.
  5. Concevoir et conduire une démarche de prévention, de dépistage protocolisé, d'éducation thérapeutique et de suivi.
  6. Communiquer et conduire une démarche thérapeutique dans un contexte d'intervention en orthoptie.
  7. Analyser, évaluer et faire évoluer sa pratique professionnelle.
  8. Organiser les activités et coopérer avec différents acteurs.
  9. Gérer une structure et ses ressources.
  10. Rechercher, traiter et analyser des données professionnelles et scientifiques.
  11. Informer et former des professionnels et des futurs professionnels. Compétences détaillées
  12. Evaluer l'état sensoriel, moteur, et fonctionnel au cours du bilan de la fonction visuelle et élaborer un diagnostic orthoptique
  13. Analyser les données du dossier médical, la prescription, les données transmises par les professionnels de santé, en vue de réaliser l'anamnèse.
  14. Analyser la demande (la plainte, les besoins, les attentes, ressentis par le patient ou exprimés par son entourage), la situation et évaluer le degré d'urgence en vue de réaliser l'anamnèse.
  15. Evaluer les déficiences, les limitations d'activités du patient et les adaptations mises en place.
  16. Adapter son interrogatoire et son intervention à partir des données recueillies lors de l'observation du patient, enrichie des données de l'anamnèse.
  17. Choisir, utiliser et ordonner les mises en situation et tests pertinents pour l'évaluation de la fonction visuelle du patient, au regard de sa pathologie et de son âge.
  18. Organiser, planifier et réaliser le bilan orthoptique avec, éventuellement, une orientation spécifique.
  19. Analyser, hiérarchiser, synthétiser les données recueillies dans les domaines sensoriel, moteur, fonctionnel et formaliser des hypothèses orthoptiques.
  20. Evaluer le besoin d'examens complémentaires ou le besoin de faire appel à d'autres compétences pour une prise en charge pluridisciplinaire.
  21. Elaborer, argumenter un diagnostic orthoptique et le formaliser pour le transmettre au médecin prescripteur, aux autres médecins concernés et éventuellement au patient, s'il le demande.
  22. Elaborer un projet de soins orthoptiques (selon la nécessité de prise en charge) et le formaliser pour le transmettre au médecin prescripteur, et tout particulièrement à l'ophtalmologiste et/ou et éventuellement au patient, s'il le demande. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  23. Pertinence de l'accueil du patient, de la recherche et du recueil des informations - l'inspection du patient est réalisée ; - la prescription médicale est analysée et expliquée au patient ; - plusieurs sources d'information sont recueillies (patient et entourage, données médicales et paramédicales, dont les examens complémentaires, données administratives) ; - les critères de choix des informations sélectionnées (liées à la personne et à son environnement social et familial, permettant d'évaluer une difficulté, une déficience, une limitation d'activité…) au regard d'une situation donnée sont argumentés ; - le recueil des informations (entretien, observation...) est réalisé dans le respect des règles de bonnes pratiques et du secret professionnel ; - l'objectif et les moyens mis en œuvre pour cet examen sont expliqués et argumentés ; - le degré de compréhension et l'implication du patient pour l'examen prévu sont pris en compte ; - les éléments justifiant une prise en charge en urgence sont identifiés et expliqués ; - la faisabilité de l'examen ou du traitement est analysée, le patient est éventuellement réorienté ; - les risques liés à la situation ou à la pathologie du patient sont identifiés.
  24. Pertinence dans la hiérarchisation des informations - les informations sélectionnées sont hiérarchisées ; - la hiérarchisation est argumentée (au regard du patient et de sa pathologie).
  25. Pertinence dans le choix et la réalisation des mises en situation et tests - le choix des mises en situation et des tests permettant de réaliser le bilan est adapté à la personne et à la pathologie ; - l'ordre d'utilisation des tests et mises en situation est adapté à la situation sensorielle, motrice et fonctionnelle et explicité ; - l'efficience et l'efficacité visuelles ainsi que la vision fonctionnelle sont étudiées à partir des données motrices et sensorielles recueillies ; - les tests et le matériel sont maîtrisés ; - les données spécifiques nécessaires au cours de certains bilans sont recherchées et analysées.
