
La possibilité pour l'employeur et le salarié de résilier ensemble le contrat de travail, qu'il soit à durée déterminée ou à durée indéterminée, est expressément prévue par la loi. Selon l'article Loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, Art. 33, le contrat de travail conclu à durée déterminée ou sans détermination de durée peut être résilié par le commun accord de l'employeur et du travailleur.
Cette même disposition impose une exigence de forme impérative : sous peine de nullité, le commun accord doit être constaté par écrit, en double exemplaire, signé par l'employeur et par le travailleur. L'absence d'écrit conforme rend l'accord de résiliation nul, ce qui signifie que le contrat de travail devrait alors être considéré comme se poursuivant ou comme ayant été rompu selon d'autres modalités (démission ou licenciement), avec les conséquences juridiques afférentes.
Il convient de souligner qu'une dispense de travailler sollicitée par écrit par le salarié et acceptée par l'employeur constitue également, selon l'article Loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, Art. 26, une résiliation d'un commun accord au sens de l'article 33 précité. Les parties doivent donc être attentives à la qualification de leurs échanges, y compris lorsque la rupture intervient dans le contexte d'une dispense de préavis.
La convention de résiliation d'un commun accord doit clairement identifier les parties, le contrat de travail concerné, et surtout la date de cessation effective des relations de travail, puisque cette date déterminera notamment le dernier jour de travail, le calcul du solde de tout compte et le point de départ des démarches auprès des organismes sociaux.
Les passages disponibles ne précisent pas de délai de réflexion légal ni de délai minimal entre la signature et la date d'effet de la résiliation d'un commun accord. Il est donc recommandé de vérifier ce point dans le texte actuel de la loi ou auprès d'un conseil, et de fixer contractuellement une date de cessation suffisamment claire pour éviter toute contestation ultérieure.
La rupture d'un commun accord est un mode de cessation du contrat distinct du licenciement et de la démission. Les passages examinés ne détaillent pas les règles précises applicables par le Fonds pour l'emploi ou l'Agence pour le développement de l'emploi (ADEM) en matière d'indemnisation de chômage à la suite d'une résiliation d'un commun accord.
Il est essentiel, avant de signer, de vérifier auprès de l'ADEM ou dans la réglementation actuelle relative à l'assurance chômage les conditions et éventuels délais d'attente applicables en cas de rupture d'un commun accord, ce point n'étant pas réglé par les dispositions examinées ici et pouvant sensiblement varier selon les circonstances de la rupture.
CONVENTION DE RÉSILIATION D'UN COMMUN ACCORD DU CONTRAT DE TRAVAIL Entre les soussignés : [Nom / raison sociale de l'employeur], société [forme juridique], immatriculée au Registre de commerce et des sociétés de Luxembourg sous le numéro [numéro RCS], ayant son siège social à [adresse complète], représentée par [nom et qualité du représentant], ci-après « l'Employeur », et [Nom et prénom du salarié], demeurant à [adresse complète du salarié], matricule de sécurité sociale [numéro], ci-après « le Salarié », ci-après ensemble « les Parties », Il est convenu et arrêté ce qui suit : Article 1er - Objet Les Parties conviennent, d'un commun accord et conformément à l'article 33 de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, de mettre fin au contrat de travail à durée [déterminée/indéterminée] conclu entre elles le [date de conclusion du contrat de travail], et occupant le Salarié en qualité de [intitulé du poste]. Article 2 - Date de cessation du contrat Le contrat de travail prendra fin d'un commun accord avec effet au [date de cessation]. À compter de cette date, les Parties seront libérées de toutes obligations réciproques découlant du contrat de travail, sous réserve des dispositions ci-après. Article 3 - Dispense d'exécution du travail [Le Salarié sera dispensé d'exécuter sa prestation de travail à compter du [date] jusqu'au [date de cessation], sans diminution de sa rémunération, conformément aux conditions convenues entre les Parties. / Cette clause ne s'applique pas.] Article 4 - Indemnité de départ En contrepartie de la présente résiliation d'un commun accord, l'Employeur versera au Salarié une indemnité brute de [montant en chiffres et en lettres] euros, payable le [date de paiement], en sus du solde de tout compte visé à l'article 5. Article 5 - Solde de tout compte À la date de cessation du contrat, l'Employeur remettra au Salarié : - le solde de tout compte incluant le salaire, les indemnités de congés payés non pris et, le cas échéant, le prorata de gratification ; - le certificat de travail ; - les documents nécessaires aux démarches auprès des organismes sociaux et de l'Agence pour le développement de l'emploi (ADEM). Article 6 - Restitution du matériel Le Salarié s'engage à restituer à l'Employeur, au plus tard à la date de cessation du contrat, tout matériel, document, clé, carte d'accès ou équipement appartenant à l'Employeur. Article 7 - Clause de non-concurrence [Le cas échéant : les Parties conviennent que la clause de non-concurrence prévue à l'article [numéro] du contrat de travail initial est maintenue / levée à compter de la date de cessation.] Article 8 - Renonciation à recours Sous réserve de la bonne exécution de la présente convention, les Parties renoncent réciproquement à toute action judiciaire liée à l'exécution ou à la rupture du contrat de travail, sans préjudice des dispositions d'ordre public. Article 9 - Exemplaires La présente convention est établie en deux exemplaires originaux, un pour chaque Partie, conformément à l'article 33 de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail. Fait à [lieu], le [date], en deux exemplaires originaux. [Signature de l'Employeur] [Signature du Salarié] Précédée de la mention « lu et approuvé » Précédée de la mention « lu et approuvé »
Complétez chaque champ entre crochets avec les données réelles des parties et adaptez les clauses relatives à la dispense de travail, à l'indemnité et à la non-concurrence selon ce qui a été effectivement négocié ; faites relire le document avant signature pour vérifier ses effets sur le chômage.
Oui. Selon l'article Loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, Art. 33, le commun accord doit, sous peine de nullité, être constaté par écrit en double exemplaire signé par l'employeur et le salarié.
Les textes examinés n'imposent pas d'indemnité obligatoire dans ce cas, contrairement au licenciement ; le montant et le principe même d'une indemnité résultent donc de la négociation entre les parties et doivent être vérifiés au cas par cas.
Les passages disponibles ne détaillent pas les règles précises applicables en matière de chômage après une résiliation d'un commun accord. Il convient de vérifier ce point auprès de l'ADEM ou dans la réglementation actuelle avant de signer.
Oui, selon l'article Loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, Art. 26, la dispense de travailler sollicitée par écrit par le salarié et accordée par l'employeur constitue une résiliation d'un commun accord au sens de l'article 33.
Ce modèle repose sur les textes Luxembourg du corpus Europaius. Vérifiez la version en vigueur avant utilisation ; ceci ne constitue pas un conseil juridique. Conseils juridiques · Europaius LU