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En bref

Ce document est une compilation d'avis officiels et de décisions administratives du Grand-Duché de Luxembourg, publiés en mai 1912. Il couvre des sujets variés allant des examens juridiques aux brevets d'invention, en passant par des règlements sanitaires et communaux.

Ce qu'il réglemente

  • L'organisation des examens pour le doctorat en droit.
  • La ratification d'accords internationaux, comme celui sur la répression de la circulation des publications obscènes.
  • Les nominations au sein de l'administration du Cadastre.
  • Les règles d'emballage pour les envois de matières infectieuses au Laboratoire pratique de bactériologie.
  • La publication de rapports officiels, tels que celui de la Chambre de commerce.
  • Les règlements communaux concernant l'eau et l'ordre public.
  • La liste des maladies contagieuses observées dans les cantons.
  • L'enregistrement des brevets d'invention.

Qui il concerne

  • Les candidats au doctorat en droit et les membres du jury d'examen.
  • Les administrations publiques, les services postaux, le personnel du Laboratoire de bactériologie et le public.
  • Les inventeurs et les entreprises déposant des brevets.
  • Les habitants des communes de Steinsel, Esch-sur-Alzette et Bigonville, ainsi que les personnes concernées par les maladies contagieuses.

Points clés

  • La session extraordinaire du jury d'examen pour le doctorat en droit se tiendra du 22 juin au 6 juillet.
  • L'examen écrit est fixé au samedi 22 juin, de 9h à midi et de 15h à 18h.
  • L'Autriche-Hongrie a ratifié l'Arrangement du 4 mai 1910 concernant les publications obscènes.
  • Les envois de matières infectieuses au Laboratoire de bactériologie doivent être emballés conformément aux prescriptions de la circulaire du 26 juin 1911, sous peine de refus de transport.
  • Le rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1911 sera publié en annexe au Mémorial.
  • Plusieurs règlements communaux ont été édictés ou modifiés, notamment à Steinsel, Esch-sur-Alzette et Bigonville.
  • Une liste de 30 brevets d'invention a été délivrée en avril 1912.
Texte de loi
Texte de loi

385 MEMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxembourg. Samedi. 11 mai 1912. N° 34. Samstag, 11. Mai 1912. Bekanntmachung — Prüfungsjury. Avis. — Jury d'examen. Die Prüfungsjury für das Rechtsstudium, Le jury d'examen pour le droit, composé de MM. Paul Ulveling, conseiller honoraire à bestehend ans den H H . Paul Ulveling, Ehrenla Cour supérieure de justice, président du obergerichtsrat, Präsident am Bezirksgericht zu tribunal d'arrondissement à Luxembourg, pré- Luxemburg, Präsident; Math. G l a e s e n e r , sident; Math. Glaesener, conseiller à la Cour Obergerichtsrat, Camille Velter, Ehrenobersupérieure de justice, Camille Velter, conseiller gerichtsrat und Staatsanwalt zu Luxemburg, honoraire à la Cour supérieure de justice et Florian Schmit, Advokat-Anwalt zu Luxemprocureur d'Etat à Luxembourg, Florentin burg, Mitglieder, und Leo Moutrier, ReSchmit, avocat-avoué à Luxembourg, membres, gierungsrat, Mitglied-Sekretär, wird in anßeret Léon Moutrier, conseiller de Gouvernement, ordentlicher Sitzung vom 22. Juni ans den 6. membre-secrétaire, se réunira en session ex- Juli k. in einem der Säle des Justizpalastes zu Luxemburg zusammentreten, behufs Prüfung traordinaire du 22 juin au 6 juillet prochain, dans une des salles du palais de justice à der HH. Jos. Bech aus Diekirch, Rene Blum Luxembourg, à l'effet de procéder à l'examen ans Esch a. d. Alz., Emil Faber ans Bettemde MM. Joseph Bech de Diekirch, René Blum burg, Paul Faber, ans Luxemburg, Hubect ans Luxemburg, Paul W e l t e r d'Esch-sur-Alz., Emile Faber de Bettembourg, Etümper Paul Faber de Luxembourg, Hubert Stumper ans Hollerich, Rezipienden für das zweite de Luxembourg, Paul Wolter de Hollerich, Doktorat der Rechte. tous récipiendaires pour le second examen du doctorat en droit. Die schriftliche Prüfung ist für alle ReziL'examen écrit pour tous les récipiendaires pienden auf Samstag, den 22. Juni, von 9 est fixé au samedi, 22 juin, de 9 h. du matin Uhr morgens bis Mittag, und von 3 bis 6 Uhr à midi, et de 3 à 6 h. du soir. nachmittags festgesetzt. Les examens oraux auront lieu dans l'ordre suivant: celui de M. Bech, le mardi, 25 juin, Die mündlichen Prüfungen sind anberaumt wie celui de M. Blum, le jeudi, 27 juin, celui de folgt: für Hrn. Bech, auf Dienstag, 25. Juni, M. Emile Faber, le mardi, 2 juillet, celui de für Hrn. Blum, auf Donnerstag, 27. Juni, M. Paul Faber, le mercredi, 3 juillet, celui de für Hrn. Emil F a b e r , auf Dienstag, 2. J u l i , M. Stumper, le jeudi, 4 juillet, celui de M. für Hrn. Paul F a b e r , auf Mittivoch, 3. Juli, 386 Welter, le samedi, 6 juillet, chaque fois à 3 h. de relevée. für Hrn. S t ü m p e r , auf Donnerstag, 4. Juli, für Hrn. Welter, auf Samstag, 6. Juli, jedesmal um 3 Uhr nachmittags. Luxembourg, le 10 mai 1912. Le Directeur général des finances, Luxemburg, den 10. Mai 1912. Der General-Direktor der Finanzen, M. Mongenast. M . MONGENAST. Avis. — Répression de la circulation des publica- Bekanntmachung. - Bekämpfung der Verbreitung unzüchtiger Veröffentlichungen. tions obscènes. L'Autriche-Hongrie a ratifié l'Arrangement signé à Paris le 4 mai 1910, pour la répression de la circulation des publications obscènes (Mémorial 1911, p. 589 ss.). L'instrument de ratification a été déposé à Paris le 24 avril 1912. Luxembourg, le 3 mai 1912. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Administration du Cadastre. Österreich-Ungarn hat das am 4. Mai 1910 zu Paris unterzeichnete Abkommen zur Bekämpfung der Verbreitung unzüchtiger Ver öffentlichungen ratifiziert Memorial 1911, S. 589 ff.). Die Ratifilationsurkunde ist am 24. April 1912 in Paris niedergelegt worden Luxemburg, den 3. Mai 1912. Der Staatsminister. Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. - Kataster-Verwaltung. Par arrêté grand-ducal du 26 avril et, M. Jean-Pierre Lorang, commis provisoire de 3e classe du Cadastre, a été nommé surnuméraire de la même administration. Durch Großh. Beschluß vom 26. April 1912, ist Hr. Johann Peter Lorang, provisorischer Kommis 3. Klasse des Katasters, zum Super, numerar derselben Verwaltung ernannt worden. Luxembourg, le 29 avril 1912. Le Directeur général des finances, Luxemburg, den 29. April 1912. Der General-Direktor der Finanzen M. Mongenast. M . MONGENAST. Circulaire concernant les envois destinés au Laboratoire pratique de bactériologie. Il m'a été signalé qu'il parvient encore au Laboratoire pratique de bactériologie des colis renfermant des matières éminemment infectieuses dans un état d'emballage tel qu'ils constituent un réel danger pour l'administration des postes, le personnel du Laboratoire et le public. Dans ces circonstances, je tiens à rappeler aux intéressés ma circulaire du 26 juin 1911, (Mémorial de 1911, p. 748 et ss.) et je les prie de Rundschreiben betreffend die an das bakteriologische Etaats-Laboratorium bestimmten Sendungen. Es ist zu meiner Kenntnis gelangt, daß noch immer im bakteriologischen Staatslaboratorium Sendungen von infektiösem Material ankommen, die dermaßen schlecht verpackt sind, daß sie sowohl für die Beamten der Postverwaltung und das Laboratoriumspersonal, als auch für die Öffent lichkeit eine wirkliche Gefahr bilden. Ich fühle mich daher genötigt, den Interessenten mein Rundschreiben vom 26. Juni 1911 (Mem. 1911, 387 suivre consciencieusement les recommandations et prescriptions y formulées. D'ailleurs, ceux nui s'obstinent à remettre à la poste des envois, à destination du Laboratoire, qui ne sont pas conditionnés suivant les prescriptions de la circulaire susdite, s'exposeront à voir refuser leurs envois au transport. S. 748 n. f.) in Erinnerung zu dringen und ich ersuche sie, die darin gegebenen Anweisungen und Vorschriften gewissenhaft zu befolgen. Wer an das Laboratorium Gegenstände versenden will, die nicht vorschriftsmäßig verpackt sind, setzt sich der Gefahr ans, daß deren Annahme am Postschalter verweigert wird. Luxembourg, le 6 mai 1912. Le Directeur général des travaux publics, CH DE WAHA. Der General-Direktor der öffentlichen Arbeiten, K. de W a h a . Arrêté du 9 mal 1912, concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce pur l'année 1911. LE MINISTRE D'ETAT, PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT; Luxemburg, den 6. Mai 1912. Beschluß vom 9. Mai 1912, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer für das Jahr 1911 betreffend. Der Staatsminister, Präsident der Regierung; Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'aimée 1911; Arrête: Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelstammer uber die Lage des Handels und der Industrie des Großherzogtums während des Jahres 1911; Article unique. Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. Einziger Artikel. Erwähuter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden. Luxembourg, le 9 mai 1912. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Règlement communal. En séance du 10 décembre 1911 le conseil communal de Steinsel a édicté un règlement de police sur la conduite d'eau de la. commune de Steinsel. — Le dit règlement a été dûment publié. Luxembourg, le 7 mai 1912. Le Directeur général de l'intérieur, BRAUN. Beschließt: Luxemburg, den 9. Mai 1912. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 10. Dezember 1911 hat der Gemeinderat von Steinsel ein Polizeireglement uber die Wasserleitung der Gemeinde Steinsel erlassen. Besagles Reglement ist vorschriftsmäßig veröffentlicht wurden. Luxemburg, den 7. Mai 1912. Der General Direktor des Innern, Braun. 383 Luxemburg, den 7. Mai 1912. Der General-Direktor des Innern, Braun. BRAUN. Luxemburg, den 7. Mai 1912. Der General-Direktor des Innern, Braun. BRAUN. 1 3 4 5 Capellen. Mersch. Clervaux. Redange. Wiltz. Hobscheid. Bissen. Hachiville. Bas-Bellain. Huldange. Sæul. Harlange. Totaux 1 1 pérales. LOCALITÉS. Affections puer- CANTONS. Bekanntmachung. — Sanitätswesen. Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen, vom 20. April bis 4. Mai 1912 festgestellten ansteckenden Krankheiten. Fièvre typhoïde. N° d'ordre. Avis, — Service sanitaire. Tableau des maladies contagieuses observées dans les différents cantons du 20 avril au 4 mai 1912. Variole. Luxembourg, le 7 mai 1912. Le Directeur général de l'intérieur, Bekanntmachung. — Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 23. März letzthin hat der Gemeinderat von Esch a. d. Alz. ein Reglement erlassen, welches die in Art. 10 des Wasserleitungsreglementes vom 30. März/30. Mai 1885 vorgesehenen Taxen abändert. — Diese Abänderungen sind vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. Scarlatine. Avis. — Règlement communal. Dans sa séance du 23 mars dernier, le conseil communal d'Esch-s.-Alz. a édicté un règlement portant modification des taxes prévues par Fart. 10 du règlement sur la conduite d'eau des 30 mars/30 mai 1885. — Les dites modifications ont été dûment approuvées et publiées. Coqueluche. Luxembourg, le 7 mai 1912. Le Directeur général de l'intérieur, Bekanntmachung. — Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 21. Januar bezw. 8. Februar 1912 hat der .Kirchenfabrikrat und der Gemeinderat von Bondorf, im Einvernehmen mit der .Kirchenmeisterstube und dem Pfarrer von Bondorf, ein Polizeireglement über die Aufrechterhaltung der Ordnung im Innern und in der Umgebung der Kirche von Bondorf, erlassen. — Besagtes Reglement ist vorschriftsmäßig veröffentlicht worden. Diphtérie. Avis. — Règlement communal Dans leurs séances respectives des 21 janvier et 8 février 1912, le conseil de fabrique et le conseil communal de Bigonville ont arrêté, d'accord avec le bureau des marguilliers et le curé de Bigonville, un règlement de police sur le maintien de l'ordre à l'intérieur et aux abords de l'église de Bigonville. — Le dit règlement a été dûment publié. 3 2 1 1 1 5 9 2 1 2 1 389 Avis. — Brevets d'invention. Les brevets d'invention ci-après ont été déN° 9590. — 5. April. - Turschliesser. — C. Tacke livrés durant le mois d'avril 1912, en confor- in Holzminden. N° 9591. — 5. April. — Gardinenring. — Karl mité de la loi du 30 juin 1880, à savoir: Conrad Edler von Heidendorff zu Mediasch (Ungarn). N° 9592. — 5. April. - Im Innern des Rockarmel auzunahende Klammer zum Festhalten der Manschetten. — K. Jaeger in Würzburg. N° 9593. — 6. April. — Verfahren zur Herstellung von enggebogenen Röhren. — M. Schitzkowsky in Düsseldorf. N° 9594. — 6. April. - Verfahren zur Herstellung von Bunden oder sonstigen Verstärkungen an Rohren und anderen Hohlkörpern. — Derselbe. N° 9595. — 6. April. — Verfahren zum Desoxidieren von Stahl und Eisen und zum Legieren von Metallen. — Westdeutsche Thomasphosphat-Werke G. m. b. H. in Berlin. Ostromislensky et la Société pour la production et la N° 9596. — 6 avril. — Graisseur pour perforavente des articles en caoutchoue «Bogatyr» à Moscou. trice à percussion fonctionnant par l'air comprimé. N° 9581. — 1. April. — Bieuintersatz, mit Vor Firme Emile Knepper-Thiry, P. Baldauff, succesrichtung zum Markieren der erhaltenen Glas Bier. seur à Esch-s.-Alz. (Luxembourg). — F. Nimtz in Manow. N° 9597. — 9. April. — FensterverstellvorrichN° 9582. — 1. April. Wechselklappe für Rege- tung zur Erhaltung der geöffneten Fensterflügel nerativöfen. — J. Maerz in Breslau. in jeder beliebigen Lage. — Stanislaus und Johann N° 9583. — 1. April. Zusammenklappbares Klosin in Stargard. Kleider-Hackengestell. Maria Palm in HirschN° 9598. — 9. April. — Fensterverstellvorrichtung berg. mittelst eines in einer Verlängerung des FensterN° 9584. — 3 avril. Procédé pour la fabrication beschlages einzuschiebenden Flachstiftes. — M. de béton très fluide. H.-J. Harms (…) à Paris et Racithel in Schwarzenbach. G.-E. Smal à Amsterdam. N° 9599. — 9. April. Schraubenschlüssel mit N°9585. — 3 avril. Procédé et dispositif pour auswechselbaren Backen für alle Größen von Schraumouler et couler des maisons et autres construc- benmuttern. Fr. Exenberger in Soll b. Würgl. tions analogues d'une seule pièce. Les mêmes. N° 9600. — 9. April. Verfahren zum Betriebe N° 9586. — 3. April. — Verschluss von Einmache- von elektrischen Öfen zur Gewinnung von Stahl und glase n und anderen Gefässen. W. Schenk in Eisen. Westdeutsche Thomasphosphat-Werke, G. Freiburg i. Breisgau. m. b. H. in Berlin. N° 9601. — 10. April. Rohrwalzwerk. — H . N° 9587. — 3. April. Pferdekot-Auffänger für Fuhrwerke. — Cl. Uhlich in Chemnitz. Schilling in Siegen. N° 9602. — 10. April. — Geschirrteil mit LuftN° 9588. — 4 avril. Perfectionnements apportés I I . Dohne in Burgwerben. aux tissus caoutchoutés ou gommés et plus spe- polster. N° 9603. 