Arrêté du 7 août 1989 relatif au dossier-guide prévu par l'article L. 162-3 du code de la santé publique
Article 1 Le dossier-guide (métropole) prévu par l'article L. 162-3 du code de la santé publique et relatif aux droits, aides et avantages garantis par la loi aux familles, aux mères célibataires ou non et à leurs enfants, ainsi qu'aux possibilités offertes par l'adoption d'un enfant à naître est réalisé par la direction de l'action sociale du ministère de la solidarité, de la santé et de la protection sociale, en conformité avec l'annexe du présent arrêté. Article 2 Les dossiers-guides sont adressés aux préfets (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) qui les complètent en y incluant notamment : 1. Les adresses : - des centres de planification ou d'éducation familiale ; - des établissements d'information, de conseil ou d'éducation familiale ; - des services sociaux ; - des organismes agréés dans les conditions fixées par les articles 2 et 3 du décret susvisé n° 75-353 du 13 mai 1975. 2. Les adresses des associations ou organismes auxquels il est fait référence dans le dossier-guide et qui sont susceptibles d'apporter une aide morale ou matérielle aux intéressées. 3. Les adresses des établissements où sont effectuées des interruptions volontaires de grossesse. Article 3 Les préfets (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) adressent le dossier-guide constitué selon les modalités définies aux articles 1er et 2 ci-dessus : 1. Aux médecins exerçant dans le département. 2. Aux établissements d'hospitalisation publics ou privés. 3. Aux centres, établissements, services et organismes mentionnés à l'article 2 (1°) ci-dessus. Article 4 Le présent arrêté se substitue à l'arrêté du 29 décembre 1987. Article 5 Le directeur de l'action sociale et les préfets de chaque département sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté. Article Annexe I Vous avez été amenée à envisager une interruption volontaire de grossesse. La loi a prévu un temps de réflexion. Ce "dossier-guide" a été conçu pour vous donner des éléments qui pourront vous aider dans votre décision en toute connaissance de vos droits et de leurs limites. Vous trouverez dans ce "dossier-guide", d'une part, des informations sur les démarches nécessaires à l'obtention d'une I.V.G. dans le respect de la loi et, d'autre part, si vous décidez de poursuivre votre grossesse, les aides dont vous pourrez alors bénéficier, ainsi que les possibilités de confier éventuellement votre enfant à une famille d'accueil ou d'adoption. Vous y trouverez également des renseignements concernant la contraception, afin d'éviter un nouveau recours à une I.V.G.. CE QUE VOUS TROUVEREZ DANS CE DOSSIER EN PREMIÈRE PARTIE Les conditions de l'interruption volontaire de grossesse (I.V.G.) 1. La réglementation de l'I.V.G. 2. Les démarches à suivre 3. Quelques données médicales 4. La consultation après l'I.V.G. et la contraception 5. Le coût de l'I.V.G. EN DEUXIÈME PARTIE Les aides possibles si vous décidez de poursuivre votre grossesse 1. Les aides financières et matérielles 2. Les aides particulières aux femmes seules 3. La protection de l'emploi de la femme enceinte salariée 4. Les dispositions en faveur des professions industrielles, commerciales, artisanales, libérales et agricoles 5. Les droits civils de la mère 6. Un autre recours possible : l'adoption Article Annexe I Les lois des 17 janvier 1975 et 31 décembre 1979 autorisent la pratique de l'I.V.G. sous certaines conditions précises. Elles rappellent que "la loi garantit le respect à tout être humain dès le commencement de la vie" et "qu'il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la loi". L'I.V.G. peut être pratiquée sur la demande de la femme à condition que celle-ci se trouve "en situation de détresse". Elle est seule juge sur cette situation qui n'est soumise à l'appréciation d'aucune commission. L'intervention doit être pratiquée : 1° Par un médecin. 2° Dans un établissement d'hospitalisation public ou un établissement d'hospitalisation privé agréé pour recevoir les femmes enceintes. 3° Avant la fin de la dixième semaine de grossesse (soit douze semaines après le début des dernières règles). Ce détail impératif se justifie médicalement pour éviter les risques de complications. Il s'agit d'un délai maximum : il est préférable de pratiquer l'intervention avant. Effectuez donc toutes les démarches le plus vite possible. Si vous êtes mineure et non mariée, le consentement de l'un de vos parents ou de la personne qui exerce l'autorité parentale est exigée. Vous devrez, d'autre part, donner votre consentement en dehors de la présence de ces derniers. Si vous êtes étrangère, vous devez résider sur le territoire français depuis au moins trois mois au jour de l'I.V.G. et en faire la preuve en fournissant votre titre de séjour, sauf si vous êtes réfugiée politique. Si vous êtes mineure et étrangère, vous devez à la fois remplir les conditions demandées aux mineures et aux étrangères. Article Annexe I Au cours de vos démarches, toutes les personnes que vous consulterez, seule ou en couple, sont tenues au secret professionnel. 