Article 1 I. ― En réponse aux demandes de l'Etat, des collectivités territoriales ou de leurs groupements portant sur les équipements passifs de la partie terminale d'un réseau filaire en application de l'article D. 98-6-3 du code des postes et des communications électroniques, l'opérateur n'est pas tenu de fournir la localisation exacte des équipements passifs strictement situés : ― en aval du sous-répartiteur le plus proche de l'abonné pour le réseau de boucle locale cuivre ; ― en aval du centre de distribution ou du nœud optique-électrique le plus proche de l'abonné pour les branches du réseau de boucle locale coaxiale ; ― en aval du point de mutualisation le plus proche de l'abonné pour le réseau de boucle locale fibre optique résidentielle ; ― en aval des points de présence opérateurs pour le réseau de fibre optique professionnelle. Par exception aux alinéas premier à cinq qui précèdent, l'opérateur est tenu de fournir : ― la localisation des points de concentration qui comprennent des lignes inéligibles au haut débit DSL pour le réseau de boucle locale cuivre ; ― la liste des immeubles raccordés pour lesquels il a le statut d'opérateur d'immeuble et faisant l'objet d'une convention telle que prévue par l'article L. 33-6 du code des postes et des communications électroniques pour le réseau de boucle locale optique résidentielle. II. - Les données transmises conformément au V de l'article D. 98-6-3 du code des postes et des communications électroniques sont fournies selon la structure précisée en annexe. Les informations localisées sont fournies dans les systèmes nationaux de référence de coordonnées géographiques, planimétriques et altimétriques tels que définis dans le décret n° 2000-1276 du 26 décembre 2000 modifié. Article 2 Le directeur général de la compétitivité, de l'industrie et des services, le délégué interministériel à l'aménagement du territoire et à l'attractivité régionale, le directeur de la modernisation et de l'action territoriale et le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Article Annexe Cette annexe présente une structure pour la transmission des données mentionnées au II de l'article D. 98-6-3 du code des postes et des communications électroniques, conformément au V du même article. Les infrastructures de génie civil, nœuds de réseau et équipements passifs présentés sont chacun décrits par des attributs. L'opérateur ou le gestionnaire d'infrastructures fournit l'information relative aux attributs marqués d'un astérisque (*) lorsqu'il en dispose et peut la fournir sans effectuer un traitement excessivement complexe. I. - Infrastructures d'accueil des réseaux de communications électroniques 1. Artère de génie civil Une artère de génie civil est une infrastructure aérienne ou souterraine accueillant des câbles utilisés pour les réseaux de communications électroniques. Les câbles déployés directement en pleine terre, sans fourreau ou sans protection ne constituent pas des artères de génie civil au sens du présent arrêté. Attributs : - identifiant ; - nature ; - tracé ; - occupation*. Nature : l'opérateur ou le gestionnaire d'infrastructures distingue a minima les artères aériennes et souterraines. Il fournit les informations dont il dispose pour distinguer, par exemple, les artères souterraines en conduite rigide, les artères aériennes sur poteaux en propre, les traverses sur pylônes électriques, les artères aériennes en façade... Occupation : l'information dont dispose l'opérateur peut être présentée sous les formes suivantes : - nombre de câbles pouvant encore être déployés sur la base d'un câble de diamètre moyen de l'ordre de 16 mm ; - saturation de l'artère ; - nombre d'ancrages de câbles pouvant encore être supportés sur les traverses pour les artères aériennes sur pylône. 2. Chambre Une chambre est une infrastructure de génie civil localisée sur une artère souterraine et permettant d'accéder aux alvéoles et équipements déployés dans cette artère. Attributs : - identifiant ; - type ; - position* ; - état de la chambre* ; - accès* ; - occupation*. Type : lorsque cela est pertinent, le type de chambre est décrit en utilisant la norme NF P98-050-1 d'avril 2006 relative aux ouvrages souterrains de télécommunications pour les zones de circulation utilisées par les piétons et les véhicules. Position : la position est déterminée par les coordonnées géographiques de la chambre. Etat de la chambre : il est indiqué si la chambre est existante, projetée ou abandonnée, c'est-à-dire hors d'usage. Accès : il est indiqué si la chambre est ou n'est pas sécurisée et l'endroit où celle-ci est située (par exemple sous-chaussée, sous-trottoir...). Occupation : l'information dont dispose l'opérateur peut être indiquée sous les formes suivantes : - équipements présents dans la chambre ; - équipements pouvant être installés dans la chambre ; - évaluation du taux d'occupation (0 %, 25 %, 50 %, 75 %, 100 %) ; - saturation de la chambre. 3. Alvéole Une alvéole désigne un équipement, par exemple un fourreau, déployé dans une artère souterraine entre deux chambres ou entre une chambre et une propriété desservie pour protéger ou faciliter le déploiement de câbles. Attributs : - identifiant ; - identifiant artère ; - identifiant chambre extrémité 1* ; - identifiant chambre extrémité 2* ; - type* ; - diamètre* ; - état de l'alvéole* ; - occupation*. Identifiants des chambres : pour les fourreaux servant à l'adduction d'immeubles, l'un des identifiants de chambre est remplacé par un identifiant de la propriété desservie. Type : parmi les matériaux constitutifs des alvéoles, on peut citer le polychlorure de vinyle (PVC), le ciment, le polyéthylène haute densité (PEHCD). Etat de l'alvéole : l'état de l'alvéole doit permettre de déterminer si celle-ci est utilisable ou non. Occupation : l'information dont dispose l'opérateur peut être indiquée sous les formes suivantes : - nombre de câbles présents et diamètre des câbles ; - sous-tubage de l'alvéole et nombre de sous-tubes ; - évaluation du taux d'occupation (0 %, 25 %, 50 %, 75 %, 100 %). 