10. April. Selbsttätige Eisenbahncialement aux tissus de ce genre que constituent, en quelque sorte, les enveloppes pour bandage pneu- kuppelung. R. Seidel in Aue im Erzgebirge und matique. — L. Liais à Paris. B. Seidel in Lössnitz im Erzgebirge, N° 9589. — 4. April. Schachtabschluss für N° 9604. — 11. April. Klosett mit auswechselDrehrostgeneratoren. — A. v. Kerpely in Wien, barem Unratfänger zur Verhütung von Infektionen N° 9576. — 1er avril. — Procédé de fabrication des métaux précieux: or, argent, et platine. — J. picard et A. Verley à Paris. N° 9577. — 1. April. — Selbsttätiger Telephon gesprächzahler. — E. G. Godhee in Sandringham (Australien). N° 9578. — 1. April. - Flugapparat mit beweglich angeordneten Flügeln. — M. Eichele in Kautbeuren. N° 9579. — 1. April. — Ausziehbare Schutzwand. — R. Werdet in Neumünster. N° 9580. — 1er avril. — Procédé d'obtention du caoutchouc et de ses homologues ou isomères à l'aide de l'isoprène et des corps analogues. — I . 390 bei Epidemie. — Max Fiedler jun. in Zschorna bei Pommritz. N° 9605. — 12 avril. — Chargeur automatique pour chemin de fer aérien.— P. Dumont à Ampsin. N° 9606. — 13 avril. - Perfectionnements dans la fabrication des raquettes et plus particulièrement des raquettes de tennis. — A.-A. Tunmer et Cie à Levallois-Perret. N° 9607. — 13 avril. — Machine servant à polir les métaux ordinaires ou précieux. — R. Matthes et R. Schirmer à Zeitz. N° 9608. — 15. April. — Imitierter Überfangglasbuchstabe. — R. Grabe in Leipzig. N° 9609. — 15. April. — Sicherbarer Fahrradständer. — K. Porzig in Glauchau i. Sa. N° 9610. — 15. April. — Steinsägemaschine mit durch ein Kurbelgetriebe längs einer Stangenführung hin und her bewegtem Rahmen für das aus einzelnen Platten sich zusammensetzende Sägewerkzeug. — Paul Schottes in Luxemburg. N° 9611. — 15 avril. — Dispositif appliqué aux charrues pour couper le gazon et les terrains durs. — O. Georg à Ilbeshausen. N° 9612. — 15. April. — Gardinenhalter. — M . Riedt in Kufstein. N° 9613. — 16. April. — Schloss für Turen aller Art insbesondere für Eisenbahn-Personenwagen. — Dr. jur. Hans Schulz in Wilmersdorf b. Berlin. N° 9614. — 17 avril. — Procédé pour l'obtention de caoutchouc à l'aide des chlorure et bromure de vinyle ou analogues. — I. Ostromislensky et Société pour la production et la vente des articles en caoutchouc « Bogatyr » à Moscou. N° 9615. — 17 avril. — Procédé pour obtenir l'isoprène et ses homologues à l'aide des dipentènes et leurs isomères et homologues. - Les mêmes. N° 9616. — 18 avril. — Machine pour la destruction des manuscrits et des imprimés. — Fr. Guettler à Francfort-s.-M. N° 9617. — 20. April. — Formhalter insbesondere für Damenröcke. — E. Seidel in Plauen i. Vogtl. N° 9618. — 20. April. - Winderhitzer mit gleichachsig ineinauderliegenden Ringkammern. — Stettiner Chamotte-Fabrik, Aktiengesellschaft, vorm. Didier in Stettin. N° 9619. — 20. April. - Verfahren zur Vorrichtung zur Trocknung und Behandlung von Material — The Mark Process Company in Phoenix (V. St. A.). N° 9620. — 20. April. — M i t einem verschiebbaren, beim Gebrauch mittels des als zweiarmiger Hebel ausgebildeten Schaftes die Mutter festklemmenden Backen versehener Schraubenschlüssel. Br. Thomaschke in Radeberg. N° 9621. — 20. April. — Verfahren zum Überziehen der Innenflächen von eisernen Gärbottichen, Lagergefässen, Kühlschiffen u. dgl. — H. Friedmann in Berlin-Wilmersdorf. N° 9622. — 22. April. - Elektrische Kern- und Randlicht-Reklame. — Neuheiten-Verwertungs-Gesellschaft m. b. H. in Berlin. N° 9623. — 22. April. - Schalldose im Boden einer Hülle. — E. Wilke et Co. in Görlitz und A. Bug in Berlin. N° 9624. — 22 avril. — (Certificat d'addition au brevet N° 8825 du 18 Janvier 1911). — Fer à repasser à chauffage intérieur et poignée mobile. H . Suzan à Paris. N° 9624 a. — 23. April. Mandel-Reibmühle mit Reinigungseinrichtung für geriebene Mandeln. — Mitzi Friess in Waidhofen. N° 9625. — 24 avril. — Amortisseur de chocs perfectionné pour automobiles et autres véhicules à ressorts de suspension. — Société anonyme des Automobiles et Cycles Peugeot à Paris. N° 9626. — 24 avril. — Mécanisme de distribution pour mot urs à explosions à quatre temps. — La même. N° 9627. — 24. April. Acetylen-ErzeugungsApparat mit Fuhrungsvorrichtung für komprimierte Carbidkörper. — E. Richter in Wien und J. Herok in Bielitz. N° 9628. — 25. April. Apparat zum Messen der Länge gelegter bezw. gerollter Stoffstücke. — E. Schwendinger in Mittelberg (Voralberg). N° 9629. — 25. April. Drahtbefestigungs-und Abzweigkontaktvorrichtung nebst Spanneinrichtung mittels Schraubnippel an Isolatoren und IsoKerrollen. — T h . Wittrin in Saarbrücken. N° 9630. - 26 avril. — Procédé de fabrication d'oxyde de zinc pur par extraction directe des minerais ou de tous sels de zinc. — G. Ranson à Paris. N° 9631. — 26. April. Verfahren zum Brikettieren von feinkörnigen Materialien für metallurgische Zwecke. — Allgemeine Brikettierungsgesellschaft m. b. H. in Berlin. 391. N° 9632. — 26. April. — Türverschluss für EisenN° 8259. — Elastische Bereifung für Motorwagenbahnwagen. — J. Gibas und A. Huppert in Czaniec räder oder dergl, b. Kenty in Galizien. N° 8269. — Procédé de traitement de la dolomie. N° 9633. — 27 avril. — Système de propulsion N° 8269 a. — Kerzenanzünder mit Löschhorn. de véhicules et de trains au moyen de moteurs N° 8273. — Einsteckschloss für Möbelstücke aller thermiques. — H. Pieper à Liège. Art. N° 9634. — 27. April. — Schachtel für kleine N° 8275. — Fahrrad- oder Automobilreifen mit Gegenstände. — V. Panku und M. Alexandresen Stahlfedereinlage. in Bukarest. N° 8278. — Vorrichtung zum Entkuppeln von N° 9635. — 29 avril. — Procédé de solidification Vieh bei Feuersgefahr. et d'imperméabilisation des tissus et du papier. N° 8282. — Procédé de durcissement de projecB. Chapiro à Paris. tiles et pièces diverses. N° 9636. — 29 avril. — Dispositif d'avant-train N° 8286. — Luftschiff. automobile. — G.-E. Sabra à Nogent-sur-Marne. N° 8292. — Beinkleid mit automatisch dehnN° 9637. — 30 avril. — Procédé de fabrication barem Bauchstück. N° 8300. — Gasdruckregler. de caoutchouc ou de substances analogues à l'aide des composés halogénés des matières organiques. N< 8790. — Hebeapparat für Tiefbau-Absperrdielen. — I. Ostromislensky et Société pour la production et N° 8801. — Accélérateur pour freins continus à la vente des articles en caoutchouc « Bogatyr » à Mosair comprimé. cou. N° 8804. — Verrou de porte à dispositif d'arrêt Ont été transférés: sans cadenas. Le 15 avril 1912, le brevet N° 5633, du 12 sepN° 8808. Zugstrang aus Eisendrahtseil. tembre 1904 — Disposition nouvelle d'un rompu N°8810. — Perfectionnements apportés aux roues ou arbre brisé pour moteurs et autres applications élastiques. — aux sieurs Mathieu-Joseph, Joannès, JoannèsEugène et Joseph-Antoine les Burtat à Villeurbanne; N° 8813. — Krawattenhalter. N° 8814. Durch Wasser angetriebene Baggerle 18 avril 1912, la moitié du brevet N° 5633 susmaschine. dit à la société anonyme des moteurs rotatifs Hurlai N° 8822. — Nouveau coffre-fort indétériorable à Lyon. et incombustible. Sont éteints pour de faul, de paiement de la N° 8824. Wagen für landwirtschaftliche und andere Zwecke mit Federung durch Zug-und Drucktaxe annuelle : N° 5013. — Perfectionnements apportés dans la federn. N° 8827. — Mehrschariger Kehrpflug. fabrication et le traitement de la gélatine. N° 8828. Monoplan à vis de sustentation et N° 5020. Machine pour laminer les corps méailes battantes. talliques tubulaires ou pleins. N° 8832. — Frein d'écrou. N°5403. Appareil pour la stérilisation de l'eau N° 8833. Bandage pneumatique cuirassé pour au moyen d'un courant électrique. roues de véhécules. N°6191. — Verfahren zur Herstellung eines die N° 8838. — Walzeisenrinnensprosse mit GlasBildung von Strassenstaub verhütenden Macatafelbesfestigung. dams. N° 6667. — Naturzugtrompete. Rectification: N° 7204. Train de roues avec buselure à rouAu Mémorial de 1912, n° 29, p. 318, lire au lieu leaux. de « N° 8645. — Vorrichtung zur etc.»: «N° 8745. N° 7224. — Parkettabziehmaschine. Vorrichtungzuretc.». N° 7225. Procédé de fabrication de pierres Luxembourg, le 1er mai 1912, artificielles. N° 7751. — Verfahren und Maschine zur HerLa Ministre d'Etat, stellung eines die Bildung von Strassenstaub verPrésident du Gouvernement, hütenden Macadams. EYSCHEN, N° 7752. — Ofen zum Trockne» und Erwärmen von Kies. 392 Avis. — Associations syndicales. Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars 1900, la société locale agricole de la ville de Luxembourg a déposé au secrétariat de l'administration municipale de cette ville où se trouve établi son siège social, l'un des doubles de l'acte d'association sous seing privé, dûment enregistré, ainsi qu'une liste indiquant les noms, professions et domicile des administrateurs et de tous les associés. Luxembourg, le 9 mai 1912. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars 1900, la société locale agricole de Weiler-la-Tour a déposé au secrétariat de la commune où se trouve établi le siège social, l'un des doubles de l'acte d'association, sous seing privé, dûment enregistré, ainsi qu'une liste indiquant les noms, professions et domicile des administrateurs et de tous les associés. Luxembourg, le 10 mai 1912. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Bekanntmachung. - Syndikatsgenossenschaften. Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. Mäz 1900 hat der landwirtschaftliche Lokalverein der Stadt Luxemburg auf dem Sekretariat der Gemeindeverwaltung dieser Stadt, wo sich sein Sitz befindet, ein Duplikat der gehörig einregistrierten Privaturkunde, betreffs des Genossenschaftsattes, nebst einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und Wohnort der Verwaltungsräte sowie sämtlicher Mitglieder angibt. Luxemburg, den 9. Mai 1912. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März 1900 hat der landwirtschaftliche Lokalverein Weiler-zum-Turm auf dem Sekretariat der Gemeinde, in der sich fein Sitz befindet, ein Duplikat der gehörig einregistrierten Privaturkunde betreffs des Genossenschaftsaktes nebst einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und Wohnsitz der Verwaltungsräte sowie sämtlicher Mitglieder angibt. Luxemburg, den 10. Mai 1912. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Caisse d'épargne. — Par décision en date du 2 mai 1912, les livrets Nos 41787, 110357 et 138021 ont été annulés et remplacés par des nouveaux. Luxembourg, le 3 mai 1912. V BUCK IMPRIMEUR DE LA COUR, LUXEMBOURG. Mémorial Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtunls Lmembmg« Annexe au № 34 de 1912. RAPPORT GrÉNÉRAL SUR LA SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE PENDANT CANNÉE 1911. (Jonsid érations générales. L'année 191J a continué, on F accentuant, l'orientation favorable de la situation économique malgré les influences contraires qui gênaient la marche on avant: le volume des affaires a considérablement augmenté, la production et la consommation se sont développées d'une façon remarquable et les résultats financiers ont été supérieurs, dans leur ensemble, à ceux de Tannée précédente. Cet accroissement de progrès industriel et commercial a ses sources dans la puissance d'absorption du marché intérieur ainsi que dans le développement continu des transactions internationales. Lee besoins sans cesse grandissants d'un monde élargi et la capacité d'achat de la population en général ont vivement stimulé la production dos richesses. Tout excès de production a pu être évité cependant: l'industrie, au lieu de devancer la consommation, s'était imposé une prudente réserve pendant l'armée précédente, ce qui n'a pas laissé que d'exercer une influence heureuse sur la marche des affaires en 1911. ttn même temps le nombres des capitaux fixes, expression du progrès de la civilisation, s'est accru dans une forte mesure par suite du perfectionnement de l'outillage industriel et des nombreuses installations nouvelles, (îooi laisse supposer dans les milieux industriels une confiance sereine dans l'avenir; l'industrie songe à s'outiller, à perfectionner ses moyens de production en vue d'une demande plus vaste encore. Pendant la première partie; de l'année, la courbe économique ascendante s'est développée régulièrement, avec une certaine- circonspection i l est vrai, mais sans heurts n i défaillances. Le deuxième semestre, plus mouvementé, a été marqué par des troubles politiques et économiques qui prenaient parfois un aspect assez grave: la question marocaine et la guerre italo-turque étaient 2 une source continuelle d'inquiétudes nuisibles à la marche normale des affaires, alors que la sécheresse persistante d'un été exceptionnel faisait naître des craintes ai semblait devoir diminuer le pouvoir d'achat des populations rurales. Si les recettes croissantes des chemins de fer donnent la mesure du mouvement des affaires h l'intérieur, le commerce extérieur du Zollverein renseigne aussi de notables progrès. Le raovve ment du commerce extérieur s'établit comme suit pour les six dernières années: Exporlaùons. Importations. mk. G ,478,6 millions. mk. 8,438,6 millions. 1906 » 7,100,6 » » 9,003,3 » 1907 » 6 ,48J ,7 » » 8,077,1 » 1908 » 6,858,9 » » 8,860,4 » 1909 » 7,644,2 » » 9,305,8 » 1910 » 8,219,9 » » 9,811,6 » 1911 À l'importation, la statistique douanière renseigne une valeur de 9,8] 1,6 millions dp marks, et à l'exportation, de 8,219,9 millions de marks, ce qui porte le total des échanges internationaux à 18,030,5 millions contre 16,950 millions en 1910. Et lorsqu'on examine dans le détail les éléments de ces échanges, on peut constater que les importations se composent en grande paitie de matières premières nécessaires à l'industrie, tandis que les exportations comprennent surtout des produits fabriqués. I l est vrai que les résultats financiers, tout en se présentant sous un aspect des plus satisfaisants, ne se sont pas développés parallèlement avec le volume des affaires. Les causes en sont multiples. Le renchérissement de toutes les matières premières nécessaires à l'industrie, la hausse continue des salaires ainsi que l'accroissement des charges fiscales tendent à élever le prix de revient, alors que la concurrence ne permet pas d'élever les prix de vente dans une proportion égale. Ensuite dans quelques branches l'incidence des nouveaux impôts de consommation, qui n'a pas encore terminé son évolution, se fait toujours sentir au détriment des profits industriels. Malgré les perturbations politiques de tous genres et la récolle plutôt médiocre de l'année 1911, le marché monétaire en Allemagne, sur lequel se règle forcément le nôtre, n'a pas présenté de notables variations sur l'année précédente au point de vue du taux de l'intérêt. Le cours moyen du taux d'escompte de la Banque de l'Empire a été de 4,40 en 1911 contre. 