1° Présentez votre demande d'I.V.G. au médecin de votre choix. L'I.V.G. n'est pas un acte médical anodin. Votre médecin est tenu de vous informer des risques médicaux liés à cette intervention. Il doit accepter de vous fixer un second rendez-vous au cours duquel vous pourrez confirmer votre demande, après une semaine de réflexion. Il peut toujours refuser de pratiquer l'intervention, mais doit vous en avertir dès le premier rendez-vous. Afin de ne pas ralentir vos démarches, vous devrez alors vous adresser aussitôt à un autre médecin. Reportez-vous à la liste des centres I.V.G. placés en annexe. 2° Pendant la semaine de réflexion, un entretien avec un travailleur médical ou social assistant(
- e)social(e), sage-femme, conseiller(ère) conjugal(
- e)et familial(
- e)est obligatoire. Adressez-vous à l'un des centres de planification, établissements d'information, services sociaux, associations ou hôpitaux publics dont vous trouverez la liste ci-jointe. Le but de cet entretien est de vous permettre de vous exprimer en toute liberté, avec une personne qui vous apportera toutes les informations sur les possibilités qui s'offrent à vous, et qui vous écoutera dans le plus grand respect de votre décision finale. N'hésitez pas à lui soumettre toutes les difficultés que vous rencontrez. Cet entretien est gratuit. La personne qui vous aura reçue délivrera l'attestation dont vous avez besoin pour poursuivre vos démarches. 3° Une semaine au moins après votre première consultation médicale et deux jours après cet entretien, si vous persistez dans votre décision, vous confirmerez votre demande par écrit au médecin que vous avez consulté et qui devra vous remettre une attestation destinée à l'établissement pratiquant l'intervention. Dans le cas où le terme de dix semaines risquerait d'être dépassé, le médecin peut décider de réduire ce délai à deux jours après "l'entretien". Article Annexe I La technique utilisée dépend de l'âge de la grossesse et de l'état de santé de la femme. La plus courante est la méthode par aspiration. Dans la plupart des cas, on pratiquera soit une anesthésie générale, soit une anesthésie locale. Aujourd'hui, grâce à l'amélioration des techniques et de l'expérience des médecins, les complications majeures de l'interruption volontaire de grossesse (perforation utérine, hémorragie importante, septicémie grave) sont devenues exceptionnelles et nombre de complications mineures pourraient être souvent évitées grâce à certaines précautions. Il faut donc savoir : - que plus l'I.V.G. est pratiquée précocement, en particulier avant sept semaines de grossesse, moins il y a de risque de complication ; - que l'anesthésie locale donne des conditions de confort tout à fait satisfaisantes. Il a été constaté aussi, que les complications étaient encore moins fréquentes sous anesthésie locale que sous anesthésie générale. Qu'une hospitalisation de quelques heures suffit le plus souvent pour une I.V.G., même si celle-ci est faite sous anesthésie générale ; - n'oubliez pas d'apporter votre carte de groupe sanguin. Si vous êtes rhésus négatif et pour éviter les complications lors d'une grossesse future, une injection de gamma-globulines anti D doit vous être faite. Assurez-vous auprès du médecin que cet acte a bien été réalisé. Dans les jours qui suivent l'interruption volontaire de grossesse, certains symptômes peuvent survenir : température au-dessus de 38°, fortes douleurs et pertes de sang importantes (plus que des règles). Ces symptômes pourraient être dus à une infection débutante, à une évacuation utérine incomplète. N'hésitez pas à consulter très rapidement un médecin. Il mettra en route un traitement efficace qui apportera une guérison sans séquelles. Article Annexe I Comme après toute intervention, une visite post-opératoire est fortement conseillée dans les quinze jours ou trois semaines suivants. Pensez à fixer un rendez-vous avec le médecin qui aura pratiqué l'I.V.G. ou avec un médecin de votre choix. Il pratiquera alors un examen gynécologique et vous réfléchirez avec lui sur la méthode de contraception susceptible de vous convenir le mieux, car, en