4. Site d'émission On entend par site d'émission toute infrastructure sur laquelle est fixée une station radioélectrique utilisée pour les communications électroniques, sans restriction quant à la puissance isotrope rayonnée équivalente. Cela couvre notamment les sites faisant l'objet d'une déclaration auprès de l'Agence nationale des fréquences, conformément à l'article R. 20-4-11 (5°) du code des postes et des communications électroniques. Attributs : - identifiant ; - nature ; - hauteur du support ; - support mutualisé ; - systèmes ; - position ; - occupation*. Identifiant : lorsque le site fait l'objet d'une déclaration auprès de l'Agence nationale des fréquences, il s'agit de l'identifiant du site utilisé dans les fichiers d'échange. Nature : lorsque le site fait l'objet d'une déclaration auprès de l'Agence nationale des fréquences, il s'agit de la nature du support telle que définie dans la liste fournie par l'Agence nationale des fréquences. Hauteur du support : hauteur par rapport au sol du point utile le plus élevé du support. Cette information n'est demandée que pour les sites faisant l'objet d'une déclaration auprès de l'Agence nationale des fréquences. Il s'agit du champ communiqué à l'Agence nationale des fréquences. Support mutualisé : ce champ indique si le support est ou non mutualisé. Cette information n'est demandée que pour les sites faisant l'objet d'une déclaration auprès de l'Agence nationale des fréquences. Il s'agit du booléen support mutualisé ou site mutualisé. Systèmes : lorsque le site fait l'objet d'une déclaration auprès de l'Agence nationale des fréquences, l'identifiant du système est choisi dans la liste fournie par l'ANFR. Il s'agit par exemple des systèmes GSM 1800, FM, RDF DVB-T, UMTS, WIMAX, WI-FI... Position : la position est déterminée par les coordonnées géographiques du site d'émission. Occupation : l'opérateur ou le gestionnaire d'infrastructures indique si le site est saturé ou non, c'est-à-dire s'il est encore possible d'y fixer une station radioélectrique en prenant comme référence une station de radiotéléphonie. II. - Nœuds de réseau et équipements passifs 1. Préambule Les réseaux sont décomposés en deux niveaux, du plus étendu au plus local : - les " réseaux de collecte " ; - les réseaux de desserte, ou " boucles locales ". Les boucles locales comprennent : - la boucle locale cuivre, en aval des nœuds de raccordement d'abonnés ; - la boucle locale optique résidentielle, en aval des nœuds de raccordement optique ; - la boucle locale optique professionnelle, en aval des points de présence opérateurs ; - la boucle locale coaxiale, en aval des têtes de réseau câblé ; - les boucles locales radioélectriques, en aval des stations de base et autres stations d'émission. On utilise pour les boucles locales une description arborescente, uniquement basée sur les " nœuds de boucle locale " : chaque nœud fait référence au nœud de niveau immédiatement supérieur auquel il se raccroche et contient les caractéristiques propres à ce lien de rattachement. Les têtes de boucle locale (nœuds de raccordement d'abonnés, nœuds de raccordement optique...) sont considérées comme faisant partie des nœuds de boucle locale. Les " réseaux de collecte " recouvrent tous les réseaux qui interconnectent les boucles locales, qu'il s'agisse de liens de collecte directement raccordés aux boucles locales ou de dorsales longue distance. Les points nodaux de ces réseaux, hors points d'interconnexions avec les boucles locales, constituent les nœuds et relais des réseaux de collecte. On utilise pour les " réseaux de collecte " une représentation par liens logiques : chaque lien fait référence à deux nœuds extrémités, qui peuvent être des nœuds et relais de réseaux de collecte (au travers de " nœuds de représentation ") ou des nœuds de boucle locale. 2. Statut Pour tous les nœuds de réseau et équipements passifs définis ci-après, l'opérateur communique les informations suivantes : - statut de l'opérateur ; - propriétaire du génie civil. Le statut de l'opérateur indique notamment si celui-ci est propriétaire de l'équipement ou simplement titulaire d'un droit d'usage de longue durée. Le propriétaire du génie civil est le nom du propriétaire de l'infrastructure dans laquelle est installé le nœud du réseau ou l'équipement passif. Ces informations ne sont pas nécessairement communiquées ponctuellement pour chaque équipement mais peuvent être communiquées de façon générique pour un sous-ensemble homogène du réseau. 3. Nœud de boucle locale Chaque boucle locale est structurée en nœuds de réseaux. Il peut y avoir trois niveaux de nœuds : les nœuds tête de boucle locale, les nœuds intermédiaires et les nœuds de terminaison. Les nœuds de réseau ici considérés sont : - pour la boucle locale cuivre : - tête de boucle : répartiteurs (NRA, NRA HD, NRA ZO) ; - intermédiaires : sous-répartiteurs (primaires, secondaires, SRI) ; - terminaison : points de concentration ; - pour la boucle locale optique résidentielle : - tête de boucle : nœuds de raccordement optique (NRO) ; - intermédiaires : sous-répartiteurs optiques (SRO) ; - terminaison : points de mutualisation ; - pour la boucle locale optique professionnelle : - tête de boucle : point de présence opérateur ; - intermédiaires et terminaison : aucun ; - pour la boucle locale coaxiale : - tête de boucle : têtes de réseau câblé ; - intermédiaires : centres de distribution (primaire, secondaire), nœuds optique-électrique ; - terminaison : aucun ; - pour les boucles locales radioélectriques : - tête de boucle : stations de base et autres stations d'émission ; - intermédiaires et terminaison : aucun. Seuls les points de concentration de la boucle locale cuivre qui comprennent des lignes inéligibles au haut débit par DSL sont ici considérés.
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.