4,35 en 1910. ( V t un effet de la sage politique financière de la Direction de cet établissement d'avoir pu réussir à ne pas excéder pendant toute l'année le taux de 5 %, alors que, par suite du retrait de capitaux français considérables provoqué par les difficultés au sujet du Maroc, les besoins d'argent, déjà fort élevés à cause de l'essor extraordinaire de l'industrie et du commerce, étaient devenus énorme«, Voici les divers taux de l'escompte officiel pendant l'année 1931: 5 % du 1 er janvier au G février; 4% % du 6 février au 18 février; 4 % du 18 février au 19 septembre; 5 % du 19 seplembie au 31 décembre. L'augmentation du coût de la me dans toutes les couches sociales, spécialement dans la classe ouvrière, est restée au premier plan des préoccupations économiques. Elle est due, en partie sans doute, à l'augmentation des consommations individuelles qui a pour cause l'abondance croissante, 3 la variété et le bon marché des produits qui tentent les acheteurs ainsi qu'à l'accroissement des ressources pécuniaires qui donne aux consommateurs les moyens d'acquérir plus tic produits que par le passé, mais en partie aussi au renchérissement d'une série de produits alimentaires. Ce renchérissement est inconstestable, mais i l est intéressant d'en examiner de plus près les causes. La récolte de 1911 a certainement laissé à désirer sous beaucoup de rapports. Cependant, les exagérations qui ont été répandues sur l'insuffisance de la récolte avaient fait perdre à beaucoup de consommateurs la saine notion des choses et cet état d'esprit préparait les voies à la spéculation qui, par ses manœuvres, a pu susciter une hausse souvent factice et assez peu justifiée en somme. Sous l'obsession de l'idée de renchérissement général ICH consommateurs acceptaient sans trop de difficultés la hausse que leur imposaient les fournisseurs, naturellement portés à tirer profit d'une situation anormale. C'est donc une cause psychologique qui a contribué en une forte mesure au renchérissement subit des produits alimentaires en 1911. Comme en 1910, nous remarquons une augmentation nouvelle du prix de la viande qui est venue grossir les dépenses ménagères et dont la cause doit être cherchée essentiellement dans l'orientation actuelle de l'alimentation. 11 est reconnu que la consommation de la viande ne s'aciToît pas seulement en raison directe de l'augmentation de la population, mais que la nourriture carnée tend à prendre une place toujours plus importante dans F alimentation du peuple. Ainsi la disproportion entre l'offre de bétail de boucherie et la demande de viande s'accentue d'année en année, poussant les prix vers la hausse. Une constatation symptomafique pour la situation de l'industrie est l'avènement d'un nouveau système d'organisation qui se développe, sous l'impulsion de circonstances diverses, Cinlvgration de l'indudric, qui est le résultat des grandes tendances économiques de l'heure actuelle. La concentration, Je syndicalisme- et le capitalisme y ont tous coopéré: le nouveau procédé résume tous les progrès antérieurs dont iJ est le couronnement. Par un effort de synthèse tout à fait remarquable l'intégration développe le régime de lu production contemporaine do façon à mieux adapter l'activité industrielle aux besoins de la consommation. Cette tendance, qui consiste à grouper (Jans un seul tout économique le« différentes industrie« spécialisées qui concourent à l'élaboration du mémo produil ou à, la satisfaction d'un môme besoin, domine aujourd'hui l'organisation du travail, la vit économique. Sur notre territoire exigu ce mouvement s'ont traduit par doux nouveaux groupements industriels très puissants: la reprise dos hauts-fourneau\ et aciéries de Rumolango-Sninl.-Ingbert par Deutsch-Luxemburg et la fusion des sociétés de Burbaeh, Kiïeh et- Dudelange. Par la réunion d'établissement solidaires l'intégration écarte Jos ri.squo.s inhérents à une situation dépendante d'autres établissements qui n'est pas tempérée par l'unité de vues et les services mutuels. Dans l'organisation du travail elle réalise un progrès incontestable. Leu diverses entreprises fortifient Jour position sur Jo terrain de la concurrence et augmentent Jour J'orco eoinbattive, tandis qu'on même temps elles se rendent indépendantes en se suffisant à olloK-mênio» dan? tous leurs besoins. Mais lo phénomène est trop récent pour être exactement apprécié. Envisagé au seul point de vue de la production des richesses, l'intégration de l'industrie peut être considérée comme un 4 facteur de prospérité, si toutefois elle n'est pas employée comme instrument de monopole: la production se perfectionne et devient plue efficace, partant le fonds de consommation est plus largement pourvu et le bien-cire général augmente incontestablement. Ses effets au point de vue social n'apparaîtront que dans quelque temps, mais il ne semble pas qu'elle doive avoir une influence directe et appréciable sur la distribution des richesses. Dans le domaine de la poMr,ve douanière et commerciale du Zollverein i l y a lieu de signaler le renouvellement des traités de commerce avec la Suède et le Japon sur la base du traitement de la nation la pins favorisée jusqu'à la fin do l'année 1917 et la piorogation du règlement provisoire des rapports commerciaux avec la Grande-Bicta^nc jusqu'au 31 décembre 1913. Les tendances protectionnistes qui ont envahi la politique c(n.n.eiciale des grands Etats se sont encore accentuées et ont conduit dans quelques-uns à un relèvement des tarifs douaniers. Dans le Zollverein également commence à se dcsMLor un mouvement en faveur du relèvement des tarifs en viu des traités de commerce qui viennent à échéance en 1917. Il n'est que juste de s'élever dès à présent contie ces aspirations. L'augmentation des droits d'entrée sur les produits agricoles a eu pour conséquence une hausse considérable des principaux articles servant à l'alimentation, imposant ainsi des charges nouvelles aux grandes masses de la population. Exaspérer encore ces charges serait de la mauvaise politique ; i l semble plutôt indiqué de dégrever les produits agricoles pour autant que cela se peut sans porter préjudice à l'agriculture. La demande d'un «tarif intégral» qui prévoit des droits sur les produits agricoles actuellement libres et surtout sur les principales matières pi entières nécessaires à l'industrie apparaît comme particulièrement dangereuse. Si, d'un côté, le besoin de nouveaux droits ne se fait pas sentir, ce tarif créerait, d'antre part, à l'industrie déjà fortement handicapée, des difficultés énormes dans sa lutte sur les marchés étrangers où elle ne pourrait plus soutenir la concurrence, alors que la consommation, qui a déjà à souffrir-du renchérissement progressif de la* vie, se verrait surchargée d'une façon intolérable. Dans la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, les faits économiques que nous venons de passer en revue ont revêtu le même aspect que dans les autres régions du Zollverein. La plupart des rapports qni ont été adressés à la Chambre de commerce signalent un accroissement de la production et des échanges ainsi qu'un renchérissement continu de la main-d'œuvre. Au relèvement de la production de nos minières que nous avons constaté pour l'année 1910, a succédé en 1911 un nouveau recul de 233.588 tonnes: de 6.263.385 tonnes l'extraction du minerai de fer est descendue à 6.059.797 tonnes en dépit de la forte alluic des hauts-fouineaux. Ce fait doit être attribué à la diminution de nos exportations vers la Belgique où la concurrence des minerai" de Briey devient plus redoutable d'année en année. Néanmoins les prix de la minello ont pu se raffermir vers la fin de l'année en marquant même un très léger progrès. Du côté de la métallurgie nous constatons une activité remarquable et de bon aloi: la production des hauts-fourneaux a passé à 1.728.923 tonnes, supérieure de 46.454 tonnes à celle de Tannée précédente, alors que les aciéries ont porté leur production à 716.194 tonnos, supérieure de 117.884 tonnes à celle de l'année précédente. Déprimé et tiraillé dans les divers sens pendant la première partie de l'année, le marché des fontes s'est ressaisi pendant les derniers mois à la 5 suite de la constitulion du «Roheisen verband ». Les prix, ast-ez indécis, se sont rnnélioiés aussitôt, les consommateurs, abandonnant leur réserve, ont hugoiiient eou\eit leurs besoins et vers la fin de l'année ce compartiment présentait un aspect très animé. D?ns les produits finis Tannée s'est ouverte sur une période d'atonie avec des prix on baisse pour tous les produits non syndiqués. Vers le milieu de l'année cependant, les besoins de la consommation se sont manifestes avec une force toile que ni les difficultés politiques ni les incertitudes au sujet du renouvellement du Stahlwerksvorband n'ont pu en réprimer l'essor. Kn barres notamment la demande prenait une ampleur inusitée et bientôt los cours dépassaient ceux de l'ancienne convention des barres, dissoute Je 1 er avril 1911. Dans les ateliers de construction l'aborrdauce dos ordres a nécessité des heures de travail supplément aires. Les résultats financieis des établissements métallurgiques ont partout dépassé ceux de l'année procèdente. Dans le lâtimcnt la période de recueillement, successive à une période de suiproduction, paraît devoir se continuer à Luxembourg et dans les localités suburbaines; par contie, une activité tout à fait remarquable, qui parvient à peine à satisfaite les besoins nouveaux créés par les agrandissements des usines métallurgiques, se manifeste à tra\ ci s le bassin minier. Cette situation se répercute sur les industries des tems et 'pierres ainsi que sur les autres industries liibutahcs du bâtiment. Vom h briqueterie la tenue du marché s'est alourdie par suite de la dissolution du syndicat de vente lorrain. La tannerie continue à se débattre dans les mêmes difficultés que nous signalons depuis une série d'années et qui comSui.sent à l'élimination progressive des petits établissements. Pour la ganterie l'année écoulée a été moins favorable quoique la production ait atteint un chiffre plus élevé. Des itiiluences diverses et changeant os, parmi lesquelles nous citerons les sautes inconsidérées des prix des matières premières, se sont l'ait sentir dans l'industrie textile. Les industries de consommation et les industries agricoles se sont développées avec, les besoins croissants de la consommation, mais l'allure a été inégale dans les différentes branches. La ni auncrie est restée stationnai™, la brasserie, vivement stimulée par un été sec et chaud, a pu augmenter puissamment sa production, V industrie des tabaen a continué à marcher d'un bon train tout on s'adaptant aux changements des besoins des consommateurs. Si le oommemi de détail rensoiirne un courant d'affaires très satisfaisant en général, Ira différentes branches ont profité certainement dans une mesure fort inégale de l'essor industriel. L'âpre concurrence des grands magasins et le développement des sociétés coopératives de consommation pèsent lourdement sur une série de branches; d'autres, au contraire, moins exposées à ces influences, ont pu adapter leur chiffre d'affaires aux progrès de l'industrie. De très sérieux efforts sont faits par le commerce de détail eu vue de son organisation professionnelle. Dans la région mosellane, la récolte a permis aux vignerons d'acquitter, au moins en partir, les obligations contractées pendant les années antérieures, mais le commerce de détail souffre toujours du manque d'argent causé par les mauvaises récoltes successives. A travers les régions rurales, le pouvoir d'achat de la population a subi vers la fin de l'année les conséquences den maladies contagieuses du bétail; la défense de fréquenter \m foires et la fermeture des l'ronlières ont entravé la marche des al faire? et l'ait un tort considérable au commerce des localités intéressées. Le bassin 6 milder a enregistré en général des résultat« satisfaisants. Los nouvelles eonslruetion.s et le*» agrandissements auxquels procèdent les établissements métallurgiques ont provoqué un afflux considérable d'ouvriers qui a vivement stimulé l'industrie du bâtiment, et le commerce des artiJos de consommation a pris une marche ascendante. Beaucoup de nouvelles maisons se sont créées dans cette région et i l est môme à craindre, qu'une fois l'effervescence actuelle passée et la demande de main-d'œuvre régularisée, le nombre des maisons do commerce dépassera les besoins. Les détaillants de la région minière estiment ensuite que la grande industrie néglige trop de s'approvisionner sur place, dans le commerce tenant magasin. Les grands établissements sont portés à céder à l'attirance de la marchandise venant de loin et aux sollicitations des nombreux représentants étrangers qui se sont abattus sur cette région où ils trouvent un champ d'opération facile et lucratif au détriment du commerce local. Nous croyons également devoir appeler l'attention des pouvoirs sur les lois que le commerce de détail souhaite instamment et dont la Chambre de commerce a signalé à différentes reprises la mise en projet. Ces réformes ne pourraient qu'assainir sensiblement la situation de notre petit ( ommorce. Le marché du travail a été vivement sollicité par la forte allure de la production dans la plupait des industries, notamment dans la métallurgie. A travers le bassin minier, la demande a été particulièrement active, alors que, dans la région de Luxembourg, l'offre a continué d'être plutôt abondante. Ainsi la bourse du travail d'Esch renseigne 4495 demandes contre 5024 offres, tandis que la bourse de Luxembourg renseigne 5437 demandes contre 8877 offres. L'édifice de la prévoyance sociale, inauguré en 1901 par la loi sur l'assurance-maladie et continué depuis par l'assurance-accidents, a été couronné par la loi du ß mai 1911 sur rassurancovieillessc et invalidité, bien autrement vaste que les deux premières et qui est appelée à exercer une répercussion considérable sur la vie économique du pays. Si l'industrie doit assumer de nouvelles charges du fait de la nouvelle loi, elle a la conscience de contribuer à cette grande rouvre de solidarité humaine et de justice sociale envers ses collaborateurs. Enfin la législation commerciale a été heureusement complétée par la loi du ?> avril 1911 concernant la création d'un service de chèques et virements postaux qui est entrée en vigueur le l ( l octobre. Des arrangements internationaux avec l'Allemagne, la Belgique et la Suisse ont internationalisé ce service de façon à lui faire produire son plein effet. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1911, nous signalons particulièrement celles qui suivent: La nouvelle gare aux maichandiseb de Luiemboimf. La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. L. Metz, J. Ileintz, M. Peacatore, J. Wurth et Paul "Wùrth, d'examiner le projet de la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg que le Gouvernement avait soumis à ses délibérations. Le rapport élaboré par cette commission, qui a été adopté à l'unanimité dans la séance plénière du 10 août, se prononce en faveur ? du dernier projet qui place la gare aux marchandises de petite vitesse au «Dernier Sol», à condition toutefois qu'il soit tenu compte d'une série de modifications et d'améliorations signalées dans ce rapport. La commission, «'inspirant de l'idée qu'il s'agit de l'aire une œuvre d'avenir répondant pendant une longue période aux besoins du commerce et de l'industrie de Luxembourg, a saisi cette occasion pour présenter une série d'autres desiderata se rattachant à la question de la nouvelle gare aux marchandises :

  1. a)Halles aux marchandises — Actuellement les marchandises à destination de Luxembourg sont délivrées en trois endroits différents: à la gare du Guillaume-Luxembourg, à la gare du PrinceHenri et à la gare des chemins de fer secondaires. Le nouveau plan laisse subsister cet inconvénient, alors qu'il serait certainement dans l'intérêt du commerce do Luxembourg de voir réunir toutes les marchandises en un endroit unique.