aucun cas, l'I.V.G. ne peut être considérée comme une méthode de régulation des naissances. En effet, l'I.V.G. répétée peut aboutir à diverses complications de gravité variable et vous exposer à des risques médicaux non négligeables, notamment une stérilité. Il vous sera aussi possible de revoir la personne avec qui vous aurez eu l'entretien préalable. La contraception est un ensemble de méthodes permettant d'avoir des rapports sexuels qui n'aboutissent pas à une grossesse. De nombreuses méthodes sont à votre disposition ; vous pouvez vous les faire expliquer par votre médecin, un centre de planification ou un établissement d'information ou de conseil familial dont vous trouverez la liste jointe à ce document. Vous pourrez alors choisir en toute connaissance. Article Annexe I L'I.V.G. est remboursée par la sécurité sociale et elle est strictement tarifée. Les prix indiqués ci-dessous sont des prix plafond qui ne doivent pas être dépassés. Sachez que le règlement en espèces ne peut pas être exigé. Tout dépassement des tarifs ou toute irrégularité doivent être signalés à la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (voir adresse en annexe). (Tarifs en vigueur en novembre 1988. - Arrêté du 3 novembre 1988) Dépense globale dans le secteur public ou privé I.V.G. sans anesthésie pour une durée d'hospitalisation égale ou inférieure à 12 heures : 878,12 F I.V.G. avec anesthésie pour une durée d'hospitalisation égale ou inférieure à 12 heures : 1 178,12 F I.V.G. sans anesthésie pour une durée d'hospitalisation comprise entre 12 et 24 heures : 1 058,28 F I.V.G. avec anesthésie pour une durée d'hospitalisation comprise entre 12 et 24 heures : 1 358,28 F Forfait pour 24 heures supplémentaires d'hospitalisation
- Elle est attribuée à compter du quatrième mois de grossesse jusqu'au troisième mois de vie de l'enfant. Allocation mensuelle de l'aide sociale à l'enfance. Si vous êtes particulièrement dépourvue de ressources et ne pouvez subvenir aux besoins de votre enfant, vous pourrez demander une allocation au service d'aide sociale à l'enfance de votre département. Cette allocation mensuelle pourra vous être attribuée dès le début de votre grossesse. Son montant sera fonction de votre situation personnelle. 1.
- Les frais d'accouchement dans un établissement public ou privé conventionné seront remboursés par les organismes de sécurité sociale si vous êtes assurée sociale ou ayant droit d'un assuré social. Si vous ne relevez pas d'un organisme de sécurité sociale et si vos ressources sont insuffisantes, vous pourrez présenter une demande d'aide médicale à la mairie de votre domicile. Vous pourrez aussi demander à adhérer à l'assurance personnelle dont les cotisations seront prises en charge de la même manière. 1.
- Après la naissance, vous pourrez bénéficier d'aides financière importantes : L'allocation pour jeune enfant. Vous continuerez à percevoir l'allocation pour jeune enfant jusqu'au troisième mois de l'enfant (quelles que soient vos ressources) et jusqu'aux trois ans de l'enfant si vos ressources sont inférieures à un plafond
- Le complément familial. Vous pourrez bénéficier d'un complément familial lorsque vous avez la charge d'au moins trois enfants tous âgés de trois ans et plus. Il est attribué sous les mêmes conditions de ressources que l'allocation pour jeune enfant. Son montant mensuel est égal à 753 F au 1er juillet
- L'allocation de logement familiale, l'allocation de logement sociale, l'aide personnalisée au logement. Leur montant tiendra compte des ressources, de la composition de la famille et du montant du loyer que vous payez. Renseignez-vous auprès de votre caisse d'allocations familiales. L'allocation mensuelle de l'aide sociale à l'enfance. Elle pourra vous être accordée dans les mêmes conditions que celle qui pourra vous être servie pendant votre grossesse. Les allégements fiscaux. Chaque enfant comptant pour une demi-part (une part entière à partir du troisième enfant), vous bénéficierez d'une diminution de l'impôt sur le revenu. Si votre conjoint et vous-même travaillez à plein temps, vous bénéficierez d'une réduction d'impôts égale à 25 p. 100 des sommes dépensées pour la garde de votre enfant âgé de moins de sept ans dans la limite de 13 000 F
- Si vous élevez seule votre enfant âgé de moins de sept ans, vous bénéficierez du même avantage. Si l'arrivée de votre enfant vous pose des problèmes vis-à-vis de votre vie professionnelle, sachez qu'il existe des prestations permettant de concilier celle-ci avec votre maternité (allocation parentale d'éducation, prestation de garde d'enfant, voir page 14). Article Annexe I 2.