  26. Cohérence du diagnostic orthoptique et de sa transmission - le diagnostic orthoptique s'appuie sur l'analyse des différentes informations recueillies selon les axes sensoriel, moteur et fonctionnel ; - le raisonnement clinique avec les hypothèses orthoptiques permet d'élaborer le diagnostic orthoptique ; - le diagnostic orthoptique est argumenté ; - la formalisation et la transmission du diagnostic orthoptique sont réalisées avec le vocabulaire scientifique précis et adaptées aux destinataires.
  27. Conduire une démarche de dépistage et d'explorations de la fonction visuelle :
  28. Sélectionner les examens pertinents au regard de la plainte, de la situation clinique du patient, de son âge et de la pathologie avérée ou suspectée.
  29. Mettre en œuvre l'ensemble des examens dans des conditions d'hygiène et de sécurité optimales.
  30. Positionner le patient et effectuer les réglages nécessaires et adaptés au patient et à la finalité de l'examen ou du test.
  31. Evaluer la pertinence et la cohérence des résultats obtenus.
  32. Identifier les anomalies au cours de l'examen.
  33. Formaliser et transmettre les résultats obtenus.
  34. Identifier et évaluer les risques associés à la mise en œuvre des tests et prendre des mesures adaptées.
  35. Identifier, signaler et analyser les événements indésirables. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  36. Pertinence de la mise en œuvre des examens - la mise en confiance du patient est recherchée ; - les éléments observés lors des explorations sont notés pour adapter l'interprétation ultérieure ; - le dépistage est adapté aux circonstances (selon un protocole, recherche de pathologies…).
  37. Pertinence de l'utilisation des techniques d'exploration - les différentes techniques, les examens d'exploration et les modalités de réalisation sont identifiés, expliqués et argumentés ; - les techniques utilisées respectent les recommandations professionnelles.
  38. Conformité de la mise en œuvre des examens avec les bonnes pratiques - la mise en œuvre des examens tient compte du patient, de la situation et du contexte institutionnel ; - les conditions précises d'installation du patient ainsi que les conditions d'hygiène et de sécurité sont respectées ; - les règles de traçabilité sont respectées.
  39. Justesse de la restitution des résultats - les résultats sont retranscrits selon le protocole ou pour transmission selon la méthode la plus adaptée à la situation (urgence…) ; - les conditions d'examen et leurs anomalies sont relevées et transmises ; - l'opérateur et sa fonction sont identifiés.
  40. Concevoir et conduire un projet individualisé de traitements orthoptiques :
  41. Analyser les éléments du diagnostic orthoptique et échanger avec le patient et/ou son entourage sur le projet de soins élaboré.
  42. Formuler des objectifs et identifier la prise en charge orthoptique adaptée en sélectionnant des techniques pertinentes.
  43. Elaborer un projet personnalisé de traitements orthoptiques : rééducation, réadaptation, compensation de la fonction visuelle en fonction des capacités du patient, de son âge, de sa pathologie et de l'évolution.
  44. Organiser et sélectionner les tests et situations-tests choisis en fonction des axes sensoriel, moteur et fonctionnel de la fonction visuelle.
  45. S'assurer de la faisabilité des traitements choisis.
  46. Formaliser un complément d'exercices à visée orthoptique à réaliser par le patient à son domicile pour consolider les acquis.
  47. Recueillir l'adhésion du patient et/ou de son entourage pour une meilleure observance.
  48. Evaluer les résultats du traitement orthoptique avec le patient et/ou son représentant légal et apporter les réajustements nécessaires.
  49. Réaliser les techniques de traitements orthoptiques (rééducation, réadaptation, compensation…).
  50. Organiser le suivi après rééducation. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  51. Pertinence du traitement orthoptique - le principe et le protocole de la prise en charge sont pertinents par rapport à la prescription médicale et au diagnostic orthoptique ; - le choix et la méthode de la rééducation sont argumentés ; - les finalités de la rééducation sont identifiées ; - les objectifs sont cohérents avec les finalités ; - le projet de traitement orthoptique est en cohérence avec la pathologie du patient et en rapport avec sa situation ; - l'adaptation de l'environnement est en adéquation avec le handicap actuel et potentiel ; - les risques liés à certaines tâches sont repérés, analysés et les moyens d'y remédier sont expliqués ; - le projet de traitement orthoptique est proposé et expliqué.