  2. b)Douane. — La bâtiment de la douane est manifestement insuffisant. Le bâtiment actuel ne répond pas entièrement aux besoins du service; il est donc permis de se demander comment le nouveau bâtiment, dont les dimensions seront plus modestes encore, parviendra à y répondre. 11 est notamment à désirer que les colis du Prince-Henri soient dédouanés à la gare de Luxembourg aussi bien dans l'intérêt de la douane que du public. A cette occasion, la Ohambre exprime encore le vœu que la visite de la douane pour les grands express de Paris et de Bruxelles soit faite le plus tôt possible dans les locaux prévus à cet effet dans la nouvelle gare.
  3. c)Trucfa. — La nécessité d'une installation pratique de trueks dans la gare de transbordement est vivement ressentie et i l faut espérer que l'Administration y pourvoira à l'occasion des nouvelles installations.
  4. d)Entrepôt —• La Chambre s'est occupée à différentes reprises de la question de la création d'un entrepôt de transit à Luxembourg qui ne laisse pas que de présont er une importance considérable et dont la solution devra être étudiée à cette occasion. Luxembourg est une des portes d'entrée du Zollverein et, comme telle, susceptible de devenir un centre de transactions commerciales. I l est, donc de toute nécessité que. les pouvoirs examinent déplus près la question d'un entrepôt de transit qui permettrait, aux négociants de no payer les droits et taxes sur Jos produits divers qu'ils importent qu'au fur et à mesure que les marchandises sont livrées à la consommation. L'exemple d'autres villes qui tirent une, parue de, leur prospérité d'un entrepôt do transit prouve certainement l'importance de cotte proposition sur laquelle nous appelons l'attention du Gouvernement. L'entrepôt à créer devrait occuper une surface bâtie de I2002 au moins, c'est-à-dire, présenter cette dimension pour la cave, Je re*wle~chauKKée, Je premier étage et Je grenier.
  5. e)Tarifs. — La Ohambre prie enfin le Gouvernement de saisir l'occasion qui se, présente pour inviter les Directions des chemins de fer de l'Alsace-Lorrainc et du Prince-Henri à faire disparaître la tarification injuste, appliquée aujourd'hui aux marchandisen de et vorn ICH stations de Luxcrrrbourg-gare centrale et Luxembourg-IIolIerich, La tarification actuelle est contraire à la loi du Ô 23 décembre 1894 octroyant la concession de la ligne de Petange sous la condition que cette ligne devrait partir depuis la gare centrale de Luxembourg. Au lieu de se conformer à cette stipulation, les chemins de fer appliquent leuis taxes sur chacun des parcours effectués sur les deux rébeaux, on soudant ensemble lob prix ainsi obtenus. Les diiféreucoh entre leb prix établis et ceux qui résulteraient de l'application d'un taux uniforme sont très notables et causent un grand préjudice au commerce et surtout aux industries qui se sont établies sur les raccordements et qui doivent foicément pour cela passer par la gare centrale. Chemins de fer. — Ligne de Trêves. Dans sa séance du 30 mars, la Chambre s'est occupée d'une réclamation que le Stahlwerksverband avait adressée à la Direction des chemins de fer, visant le train n° 154 Cologne-Trêves qui a une correspondance vers Luxembourg Ce train est utilisé surtout par les directeurs et employés des usines métallurgiques et des exploitations mini èi es de notre région à qui i l offre la seule occasion convenable de rentrer encore le soir, leurs affaires terminées, de Dusseldorf et des autres principales places rhénanes-westphaliennes. Déférant au désir exprimé par le Stahlwerksverband la Chambre a prié le Gouvernement de bien vouloir appuyer la proposition d'ajouter un wagon-restaurant à ce train. Elle a saisi cette occasion pour appeler l'attention du Gouvernement sur la mauvaise correspondance que nous possédons pour ce train. L'itinéraire Cologne-Luxembourg se décompose actuellement comme suit: Cologne départ 7,10 h. Trêves arrivée 10,32 h. Trêves départ 11,08 h. Luxembourg arrivée 12,27 h. k\\ sentiment de la Chambre, cet itinéraire est susceptible de très sérieuses améliorations. L'arrêt de trente minutes à Trêves, qui ne se justifie guère, pourrait être réduit à quelques minutes, et le train n° 470, qui s'arrête aujourd'hui à Trèves-Sud, Karthaus, Igel, Wasserbillig, Wecker, Roodt et Oetrange, transformé en un train rapide. Ces diverses améliorations permettraient d'arriver à Luxembourg une heure plus tôt, c'est-à-dire vers 11,30 h. Horaire de la ligne de Wüte. Dans la même séance, la Chambre a réitéré un vœu qu'elle a déjà exprimé à différentes reprises au sujet de l'horaire en vigueur sur la ligne de Wiltz, c'est-à-dire de voir transformer le train qui part de Wiltz à 3,56 h. le dernier mardi de chaque mois seulement en une correspondance régulière. On ne saurait méconnaître que l'horaire actuel ne tient pas suffisamment compte des intérêts industriels et commerciaux de la ville de Wiltz. L'intervalle entre le train de 10,53 h. du matin et celui de 6,37 h. du soir qui assurent la correspondance vers Luxembourg, est manifestement trop considérable. Souvent des acheteurs, craignant de perdre une journée entière par suite des mauvaises correspondances, hésitent de visiter la localité; ils se contentent d'une vague information par téléphone et ainsi maintes affaires, qui pourraient se traiter sur place, échappent aux industriels de Wiltz. Ce train n'assurerait pas seulement une correspondance indispensable vers Luxembourg, 9 mais encore uno autre correspondance vors Troisvicrges. A l'aller, i l permettrait de prendre, soit le train Luxembourg-Troisviergcs qui passe à Kautonbach à 4,24 h., soit le train TroisviorgesLuxembourg qui y passe à 4,43 h . ; au retour, i l assurerait aux voyageurs do ces deux trains une correspondance très appréciable vers Wiltz. Droit de Vexpéditeur à une certaine surface de chargement. La Corporation « Die Ältesten der Kaufmannschaft von Berlin» avait demandé l'appui de la Chambre de commerce pour une requête tendant à accorder à l'expéditeur un droit à une surface de chargement analogue au droit accordé pour le poids de chargement. Pour ce qui est du principe même de la requête i l doit paraître juste. Une série de marchandises encombrantes seraient appelées ainsi à bénéficier d'un tarif plus favorable. La Chambre a donc décidé d'appiner cette requête, mais avec la réserve expresse que les wagons de grande capacité dont les chemins de fer ne possèdent qu'un nombre restreint, ne soient pas enlevés en partie à notre industrie. Comme il est reconnu que les parcs ri« wagons à marchandises ne répondent, en général,qu'imparfaitement aux exigences du trafic, i l semble que les chemins de fer devraient aviser surtout, en cas de réalisation de la réforme proposée, à augmenter le nombre des wagons de grande capacité. Changement de tarif 'pour le ciment armé. La Chambre avait été avisé qu'une proposition tondant à faire passer les articles en ciment armé du tarif spécial JI dans le tarif spécial 11 f devait êtie discutée dans la réunion de la commission permanente dos tarifs des chemins do for allemandes, fixée au H février. Comme ce changement de tarif aurait une répercussion fâcheuse sur 3'indusiiie métallurgique, qui éprouve déjà des difficultés à soutenir la concurrence du ciment armé, le comité permanent do la Chambre de commerce s'est adressée à cette commission avec la prière d'étendre,, le cas échéant, le m CM no traitement, aux fers servant, à la construction. Service de voitures Heetriqws ou automotrices. Dans les pays voisins les chemins do l'or ont organisé depuis quelque temps, sur certains parcours, des services réguliers par voitures électriques ou voilures automotrices pour répondre à dos besoins locaux ou régionaux. A l'heure actuelle, aucun essai dans ce sens n'a encore élé fait sur notre réseau ferré. Il paraît cependant qu'un service de voitures électriques est projeté outre Wasserbillig et Trêves. En présence des résultats si appréciables quo l'organisation do cos services a donnés ailJouro, la Chambre s'est demandé si col, exemple no devrait pas vin) imité daim le Grand-Duché. U existe sur notre réseau ferré d'assez nombreux parcours où ces voilures seraient appelées à rendre des services incontestables: à citer p. ox. dos parcours comme Luxembourg-Dommeldange ainsi qu'une série do parcours du bassin minier, sur lesquels règne un mouvement de voyageurs particulièrement intense, ou bien encore dos parcours comme Kaufenbach-Wiltz, qui no possèdent qu'un nombre insuffisant de correspondances par jour» La Chambre a donc prié lo Gouvernement do bien vouloir examiner cotte queslion qui présente un intérêt très réel pour certaines régions do notre pays. 2 10 Tarif pour le transport des colis par exprès sur le réseau du Prince-Henri. Inattention de la Chambre de commerce a été appelée sur les inconvénients très sérieux qu'offre l'absence d'un tarif pour le transport des colis par exprès sur le réseau du Prince-Hemi. L'expédition en grande vitesse ne supplée pas toujours au défaut de ce tarif. A Esch, p. ex. i l est impossible, les dimanches à partir de 11 h. et les jours de la semaine après 7 h. re&p. 6.30 h. du soir, d'expédier des colis dépassant 15 kg. Un avantage des envois par exprès consiste en ce que les colis sont livrés ou peuvent l'être à l'arrivée du train à quelle heure qu'il arrive, tandis que les envois en grande vitesse anivani après la fermeture des bureaux ne sont livrés que le lendemain. Les haltes du chemin de ici ne possédant pas de gare aux marchandises ne peuvent recevoir des colis dépassant 15 kg. et les habitants de ces localités sont obligés d'aller prendre leurs envois à des gares parfois assez éloignées. A citer p. ex. Obercorn, halte desservant une localité importante et des minières, qui voit diiiger ses envois sur Differdange où les destinataires doivent les faire prendre par des voitures. Assez souvent, des commerçants d'Esch, voulant livrer des commandes pressées, en sont réduits à envoyer à Eodange, à Differdange ou à d'autres stations leurs employés qui emportent avec eux les marchandises comme bagages. Pour les localités desseivies par le Prince-Henri, et surtout pour la ville d'Esch, cette question présente une importance très réelle: les relations de cette ville avec les établissements industriels des environs exigent souvent des envois urgents qui ne souffrent pas de retard, et les clients, ignorant que les expéditions par exprès ne peuvent se faire sur le réseau du Prince-Henri alors que les stations du Guillaume-Luxembourg jouissent de cette facilité, sont portés à admettre de la négligence ou de la mauvaise volonté de la part des vendeurs. La Chambre a donc recommandé cette question au bienveillant examen du Gouvernement. Elle a été informée depuis que le tarif réclamé a été homologué et mis en application. Lettres-télégrammes. A partir du 1 e r octobre dernier, l'administration des postes allemandes a introduit, à titre d'essai, des lettres-télégrammes. Ce sont des lettres télégraphiées dans la nuit même au lieu de destination où elles sont distruibées par le premier courrier ou remises aux destin ai aii os dans la forme usitée. La taxe est de 1 pf. par mot. I l est perçu un minimum de 50 pf. par lettre. Le télégramme doit être remis entre 7 heures du soir et minuit. Si l'usage des lettres-télégrammes, qui est limité en principe aux localités d'une certaine importance, n'offre guère d'intérêt pour l'intérieur du Grand-Duché, i l n'en est pas de même pour nos relations internationales avec l'Allemagne. La Chambie de eommeico a donc décidé, dans sa séance du 23 novembre, d'appeler l'attention du Gouvernement sur la nouvelle institution et de le prier de bien vouloir examiner la question de la création d'un seivice int pi national de lettres-télégrammes avec ce pays. Elle a saisi cette occasion pour lui signaler diverses améliorations dans le service des correspondances postales avec l'Allemagne du Nord et dans le service entre Wiliz et Bastognc. Taxes des cartes imprimées. L Association des voyageurs et employés du commerce et de l'industrie avait saisi la Chambre 11 d'une réclamation concernant les cartes imprimées revêtues d'un timbre-poste de retour que l'Administration des postes n'admet que sous enveloppe formée, affranchie d'un timbre de 10 centimes. Les associations de secours mutuels s'en trouvent gênées dans leurs rapports avec leurs membres et l'Association exprime le désir que la poste applique aux imprimés un régime analogue à celui des cartes postales avec réponse payée. De l'avis de la Chambre de commerce, les associations ne seraient pas seules à profiter de l'envoi de ces imprimes. La question présente un caractère plus général. Beaucoup de maisons de commerce trouveraient avantage à pouvoir lancer des imprimés revêtus d'un timbre de retour pour s'assurer une réponse que l'indifférence des destinataires rend souvent aléatoire. La Chambre a donné à considérer au Gouvernement s'il n'était pas indiqué de compléter le règlement des postes dans le sens demandé, c'est-à-dire d'appliquer aux imprimés un régime analogue à celui des cartes postales avec réponse payée. Elle estime d'ailleurs qu'il n'en résulterait pour le service des postes ni surcroît de besogne ni diminution des recettes et qu' il s'agit ici que d'une simple question de réglementation dont la solution serait certainement aussi dans l'intérêt du commerce. Service international de chèques ci virements postaux. A la demande du Handelsvertragsverein, de Berlin, qui avait sollicité l'appui de la Chambre de commerce pour amener une convention entre l'Allemagne et le Luxembourg instituant un service international de chèques postaux entre les deux pays, cette question avait été portée à l'ordre du jour de la séance du 19 mai. La Chambre a été unanime à reconnaître les services très réels qu'une convention dans ce sons serait appelée à rendre. En Allemagne le chèque postal, quoique de création récente, a gagné rapidement les faveurs du public, de sorte qu'on a songé aussitôt à l'internationaliser et à lui faire produire ainsi son maximum d'effet. Le Grand-Duché doit s'associer sans retard à ce progrès. Nos relations économiques si considérables avec l'Allemagne, qui naissent du Zollverein, font souhaiter que l'introduction du chèque postal dans le Grand-Duché, actuellement à l'étude, soit accompagnée ou suivie de près d'une convention avec l'Allemagne internationalisant cet instrument de paiement si justement apprécié. Elle a donc appelé l'attention toute particulière du Gouvernement sur cotte question qui intéresse au plus haut point nos industriels et commerçants. Unification du droit relatif au chèque. La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. Boch, Mongenast et Jos. Würth, des réponses à faire au questionnaire élaboré par les soins du Gouvernement des Pays-Bas on vue d'une conférence internationale qui aurait à n'occuper, entre autres, d'un projet de loi uniforme sur le choque. La commission s'est ralliée aux points de vue développés dans un travail très circonstancié présenté par M. Jos. Würth, que la Chambre a approuvé à l'unanimité dans sa séance du 11 mai. Exposition universelle de Gand. Consultée par le Gouvernement sur l'opportunité