- Les aides financières. L'allocation de soutien familial. Elle est versée au profit des enfants élevés par des mères célibataires isolées et des enfants dont un des parents est décédé, ou se trouve hors d'état de payer une pension alimentaire, ou refuse de verser cette pension alimentaire. Le montant de l'allocation qui vous sera versée, si vous élevez seule votre enfant, sera de 407 F par mois (au 1er juillet 1989). L'allocation de parent isolé. Si vous êtes seule et que vos ressources sont inférieures à un revenu minimum
- a)Parent isolé, adulte handicapé : remplir les imprimés fournis par la C.A.F. ;
- b)Bénéficiaire des autres prestations : remplir la demande de prise en charge de la cotisation fournie par la caisse primaire d'assurance maladie de la résidence. Prise en charge des cotisations vieillesse. Si vous percevez l'allocation pour jeune enfant, sous condition de ressources, ou le complément familial ou l'allocation parentale d'éducation, sous certaines conditions, renseignez-vous auprès de la caisse d'allocations familiales. Article Annexe I Si vous travaillez, voici les protections et les droits auxquels vous pourrez prétendre dans votre emploi, pendant votre grossesse et après la naissance. Pour plus de précisions, renseignez-vous auprès du service du personnel de votre établissement, auprès des représentants du personnel, ou auprès des services de l'inspection du travail. 3.1. Au cours de la grossesse. L'embauche. Vous n'êtes pas tenue de révéler votre état de grossesse lors d'un entretien d'embauche. Un employeur ne peut refuser de vous embaucher ni résilier votre contrat au cours de la période d'essai du fait de votre état de grossesse. Le médecin du travail ne peut révéler votre état à votre employeur. Le changement de poste de travail. Sur votre demande (sur présentation d'un certificat médical) ou à l'initiative de votre employeur (avec l'accord du médecin du travail), vous pourrez être affectée à un autre poste du fait de votre grossesse. Dans ce dernier cas, votre rémunération initiale devra vous être maintenue. Par contre, si la demande de changement de poste vient de votre initiative, le maintien de votre rémunération est subordonné à votre ancienneté d'un an dans l'entreprise. Vous devrez retrouver votre poste antérieur dès que votre santé vous le permettra, et en tout cas, à l'issue de votre congé maternité. Les horaires. Les conventions collectives prévoient souvent des aménagements d'horaire pour les femmes enceintes. La démission. Dès que vous vous trouverez en état de grossesse apparente, vous aurez le droit de donner votre démission sans avoir à respecter un préavis ni à payer d'indemnité. L'interdiction de licenciement. Durant votre grossesse et pendant l'intégralité du congé de maternité ainsi que pendant les quatre semaines qui suivent ces périodes, votre employeur ne pourra pas vous licencier sauf faute grave ou circonstance exceptionnelle indépendante de ce fait. En cas de licenciement, celui-ci sera annulé sur production, dans les quinze jours, d'un certificat médical attestant votre grossesse. Pendant la période du congé maternité, aucun licenciement ne pourra prendre effet ou être signifié, quelle qu'en soit la cause. 3.2. Le congé maternité. La durée du congé. Vous aurez le droit d'arrêter votre travail pendant : - six semaines avant la date présumée de l'accouchement ; - dix semaines après