  52. Pertinence de la validation et de l'adaptation du projet - le projet de rééducation est explicité au patient et, au besoin, l'entourage, les professionnels de santé impliqués et/ou les professionnels sociaux et/ou socio-éducatifs ; - les adaptations ou modifications du projet sont réalisées selon la nécessité, l'évolutivité de la pathologie et les priorités de la personne ; - l'arrêt éventuel de la prise en charge orthoptique est argumenté.
  53. Pertinence de l'organisation de l'intervention orthoptique - le projet de rééducation avec son programme tient compte des objectifs à atteindre à différents termes ; - la planification, le choix du lieu et l'organisation de la séance tiennent compte du patient, de sa pathologie et de son environnement ; - les données de chaque séance sont transcrites sur le dossier du patient ; - l'accord écrit du patient et/ou du tuteur légal en cas d'enregistrement photos ou vidéos du patient est recueilli ; - le matériel et les supports spécifiques nécessaires au traitement orthoptique sont identifiés, préparés et expliqués au patient.
  54. Qualité de l'analyse du ressenti du patient - l'interrogatoire permet d'analyser la perception du traitement par le patient ; - l'impact du traitement orthoptique sur la qualité de vie du patient est identifié et apprécié.
  55. Conseiller et accompagner l'adaptation aux lentilles de contact, aux aides optiques ou non optiques :
  56. Poser et déposer les lentilles de contact, aider à l'apprentissage de la manipulation et donner les conseils d'hygiène adaptés.
  57. Identifier des aides optiques ou non optiques adaptées en fonction de l'âge, de l'état fonctionnel et pathologique du patient et de son bilan orthoptique.
  58. Sélectionner et conseiller des aides optiques ou non optiques, des assistances informatiques et des adaptations d'ergonomie visuelle.
  59. Expliquer et entraîner à l'utilisation des différentes aides dans les lieux où elles sont employées et selon la tâche.
  60. Préconiser des aménagements de l'environnement afin de faciliter le maintien, le retour à l'autonomie et la réalisation d'activités (scolaire, extrascolaire, travail, activité de vie journalière, loisirs, déplacements…).
  61. Conseiller des mesures en matière d'éclairage, de contraste, d'ergonomie visuelle (au travail, au domicile, pour les activités de loisirs…), de déplacement et d'adaptation de l'environnement.
  62. Evaluer la qualité et l'efficacité des différentes aides proposées dans les tâches visées.
  63. Conseiller le patient pour prévenir les risques dus au mésusage des aides. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  64. Pertinence du choix des aides - la préconisation et le choix des aides tiennent compte des bilans d'évaluation, des données ophtalmologiques et médicales, du projet du patient, de ses attentes et des conditions d'utilisation ; - le projet de la personne en concertation avec le médecin ophtalmologiste, l'opticien lunetier et les autres professionnels de santé est pris en compte dans le choix des aides.
  65. Pertinence des conseils sur les modalités d'utilisation - les conseils pour l'utilisation des différentes aides et la planification du suivi sont adaptés afin de faciliter les conditions de vie du patient ; - les conditions d'utilisation des aides optiques et leurs adaptations sont expliquées au patient et à son entourage si nécessaire ; - les conditions d'utilisation des lentilles de contact et les recommandations d'hygiène et de décontamination sont expliquées au patient et à son entourage (si nécessaire).
  66. Pertinence de l'évaluation des aides - l'efficacité des aides est testée lors de réalisation de tâches de la vie journalière.
  67. Concevoir et conduire une démarche de prévention, de dépistage protocolisé, d'éducation thérapeutique et de suivi :
  68. Identifier les besoins et les attentes et repérer les ressources et les potentialités d'une personne ou d'un groupe de personnes en vue de la mise en œuvre d'interventions orthoptiques.
  69. Acquérir et développer une attitude éducative dans toutes les activités et interventions professionnelles.
  70. Concevoir et organiser des démarches et des actions de conseil, de prévention, d'éducation et d'expertise répondant aux besoins d'une personne ou d'un groupe de personnes ciblées (nourrissons, enfants, adultes, personnes âgées).
  71. Conduire une démarche de promotion de la santé et de prévention à travers des actions pédagogiques individuelles ou collectives, en utilisant des techniques et des outils pédagogiques pertinents et en suscitant l'investissement des personnes et de leur entourage.