d'une participation éventuelle du GrandDuché à l'exposition universelle de Gand en 1913, la Chambre n'est prononcée comme suit: 12 La multiplicité et la fréquence des expositions universelles et spéciales ont fini par causer chez nos industriels un sentiment de. lassitude. Leur intérêt à ces manifestations s'est émoussé. Pour ce qui concerne plus spécialement l'exposition de Gand,la Chambre estime qu'elle suit de bien près colle de Bruxelles. De l'échange de vues qui s' est produit à ce sujet dans la séance du 23 novembre il résulte qu'on ne saurait compter sur une participation tant soit peu active de nos nationaux. Coopératives de consommation de l'Union des boulangers. Au sujet de la réclamation des épiciers des faubourgs de Luxembourg contre les maisons de vente dites Coopératives de consommation, qui ont été ouvertes par l'Union des boulangers, la Chambre de commerce a émis, dans sa séance du 6 juillet, sur la proposition d'une commission, composée de MM. Buchholtz, Duchscher et Soupert, l'appréciation suivante: Les faits signalés par les marchands-épiciers sont certainement regrettables, mais l'état actuel de notre législation écarte la possibilité d'une intervention des pouvoirs en vue de les réprimer et d' empêcher leur retour. Pour éviter dans une certaine mesure le préjudice résultant pour le petit commerce de la concurrence des sociétés de consommation, il faudrait l'intervention du législateur en vue de subordonner la création de sociétés de ce genre à l'autorisation de l'Etat qui ne l'accorderait que dans les cas où elle est utile et répond à un besoin réel. Envisageant ensuite la différence de traitement au point de vue fiscal qui est constatée entre les sociétés coopératives de consommation et le commerce ordinaire, la Chambre se demande s'il n'est pas indiqué de faire disparaître les inégalités fiscales qui existent actuellement. Alors que le commerce ordinaire est imposé sur la base d'un bénéfice supposé, la société de consommation qui, par l'épargne, procure à ses adhérents un avantage compensant le bénéfice réalisé par le commerce, échappe à toute imposition sérieuse. Elle jouit ainsi d'un régime de faveur que rien ne justifie et grâce auquel elle est parvenue à se développer. Les sociétés coopératives de consommation réduisent les bénéfices des commerçants et en diminuent par conséquent les facultés de contribution au profit de leurs adhérents. Ne semblet-il pas alors que, en. compensation des pertes en contributions que subit l'Etat, elles soient appelées à y suppléer au prorata de leur chiffre d'affaires? Le taux d'imposition serait à calculer sur un bénéfice supposé, à évaluer d'après le chiffre des ventes. Ce mode d'imposition n'est pas nouveau puisqu'il est appliqué aux immeubles et aux capitaux qui, également, sont censés rapporter un bénéfice supposé, rarement en concordance avec le revenu réel qu'ils donnent. Finalement, un impôt ainsi conçu mettrait les sociétés de consommation sur le même pied que le commerce ordinaire: à un échange de produits égal correspondrait une imposition égale. Dans le même ordre d'idées, la Chambre tient à rappeler encore que les pertes de contributions occasionnées par l'accaparement du commerce de détail par les grands magasins constitue un fait analogue. Ces magasins sont également la cause d'une diminution des facultés de contribution des détaillants et rétablissement d'un impôt sur le chiffre d'affaires avec graduation de la taxe serait justifié pour les mêmes raisons. Réglementation du travail des enfants, des adolescents et des femmes dans Us établissements industriels et commerciaux. La Chambre de commerce avait chargé une commission, composée de MM. Duchscher, Faber, Pescatore, Schrœll et Paul Wùrth, d'examiner un avant-projet de loi réglementant le travail des 13 enfants, des adolescents et des femmes dans les établissements industriels et commerciaux que le Gouvernement avait soumis à ses délibérations. Sur les propositions de cette commission, elle a émis dans sa séance du 30 mars l'avis suivant: La Chambre se rallie très volontiers au principe d'étendre aux établissements commerciaux la protection du travail des enfants, des adolescents et des femmes limitée jusqu'ici aux établissements industriels. Le Gouvernement a le droit de mettre les enfants à l'abri des fatigues excessives et de ramener les employeurs et les familles à un souci plus grand de l'avenir de la société. Quant au sort des ouvrières, il est en général plus défectueux que celui des ouvriers et l'on ne saurait assez mettre en lumière l'erreur que commet la société en n'accordant pas à la femme la place qui lui convient dans la famille. Les privilèges sur lesquels sont fondées ces mesures législatives apparaissent d'autant plus justes que l'on entre davantage dans leur application. La Chambre avait pensé qu'il serait indiqué d'étendre l'interdiction prévue par Fart. 2 jusqu'à l'âge de 14 ans, mais elle ne se cache pas les difficultés très sérieuses qui s'y opposent. Si l'extension de la limite d'âge jusqu'à 13 ans ne semble pas donner lieu à des inconvénients, il en est autrement de son extension jusqu'à l'âge de 14 ans, même quand l'instruction obligatoire serait étendue jusqu'à l'âge de 13 ans. L' extension proposée sera toujours un gain social. A la préoccupation de préserver l'enfant contre les dangers qui menacent sa force et sa santé, on ajoutera celle de développer son cerveau et son cœur, de développer son intelligence par l'instruction et sa moralité par l'éducation. Parmi les dérogations que vise l'art. 4. la Chambre attache une importance particulière à celle qui est prévue par la législation allemande en vue ('es besoins spéciaux des ateliers de confection et de modes ainsi que de ceux que le commerce éprouve pendant les jours de presse et que nous retrouvons également dans la législation française. L'ordonnance impériale du 31 mai 1897 limite la durée du travail des personnes âgées de plus de 16 ans à 11 heures par jour et à 10 heures la veille des dimanches et des jours fériés et prévoit des dérogations pendant les saisons de presse pour 60 jours, mais en aucun cas la durée totale ne peut dépasser 13 heures, ni s'étendre au-delà de 10 heures de la nuit. Aux ternies de l'art. 10, un registre spécial doit être dressé contenant les noms, le domicile, l'occupation, la date de naissance, la date d'entrée et de sortie de tout le personnel de l'établissement, c'est-à-dire renseignant également les ouvriers visés par l'art. 4 de l'arrêté du 30 mai 1883. Comme la nouvelle réglementation vise plus spécialement le travail des enfants et des femmes, il serait peut-être indiqué de faire ressortir expressément que ce registre ne renseignera pas seulement les personnes protégées par cette loi, mais en général tout le personnel sans distinction de, rétablissement. Ces registres ne devraient pas être seulement à la disposition du l'inspecteur du travail, mais également des autres autorités, notamment des contrôleurs des caisses de maladie. Ceux-ci ne manqueraient pas d'y trouver des renseignements très précieux leur permettant de parer à maints abus qui entravent la bonne gestion de ces caisses. Une proposition tendant à supprimer le livret, qui semble établir l'infériorité de l'ouvrier vis-à-vis du patron, et à le remplacer par un simple certificat d'identité n'a pas été adoptée. Par 11 voix contre 3 la Chambre s'est prononcée pour le maintien du livret. 14 Modifications à la loi sur l'assurance-maladie. Depuis dix ans que fonctionne l'assurance des ouvriers contre la maladie, des réclamations ne cessent de s'élever au sein de la Chambre de commerce contre les imperfections de la nouvelle législation. Les réclamations ne portent nullement sur les grands principes de cette œuvre de solidarité sociale, mais visent certains abus, inhérents, les uns à la nature humaine, les autres à une réglementation défectueuses. Dans son avis sur le projet d'assurance contre l'invalidité et la vieillesse, notre Chambre a déjà demandé au Gouvernement de s'occuper incessamment des réformes à introduire à l'assurancemaladie Elle a fait remarquer à cette occasion que « l'introduction des caisses de secours a imposé aux patrons de lourdes charges, car, en somme, la part contributive de l'ouvrier est encore supportée par le patron, toute charge nouvelle de l'ouvrier se traduisant par une augmentation correspondante des salaires. Cependant, le système en usage ne leur donne guère satisfaction. Si l'assurance-maladie rend des services considérables à nos ouvriers, son fonctionnement comporte de nombreux abus….». Aujourd'hui, les défauts de l'œuvre législative de 1901 apparaissent avec, une netteté parfaite. En présence des si nombreuses réclamations auxquelles les caisses de maladie donnent toujours lieu, la Chambre de commerce institua une commission, composée de MM. Metz, Glesener, Pescatore, Reinhard, Schrœll, Soupert et P. Würth, qui fut chargée d'examiner les réformes dont la législation actuelle est susceptible. D'accord avec la Chambre, la commission convoqua une réunion des présidents de toutes les caisses de maladie. A cette réunion, où 25 caisses étaient représentées, il fut décidé d'adjoindre à la commission six membres choisis en dehors de la Chambre, dont quatre de la part des caisses de fabrique, MM. Fischer-Esch, van Gogh-Dudelange, Pinth-Differdange et Willière-Diekirch, et deux de la part des caisses régionales, MM. Lefèvre-Esch et HoffmannSteinheim. La Commission, ainsi complétée, proposa de recueillir l'opinion de toutes les caisses au moyen d'un questionnaire. Sur la base de cette enquête, la commission a arrêté les propositions suivantes qui ont été approuvées à l'unanimité dans la séance plénière du 23 novembre: 1° Le vice originel dont souffrent nos caisses de maladie est sans doute le libre choix du médecin L'indulgence de certains médecins favorise l'exploitation des caisses par des ouvriers rechignant au travail et forme un véritable encouragement au chômage. L'assurance, au lieu d'être une méthode d'affranchissement, en est une d'avilissement progressif pour les ouvriers peu scrupuleux, les parasites de la solidarité sociale, qui y ont trouvé une étiquette nouvelle pour la mendicité et la paresse. Plusieurs caisses, pour éviter le retour des résultats si désastreux des années du début, ont cherché un moyen pour se mettre à l'abri contre cette exploitation, mais dont l'application est restée fort imparfaite. Ainsi s'entretient et se perpétue une situation que les caisses déplorent et qui exerce un effet démoralisant sur nos ouvriers. Parmi les réformes à proposer à l'œuvre de 1901, la restriction de la liberté actuelle dans le choix du médecin s'impose donc en premier lieu et la commission n'hésite pas à la recommander à l'attention des pouvoirs. Bien qu'il soit indiqué de laisser une marge aussi grande que possible dans le choix du médecin, une limitation est nécessaire pour préserver les caisses contre l'exploitation. 15 2° Il arrive assez souvent que des ouvriers tombent à charge de la caisse dès les premiers jours sans avoir acquitté aucune cotisation. Une caisse a constaté par exemple qu'au moins 50% des nouveaux membres se font porter malades pour une ou deux semaines au cours des huit premiers jours. Très souvent il s'agit ici de paresseux, quelquefois d'ouvriers infirmes, qui n'ont d'autres visées que de se faire entretenir par la caisse. Il y a là une autre forme de l'exploitation, dont souffrent nos caisses régionales en particulier. La commission s'est demandé s'il n'y avait pas lieu d'introduire un temps de carence pendant lequel les assujettis n'auraient droit à aucun secours. Les avis des caisses sont très partagés à ce sujet. Pour les caisses de fabrique, où les ouvriers sont soumis à, un examen médical avant d' être enrôlés, la question ne présente guère d'intérêt, mais il n'en est pas de même pour les caisses régionales. 3° L'opportunité d'une mesure légale imposant aux patrons la tenue de listes d'ouvriers soumises au contrôle de l'administration, qui est, recommandée par la plupart des caisses, doit être examinée surtout au point de vue des caisses régionales, les listes des membres des caisses de fabrique étant contrôlées naturellement par le chef de l'établissement. Une telle mesure est indispensable et répond à un besoin réel. 4° Au sujet de la question de savoir s'il n'est pas indiqué de réduire le délai pour la déclaration d'entrée à faire par le patron, qui est de huit jours, l'enquête a donné un résultat indécis; alors que quelques caisses désirent une réduction allant jusqu'à trois jours, d'autres caisses, aussi nombreuses, se sont prononcées en faveur du maintien du délai actuel. 5° Des difficultés très sérieuses naissent de l'art. 4 de la loi en vertu duquel les ouvriers restent, membres de leur caisse aussi longtemps qu'ils résident dans sa circonscription et qu'ils en paient les cotisations entières y compris la part contributive du patron, à moins qu'ils no déclarent leur intention contraire à la direction de la caisse. Toutes les caisses, sauf quelques exceptions, se sont prononcées contre cette disposition. Une modification dans ce sons que les assujettis sortants, pour rester membres de leur caisse, devraient l'aire une déclaration formelle à ce sujet, comme c'est le cas en Allemagne, est appuyée par la Commission. 6° La disposition qui accorde aux ouvriers la faculté de recourir à leur caisse encore trois semaines après leur sortie est presque unanimement condamnée aussi bien par les caisses de fabrique que par les caisses régionales. 7° La situation des ouvriers, occupés par des industries à domicile et, travaillant en chambre, n'est pas établie avec une netteté suffisante et donne lieu à des difficultés d'interprétation. Un ouvrier p. ex. qui travaille pour une maison de confection, tailleur pour son propre compte suivant les circonstances, est-il à considérer comme ouvrier ou comme patron ? Le tailleur se laissera guider évidemment par la considération de payer le moins aux caisses, c'est-à-dire de se faire passer comme ouvrier et de laisser subsister sa situation indécise, mai définie, Ainsi, les caisses sont frustrées de la part de leurs revenus. 8° Une série de caisses signalent des difficultés venant de la part d'ouvriers qui ont quitté le Grand-Duché à, l'insu et sans l'autorisation de leur caisse, ce qui ne les a pas empêchés de faire valoir des prétentions à des secours. Cette situation demande certainement une réglementation plus conforme aux intérêts des caisses. 16 9° La loi actuelle n'offre, pour le recouvrement des amendes infligées aux assujettis, aucun moyen de coercition bien efficace. Aux termes de l'art. 55, le recouvrement s'opère et se poursuit comme pour les cotisations arriérées, c'est-à-dire dans les mêmes formes et avec les mêmes privilèges que celui des impôts directs. Il ne paraît pas que ce procédé ait donné des résultats bien sérieux; au contarire, la plupart des caisses estiment que les amendes devraient être retranchées des prestations à fournir par elles, et c'est ce mode de recouvrement qu'elles emploient généralement vis-à-vis des ouvriers quoiqu'il ne soit pas sanctionné par la loi. 10° Le cas peut se présenter, dans les caisses régionales, que des patrons soient tonus à des remboursements visés par l'art. 7. Les caisses estiment que ces remboursements, ainsi que les amendes infligées aux patrons, devraient être recouvrés dans les mêmes conditions que les cotisations et que la loi devrait être complétée dans ce sens. Il est à désirer ensuite que les patrons coupables d'avoir détourné à leur profit des cotisations versées entre leurs mains par les assurés soient condamnés à des peines plus sévères, surtout en cas de récidive. 