- Après le congé maternité. La reprise d'activité ou de la non-reprise. Vous devrez retrouvez votre emploi à la fin du congé de maternité. Cependant, si vous souhaitez ne pas reprendre votre activité immédiatement, vous pourrez, dans certains cas, bénéficier des mesures suivantes : Le congé parental d'éducation et l'activité à mi-temps. Si vous avez plus d'un an d'ancienneté, vous pourrez également, pendant une période maximale de trois ans, prendre un congé parental d'éducation : - soit à temps plein, votre contrat de travail étant suspendu ; - soit à mi-temps ; - soit utiliser ces deux dispositions successivement. Un mois avant la fin du congé de maternité, vous devez informer l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception de votre intention de prendre un tel congé, pour une durée d'un an maximum, renouvelable deux fois, dès la fin du congé de maternité. Si vous reprenez votre travail, vous pourrez toujours bénéficier du congé parental, à condition de prévenir l'employeur deux mois à l'avance. Le congé parental doit s'arrêter au plus tard deux ans après la fin du congé de maternité. Dans les entreprises de moins de cent salariés, l'employeur peut vous refuser ce droit, s'il estime que cela gênera la bonne marche de l'entreprise. Il doit motiver son refus par écrit dans les trois semaines. Vous avez alors quinze jours pour contester sa décision devant la formation de référé du conseil des prud'hommes. A la fin du congé parental ou de l'activité à mi-temps, vous devez retrouver votre emploi ou un emploi similaire. L'allocation parentale d'éducation. Cette allocation peut être versée à compter de la naissance de l'enfant pendant trois ans si cette naissance porte à trois le nombre des enfants à charge. Elle vous permettra de concilier vie professionnelle et vie familiale ou bien de choisir d'éduquer votre enfant sans que votre niveau de vie soit trop affecté. Au 1er juillet 1989, son montant est de 2 578 F en cas d'interruption de votre activité professionnelle et de 1 289 F par mois en cas d'interruption partielle. La demande est faite auprès de la caisse d'allocations familiales ou bien de l'organisme compétent pour le versement des prestations familiales. Le congé postnatal avec priorité de réembauchage. Si vous ne remplissez pas les conditions nécessaires pour obtenir un congé parental d'éducation, vous pourrez cependant vous abstenir de reprendre votre travail à l'issue du congé de maternité, afin d'élever votre enfant. Il y a dans ce cas RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL, mais vous pourrez à tout moment, au cours de l'année suivante, demander votre réembauchage. Votre employeur sera tenu, pendant un an, de vous embaucher par priorité dans un emploi similaire. La garde des enfants. Les services sociaux pourront orienter vos recherches et vous guider dans vos démarches. Plusieurs solutions peuvent être envisagées : - crèches collectives ou familiales dans lesquelles la garde des enfants de moins de trois ans est assurée dans la journée ; - assistantes maternelles ; - garde à domicile. Pour ces deux dernières formules, des prestations peuvent vous être attribuées. La prestation spéciale assistante maternelle. Si vous confiez la garde de votre enfant âgé de trois ans à une assistante maternelle agréée par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, la caisse d'allocations familiales vous versera, chaque trimestre, une prestation calculée par référence aux charges sociales que vous devrez payer pour l'emploi de cette salariée, soit 1 336 F par trimestre au 1er juillet
- L'allocation de garde d'enfant à domicile. Cette prestation créée par la loi du 29 décembre 1986 vise à assurer une aide financière aux parents exerçant tous deux une activité professionnelle (ou à la personne seule qui travaille) et qui emploient à leur domicile une personne pour garder leur(s) enfant(s) de moins de trois ans. L'allocation compense le coût des cotisations patronales et salariales liées à l'emploi d'une personne pour garder à domicile le ou les enfants. Ces cotisations sont prises en charge dans la limite d'un plafond de 2 000 F par mois. Elle peut être cumulée avec une allocation parentale d'éducation à mi-taux en cas de reprise du travail ou de suivi d'une formation professionnelle à temps partiel (entre le deuxième et le troisième anniversaire de l'enfant). Article Annexe I 4.