  72. Accompagner une personne ou un groupe dans un processus d'apprentissage par des informations, des conseils sur les troubles visuels fonctionnels.
  73. Adapter la démarche éducative aux situations critiques ou complexes de santé.
  74. Conseiller, si nécessaire, l'entourage familial, professionnel, éducatif ou social en fonction de leurs connaissances et de leur savoir-faire afin de faciliter leur participation.
  75. Evaluer la démarche éducative et ses effets et apporter des ajustements. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  76. Fiabilité et cohérence des informations recueillies et sélectionnées avec les objectifs poursuivis - les informations en vue de repérer les groupes à dépister sont pertinentes ; - les informations recueillies sont fiables et cohérentes ; - les pathologies à risques, les milieux, les situations, les populations sont identifiées et analysées ; - la compréhension du patient sur sa pathologie et sur les conseils délivrés est évaluée ; - les conseils et les consignes en rapport avec sa pathologie sont compris et respectés.
  77. Pertinence de l'analyse des besoins - l'analyse des besoins est pertinente au regard des informations collectées ; - les objectifs d'intervention sont clairs, argumentés et formulés en cohérence avec les besoins des patients, de leur entourage ou des populations cible ; - les besoins en matière d'acquisition de compétences, de gestes techniques, d'aménagement de l'environnement et d'adaptations à l'environnement lié aux troubles du patient sont identifiés avec le patient et/ou son entourage.
  78. Pertinence de la démarche et des actions proposées - la démarche éducative, de prévention ou d'accompagnement est adaptée à sa cible et répond aux besoins identifiés ; - le choix de la démarche individuelle est argumenté ; - le choix et la mise en œuvre des techniques et outils pédagogiques sont adaptés ; - la démarche tient compte des recommandations professionnelles.
  79. Pertinence de l'évaluation de la démarche - les effets des actions mises en œuvre sont évalués et analysés ; - le choix des outils d'évaluation est argumenté et pertinent ; - les actions sont réajustées en fonction des résultats.
  80. Communiquer et conduire une démarche thérapeutique dans un contexte d'intervention en orthoptie :
  81. Accueillir et écouter un patient et/ou son entourage en prenant en compte la demande, les histoires de vie et le contexte de la situation.
  82. Etablir et développer un climat de confiance avec le patient et/ou son entourage.
  83. Expliquer le rôle spécifique de l'orthoptiste.
  84. Créer des conditions et des modalités de relation adaptée au patient et à son entourage.
  85. Evaluer le degré de compréhension du patient et de son entourage et identifier les niveaux de réceptivité, d'adhésion et de motivation.
  86. Instaurer et maintenir une communication verbale et non verbale avec les personnes en tenant compte de leurs altérations dans la relation.
  87. Créer des temps d'échanges avec le patient en favorisant son expression.
  88. Informer le patient sur ses dysfonctionnements, ses incapacités et ses déficits, sur les possibilités thérapeutiques et leurs limites.
  89. Informer le patient sur les tests et les soins orthoptiques et lui en expliquer les limites.
  90. Rechercher le consentement du patient et négocier le contenu du programme personnalisé de soin, et ce éventuellement dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire.
  91. Conduire une démarche d'information auprès de la personne et de son entourage, si nécessaire, sur la prise en charge administrative et financière.
  92. Mettre en œuvre, dans la durée, une démarche d'accompagnement et de soutien du patient et/ou de son entourage.
  93. Identifier les besoins spécifiques de relation et de communication propres aux situations particulières. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  94. Pertinence de l'analyse de la situation relationnelle - la situation relationnelle est analysée en fonction de la personne et du contexte ; - la demande, l'histoire de vie, le contexte et la situation de la personne sont pris en compte ; - les niveaux de compréhension et d'adhésion au projet sont identifiés.
  95. Qualité des relations mises en œuvre dans le contexte d'intervention - les moyens et la méthode utilisés sont en adéquation avec la situation relationnelle du patient ; - la compréhension et l'adhésion du patient et/ou de son entourage sont vérifiées, une reformulation est proposée si nécessaire ; - les situations relationnelles difficiles sont repérées ; - l'aide d'un tiers est éventuellement recherchée en cas de difficultés de communication de la part du patient ; - le langage utilisé est adapté à la personne ; - un climat de confiance est développé avec le patient et/ou son entourage ; - l'écoute est attentive, neutre et bienveillante : les attentes du patient sont prises en compte ; - une attitude professionnelle est respectée ; - les liens entre les différentes interventions des professionnels sont expliqués.