11° Sur la question de savoir si l'augmentation des secours aux doux tiers aux personnes blessées pendant la 5e à la 13e semaine, doit être mise à charge de l'assurance-accidents, la plupart des caisses se sont prononcées dans un sens affirmatif. Les caisses régionales sont presque unanimes à demander cette mesure qui est approuvée également par la majorité des caisses de fabrique. L'imputation à l'assurance-accidents du surplus des charges résultant pour les caisses de maladie de l'application de l'art. 16 de l'assurance-accidents ne serait qu'une mesure d'équité. 12° L'art. 14 qui prévoit que les secours, en cas d'incapacité de travail, sont accordés à partir du troisième jour qui suit le début de la maladie, a déjà trouvé dans la pratique une application qui, pour n'être pas tout à fait conforme au texte de la loi, n'en part pas moins d'une conception très large de la solidarité humaine et s'inspire d'un sentiment très généreux: on cas d'accident les caisses accordent le secours dès le premier jour. C'est cette pratique que les caisses désirent voir introduire. Elles estiment que le secours devrait être accordé, en cas d'accident, dès le premier jour, et également en cas de maladie, si la situation financière de la caisse le permet. 13° La commission s'est demandé encore si la gestion commune de toutes les caisses par l'Etat ne semble pas préférable à l'autonomie actuelle. L'enquête auprès des caisses a été tout en faveur de l'autonomie. Des caisses de fabrique, 25 contre 8, et des caisses régionales, 10 contre 4, se sont prononcées contre la gestion par l'Etat. 14° Depuis la promulgation de la loi de 1901 le niveau des salaires a augmenté dans une forte mesure et le salaire maximum de 5 fr. est assez souvent dépassé dans la pratique. Il semble donc indiqué d'élever le salaire maximum à 6 fr. pour garantir à tous les ouvriers indistinctement des secours proportionnels à leur salaire. Le travail forme la base de toute assurance; sans lui l'avenir tombe dans le vide du présent. Assurer du travail à l'ouvrier doit donc apparaître comme le fondement de l'édifice de la prévoyance sociale, la condition essentielle de l'assurance contre la maladie, contre les accidents et contre l'invalidité et la vieillesse. L'assurance contre le chômage est la garantie des autres assurances, l'assurance des assurances en un mot. 17 Mais cette question soulève une série de problèmes très complexes que des initiatives généxeuses ont cherché à résoudre en dehors de l'intervention de l'Etat, en développant le sentiment de la solidarité. Minières. La statistique de production pour Tannée 1911 renseigne les résultats ci-après: Année 1910. Nombre des sièges d'exploitation Production totale Valeur de la production Prix moyen par tonne sous terre Nombre des ouvriers occupés à ciel ouvert ensemble Population ouvrière (femmes et enfants) Année 1911. 91 t. 6.263.384882 fr. 17.747.017,15 2 ,83 3.572 1.712 88 t. 6.059.796838 fr. 18.647.325,83 3,07 3.540 1.710 5.284 12.115 5.250 12.080 La production moyenne par ouvrier ressort à6.059796838/5.250=1.154247tonnes d'une valeur de 18.647.235,83/5.250=3.551.87fr. Nombre des exploitations Ces chiffres se répartissent comme suit sur nos trois bassins: PRODUCTION. VALEUR Ouvriers emPopuNombre ployés lation total a ciel sous terre. ouvert des ou- ouvriers vriere. 19 t. 1.552.675238 fr. 4.628.15238 1.064 336 1.400 3.142 2.229.203300 » 7.306.06025 1.334 702 2.036 5.348 35 2.277.918300 » 6.713.11320 1.142 672 1.814 3.590 34 83 88 3.540 1.710 5.250 12.080 6.059.796838 » 18.647.325 L'extraction du minerai de fer, après le très sérieux relèvement de l'année 1910, a de nouveau baissé de 203,588 tonnes, soit de 3,3 % par rapport à cette année malgré les progrès constants de la consommation des usines du pays qui est passée de 5,55 millions à 5,78 millions de tonnes de minerai. Les mêmes influences dont nous constatons depuis 1907 la fâcheuse répercussion sur notre bassin minier, continuent à s'exercer avec une intensité croissante. Les demandes à l'exportation se ralentissent d'année en année quoique les besoins des régions qui s'approvisionnaient autrefois dans le bassin minier luxembourgeois se soient développés prodigieusement. Aujourd'hui les hauts-fourneaux belges se fournissent de préférence dans le bassin de Briey dans lequel ils ont pris un intérêt considérable et ce mouvement est favorisé par les tarifs avantageux de la Compagnie Esch Dudelange-Rumelange Differdange-Petange 3 18 de l'Est. D' autre part, il ne paraît pas que nos expéditions vers le Bas-Rhin et la Westphalie aient gagné en ampleur. Là également nos minettes rencontrent la concurrence française. Il est particulièrement intéressant de suivre le mouvement de nos exportations de minerais vers la Belgique. Le relevé des importations belges pendant les 5 dernières années donne les chiffres suivants pour l'Allemagne, le Luxembourg et la France: 1910 1911 1909 1908 1907 137.000 t. 143.100 t. 191.700 t. 242.300 t. Allemagne 213.000 t. 1.697.000 » 1.996.000 » 1.644.300 » 1.437.500 » 1.635.600 » Gr.-D.de Luxb 3.465.500 » 2.910.000 » 2.273.700 » 1.192.000 » 1.026.000 » France Comme la Belgique a porté ses importations de minerais de 5.183.500 tonnes à 5.675.200 tonnes, la part du Grand-Duché dans l'approvisionnement du marché belge, qui était encore de 55 % en 1907 Pour tomber successivement à 51 % en 1908, à 37½ % en 1909 et à 31½ % en 1910, ne représente plus que 27 % des importations totales pour l'année 1911. Alors que la France a augmenté considérablement le tonnage de ses importations et que l'Allemagne montre également un progrès, le Luxembourg est en recul de 198.100 tonnes. Une constatation assez curieuse se dégage de ces chiffres: le recul de l'extraction et le recul des exportations vers la Belgique se balancent. Où s'arrêtera ce mouvement rétrograde? Il serait osé de se livrer à des conjonctures à ce sujet. Il va sans dire que cette situation du marché n'était pas faite pour stimuler les prix; cependant un certain raffermissement ne fait pas de doute. Les marchés pour l'année en cours ont été renouvelés à des prix légèrement en avance: le prix moyen par tonne s'est élevé de 2,83 fr. à 3,07 fr. La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années: Production moyenne. Valeur. 1907 1.108084 tonnes. fr. 3.253,09 1908 1.066728 » » 3.070,24 1.092771 » 1909 » 2.989,62 1910 1.185351 » » 2.358,63 1911 1.154 247 » » 3.551,87 Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux s'établit comme suit pour les dix dernières années: Production des minières. 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 t. » » » » » » » » » 5.130.069 6.010.012 6.347.904 6.595.860 7.229.385 7.492.870 5.800.868 5.793.875 6.263.385 6.059.797 Consommation des hauts-fourneaux (sans distinction de provenance). t. » » » » » » » » 3.386.813 3.757.565 3.873.900 4.349.201 4.688.919 4.757.364 4.120.410 5.054.550 5.550.926 » 5.785.143 19 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières depuis 1900: Production. Valeur totale. Prix de la tonne. t. 6.171.229 1900 fr. 17.283.289 fr. 2,80 » 4.455.179 1901 » 11.770.046 » 2,63 » 5.130.069 1902 » 14.527,891 » 2,84 » 6.010.012 1903 » 15.278.923 » 2,54 » 6.347.781 1904 » 16.458.904 » 2,59 » 6.595.860 1905 » 16.514.630 » 2,50 » 7.229.385 1906 » 17.979.103 » 2,49 » 7.492.870 1907 » 21.997.404 » 2,93 » 5.800.868 1908 » 16.696.005 » 2,88 » 5.793.875 » 15.850.966 1909 » 2,73 » 6.263.385 1910 » 17.747.017 » 2,83 » 6.059.797 » 18.647.326 1911 » 3,07 Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas partie du Zollverein renseignent, pour les dix dernières années, les chiffres ci-après: Minettes. Scories Thomas moulues, t. 1.592.848 1902 t. 15.688 » 2.233.969 1903 » 27.160 » 2.389.251 » 25.441 1904 » 2.440.450 » 14.272 1905 » 2.308.150 » 62.350 1906 » 165 » 2.806.294 1907 » 2.213.886 » 836 1908 » 1.977 » 1.784.522 1909 » 4.220 » 2.001.758 1910 » 3.571 » 1.751.819 1911 Les importations de minerais de manganèse au total de 84.917 tonnes se répartissent comme suit sur les différentes pays d'origine. Indes anglaises 65.939 t., Russie 18.328 t., Brésil 385 t., Espagne 265 t. 20 La comparaison entre la production du Grand-Duché, celle de la Lorraine et la production totale du Zollverein s'établit comme suit pour les années 1904 à 1910: Luxembourg Lorraine Zollverein t. 11.135.042 t. 22.047 393 t. 6.347 781 1904 » 11.967 725 » 23 444 073 » 6.595.860 1905 » 13 903 177 » 7.229.385 » 26.734.560 1906 » 14 107.518 » 27.697 128 » 7.492 870 1907 » 13 281.589 » 24 278 151 » 5.800.868 1908 » 14.442 880 » 5.793.875 » 25.504.464 1909 » 16 652.968 » 6 263.385 » 28 709 654 1910 Le tableau de statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis 1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1884. Années. Tonnes. Années. Tonnes. Années. Tonnes 1868 722.039 1883 2.551.090 1898 5.348.951 1869 924.382 1884 2.447.634 1899 6.014.394 1870 911.695 1885 2.648.449 1900 6.171.229 1871 990.499 1886 2.361.372 1901 4.455 179 1872 1.174.334 1887 2.649.710 1902 5.130.069 1873 1.331.743 1888 3.261.925 1903 6.010.012 1874 1.442.668 1889 3.102.753 1904 6.347.781 1875 1.090.845 1890 3.359.413 1905 6.595.860 1876 1.196.729 1891 3.102.050 1906 7.229.385 1877 1.262.825 1892 3.370.352 1907 7.492.870 1878 1.407.617 1893 3.351.938 1908 5.800.868 1879 1.613.392 1894 3.958.280 1909 5.793.875 1880 2.173.463 1895 3.913.076 1910 6.263.385 1881 2.161.881 1896 4.758.741 1911 6.059.797 1882 2.539.295 1897 5.349.009 TABLEAU GRAPHIQUE de la Production des Minières depuis 1884. 22 Métallurgie. Si le marché métallurgique a encore raffermi ses positions pendant l'année 1911, ses tendances, au début de l'année, n'étaient pas uniformes. Dans les produits lourds les prix de vente pour l'intérieur restaient déprimés et les fluctuations de prix dans les produits B faisaient sentir leur répercussion sur les divers compartiments. La convention des barres avait été ébranlée et l'influence du nouveau syndicat des fontes d'Essen était enrayée par la dénonciation de l'entente avec le groupe des firmes marchandes de fontes lorraines - luxembourgeoises ainsi que par l'échec des négociations avec les hauts-fourneaux de la Sieg. Quoique, d'une manière générale, la demande restât active, le mouvement en avant se heurtait à des difficultés. La question du renouvellement d'un grand nombre de syndicats, qui sont les régulateurs du marché, notamment du syndicat des boulonneries, de la convention des barres, du syndicat encore provisoire des fontes d'Essen, inquiétait le marché. Le commerce des barres demeurait longtemps sous l'impression de l'incertitude qui régnait au sujet du renouvellement de la convention. Finalement, les négociations conduisirent à un échec complet et la convention prit fin le 1er avril 1911. Cette rupture entraîna partout une indécision et une réserve très compréhensibles chez les consommateurs et les producteurs recherchaient davantage les affaires à l'exportation. Avec le deuxième semestre la période d'indécision et d'incertitude cessa. Un revirement de l'allure des affaires s'annonça à une époque où les transactions sont d'ordinaire plus calmes. Les consommateurs sortirent de leur réserve et, en dépit de certaines irrégularités, la hausse finit par se faire jour. Le relèvement des prix fut vigoureusement secondé par l'action du syndicat des fontes d'Essen. Les expéditions des produits A et B réalisées par le Stahlwerksverband ont considérablement dépassé celles de Tannée précédente. L'écoulement mensuel des différents articles de ces deux groupes renseigne les chiffres suivants: Produits A. Demi-produits. Matériel de ch. d. f. Profilés. 1911 1.745.156 t. 2.084.698 t. 1.982.958 t. 1910 1.554.222 t. 1,883.315 t. 1.804.811 t. Différences + 190.934 t. Fers en barres. 1911 1910 Différences 3.709.579 t. 3.380.013 t. + 201.383 t. + 178.147 t. Produits B. Fils laminés. 1.107.398 t. 802.360 t. 981.950 t. 733.285 t. Tôles. Pièces p. forges. Tuyaux. 571.135 t. 192.705 t. 526.171 t. 128.840 t. + 329.566 t. + 125.448 t. + 69.075 t. 63.865 t. + 44.964 t. Les expéditions totales en produits A s'élèvent pour 1911 à 5.812.812 t., supérieures de 606.197 t. à celles de 1910; les expéditions en produits B s'élèvent à 6.383.177 t., supérieures de 632.938 à celles de 1910. Ces chiffres font ressortir pour 1911 une augmentation de 11,6 % pour les produits A et de 11,2 % pour les produits B par rapport à l'année précédente. 23 Sur le marché des fontes, la situation est restée sous la dépendance de la question du syndicat. Le calme prédominait pendant la première partie de l'année: le marché souffrait des effets d'une énorme production. Par suite de la surproduction de fonte Thomas des quantités importantes furent offertes à des prix fort réduits sur le marché belge. Un syndicat provisoire fut constitué en principe au mois de septembre, mais il restait encore des questions de détail à régler. A la suite de la constitution définitive du syndicat général des fontes sous le nom de « RoheisenverbandG.m. b. H. », dont la durée est fixée jusqu'au 31 décembre 1915, la situation s'améliorait très rapidement. Le nouvel organisme a commencé, dans les premiers jours de novembre. ]es ventes pour livraisons sur 1912 en majorant les cours de — 3 mk. à la tonne. Les nouveaux prix s'établirent à 48 mk. pour la fonte Thomas luxembourgeoise et à 52.50— 53,50 mk. suivant destination pour la fonte de moulage luxembourgeoise n° 111. Le courant d'achats, après l'autorisation des ventes, prit une allure très animée et les hausses décrétées furent acceptées sans susciter aucun ralentissement de la vente. Les consommateurs s'empressèrent de couvrir leurs besoins pour le premier semestre 1912, craignant évidemment des majorations de prix ultérieures, mais les importations de fontes anglaises ne permettaient pas au mouvement très décidé en avant. Vers le fin de l'année le disponible disparut rapidement. La production de ta fonte du Zollverein constitue un nouveau record: elle a atteint en 1911 15,334.223 tonnes contre 14.793.325 tonnes en 1910. Ce chiffre sera considérablement dépassé par l'année en cours à la suite de la mise en marche d'une série de nouvelles unités de production. A la fin de Vannée 1911 nous remarquons un travail abondant dans tous les compartiments de l'industrie métallurgique ut la consommation absorbe sans difficultés l'énorme production des usines qui augmentent sans cessa leur rendement. L'activité a encore continué de se développer puissamment depuis. La question du renouvellement, du stahlverksverband s'est définitivement posée dès le début de l'année 1912 et a attiré l'attention toute particulière des intéressés. L'incertitude qui régnait encore à ce sujet pesait dans une certaine mesure sur le marché métallurgique, mais sans troubler l'aspect si favorable de la situation. La tendance est restée par continuation au relèvement. La comparaison entre la production sidérurgique des deux dernières années fait ressortir pour le Grand- Duché les différences suivantes : Fonderies. Aciéries. Hauts fourneaux. 