- Si vous exercez une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale ou si vous êtes conjointe collaboratrice de ces professions, vous pourrez bénéficier de deux avantages à l'occasion de votre maternité. L'allocation de repos maternel. Elle est destinée à compenser partiellement la diminution de votre activité. La demande pourra en être faite dès l'accouchement. Son montant forfaitaire s'élève à 5 080 F au 1er juillet
- L'indemnité de remplacement. Vous pourrez, en outre, vous faire remplacer par du personnel salarié dans vos travaux professionnels ou ménagers pendant vingt-huit jours au maximum, consécutifs ou non. Vous devrez cesser toute activité et vous faire effectivement remplacer pendant au moins une semaine au cours de la période comprise six semaines avant la date prévue de l'accouchement et dix semaines après. Vous percevrez une indemnité de remplacement égale au coût réel du remplacement mais ne pouvant dépasser la somme de 5 080 F au 1er juillet 1989
- Si vous êtes exploitante agricole ou conjointe d'exploitant, aide familiale ou conjointe d'aide familial, vous pourrez vous faire remplacer sur l'exploitation, pendant cinquante-six jours au cours de la période commençant six semaines avant la date présumée de l'accouchement et se terminant dix semaines après. La durée du remplacement indemnisé pourra être prolongée de deux semaines si vous arrêtez votre travail dès la déclaration de grossesse en cas de grossesse pathologique. La prise en charge des frais de remplacement sera égale à 90 p. 100 des frais réels dans la limite d'un plafond fixé à 441,20 F par jour ou 55,15 F par heure en
- Le remboursement pourra donc atteindre dans la limite maximum de 2 223,48 F
- Au cours de votre grossesse, une aide financière vous sera assurée. Prime de protection de la maternité. Cette prime, d'un montant égal à 1 205 F (juillet 1989), est versée en une seule fois après la visite postnatale. Allocation mensuelle de l'aide sociale à l'enfance. Si vous êtes particulièrement dépourvue de ressources et ne pouvez subvenir aux besoins de votre enfant, vous pourrez demander une allocation au service d'aide sociale à l'enfance de votre département. Cette allocation mensuelle pourra vous être attribuée dès le début de votre grossesse. Son montant sera fonction de votre situation personnelle. 1.
- Les frais d'accouchement dans un établissement public ou privé conventionné seront remboursés par les organismes de sécurité sociale si vous êtes assurée sociale ou ayant droit d'un assuré social. Si vous ne relevez pas d'un organisme de sécurité sociale et si vos ressources sont insuffisantes, vous pourrez présenter une demande d'aide médicale à la mairie de votre domicile. Vous pourrez aussi demander à adhérer à l'assurance personnelle dont les cotisations seront prises en charge de la même manière. 1.
- Après la naissance, vous pourrez bénéficier d'aides financières importantes : Les allocations familiales. Leur montant est fonction du nombre d'enfants : 107 F pour un enfant, 404 F pour deux enfants, 779 F pour trois enfants, 1 247 F pour quatre enfants, 1 438 F pour cinq enfants, 93 F par enfant à partir du sixième enfant. Le supplément de revenu familial. Il faut assurer la charge d'au moins trois enfants. Le taux est de 100 p. 100 par famille. Le complément familial. Vous pourrez bénéficier d'un complément familial lorsque vous avez la charge d'au moins trois enfants tous âgés de trois ans et plus. Il est attribué sous conditions de ressources
- a)Parent isolé, adulte handicapé : remplir les imprimés fournis par la C.A.F. ;
- b)Bénéficiaire des autres prestations : remplir la demande de prise en charge de la cotisation fournie par la caisse primaire d'assurance maladie de votre résidence. Prise en charge des cotisations vieillesse. Si vous percevez l'allocation pour jeune enfant, sous condition de ressources, ou le complément familial ou l'allocation parentale d'éducation, sous certaines conditions, renseignez-vous auprès de la caisse d'allocations familiales. Article Annexe II Si vous travaillez, voici les protections et les droits auxquels vous pourrez prétendre dans votre emploi, pendant votre grossesse et après la naissance. Pour plus de précisions, renseignez-vous auprès du service du personnel de votre établissement, auprès des représentants du personnel, ou auprès des services de l'inspection du travail. 