  96. Pertinence de l'évaluation des relations mises en œuvre dans le contexte d'intervention - l'observance du traitement est vérifiée ; - l'observation du patient est réalisée et sa communication non verbale est évaluée ; - la surveillance est assurée tout au long de l'activité.
  97. Analyser, évaluer et faire évoluer sa pratique professionnelle :
  98. Analyser et développer sa pratique professionnelle au regard de l'évolution du monde de la santé, des sciences, des techniques, des outils, des normes et valeurs professionnelles, de la déontologie et de l'éthique.
  99. Evaluer ses interventions en orthoptie et leur mise en œuvre en fonction de la réglementation, des recommandations, des principes de qualité, de sécurité, d'ergonomie, d'hygiène et de traçabilité et de la satisfaction des patients.
  100. Adapter sa pratique professionnelle et la réajuster en fonction de l'évaluation réalisée.
  101. Confronter sa pratique professionnelle à celle de ses pairs, de l'équipe ou d'autres professionnels.
  102. Identifier les améliorations possibles et les mesures de réajustement de sa pratique.
  103. Identifier les domaines de formation professionnelle et personnelle à développer et suivre des actions de formation (y compris pluridisciplinaires) afin d'optimiser sa pratique professionnelle, la qualité et la sécurité des soins.
  104. Analyser et évaluer le contenu, les résultats et l'impact de la formation sur sa pratique professionnelle. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  105. Pertinence de l'analyse de la pratique professionnelle - les valeurs professionnelles, déontologiques et éthiques de la profession sont expliquées et respectées ; - la pratique professionnelle est analysée par des moyens différents et adaptée au regard des valeurs professionnelles, déontologiques et éthiques de la profession ; - les sources d'information permettant de suivre l'évolution du monde de la santé, de la société et de la pratique professionnelle ainsi que des références théoriques, sont identifiées et leur degré de pertinence est évalué ; - la démarche de l'analyse et le raisonnement sont logiques ; - la démarche d'analyse est fondée sur les preuves et travaux de recherche ; - les moyens utilisés pour tout traitement orthoptique sont adaptés et mobilisés avec efficacité.
  106. Pertinence de la démarche de développement professionnel - les axes d'évolution des connaissances et de la pratique sont expliqués : formation personnelle à développer, informations à chercher, recherches bibliographiques… ; - un lien entre la ou les actions de formation suivies et l'analyse des pratiques professionnelles est établi ; - des moyens d'amélioration de sa pratique sont recherchés et mis en œuvre.
  107. Organiser les activités et coopérer avec différents acteurs :
  108. Organiser et planifier ses interventions en tenant compte de son champ de compétences professionnelles, de ses responsabilités selon la législation en vigueur.
  109. Organiser et entretenir des relations confraternelles avec des orthoptistes en conformité avec la législation.
  110. Identifier les missions des différents acteurs intervenant dans la prise en charge des patients, la nature des informations à leur transmettre, ainsi que les ressources existantes sur le territoire de santé afin de veiller à la continuité de soin.
  111. Instaurer et maintenir des liens avec les acteurs, réseaux et structures intervenant auprès des personnes (santé, social, médico-social, associatif…).
  112. Coopérer aux actions ou aux soins avec les aidants, les professionnels de santé, les acteurs sociaux, économiques et éducatifs pour conduire des projets de soins pertinents et faciliter l'intégration et/ou le retour à l'autonomie.
  113. Transmettre l'information pertinente, aux différents acteurs, par des moyens adaptés dans le respect de la continuité des soins.
  114. Evaluer la démarche orthoptique dans le cadre d'une prise en charge pluridisciplinaire.
  115. Développer et mettre en œuvre des activités ou des projets transversaux au sein d'un établissement de soins, dans le cadre de réseaux ou d'un territoire. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  116. Identification et prise en compte du champ d'intervention des différents acteurs - les champs d'intervention et les modes de coopération entre les différents acteurs, dont notamment les ophtalmologistes, sont identifiés et expliqués ; - les ressources de coopération existantes sur le territoire et pouvant être mobilisées sont identifiées.