10.052 t. 1911 710.194 t. 1.728.973 t. 17.208 t. 1910 598.310 t. 1.682.519 t. 1.200 t. 117.884 t. Différences 40.454 t. Le nombre des unités de production s'est augmenté de 3 en 1911: les deux premiers hautsfourneaux de l'Adolf - Emil - Hütte ont été allumés au mois d'octobre et les usines de Steinfort ont allumé leur troisième haut-fourneau au mois de décembre. A ce nombre viendront s'ajouter incessamment d'autres unités et la puissance industrielle de notre région se manifestera avec une force remarquable quand les nouvelles installations qui s'achèvent ou sont projetées à Esch, Differdange et Steinfort entreront en voie de production. Fort symptomatique pour la situation actuelle est l'avènement d'une ère nouvelle de fusions 24 entre les entreprises métallurgiques, la tendance vers l'intégration, qui s'est traduite par deux nouveaux groupements industriels très puissants: la communauté d'intérêts entre la DeutschLuxemburgische Bergwerks- u. Hutten-A-.G. et les Hauts-Fourneaux et Aciéries de RumelangeSt.-Ingbert et la fusion qui s'est accomplie entre la Société des Mines du Luxembourg et des Forges de Sarrebruck, la Société des Forges d'Eich Le Gallais-Metz & Cie et les Hauts-Fourneaux et Forges de Dudelange. La communauté d'intérêts entre Deutsch-Luxemburg et Rumelange a été établie sur les bases suivantes: Chacune des deux sociétés conservant son autonomie et la propriété de son patrimoine, la gérance de la communauté sera assumée par Deutsch-Luxemburg. Toutes les extensions d'installations seront faites à Rumelange, à Ottange et à St.-Ingbert par les soins du gérant et à l'aide des fonds qu'il procurera. La communauté est créée pour un terme de 30 ans à partir du 1er juillet 1911. Elle est régie par les stipulations financières suivantes: Les porteurs des 15.000 actions de 500 fr. de Rumelange recevront après paiement de toutes charges d'amortissement, service des obligations, etc. le même dividende qui sera attribué pour la même année à 12 millions de marks du capital de D.- L. Celle-ci garantit que pendant 10 ans ce dividende annuel ne sera pas inférieur à 80 fr A tout moment, la D.-L. aura le droit de faire cesser la communauté d'intérêts et d'absorber Rumelange en payant 2.500 fr. à chaque action en dehors de la reprise du passif. Par contre, au bout de la trentième année, Rumelange aura le droit, soit de rentrer en possession de ses installations et de tout son avoir, soit de réclamer que D.-L., qui s'y oblige, en prenne possession en remboursant les actions Rumelange à 2.000 fr. La fusion qui s'est accomplie entre Burbach, Eich et Dudelange sous le nom de «Aciéries réunies de Burbach-Eich - Dudelange» est le résultat d'un mouvement économique qui a provoqué la concentration de puissantes sociétés sidérurgiques. Ce mouvement devait trouver naturellement son application à trois sociétés ayant les mêmes origines, possédant des intérêts communs et ayant conservé d'étroites relations, les actionnaires étant pour la plupart les mêmes et les conseils d'administration étant en partie composés des mêmes personnes. La fusion s'est faite par l'absorption de Burbach et Eich par Dudelange. Les avantages de cette fusion sont nombreux. Il suffira d'en indiquer les principaux: Les installations des trois usines se suppléent mutuellement; on évitera ainsi des immobilisations inutiles et coûteuses Chaque usine fabriquera de préférence les produits pour lesquels elle est plus spécialement outillée et dont, en raison de sa position géographique, elle aura l'écoulement le plus favorable. La réunion du riche domaine minier des trois sociétés fournira à l'entreprise commune une base exceptionnellement large et solide; sa capacité de production contribuera à l u i procurer une participation importante dans le syndicat des aciers, en cas de renouvellement de celui-ci, et. dans le cas contraire, lui assurera une indépendance et une force considérable pour la lutte. Enfin l'unité de direction exercera certainement une influence salutaire et amènera dans un avenir prochain une diminution appréciable des frais généraux. Le conseil d'administration de la nouvelle société a décidé la construction à Esch d'une aciérie Thomas d'une force productive de 400—450.000 t d'acier, ainsi que d'un laminoir pouvant trans- 25 former cet acier en demi-produits et en produits finis. Il a décidé d'augmenter la production de la fonte de manière à pourvoir régulièrement aux besoins de l'aciérie. Les travaux tant pour la construction des nouveaux fourneaux que pour l'aciérie et les laminoirs sont commencés et pourront être terminés dans le courant de l'année prochaine Le nouvel établissement d'Esch se trouvera dans une situation exceptionnellement favorable tant sous le rapport de ses approvisionnements de minerais placés à proximité des usines, que pour ses approvisionnements de coke, qui, pour une grande partie, sont couverts par des marchés à échelle de longue durée. Statistique de production.
  6. a)HAUTS-FOURNEAUX. Le nombre des fours existants a été de à feu ayant marché La production ressort a: 1° fonte d'affinage 2° Thomas 3° de moulage soit une production totale de représentant : 1°pour la fonte d'affinage 2° Thomas 3° de moulage t. Armée 1910. Année 1911. 35 34 38 38 1709 semaines 1774 semaines t. 65.831250 1.394.634050 222.053380 t. 1.728.972880 t. 1.682.518030 fr. 3.583.547,50 85.079.791,25 32.114.623,00 46.206250 1.477.349880 205.416750 fr. 2.546.747,09 87.563.915,87 12.054.904,17 fr. 102.165.567,13 fr. 100.777.961,75 soit une valeur totale de 59,09 59,89 fr. fr. Prix de la tonne 5.785.143 t. 5.550.926 t. Minerai consommé 4.804 4.233 Nombre des ouvriers occupés Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte pendant les dix dernières années: Prix de la tonne. Valeur total. Production. fr. 55,35 fr. 59.797.131 t. 1.080,305 1902 55,71 67.847.046 1.217.830 1903 66.350.738 55,39 1.198.002 1904 60,17 82.338.600 1.368.252 1905 62,56 91.345.435 1.460.105 1906 69,80 103.642.207 1.484.872 1907 66,75 86.775.116 1.299.918 1908 91.755.518 59,23 1,552.590 1909 59,89 100.777.962 1.682.519 1910 102.165.567 59,09 1.728.973 1911 4 26
  7. b)FONDERIES. Année 1910. Année 1911 10 10 Nombre des fonderies en activité La production ressort à: 426800 t. t. 392 8 2 5 1° poterie 364525 42 2° tuyaux 16.749185 15.244958 3° machines et divers 17.217985 t. t. 16.002308 soit une production totale de représentant: fr. 132.535,00 fr. 1° pour la poterie 134.552,50 10.500,00 2° les tuyaux 83.585,00 2.568.952,00 3° les machines et divers 2.141.932,50 fr. 2.711.987,00 fr. 2.360.070,00 soit une valeur totale de . 157.58 Prix moyen de la tonne 147,48 17.684262 t. t. Matières premières consommées 18.376 Nombre des ouvriers occupés 327 319 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour les dix dernières années: Prix de la tonne Valeur totale. Production. fr. 1.762.500 1902 fr. 171,02 t. 9.658 128,10 1.424.341 1903 11.119 1904 121 ,95 1.638.517 13.437 1905 152 ,44 2.077.409 13.628 1906 142,70 2.407.915 16.877 1907 2.829.084 156,70 18.054 1908 167,18 2.738.811 16.382 1909 15.442 162,34 2.506.826 1910 17.218 157,58 2.711.987 1911 16.002 2.360.070 147,48
  8. c)ACIÉRIES. Nombre des aciéries La production ressort à: 1° lingots 2° demi-produits (blooms, billettes, platines, etc.) destinés à la vente 3° produits finis : Année 1910.
  9. a)rails et éclisses 28.902 500 t. t.
  10. b)traverses 16.790 030
  11. c)fers marchands et divers 278.935 600
  12. d)fils laminés 47.092 760
  13. e)machines 4.290 541 soit une production totale de Année 1910. Année 1911 5 5 t. 9.417 t. 212,881990 t. 7.760 278.637140 Année 1911. 26.153 010 8.863 334.999 860 44.238 040 15.542 803 t. 376. 011481 t. 598.310 471 t. 429.796 688 716.193 823 27 représentant: 1°pour les lingots 2° pour les demi-produits 3°pour les produits finis:
  14. a)rails et éclisses
  15. b)traverses
  16. c)fers marchands et divers
  17. d)fils laminés
  18. e)machines fr. Année 1910. Année 1911. fr. 4.190.870,00 fr. 2.245.666,25 3.791.710,00 1.185.426,25 36.424.690,00 » 6.122.058,75 » 1.937.343,75 43.492.455,00 5.529.751,25 3.833.011 25 1.117.834,50 fr. 1.477.109,37 22.913.091,25 » 29.929.773,75 fr. 50.920.628,75 fr. 57.832.353,75 soit une valeur totale de fr. 74.951.554,50 fr. 89.239.236,87 t. 779.038 t. 875.516 Consommation des fontes 4.035 3.405 Nombre des ouvriers occupés Le tableau ci-après indique la nature et la valeur de la production des aciéries pendant les onze dernières années : 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 Lingots. Demi-produits. Produits finis. Production totale. t. 13.159 17.788 15.474 17.070 40.490 11.135 6.291 21.443 2.109 9.417 7.760 t. 167.428 205.712 220.806 149.505 142.841 163.673 169.038 172.114 217.723 232.882 278.637 t. 76.468 91.430 135.699 199.727 214.612 260.477 268.939 267.319 315.370 376.011 429.797 t. 257.055 314.930 371.979 366.302 397.943 435.285 444.268 460.576 535.202 598.310 716.194 Valeur. fr. 30.661.562 00 33.503.002 50 38.346.699 00 40.145.173 75 40.725.780 62 48.198.481 75 51.343.214 37 60.191.596 70 66.543.354 67 74.951.554 50 89.239.236 87 28 Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868. Années. Nombre des hautsfourneaux. Fonte d'affinage. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 15 14 14 14 16 18 19 21 21 20 19 17 18 18 18 18 18 21 21 21 20 21 21 21 22 23 23 23 25 27 28 28 28 23 27 27 28 30—32 33 33 31 33—34 34 38 93.408 122.554 128.300 142.897 184.573 256.449 246.600 270.377 230.500 215.388 248.377 261.236 243.740 235.263 260.492 206.726 198.190 201.702 148.089 196.184 199.151 198.033 191.056 124.233 118.222 122.679 129.533 94.282 140.295 118.950 143.753 152.601 118.217 111.593 110.505 104.720 90.655 100.766 123.050 107.065 50.345 7.552 65.831 46.206 Ponte de moulage. Ponte Thomas Tonnes. 16.926 29.133 38.936 49.106 76.662 109.680 75.956 75.622 75.129 84.582 67.790 99.683 123.307 87.367 112.018 141.618 116.699 165.454 150.711 137.362 101.853 132.438 152.947 150.122 140.212 169.331 100.374 101.434 177.941 198.323 222.054 205.417 Tonnes 29.219 77.159 78.855 91.145 108.227 176.599 220.232 249.496 279.118 300.066 321.078 344.986 348.242 438.265 458.912 551.904 585.969 651.403 692.966 750.815 672.075 816.763 962.988 967.135 1.098.155 1.236.681 1 276 773 1.071.632 1 276 715 1 394 634 1.477.350 Divers Production totale Tonnes. Tonnes. 737 297 90 93.408 122.554 128.300 142.897 184.573 256.349 246.600 270.377 230.500 215.388 248.377 261.236 260.666 293.615 376.587 334.688 365.997 419.610 400.644 492.038 523.776 561.733. 558.912 544.994 586.515 558.289 679.816 694.812 898.898 870.373. 945.867 982.929 970.885 916.403 1.080.305 1.217.830 1 198.002 1.368.252. 1.460.105 1 485 272 1 299.918 1 552 590 1 682 519 2.728.973 29 Rappel de la production des Fonderies depuis 1868. Années Tonnes Années Tonnes Années Tonnes 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1,200 1,011 1,041 1,536 1,615 1,413 1,310 1,341 1,370 1,269 1,394 1,205 1,701 1,579 1,726 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1,827 1,670 1,440 2,585 3,644 4,615 4,642 5,909 7,062 6,281 7,764 8,328 8,747 9,307 9,874 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 9,358 11,154 11,293 9,981 9,658 11,119 13,437 13,628 16,877 18,054 16,382 15,442 17,217 16,002 Rappel de la production des Aciéries depuis 1886 Années Tonnes Années Tonnes Années Tonnes 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 20,554 57,345 69,739 97,900 97,4(52 110,920 103,310 129,123 131,220 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 134,539 1904 136,955 143,692 170,153 166,206 184,714 257,055 314,930 371,979 1905 366,302 397,942 485,285 444,268 460,576 535,202 598,310 716194 1906 1907 1908 1909 1910 1911 I . FONTE Production des Hauts-Fourneaux. II. RÉPARTITION de la Production ci-contre. III. PRODUCTION des FONDERIES IV. Production de l'Acier Thomas. 34 Ateliers de construction. L'amélioration de la situation des ateliers de construction que nous avons signalée dans notre dernier rapport s'est maintenue pendant l'année 1911. Le volume des affaires a continué à augmenter de façon à obliger les usines à des heures de travail supplémentaires. Cette amélioration participe en grande partie à l'essor général de l'industrie ; elle doit être attribuée en partie aussi aux agrandissements et aux nouvelles installations auxquels procèdent les grands établissements métallurgiques de la région circonvoisine qui sollicitent vivement les ateliers pendant la période de construction. Si les prix se sont légèrement améliorés, ils ne sont toujours pas en rapport avec la demande. Ceci est vrai surtout pour les fournitures à la grande industrie qui reposent souvent sur des affaires réciproques et supposent des conditions de paiement différés qui ne sont pas régulièrement observées. Par suite, ces ordres ne laissent souvent qu'une faible marge de bénéfice et les bas prix trouvent leur explication dans la circonstance que les ateliers veulent garnir le plus largement possible leurs carnets de commandes pour pouvoir étendre ainsi leur production. Actuellement, le courant des affaires ne paraît pas vouloir diminuer. Les perspectives pour l'année 1912 sont d'autant plus favorables que de légères améliorations de prix ont pu être réalisées. Le concours de toutes ces circonstances, auxquelles vient s'ajouter l'augmentation du coût de la vie, a imprimé une tendance ascendante aux salaires. Les plaintes au sujet de la pénurie de la main-d'œuvre apprise se multiplient. Beaucoup de jeunes gens sont très souvent perdus pour le métier parce qu'ils se portent de préférence vers les emplois de bureau. Il est reconnu cependant qu'il existe chez nous un manque réel de bons monteurs et de chefs ouvriers, et ce serait rendre un service très réel à nos ateliers de construction, et à notre industrie en général, si l'on parvenait à les diriger vers ces emplois où ils trouveraient à s'occuper dans des conditions au moins aussi avantageuses que dans les bureaux. A l'instar des autres pays, nos ateliers de construction se verront forcés, à leur tour, de réduire petit à petit la journée de travail. La conséquence en sera un travail plus intense, se conciliant difficilement avec les repos institués par l'arrêté du 23 août 1877. Cet arrêté défend d'assujettir les enfants âgés de 14 à 17 ans à une durée de travail de plus de dix heures par jour qui devront être coupées par deux repos d'une demi-heure au moins avant et après midi et par un repos d'une heure entière à midi. Il est donc loisible de les occuper de 6½ — 7½ h., de 8 h. à midi, de 1—5 h. et de 5½ — 6½ h., soit ensemble dix heures. Par contre, il n'est pas permis de ne les occuper que de 8 h. à midi et de 1 —5 h., soit ensemble huit heures seulement, parce que cette répartition du travail supprimerait les repos. La durée du travail est sensiblement plus courte dans le dernier cas que dans le premier, et, dans les deux cas, il