3.1. Au cours de la grossesse. L'embauche. Vous n'êtes pas tenue de révéler votre état de grossesse lors d'un entretien d'embauche. Un employeur ne peut refuser de vous embaucher ni résilier votre contrat au cours de la période d'essai du fait de votre état de grossesse. Le médecin du travail ne peut révéler votre état à votre employeur. Le changement de poste de travail. Sur votre demande (sur présentation d'un certificat médical) ou à l'initiative de votre employeur (avec l'accord du médecin du travail), vous pourrez être affectée à un autre poste du fait de votre grossesse. Dans ce dernier cas, votre rémunération initiale devra vous être maintenue. Par contre, si la demande de changement de poste vient de votre initiative, le maintien de votre rémunération est subordonné à votre ancienneté d'un an dans l'entreprise. Vous devrez retrouver votre poste antérieur dès que votre santé vous le permettra et, en tout cas, à l'issue de votre congé maternité. Les horaires. Les conventions collectives prévoient souvent des aménagements d'horaire pour les femmes enceintes. La démission. Dès que vous vous trouverez en état de grossesse apparente, vous aurez le droit de donner votre démission sans avoir à respecter un préavis ni à payer d'indemnité. L'interdiction de licenciement. Durant votre grossesse et pendant l'intégralité du congé de maternité ainsi que pendant les quatre semaines qui suivent ces périodes, votre employeur ne pourra pas vous licencier sauf faute grave ou circonstance exceptionnelle indépendante de ce fait. En cas de licenciement, celui-ci sera annulé sur production, dans les quinze jours, d'un certificat médical attestant votre grossesse. Pendant la période du congé maternité, aucun licenciement ne pourra prendre effet ou être signifié, quelle qu'en soit la cause. 3.2. Le congé maternité. La durée du congé. Vous aurez le droit d'arrêter votre travail pendant : - six semaines avant la date présumée de l'accouchement ; - dix semaines après
- Après le congé maternité. La reprise d'activité ou la non-reprise. Vous devrez retrouver votre emploi à la fin du congé de maternité. Cependant, si vous souhaitez ne pas reprendre votre activité immédiatement, vous pourrez, dans certains cas, bénéficier des mesures suivantes : Le congé parental d'éducation et l'activité à mi-temps. Si vous avez plus d'un an d'ancienneté, vous pourrez également, pendant une période maximale de trois ans, prendre un congé parental d'éducation : - soit à temps plein, votre contrat de travail étant suspendu ; - soit à mi-temps ; - soit utiliser ces deux dispositions successivement. Un mois avant la fin du congé de maternité, vous devez informer l'employeur par lettre recommandée avec accusé de réception de votre intention de prendre un tel congé, pour une durée d'un an maximum, renouvelable deux fois, dès la fin du congé de maternité. Si vous reprenez votre travail, vous pourrez toujours bénéficier du congé parental, à condition de prévenir l'employeur deux mois à l'avance. Le congé parental doit s'arrêter au plus tard deux ans après la fin du congé de maternité. Dans les entreprises de moins de cent salariés, l'employeur peut vous refuser ce droit s'il estime que cela gênera la bonne marche de l'entreprise. Il doit motiver son refus par écrit dans les trois semaines. Vous avez alors quinze jours pour constater sa décision devant la formation de référé du conseil des prud'hommes. A la fin du congé parental ou de l'activité à mi-temps, vous devez retrouver votre emploi ou un emploi similaire. Le congé post-natal avec priorité de réembauchage. Si vous ne remplissez pas les conditions nécessaires pour obtenir un congé parental d'éducation, vous pourrez cependant vous abstenir de reprendre votre travail à l'issue du congé de maternité afin d'élever votre enfant. Il y a, dans ce cas, RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL, mais vous pourrez à tout moment, au cours de l'année suivante, demander votre réembauchage. Votre employeur sera tenu, pendant un an, de vous embaucher par priorité dans un emploi similaire. La garde des enfants. Les services sociaux pourront orienter vos recherches et vous guider dans vos démarches. Plusieurs solutions peuvent être envisagées : - crèches collectives ou familiales dans lesquelles la garde des enfants de moins de trois ans est assurée dans la journée ; - assistantes maternelles. Pour cette dernière formule, peut vous être attribuée : La prestation spéciale assistante maternelle. Si vous confiez la garde de votre enfant âgé de trois ans à une assistante maternelle agréée par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales, la caisse d'allocations familiales vous versera chaque trimestre une prestation calculée par référence aux charges sociales que vous devrez payer pour l'emploi de cette salariée, soit 1 384 F par trimestre au 1er juillet
- Article Annexe II 4.
- Si vous exercez une activité industrielle, commerciale, artisanale ou libérale ou si vous êtes conjointe collaboratrice de ces professions, vous pourrez bénéficier de deux avantages à l'occasion de votre maternité. L'allocation de repos maternel. Elle est destinée à compenser partiellement la diminution de votre activité. La demande pourra en être faite dès l'accouchement. Son montant forfaitaire s'élève à 5 080 F au 1er juillet
- L'indemnité de remplacement. Vous pourrez, en outre, vous faire remplacer par du personnel salarié dans vos travaux professionnels ou ménagers pendant vingt-huit jours au maximum, consécutifs ou non. Vous devrez cesser toute activité et vous faire effectivement remplacer pendant au moins une semaine au cours de la période comprise six semaines avant la date prévue de l'accouchement et dix semaines après. Vous percevrez une indemnité de remplacement égale au coût réel du remplacement mais ne pouvant dépasser la somme de 5 080 F au 1er juillet 1989