  117. Pertinence des modalités de coopérations mises en œuvre - l'ensemble des outils permettant de communiquer les éléments de sa pratique professionnelle est identifié (écrit, courriel, télémédecine…) ; - les informations concernant le patient sont transmises aux différents acteurs dans le respect de la législation ; - les comptes rendus écrits des actes orthoptiques sont détaillés et adaptés aux différents destinataires ; - les conclusions des rencontres de concertation pluridisciplinaire sont réinvesties dans la prise en charge et le suivi du patient ; - l'organisation des coopérations et les liens mis en œuvre pour optimiser la prise en charge du patient sont expliqués et argumentés.
  118. Gérer une structure et ses ressources :
  119. Elaborer un dossier patient, le mettre à jour, en assurer la traçabilité et l'archiver.
  120. Analyser, établir, suivre et archiver les éléments de gestion administrative et comptable, conformément à la législation en vigueur.
  121. Evaluer la conformité des locaux, des installations et des matériels au regard des normes, de la réglementation et des objectifs d'hygiène, de sécurité et d'accessibilité et identifier les mesures à prendre.
  122. Organiser l'espace professionnel et le plateau technique en fonction du patient.
  123. Choisir du matériel adapté (informatique et/ou de rééducation) à la structure et aux activités et le maintenir en état de fonctionnement.
  124. Organiser les achats, la maintenance, la traçabilité et la gestion des stocks des matériels et consommables.
  125. Organiser et contrôler la gestion des déchets dans le respect des règles et des procédures.
  126. Organiser les plannings, les rendez-vous et la répartition des activités de chaque membre de la structure. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  127. Conformité du dossier patient à la réglementation - le dossier patient est complet et mis à jour régulièrement ; - les comptes rendus sont clairs et tenus à disposition de toute personne en droit de les consulter ; - l'archivage du dossier permet un accès aisé aux données du patient en respectant le secret professionnel ; - le suivi et l'enregistrement des dossiers sont conformes aux règles en vigueur.
  128. Conformité de l'élaboration des documents de gestion administrative et comptable - les règles et modalités de fonctionnement des outils de gestion de l'activité sont identifiées et expliquées avec clarté ; - les erreurs ou incohérences figurant dans les outils de gestion de l'activité sont repérées ; - les éléments de la comptabilité sont identifiés et expliqués ; - les éléments de facturation et de remboursement pour le patient sont expliqués ; - les outils obligatoires de gestion sont utilisés avec aisance ; - les règles de gestion du personnel sont identifiées et appliquées ; - les rapports avec les collaborateurs, associés, remplaçants sont identifiés, les différents statuts et le règlement intérieur sont respectés.
  129. Conformité des matériels, locaux aux règles d'hygiène, de sécurité et d'accessibilité - les équipements et matériels nécessaires à l'activité sont identifiés et maintenus en état d'usage ; - l'utilisation des équipements et matériels tient compte des règles de sécurité et d'hygiène en vigueur ; - les normes et réglementations s'imposant aux locaux, installations et matériels sont identifiées et expliquées ; - les règles d'élimination des déchets sont identifiées et appliquées.
  130. Pertinence dans l'organisation de l'activité - la répartition des activités et des compétences dans la structure est expliquée et appliquée ; - les activités sont planifiées en fonction des normes professionnelles ; - la planification des différentes activités respecte les besoins thérapeutiques des patients pris en charge ; - le temps et les procédures nécessaires à la constitution et à la mise à jour du fichier base de données patient sont prévus et planifiés ; - le temps nécessaire à la gestion administrative et comptable est prévu et planifié.
  131. Pertinence des actions de gestion - les incidents sont systématiquement consignés et une action corrective est proposée ; - les règles de fonctionnement, conduites à tenir sont consignées et transmises à chacun des personnels.
  132. Rechercher, traiter et analyser des données professionnelles et scientifiques :
  133. Sélectionner, analyser, critiquer et synthétiser les documents professionnels et scientifiques en exploitant les bases de données et les réseaux locaux, nationaux et internationaux.