est travaillé pendant quatre heures consécutives. Il y a là une anomalie qui n'est ni dans l'intérêt du patron ni dans celui de l'ouvrier et dont la modification paraît s'imposer. Le canal de jonction de la Chiers à la Moselle. Dans notre rapport général pour l'année 1906, nous avons publié une notice sur le projet de canal pour bateaux de 600 tonnes, destiné à relier, à travers le Grand-Duché, la Chiers à la Moselle canalisée, en desservant les minières et usines métallurgiques du pays. Le projet a été 35 achevé depuis et se trouve exposé dans un mémoire descriptif et estimatif élaboré par MM. Rigaux et Hégly sous la haute direction d'une commission chargée de la défense des industriels luxembourgeois et composée de MM. Le Gallais, van Gogh, Seidel et Paul Würth. Parmi les questions techniques, celle de l'alimentation du canal a surtout préoccupé les initiateurs du projet. Il est établi aujourd'hui que cette alimentation pourra être assurée par un système très souple basé sur l'emploi combiné des ressources naturelles, des réserves accumulées dans deux bassins artificiels, et de pompes électriques remontant de bief en bief l'eau des éclusages ou même celle qui serait nécessaire pour faire face aux pertes des biefs. L'alimentation d'un canal à point de partage, comme le sera celui du Grand-Duché, se fait au moyen de prises d'eau naturelles pratiquées dans les rivières ou ruisseaux latéraux; quant aux biefs les plus élevés, on est obligé de recourir pour leur alimentation à des ressources artificielles, obtenues, soit en créant des réservoirs qui emmagasinent les eaux d'hiver, soit en relevant au moyen de pompes les eaux prises dans les rivières inférieures, soit en combinant les deux systèmes. Entre Bascharage et Bettembourg, de part et d'autre du point de partage, il n'y a aucun ruisseau d'un débit assez important pour pouvoir être utilisé. Il faudra donc recourir à une alimentation artificielle de toute la partie haute des deux versants; ensuite il faudra faire face aux pertes par filtrations et par évaporations dans les biefs ainsi qu'aux prélèvements faits par les éclusages des bateaux. Deux réservoirs projetés à Livange et à Huncherange, d'une capacité totale de 12 millions de mètres cubes, et jumelés pour permettre la répartition des eaux, seront appelés à faire face à ces besoins. Cette réserve complétera les prises d'eau naturelles de façon à assurer avec elles, pendant toute l'année, la partie de l'alimentation relative aux pertes. Enfin un système de stations élévatoires servira à refouler les eaux des sassées dans les biefs supérieurs. Le système d'alimentation comprendrait: 1° l'établissement d'une prise d'eau principale dans l'Alzette à Bettembourg et de deux prises d'eau secondaires, l'une à Bous et l'autre dans la Chiers à Linger, près de Bascharage; 2° la construction des deux réservoirs jumelés de Livange et de Huncherange dont les eaux seraient versées au bief de Bettembourg; 3° l'établissement d'une usine élévatoire principale à Bettembourg et d'une conduite de refoulement entre Bettembourg et le bief de partage; 4° rétablissement à chacune des écluses n o s 1 — 19 de la Moselle à Bettembourg d'une usine élévatoire secondaire. L'estimation des dépenses d'établissement s'élève à la somme de 48 millions de francs, comprenant la construction du canal proprement dit, des embranchements et des ports usiniers, et l'établissement des machines dont Ja puissance servirait à actionner les pompes électriques et les tracteurs des bateaux. Le prix de revient du kilomètre de canal est donc de 1 million de francs, chiffre qui ne paraîtra pas trop élevé si l'on remarque encore qu'il s'applique à la partie haute d'un canal à point de partage, comprenant des réservoirs et une machine spéciale d'alimentation. Par rapport aux embranchements, on a admis que la dépense correspondante serait introduite dans l'estimation générale, afin que les différentes usines du Grand-Duché pouvant être desservies par le canal le soient dans des conditions identiques, autant du moins qu'il est pratiquement possible de réaliser ces conditions et d'atténuer les désavantages de celles de ces usines qui ne sont pas situées sur le tracé même de la voie navigable. Quant à la rentabilité, on estime que, si le montant des dépenses d'exploitation pouvait être 36 couvert par les recettes perçues sur le canal seul, le service des intérêts et de l'amortissement du capital investi nécessiterait l'emploi de péages perçus tant sur le canal que sur la Moselle canalisée, ce qui pourrait se faire par une combinaison faisant entrer le projet du canal dans le projet d'ensemble de la canalisation de la Moselle et de la Sarre. Malgré le surcroît de frais résultant des péages, des économies très sérieuses sur les frais de transport peuvent être envisagées. Le gain que les usines réaliseraient pour le transport du coke serait en moyenne de 1,46 mk. ou de 1,83 fr. par tonne, soit une économie de 20% sur les prix actuels. Pour les autres éléments du trafic: fontes, produits finis, demi-produits et autres marchandises, l'économie procurée par ce canal serait encore plus sensible, en raison des tarifs relativement élevés qu'ils supportent sur la voie ferrée. Cependant le canal luxembourgeois ne peut être envisagé que comme conséquence de deux autres projets dont la réalisation se poursuit avec des chances changeantes: la canalisation de la Moselle et l'exécution du canal de la Chiers. Malheureusement, les pouvoirs en Prusse ne se montrent guère favorables à la canalisation de la Moselle. D'après les déclarations que M. de Breitenbach, ministre des travaux publics, a lues à la Chambre des députés de Prusse dans la séance du 8 mars 1912, le Gouvernement prussien maintient le point de vue que la canalisation de la Moselle et de la Sarre n'est pas indiquée pour le moment, mais il est prêt à accorder aux industries du SudOuest une compensation sous une autre forme, c'est-à-dire une réduction des tarifs sur le transport des cokes par chemin de fer. Pour ce qui concerne plus spécialement le Luxembourg, le Ministre estime que l'intérêt des échanges économiques entre l'Allemagne et le Grand-Duché sera très sérieusement servi par une diminution des tarifs, et même dans une mesure telle que ce pays se désintéressera presque complètement de la recherche d'autres voies de communication pour les produits à expédier par voie d'eau. Le concours de la Prusse pour cette vaste entreprise devient ainsi de plus on plus aléatoire. En présence de cette attitude, la diète d'Alsace-Lorraine a adopté, dans sa séance du 24 avril 1910 déjà, une résolution l'invitant à examiner l'ancien projet de canaliser la Moselle de Metz à Thionville, qui ouvrirait à l'industrie métallurgique de la Lorraine des voies d'accès sur le Rhin d'une part et sur le réseau des canaux français d'autre part. Quant aux compensations à accorder, elles seront forcément incomplètes et nullement en rapport avec les avantages qu'un canal procurerait à l'industrie luxembourgeoise. Elles seront limitées aux cokes. Les produits finis resteront exclus. Notre région continuera ainsi à être désavantagée, au point de vue du transport de tous les produits métallurgiques, par rapport à la région rhénane-westphahenne, qui est située sur des voies d'eau naturelles ou artificielles et qui profitera en outre des réductions que le Gouvernement se propose de faire sur les transports de minerais. L'autre projet, le canal de la Chiers, paraît avoir toujours la même signification pour la région intéressée. Une proposition de loi « tendant à compléter l'outillage national par la construction d'une voie d'eau reliant Dunkerque aux bassins de Longwy et Briey et comprenant le canal de l'Escaut à la Meuse et le canal de la Chiers » a été présentée à la Chambre française le 25 mars 1912 et renvoyée à la commission des travaux publics, des chemins de fer et voies de communications. Dans sa forme actuelle, le tracé du canal du Nord-Est fait aboutir le canal de la Chiers à 37 Longuyon où est prévue une gare d'eau très importante. De ce point partiront deux embranchements. Le premier, par la vallée de la Chiers, permettra d'atteindre Longwy et il y a lieu de supposer, dit l'exposé des motifs, qu'ultérieurement, plus tôt même qu'il n'est permis de l'escompter, cette voie d'eau sera continuée par Luxembourg et Trèves de façon à internationaliser le trafic et à relier Dunkerque par l'Escaut et la Meuse au Rhin. Le second traversera le riche bassin minier de Briey et aboutira à la vallée de l'Orne. L'attention de nos industriels, d'abord absorbée par la canalisation de la Moselle, commence à se tourner davantage vers les projets agités dans la région limitrophe de la France, qui semblent offrir des chances d'avenir très sérieuses. La réalisation de la vaste entreprise, désignée sous le nom de canal du Nord-Est, à laquelle viendrait se souder le canal luxembourgeois, ouvrirait à nos produits la voie vers Dunkerque, Anvers et Rotterdam. Ce sont ces aspirations que M. le Ministre d'Etat a traduites, en d'excellents termes, le 5 octobre dernier, devant la commission du Reichstag venue pour étudier sur place les questions soulevées par l'industrie lorraine-luxembourgeoise. Mines de cuivre de Stolzembourg. Il y a quelques temps, la maison Samuel Bleichröder, de Berlin, s'est fait donner une option par les anciens concessionnaires des mines pour faire des travaux de recherches très étendus. Elle a l'intention de percer une galerie partant de la vallée de l'Our et conduisant aux travaux antérieurement exécutés qui permettrait l'écoulement des eaux et devrait servir également à l'extraction du minerai. En même temps, elle prolongera les galeries existantes dans le filon et approfondira le puits de mine tout en le développant. Industrie du bâtiment. L'allure de l'industrie du bâtiment ne s'est guère modifiée dans le courant de l'année 1911: la période de calme que nous traversons depuis deux ans perdure, sauf dans le bassin minier où règne une activité incontestable. A Luxembourg et dans les localités suburbaines, la construction des petites maisons familiales, si active pendant un certain temps, s'est considérablement ralentie. Le nombre des nouvelles maisons au Limpertsberg, à Hollerich et à Bonnevoie ne doit pas dépasser 25. En dehors de trois immeubles d'une certaine importance: le nouvel hôtel du Crédit foncier, l'hôtel des chemins de fer et la nouvelle gare, il n'y a guère de grandes constructions à signaler. On ne saurait nier d'ailleurs que les effets de la surproduction des années antérieures se font toujours sentir, ramenant un calme salutaire dans cette industrie. Mais si le bâtiment marche à une allure très prudente dans l'agglomération luxembourgeoise, il n'en est pas de même dans la région minière. A Esch, les agrandissements considérables auxquels procèdent les usines métallurgiques ont créé des besoins considérables et stimulé vivement le goût des entreprises; dans la région de Differdange, nous remarquons un mouvement analogue, alors qu'à Dudelange et à Rodange la situation se présente nous un aspect plus calme. A travers les autres régions du pays, ce sont surtout les conceptions nouvelles de l'hygiène et du bien-être 38 qui alimentent le bâtiment par rétablissement de nombreuses conduites d'eau et de canalisations, auxquelles viennent s'ajouter les importants travaux qui sont effectués par les chemins de fer L'année en cours semble vouloir continuer la même situation, satisfaisante dans son ensemble, mais plutôt calme comparée à l'effervescence des années antérieures, pendant lesquelles le bâtiment marchait à une allure immodérée. On n'a qu'à se féliciter de cette tranquillité qui évite une dépréciation dans le bâtiment. Le prix de revient des immeubles, obéissant à la poussée des salaires et des matérieux de construction, continue d'augmenter d'année en année. Un mouvement inverse se dessine dans les loyers. Les immeubles nouvellement construits dans l'agglomération luxembourgeoise ne rapportent guère au delà de 4 %. Cette diminution du revenu se répercute naturellement sur les transactions en immeubles qui sont devenues plus rares et plus difficiles. Dans le bassin minier, au contraire, les loyers oscillent entre 6 et 8 % du capital investi et les prix de vente des immeubles y sont relativement plus élevés par suite de la forte demande de logements. Nous faisons remarquer ici depuis une série d'années que la plupart de nos métiers tributaires du bâtiment ne parviennent pas à s'associer au progrès qui porte les établissements similaires de l'étranger à transformer rapidement leurs procédés et leurs produits, et que, par suite, la concurrence est difficile à soutenir dans une série d'articles. Un changement appréciable ne s'est pas encore produit dans cette situation. Années Nombre des exploitations Ardoisières. La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres suivants pour les deux dernières années: Nombre des ouvriers occupés au jour sous terre PRODUCTION Spécification. Quantités. QUANTITÉS Prix. employées dans le Grand-Duché. exportées fr. 1910 1911 10 4 200 311 191 305 ardoises éviers dalles ardoises éviers dalles 1 23,499 ) 9052) 12,2003) 23,285 1,150 6,350 30-40 6 5 30 6 4-5 à 1,858 505 200 3,072 820 220 21,641 l'étranger 400 12,000 20,213 330 6,130 La production des ardoises de couverture est légèrement inférieure à celle de l'année précédente; la fabrication des dalles est en recul assez sensible: elle n'a donné que 635 m2 contre 905 en 1911; par contre, les éviers produits ont passé de 900 à 1,150 pièces. Les «Obermosel-Dachschiefer- und Plattenwerke», de Haut-Martelange, nous mandent qu'aucune modification sérieuse n'est à relever, soit dans les prix de revient, soit dans les prix de vente par 1 ) Par ‰. 2) par pièce. 3 ) par mètre carré. 39 rapport à l'aimée précédente. Les prix de vente continuent d'être peu rémunérateurs. Les débouchés de nos ardoisières sont restés les mêmes, c'est-à-dire le Grand-Duché et les pays de l'Union douanière. Il est à noter que les bas prix réalisés et la présence de stocks encombrants avaient engagé les producteurs à ne pas augmenter l'extraction. Par contre, l'écoulement des produits n'a pas laissé que d'être satisfaisant et les stocks considérables légués par les années antérieures ont été sérieusement entamés. Au point de vue technique, l'année qui vient de s'écouler n'a pas apporté de changement appréciable: le havage mécanique à air comprimé continue d'être employé. Le recrutement des ouvriers présente toujours certaines difficultés; en tout cas il ne se développe pas proportionnellement avec les exigences de l'industrie ardoisière ce qui tient peut-être à la circonstance que celleci a besoin de main-d'œuvre apprise. Grâce à l'intervention du Gouvernement, il a été fait droit aux réclamations de cette industrie concernant le traitement injuste auquel ses produits avaient été soumis jusqu'ici aux soumissions publiques en Allemagne, et les mesures adoptées au préjudice des produits luxembourgeois ont été rapportées. Toutefois la question des transports sur les chemins de fer cantonaux ne paraît pas avoir trouvé encore une soluti

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