
La cessation du contrat de travail de commun accord est une modalité de fin de contrat distincte du licenciement ou de la démission : les deux parties conviennent librement de mettre fin à la relation de travail, sans devoir respecter les règles de préavis applicables à la rupture unilatérale.
Cette notion est expressément reconnue dans la réglementation relative à la sécurité sociale des travailleurs, qui distingue la « cessation du contrat de travail de commun accord » des indemnités dues en cas de rupture irrégulière ou unilatérale du contrat, comme le prévoit Arrêté royal du 21 décembre 2013, art. 1.
D'autres conventions collectives de travail sectorielles mentionnent également expressément l'hypothèse où le contrat de travail « a été résilié d'un commun accord », par exemple en matière de prime de fin d'année, ce qui confirme que cette forme de rupture est bien reconnue et organisée dans la pratique sociale belge, voir Arrêté royal du 11 novembre 2019, art. 6 et Arrêté royal du 10 octobre 2024, art. 2.
La rupture d'un commun accord est traitée différemment du licenciement dans le cadre de la sécurité sociale des travailleurs : le texte réglementaire distingue précisément la cessation de commun accord des indemnités dues pour rupture irrégulière ou rupture unilatérale, comme le confirme Arrêté royal du 21 décembre 2013, art. 1.
En pratique, une rupture de commun accord peut être assimilée par l'organisme de paiement du chômage à un abandon volontaire d'emploi, ce qui peut entraîner une période de sanction ou de suspension du droit aux allocations. Les passages disponibles ne précisent toutefois pas les règles exactes de sanction appliquées par l'ONEM ; il est indispensable de vérifier ce point auprès de l'organisme de paiement ou dans la réglementation chômage en vigueur avant de signer.
Il est donc recommandé au travailleur de solliciter l'avis de son syndicat ou de l'ONEM avant de signer une convention de rupture d'un commun accord, afin d'anticiper toute conséquence sur ses droits aux allocations de chômage.
ENTRE LES SOUSSIGNÉS : [Nom de l'employeur / dénomination sociale], dont le siège est établi à [adresse complète], représenté par [nom et qualité du représentant], ci-après dénommé « l'employeur », ET [Nom et prénom du travailleur], domicilié à [adresse complète], numéro de registre national [numéro], ci-après dénommé « le travailleur », IL EST PRÉALABLEMENT EXPOSÉ CE QUI SUIT : Les parties sont liées par un contrat de travail [type de contrat, ex : à durée indéterminée] conclu le [date de conclusion du contrat], en vertu duquel le travailleur exerce la fonction de [intitulé de la fonction]. Les parties se sont rencontrées et ont convenu de mettre fin à ce contrat de travail d'un commun accord, dans les conditions décrites ci-après. IL EST CONVENU CE QUI SUIT : Article 1er - Objet Les parties conviennent de mettre fin, de commun accord et sans qu'il ne s'agisse d'un licenciement ou d'une démission, au contrat de travail les liant. Article 2 - Date de fin du contrat Le contrat de travail prendra fin le [date de fin effective], date à partir de laquelle le travailleur ne sera plus tenu de fournir de prestations de travail. Article 3 - Indemnité et solde de tout compte En contrepartie de la présente convention, l'employeur versera au travailleur la somme de [montant] EUR bruts, à titre de [préciser la nature : indemnité transactionnelle / complément / autre], payable au plus tard le [date]. L'employeur établira le décompte final comprenant notamment : le solde de rémunération, le pécule de vacances, ainsi que toute autre somme due à la date de fin du contrat. Article 4 - Documents sociaux L'employeur remettra au travailleur, à la date de fin du contrat, l'ensemble des documents sociaux requis en cas de fin de contrat de travail. Article 5 - Clause de confidentialité et de non-dénigrement Les parties s'engagent à garder confidentielle la teneur de la présente convention et à s'abstenir de tout dénigrement réciproque. Article 6 - Renonciation à recours Sous réserve du respect intégral des engagements repris dans la présente convention, chacune des parties déclare renoncer à toute réclamation ou action judiciaire liée à l'exécution ou à la fin du contrat de travail, à l'exception des droits d'ordre public auxquels il ne peut être renoncé. Article 7 - Droit applicable La présente convention est soumise au droit belge. Fait à [lieu], le [date], en deux exemplaires originaux, chaque partie reconnaissant avoir reçu le sien. Pour l'employeur, Pour le travailleur, [signature] [signature] [nom] [nom]
Complétez chaque champ entre crochets avec les données réelles des parties et faites vérifier le montant de l'indemnité ainsi que la date de fin de contrat par un conseiller avant signature, notamment au regard de leur impact sur le chômage.
Il est vivement recommandé de rédiger une convention écrite et signée par les deux parties afin d'éviter toute contestation ultérieure sur les conditions de la rupture. Les passages disponibles ne précisent pas d'exigence de forme spécifique à ce sujet ; il convient de vérifier ce point dans la réglementation en vigueur.
Aucune indemnité n'est due de plein droit : elle résulte uniquement de ce que les parties négocient et acceptent librement dans la convention.
Oui, cela peut être considéré comme un abandon volontaire d'emploi par l'organisme de paiement du chômage. Les règles précises de sanction ne figurent pas dans les passages examinés ; il est essentiel de se renseigner auprès de l'ONEM avant de signer.
Dans plusieurs secteurs, le droit à la prime de fin d'année ou au pécule supplémentaire est expressément maintenu en cas de résiliation de commun accord, comme le prévoit Arrêté royal du 11 novembre 2019, art. 6 ; il convient toutefois de vérifier les règles applicables au secteur concerné.
Ce modèle repose sur les textes Belgique du corpus Europaius. Vérifiez la version en vigueur avant utilisation ; ceci ne constitue pas un conseil juridique. Conseils juridiques · Europaius BE