  134. Evaluer leur impact potentiel sur sa pratique professionnelle.
  135. Analyser des articles scientifiques et repérer des résultats de recherche permettant une pratique actualisée, pertinente et fondée sur les preuves.
  136. Identifier les besoins en matière de recherche et formuler des questions de recherche pertinentes.
  137. Rédiger un rapport, un mémoire ou un article scientifique dans le cadre des études et/ou travaux de recherches épidémiologiques et statistiques concernant la santé publique dans le domaine de l'orthoptie, en tenant compte des aspects éthiques, dans un objectif d'amélioration de la qualité des prestations.
  138. Elaborer des documents professionnels en vue de communication orale et écrite.
  139. Formaliser et rédiger les procédures, protocoles et préconisations à partir des éléments de la recherche et des données professionnelles. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  140. Qualité de la recherche d'information - les bases documentaires nationales et internationales disponibles sont utilisées efficacement, y compris en langue étrangère ; - les organismes à consulter et les partenaires mobilisables dans le cadre de la recherche sont identifiés ; - les informations sélectionnées sont pertinentes ; - la qualité des articles ou documents recueillis est analysée et hiérarchisée.
  141. Pertinence et conformité de la méthode de recherche avec les bonnes pratiques - l'objectif de la recherche est identifié et conforme à la législation et à la déontologie ; - les informations sélectionnées sont adaptées à l'objectif de la recherche, sont organisées et réactualisées ; - les informations recueillies et analysées permettent d'aboutir à un résultat concret et cohérent avec les objectifs poursuivis (élaboration d'un protocole, d'une procédure ou préconisations) ; - les informations synthétisées permettent la rédaction de documents professionnels et de communication ; - l'apport de la recherche est réinvesti dans la pratique professionnelle ; - la méthodologie de recherche est expliquée et argumentée.
  142. Informer et former des professionnels et de futurs professionnels :
  143. Organiser l'accueil et l'information d'un stagiaire ou d'un nouvel arrivant professionnel dans le service ou la structure.
  144. Repérer les savoirs et les savoir-faire à transmettre aux étudiants et aux stagiaires en relation avec leur niveau de formation.
  145. Transmettre ses connaissances et son savoir-faire aux étudiants, stagiaires et autres professionnels par des conseils, des démonstrations, des explications et de l'analyse commentée de la pratique.
  146. Organiser et superviser des situations et des activités d'apprentissage pour les stagiaires en vue de leur autonomisation.
  147. Evaluer les connaissances et les savoir-faire mis en œuvre par les stagiaires en lien avec les objectifs pédagogiques.
  148. Communiquer sur l'activité orthoptique en vue d'expliquer et de valoriser la profession notamment auprès d'un public d'étudiants et de futurs professionnels ou en s'engageant dans des réseaux professionnels. Critères d'évaluation : Indicateurs : Qu'est-ce qui permet de dire que la compétence est maîtrisée ? Que veut-on vérifier ? Quels signes visibles peut-on observer ? Quels signes apportent de bonnes indications ?
  149. Pertinence des informations prises en compte lors de l'accueil d'un nouvel arrivant - les informations utiles pour accueillir un stagiaire ou nouvel arrivant sont identifiées ; - les connaissances et savoir-faire préalables du stagiaire ou nouvel arrivant sont identifiés ; - les objectifs définis pour chaque stagiaire sont identifiés.
  150. Qualité des actions de formation (transmission de savoir-faire) - une démarche d'accueil adaptée à chaque personne formée est mise en œuvre ; - les conseils, explications apportés aux stagiaires tiennent compte des objectifs du stage ; - les transmissions de connaissances et savoir-faire sont organisées de façon progressive, en tenant compte de l'évolution du stagiaire.
  151. Pertinence de l'évaluation des actions de formation - Les modalités d'évaluation sont définies en fonction des objectifs fixés ; - Les critères utilisés pour l'évaluation tiennent compte des objectifs prédéfinis.
  152. Pertinence des actions de communication et d'information - les informations diffusées sur la profession tiennent compte des objectifs de promotion et de valorisation des activités ; - les supports et les modalités de communication sont adaptés. Article Annexe III Se reporter aux conditions d'application prévues à l'article 6 de l'arrêté du 10 novembre 2022 (NOR : SPRH2220195A). Article Annexe V CAHIER DES CHARGES DES STAGES EN ORTHOPTIE Cadre général : Les stages en orthoptie permettent à l'étudiant d'aborder les différents champs relatifs à l'exercice du métier d'orthoptiste, auprès des différentes populations. Ils permettent à l'étudiant de construire progressivement sa future posture professionnelle en articulation avec la formation théorique. Les terrains de stage sont situés dans toute structure susceptible de concourir à la construction des compétences professionnelles attendues de l'étudiant. Ils peuvent notamment être situés dans des structures publiques ou privées hospitalières, médico-sociales, en cabinets libéraux, dans des structures éducatives. La durée et la périodicité des stages sont définies dans le cadre du projet pédagogique de la composante assurant la formation en orthoptie. Les stages s'effectuent sur la base de 35 heures par semaine. Les horaires varient en fonction des lieux d'accueil. La répartition des stages sur la durée de la formation se fait comme suit : Semestre 1 : 35 h ou 1 semaine Semestre 2 : 105 h ou 3 semaines Semestre 3 : 280 h ou 8 semaines Semestre 4 : 280 h ou 8 semaines Semestre 5 : 350 h ou 10 semaines Semestre 6 : 420 h ou 12 semaines Les stages sont à la fois des lieux d'intégration de connaissances construites par l'étudiant et des lieux d'acquisition et d'intégration de connaissances par la voie de l'observation, de la contribution aux activités orthoptiques, de la prise en charge des personnes, de la participation aux réflexions menées en équipe et par l'utilisation des savoirs dans la résolution des situations Les savoirs, les savoir-faire techniques, organisationnels et relationnels mobilisés lors de ces stages sont mis en évidence dans le carnet de stages ou sur une fiche ad hoc par le maître de stage ou par le formateur chargé du suivi de l'étudiant. Les objectifs de stage : Les objectifs de chaque stage sont définis par le coordinateur pédagogique, en lien avec le maître de stage, à partir des ressources de la structure d'accueil. Ils sont inscrits dans le carnet de stage de l'étudiant. Les objectifs du stage tiennent compte à la fois de l'environnement des stages, des besoins de formation des étudiants en lien avec leur niveau de formation, et, autant que faire se peut, des souhaits des étudiants au regard de leur projet professionnel. Le stage doit permettre à l'étudiant : - de mettre en pratique ses connaissances et ses savoir-faire ; - de développer sa capacité à s'auto-évaluer et à se poser de bonnes questions en situation ; - d'exercer son jugement et ses habiletés gestuelles notamment pour l'utilisation du matériel ; - d'appréhender la relation orthoptiste ; - de contribuer à l'élaboration de projets de soins ; - de prendre progressivement des initiatives et des responsabilités ; - de reconnaître ses émotions, de les canaliser et de prendre la distance nécessaire ; - de mesurer ses acquisitions dans chacune des compétences ; - de confronter ses idées, ses opinions, et ses manières de faire à celles des professionnels et d'autres étudiants. Les principaux intervenants en stage : La composante assurant la formation. La composante assurant la formation en orthoptie met à disposition de l'étudiant stagiaire, tout au long de la formation, un carnet de stage contenant les règles générales des stages, les différents stages effectués durant le cursus, les annotations des différents maîtres de stages ainsi que les grilles d'évaluation. Dans ce carnet apparaissent les compétences validées et celles qui restent à acquérir par l'étudiant. Le maître de stage orthoptiste Le maître de stage orthoptiste forme et supervise la pratique de l'étudiant stagiaire en tenant compte de son niveau d'expérience, de ses compétences, de ses connaissances théoriques et des enseignements délivrés par la structure de formation. Il évalue la progression de l'étudiant dans l'acquisition des compétences lors des entretiens avec l'étudiant. Il formalise cette évaluation sur le carnet de stage en cours de stage et à la fin du stage. L'étudiant stagiaire A l'issue de chaque stage, l'étudiant rend un rapport de stage dont la forme est déterminée en début ou en cours de stage par le responsable pédagogique de la composante assurant la formation. Evaluation du stage effectuée par le maître de stage : L'évaluation du stage tient compte : - du contenu du stage et de sa spécificité ; - des objectifs fixés en début ou en cours de stage ; - du projet de l'étudiant ; - de l'acquisition progressive des compétences.

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